Petite approche talmudique de l'antisémitisme

Si s'inquiéter de l'antisémitisme relève, soit de la paranoïa, soit de la stratégie, quel moyen reste-t-il aux juifs de s'inquiéter de l'antisémitisme ?

Lorsqu'un juif s'inquiète de l'antisémitisme, deux reproches distincts lui sont couramment adressés -parfois simultanément. On peut l'accuser d'être paranoïaque, c'est-à-dire d'être tellement à l'écoute de ses propres fantasmes qu'il n'est plus capable d'observer sereinement la réalité ; on peut aussi lui faire observer qu'il est parfaitement conscient de l'inanité de son inquiétude et qu'il cherche seulement, dans le cadre d'une stratégie hautement sophistiquée, à dédouaner l'État d'Israël de ses turpitudes…

Enfin, ça, c'est lorsque la question de l'antisémitisme est évoquée hors du contexte confortable de l'extrême droite. Qu'un groupe de skinheads vandalise le carré juif d'un cimetière et le tollé est considéré comme convenable. Pas par tout le monde, évidemment -les skinheads n'ont pas que des ennemis- mais disons que la réprobation est alors quasi-universelle. Maintenant, que le même juif évoque « l'antisémitisme des banlieues », c'est-à-dire l'antijudaïsme culturel de la tradition islamique coloré de références mal-digérées à la question palestinienne, qu'il s'offusque des propos négationnistes tenus par un chef d'Etat musulman, et les choses prennent une autre tournure. Cet antijudaïsme-là, parce qu'il fait intervenir trop de paramètres complexes, parce qu'il rend confuses les notions de victimes, d'opprimés, d'oppresseurs, etc. n'est plus aussi légitimement dénonçable. Mais j'y reviendrai.

Sur le reproche de la paranoïa (et il est évident que je ne m'adresse pas ici à ceux qui, quoi qu'il arrive, considèrent que les juifs sont une engeance maléfique et corrompue dont il convient de se débarrasser), qu'est ce qui peut bien pousser un type comme moi, à l'aise dans ses baskets laïques, à peu près aussi concerné par la nourriture casher qu'un moine bouddhiste par une côte de bœuf bien saignante, à réagir au moindre signal douteux ?

D'abord, la conscience d'appartenir, nolens volens, à un groupe humain que l'histoire à singularisé pour son malheur. Je ne vais d'ailleurs pas redérouler ici la genèse et les formes diverses de l'antisémitisme à travers les siècles : je l'ai déjà un peu fait dans un autre article et, puisqu'il est acquis que je ne m'adresse pas à des fans d'Alain Soral, je partirai du principe que le lecteur sait deux ou trois choses de la discrimination et des persécutions subies par les juifs à peu près partout où ils sont (ou ont été) présents. Donc : la conscience d'appartenir à un groupe humain régulièrement transformé en bouc émissaire par les pouvoirs religieux et/ou politiques, dont l'émancipation et les droits civiques, dans ce pays, dans mon pays, appartiennent à l'histoire récente et qu'un plan d'extermination industriel a bien failli faire disparaître de la planète il y a quelques dizaines d'années.

Mais tout ça, c'est du général. Car il y a aussi du particulier dans cette histoire. Du particulier tout frais, comme la suppression de la nationalité française de mes parents -alors enfants- pendant la guerre, leur expulsion de l'école publique et leur accueil subséquent par une école catholique. Du particulier comme leur sauvetage in extremis de l'envoi dans les camps de la mort par l'arrivée des Américains en Algérie -où ma famille avait la chance de se trouver en 1942. Du particulier comme les pogroms ayant provoqué la fuite, à travers toute l'Europe, de mes arrières grands-parents maternels russes. Du particulier comme l'exil forcé, en 1962, de juifs pour la plupart favorables à l'indépendance algérienne et installés dans les pays du Maghreb depuis, au minimum, 1492…

Est-il vraiment inconcevable, dans ce contexte d'une double mémoire générale et particulière, d'être attentif à tout ce qui peut ressembler à un signe avant-coureur d'une situation dix fois, cent fois répétée ? Pas au point de rechercher les opportunités de se ronger les sangs, bien entendu, mais bien assez pour ne pas se satisfaire d'une tirade sur la violence banale de notre terrible société ultralibérale lorsqu'une synagogue brûle à Marseille, que des tombes sont retournées à Carpentras où qu'un Ilan Halimi est torturé et assassiné à Paris. « Mais l'antisémitisme dont vous parlez n'existe plus, voyons, assurent pourtant, et elles sont authentiquement sincères, les bonnes âmes. Ces démons ont été largement exorcisés. L'Allemagne nazie, Vichy, l'affaire Dreyfus, tout ça, c'est de l'histoire ancienne ! Allez : cette fois-ci, c'est la bonne !  » Sans doute, mais je n'en constate pas moins que si le passé est tautologiquement le passé, ni les Français juifs, ni les Allemands juifs n'auraient pu croire une seule seconde, en 1930, à ce qui devait leur arriver dix ou douze ans plus tard. Non, l'inquiétude n'est pas de la paranoïa. L'inquiétude, même mesurée, même contrôlée, est un réflexe. Supprime-t-on un réflexe ? Et un réflexe de survie, par-dessus le marché ?

Mais je voudrais en venir à ce second reproche, à l'idée que les juifs brandissent la question de l'antisémitisme par stratégie, cherchant à déconsidérer le discours antisioniste par assimilation à son pendant antijuif. Manifestement, c'est le cas de certains : que ce soit en France ou en Israël, cet amalgame est parfois pratiqué, permettant de disqualifier une opposition légitime au sort fait aux Palestiniens. A contrario, les antisémites authentiques utilisent d'ailleurs un mécanisme identique pour maquiller leur haine des juifs en combat politique — manœuvre à la source des fameuses alliances rouge-brun qui empoisonnent l'atmosphère et neutralisent le débat.

Les juifs de la diaspora, c'est un fait, sont majoritairement attachés à Israël. Mais ils n'ont pas envie d'y vivre, puisqu'ils n'y vivent pas. Ils n'acceptent pas non plus la présence de colons en Cisjordanie, puisqu'ils sont pour la plupart favorables à la création d'un État palestinien et se placent dans la perspective d'une paix négociée. Au final, et à l'exception de ceux d'entre eux qui assignent à Israël une dimension mystique, ils gardent de ce pays grand comme un timbre-poste l'idée d'un ultime refuge en cas de malheur — l'adresse d'un vague cousin qui pourra toujours vous accueillir s'il faut à nouveau faire sa valise, en quelque sorte… Donc, oui, fatalement, tout débat sur la résurgence — réelle, supposée, exagérée — de l'antisémitisme en France intègrera l'existence d'Israël en toile de fond même si l'argument d'une « tactique », au sens de l'élaboration consciente d'un antisémitisme imaginaire, est un procès d'intention sans fondement, sinon écœurant.

Un vrai problème, c'est la nature nouvelle de l'antisémitisme en France, et l'effacement progressif de la figure lepéno-célinienne au profit de « l'antisémite arabe ». Bon, j'ai bien conscience de friser l'inacceptable en parlant d'un « antisémitisme arabe ». D'abord parce que les petits malins se précipiteront pour expliquer que les Arabes étant eux mêmes des sémites, ils ne sauraient développer ce genre de phobie : je les laisse se documenter sur l'origine d'un concept qui n'a pas grand chose à voir avec les divisions linguistiques des populations moyen-orientales (ça leur donnera l'occasion de se promener sur Internet). Ensuite, parce qu'il n'est pas politiquement correct de rappeler que les Arabes, figures victimaires par excellence dans la cosmogonie progressiste moderne, peuvent aussi être des méchants.

Je réfute d'ailleurs par avance toute accusation de racisme à l'égard des « Arabes » : il y a assez de sépharade algérien en moi pour qu'une telle option me soit de toute manière interdite. Je maintiens tout de même que le statut du juif dans le monde arabo-musulman, sa qualité de dhimmi -d'être humain de deuxième ordre- a laissé des traces. Mais j'ai lu suffisamment de Benjamin Stora ou d'Abdelwahab Meddeb pour faire la part des choses entre la valeur intrinsèque des personnes et les casseroles culturelles qu'ils trimbalent collectivement. Cet antisémitisme, ou si l'on préfère, cet antijudaïsme, n'est évidemment pas consubstantiel à l'Islam et au monde arabe, mais il y est présent. Partout. Tout le temps. Transporté dans le contexte de la France contemporaine, où les musulmans sont effectivement et objectivement en souffrance, cet antijudaïsme ancestral, magnifié par l'identification des jeunes des cités aux lanceurs de pierres de Gaza, est une vraie préoccupation. Et ni les militants de la cause palestinienne (j'en suis), ni ceux de l'insertion de jeunes déboussolées dans une société fermée (j'en suis aussi), ne rendent service à qui que ce soit en faisant le choix de l'aveuglement.

La spontanéité avec laquelle la gauche, justement, prend la parole pour nier l'existence de cet antisémitisme au fil des faits-divers et des, hum, « conférences sur les droits de l'homme » est l'une des plus grandes blessures de juifs qui, non seulement, subissent concrètement cette réalité à Sarcelles ou à Créteil (1), mais s'identifient instinctivement aux valeurs de progrès qui leur sont renvoyées à la figure comme antinomiques de ce qu'ils sont. L'incroyable et absurde retournement, qui a vu les communautés noires et juives américaines, indissociablement et historiquement liées par le combat pour les droits civiques, séparées par le fanatisme révisionniste des Farrakhan et consorts pourra d'ailleurs — et douloureusement — servir de précédent à ce phénomène (2).

Mais c'est compliqué tout ça. C'est difficile à réduire à deux trois idées simples comme on les aime dans les journaux, dans les meetings ou même sur les blogs. Les juifs sont, à bon droit, attentifs à ce qui est susceptible de leur tomber dessus, même s'il est certainement plus facile de porter une kippa qu'un prénom arabe dans la France d'aujourd'hui. Du coup, qu'un jeune soit laissé pour mort dans le caniveau, même un petit con, même un membre présumé du Bétar, parce qu'il est juif, qu'un Dieudonné fasse acclamer Faurisson au Zénith, qu'un Ahmadinejad fasse passer ses obsessions pour de l'humanisme et c'est l'inquiétude qui pointe. Une inquiétude alors disqualifiée par ceux qui refusent d'y voir autre chose qu'un repli communautariste -éventuellement mâtiné d'un poil de sarkozysme- au nom de réflexes idéologiques que le réel ne vient jamais bouleverser.

La question reste donc posée, et tant pis si elle agace le contempteur du juif « passant son temps à se plaindre » alors que d'autres l'ont remplacé au premier rang des victimes : quel est le moyen légitime de s'inquiéter de l'antisémitisme ?

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(1) Il s'agit du type de communes populaires où résident la majorité des juifs de France, au contact direct de ceux qui fantasment paradoxalement sur leur statut de nantis. Des quelque 600 000 Français juifs, 60% sont des sépharades originaires d'Algérie, de Tunisie ou du Maroc et appartiennent fréquemment à des milieux d'employés, d'ouvriers, d'artisans ou de petits commerçants.

(2) L'importation en France des discours de ce genre par des mouvements de type Tribu Ka, qui fabriquent de toutes pièces un prétendu contentieux entre Noirs et juifs, est d'ailleurs alarmant même s'il reste marginal. Ce contentieux est essentiellement construit sur l'idée que les juifs seraient responsables de la traite négrière (une imbécillité historique). Le mythe de la « concurrence mémorielle », selon laquelle les juifs empêchent la reconnaissance des souffrances des noirs pour conserver leur statut de victimes spécifiques est par ailleurs devenu le fonds de commerce de gens comme Dieudonné…

187 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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à Hugues Serraf Portrait de Hugues Serraf De unagi

Fatalitas | 18H00 | 22/04/2009 | Permalien

un anc`tre commun en tous cas, une stigmatisation, une généralisation des comportement, etc etc..

Portrait de lioe

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berlin | 13H59 | 22/04/2009 | Permalien

Mal compris ? ? ?

Je me demande alors pourquoi vous ecrivez ceci !

« Je réfute d'ailleurs par avance toute accusation de racisme à l'égard des “ Arabes ‘

Certainement pour les pauvres types comme moi qui n auraient pas compris le sens profond de votre article !

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Chroniqueur | 16H22 | 22/04/2009 | Permalien

Précisément.

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berlin | 16H28 | 22/04/2009 | Permalien

Ouf j ai eu peur !

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à Hugues Serraf Portrait de Hugues Serraf De leo s

noyaudecondensationdanslanébuleused... | 16H40 | 22/04/2009 | Permalien

« j'ai bien conscience de friser l'inacceptable “

bon début d'autocritique
encore un petit effort.

Portrait de leo s

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noyaudecondensationdanslanébuleused... | 16H35 | 22/04/2009 | Permalien

C'est vrai qu'il faut relire
car
ce texte
ressemble fort
a un sac de noeuds
dans les lacets emmélés d'un paire de baskets.

Au basket
la vaticination.

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à lioe Portrait de lioe De scarlet

juriste | 17H17 | 22/04/2009 | Permalien

A lioe,

Evoquer un antisemitisme arabe ne signifie pas que tous les arabes soient antisemites, mais qu'il y a une pensee, un courant antisemite dans les pays arabo-musulmans. Je ne vois pas ce qu'il pourrait y avoir de scandaleux a le dire.
Les juifs, etant comme les autres, ni mieux, ni pires, il y a un courant xenophobe anti- arabe chez eux. En disant cela, je ne signifie nullement que tous les juifs sont xenophobes anti-arabes.
Est ce plus clair ?

Portrait de Lemmy_Nothor

De Lemmy_Nothor

Fils de .....zazou | 13H19 | 22/04/2009 | Permalien

Portrait de Lurker

De Lurker

Neant | 13H22 | 22/04/2009 | Permalien

« quel est le moyen légitime de s'inquiéter de l'antisémitisme ? »

Peut-être en commençant par expliquer un peu le sens des mots. Vous utilisez le terme « les juifs » juste avant « kippa », par exemple. Comment, lorsque l'on n'est pas juif (comme moi), faire la différence entre juif laïque et juif-religieux ? Entre Juif et juif. Pourquoi les « institutions » « représentatives » sont plus qu'axés autour de la religion ?
Je n'ai strictement rien contre les juifs, mais j'ai une dent contre les religieux, de tous bords. Le simple fait de critiquer la religion juive (judaïque, donc) peut faire de moi un antisémite en puissance. Je ne suis pas d'accord avec la politique d'Israël, mais étant « l'Etat Juif », le critiquer arrive vite a la conclusion que je suis antisémite. Comme la confusion « antisionnisme » et « antisémitisme » (terrain glissant que celui ci).

A mon sens, le problème principal est cette confusion entre le peuple, la religion, la communauté, etc. On ne peut pas critiquer l'un sans donner l'impression que l'on critique les autres. Je remue un peu les histoires habituelles, et pourtant je pense faire la différence entre un juif, un Juif, un israëlien.

Donc, « quel est le moyen légitime de s'inquiéter de l'antisémitisme ? »
Arrêter de l'appeler « antisémitisme », et l'appeler « racisme », comme pour les autres. Pour une raison toute simple, quel que soit l'endroit et surtout en démocratie, il ne faut pas faire de cas particuliers. Si lors d'une agression aujourd'hui antisémite l'on parle d'agression raciste, on ne fait pas de cas particulier, tout le monde est traité de la même manière. Tout ce que dit le CRIF contre le … racisme sera valable égalitairement stricto sensus pour les arabes, les noirs, les asiatiques, etc. Et inversement. Voila l'égalité, et plus aucune raison pour qui que ce soit de penser que les juifs (Juifs ? ) ont droit à un traitement de faveur (je ne pense pas que cela soit le cas, mais c'est ce que certaines personnes de mon entourage pensent, et il faut admettre que le CRIF n'aide pas à trouver d'arguments).

En gros, et pour conclure, comme d'habitude, la démocratie est une question d'égalité. Égalité devant la loi, égalité devant les médias, donc égalité des mots.

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Fatalitas | 13H22 | 22/04/2009 | Permalien

LA FRANCE TOUJOURS UNE TERRE FERTILE POUR L'ANTISEMITISME NI L » ÉGALITÉ NI LA FRATERNITÉ ?

Le 13 février 2006, Ilan Halimi mourut peu après avoir été retrouvé à demi nu, poignardé et portant des marques de brûlures de cigarettes et d'acide. Ilan Halimi était un jeune Juif français de 23 ans et son meurtre brutal est un sombre rappel qu'un fort antiséminisme est toujours rampant en France. Ilan Halimi avait été kidnappé puis torturé pendant trois semaines par un gang de malfaiteurs, qui avait fait une demande de rançon avant de le tuer. La police française procéda plus tard à des arrestations et confirma la nature antisémite de ce crime : le gang avait ciblé Ilan Halimi parce qu'il était Juif et parce qu'à leur avis « tous les Juifs sont riches ». Ils le torturèrent et le tuèrent enfin de compte parce qu'il était Juif. Les coupables présumés furent identifiés comme appartenant à un gang de la banlieue de Bagneux, formé par des jeunes nés en France de parents immigrants d'Afrique sub-saharienne, des Caraïbes, d'Afrique du Nord, d'Iran et du Portugal – ainsi que d'autres d'origine française. La police déclara que l'un au moins des suspects avait en sa possession de la littérature islamiste extrémiste, mais que la plupart des membres du gang n'étaient pas musulmans. Les mouvements politiques extrémistes de droite ainsi que la propagande islamiste sont l'une des sources de l'antisémitisme en France. Les groupements néo-nazis et de skinheads recrutent leurs nouveaux adhérents par le biais de musique antisémite, desites Internet et d'organisations politiques actives parmi les jeunes et les chômeurs. Ces groupes racistes sont en général anti-Noirs, anti-Musulmans et anti-immigrants et fontcause commune d'antisémitisme avec les militants islamistes vivant en France. L'affaire Halimi rappela de façon dramatique que l'antisémitisme reste présent dans de vastes segments de la population en France. La police française a identifié les auteurs du crime, un groupe diversifié ethniquement et religieusement. Mais tous proviennent de quartiers défavorisés, cette grande sous-classe des HLM de banlieues des grandes villes françaises, où se concentrent les citoyens d'origine immigrée

L'antisémitisme—Un élément du schéma plus vaste des discriminations en France
L'antisémitisme en France s'inscrit dans le schéma plus vaste des discriminations provoquées par le racisme et les préjugés de classe. Les tensions sont particulièrement élevées dans et autour des quartiers HLM difficiles, à la périphérie des grandes villes françaises, où se concentrent les minorités ethniques et religieuses, et une forte concentration de population musulmane. L'intensité de ces tensions est apparue au grand jour à la fin 2005, lorsque des jeunes déclenchèrent des émeutes dans toute la France, pour protester contre divers griefs. La mort par électrocution le 27 octobre deBouna Traore (15 ans) et Zyed Benna (17 ans) qui s'étaient cachés pour échapper à la police fut à l'origine des protestations. Les meurtiers d'Ilan Halimi étaient originaires eux aussi de ces quartiers difficiles de banlieue, théâtre des protestions violentes contre les dicriminations qui agitèrent la France pendant plusieurs semaines en fin 2005…

http://209.85.129.132/search ? q=cache : CLLR3Qpn92oJ : www.humanrightsfirst.i…

Portrait de A.V.

De A.V.

tamagotchi89 | 13H34 | 22/04/2009 | Permalien

Perso, je ne vois pas Israël comme un ultime refuge. Historiquement, le choix géographique pour la création d'un état juif ressemble quand même à une blague de potache.
- Euh… tu le verrais où, toi, l'état Kanak ? …
- J'sais pas, moi… en Autriche ? …
Les Américains et les Anglais ont voulu finir la guerre sur une note d'humour. Qui leur en voudra ? A part ça, la haine de la différence est partout. En tant que juif, je me méfie beaucoup plus de l'être humain qu'il y a dans chaque antisémite que l'inverse. C'est peut-être la plus grande leçon que j'ai retenue de l'histoire familiale.

Portrait de Yawn

à A.V. Portrait de A.V. De Yawn

En exode et heureux de l'être | 06H20 | 23/04/2009 | Permalien

Les Américains et les Anglais ? ? ? Pour mémoire, les Anglais n'étaient pas favorables à la création de l'Etat d'Israel (et se sont abstenus lors du plan de partage). Les membres permanents du Conseil de Sécurité qui ont voté pour sont les USA, l'URSS et la France. C'est d'ailleurs l'URSS qui a armé Israel lorsque les pays arabes l'ont attaqué en 1948.

Portrait de A.V.

à Yawn Portrait de Yawn De A.V.

tamagotchi89 | 10H50 | 23/04/2009 | Permalien

En février 1947, le gouvernement britannique de Clement Attlee, ne parvenant plus à maintenir l'ordre en Palestine, décida de remettre son mandat aux Nations Unies.

L'ONU désigna le 13 mai 1947 les membres d'un comité, l'UNSCOP (United Nations Special Committee on Palestine), composé de représentants de 11 États (Australie, Canada, Guatemala, Inde, Iran, Pays-Bas, Pérou, Suède, Tchécoslovaquie, Uruguay, Yougoslavie). Dans un souci de neutralité, aucune des grandes puissances de l'époque ne fut représentée.

L'UNSCOP considéra deux options. La première était la création d'États juif et arabe indépendants, avec la ville de Jérusalem placée sous contrôle international. La seconde consistait en la création d'un seul État fédéral, contenant à la fois un État juif et un État arabe.

À la majorité, l'UNSCOP adopta la première solution, bien que plusieurs membres se fussent prononcés en faveur de la seconde option.

En septembre 1947, un premier vote a lieu au sein de l'ONU pour décider du sort de la palestine et de son partage. Le résultat est le suivant : [réf. nécessaire] 25 voix pour le partage ; 13 voix contre ; 19 abstentions. Mais la résolution doit obtenir deux tiers des voix pour être acceptée, ce qui n'est pas le cas. Les Etats-Unis, mécontents du résultat, vont faire pression sur les « petites » nations récalcitrantes au projet en leur octroyant des prêts (Haïti), ou encore avec des menaces de faire partir les industries (Libéria) afin de les obliger à accepter la résolution malgré leurs convictions.[réf. nécessaire] Le 25 novembre 1947 la votation est relancée à l'ONU. Le résultat est le suivant : [réf. nécessaire] 25 voix pour ; 13 voix contre ; 17 abstentions ; 2 absents. Mais il manque encore une voix pour que la résolution soit acceptée. Le président américain va donc user de tout son pouvoir de la grande puissance militaire du moment. Il va menacer la France, qui s'est abstenue, de lui couper les vivres si elle n'accepte pas cette résolution.[réf. nécessaire]

Après ce tour de passe passe, l'ONU relance la votation quatre jours plus tard, c'est-à-dire le 29 novembre 1947, l'Assemblée Générale de l'ONU adopte, (résolution 181) le plan de partage de la Palestine [1] en deux États, l'un arabe, et l'autre juif — Jérusalem ayant un statut particulier sous l'égide de l'ONU.

(Wikipedia)

Résumons : 1, la GB remet son mandat à l'ONU ; 2, l'ONU sous pression américaine vote la création des deux états.

Portrait de mamane

De mamane

Ingénieur | 13H36 | 22/04/2009 | Permalien

Bonne question au début de l'article !

Il faudrait également se demander comment les musulmans peuvent exprimer le racisme dont ils sont les victimes, car il parait que l'islamophobie n'existe pas.

Par contre j'aimerai ajouter une question : Pourquoi lorsqu'un reportage sur l'antisémitisme en banlieue (et d'ailleurs pourquoi pas à la plage ou en campagne ? ) ne se font que dans les quartier populaire ?

Neuilly-sur-Seine est en proche banlieue non ? Pourquoi aucun reportage là dessus ? Ayant habité porte maillot durant 1 an de cauchemar : je peux vous affirmer que les seuls personnes du cru qui m'ont parlé s'était pour me dire « je peux vous le dire à vous [je suis arabe et musulman] ! Ces juifs sont partout. » Une horreur ! Neuilly-sur-Seine

Pourquoi un tel choix si ce n'est pour instrumentaliser l'antisémitisme comme une arme comme contre les habitant des quartiers, les arabes, les noirs et les musulmans ?

Portrait de maxx96

à mamane Portrait de mamane De maxx96

écoeuré | 14H34 | 22/04/2009 | Permalien

« Par contre j'aimerai ajouter une question : Pourquoi lorsqu'un reportage sur l'antisémitisme en banlieue (et d'ailleurs pourquoi pas à la plage ou en campagne ? ) ne se font que dans les quartier populaire ? »

Lol ! ! Et il y en as quand même qui se posent la question !
Je ne sais pas pourquoi mais ils me font penser fortement aux pauvres types qui ont dénoncés la « récupération » de la vidéo de la fameuse agression du bus de la RATP dont on a parlé il y a quelques temps mais qui trouvent normal que l'on dénonce la « violence policière », après tout, c'est vrai quoi, pourquoi est ce qu'on dénonce uniquement la violence des policiers ?
Et pourquoi on le fait seulement quand ces sont des « habitants des quartiers populaires » qui sont « violentés » ?

C'est bizarre cette question là personne ne la pose, les critiques professionnels préfèrent s'en prendre au boulot de mr Serraf, qui a fait un trés bon article (une fois n'est pas coutume sur rue 89).

Bravo Mr Serraf, ne vous laissez pas impressionner par ceux qui veulent vous faire passer pour un « haineux », qui « a les lecteurs qu'il mérite » comme j'ai vu plus haut, et continuez ainsi.

D'autant plus que c'est devenu coutume par les islamistes et dhimmis frustrés, d'essayer de faire passer ceux qui critiquent des gens haineux, comme nos chers antisémites de France et d'ailleurs, pour des « islamophobes », des « haineux » et même des « ignorants ».

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euh | 15H36 | 22/04/2009 | Permalien

« Il faudrait également se demander comment les musulmans peuvent exprimer le racisme dont ils sont les victimes, car il parait que l'islamophobie n'existe pas. »

==> Les musulmans peuvent parfois être victimes de racisme anti-arabe, qui est moralement et judiciairement condamnable. L'islamophobie n'est pas un racisme. L'islam est une idéologie (religieuse en l'occurrence), et il est permis de la critiquer, au même titre qu'une idéologie politique. Pénaliser l'islamophobie, ce serait rétablir le délit de blasphème. L'amalgamer à du racisme relève du crétinisme ou de la mauvaise foi. A ce compte-là, être « christianophobe », c'est être raciste anti-blanc…

Portrait de mamane

à Fondriest Portrait de Fondriest De mamane

Ingénieur | 17H52 | 22/04/2009 | Permalien

Pour votre information

1/ l'Islam est une religion et non une idéologie. Si vous ne voyez pas la différence prennez un dico et une tisane pour réfléchir.

2/ seul 20% des musulmans dans le monde sont arabes

3/ il y a des arabes juifs, chrétiens, athée, etc.. être arabe ne signifie nullement être musulman et réciproquement.

4/ une éthnie ne se défini pas qu travers d'une religion.

5/ l'islamophobie est un racisme car il y a racialisation des musulmans.

6/ je me demande pq perdre mon temps à vous répondre c'est loin d'être la 1er fois que je répond à vos âneries. niveau 0 de la remise en cause des pré-notions sur un sujet que vous ne connaissez manifestement pas.

Portrait de Fondriest

à mamane Portrait de mamane De Fondriest

euh | 18H14 | 22/04/2009 | Permalien

1) OK : « Une idéologie (étymologiquement : le discours des idées) est un ensemble plus ou moins organisé d'idées, d'opinions, de convictions, qui constituent une doctrine, qui influence le comportement personnel ou collectif. »

Cette définition colle à merveille à ce qu'est une religion. Mais peut-être que pour vous les religions sont des idéologies sacrées, dont la critique devrait être proscrite (et en particulier l'Islam) ?

5) Racialisation des musulmans ? Mais ça ne veut strictement rien dire ! Quand le riverain Hulk_ pourfend les communistes ou les gauchistes violents, est-ce qu'il les racialise ? Quand un riverain lambda vitupère contre les fascistes (réels ou fantasmés), il les racialise ?

Portrait de Courageux anonyme

à Fondriest Portrait de Fondriest De FantaFouné

20H40 | 22/04/2009 | Permalien

 » Quand le riverain Hulk_ pourfend les communistes ou les gauchistes violents, »

Hulk, y pourfend rien du tout, l'est pas équipé pour.

Hostingpics

Calme toi.

Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2

à mamane Portrait de mamane De Utilisateur désinscrit à sa demande 2

nc | 19H27 | 23/04/2009 | Permalien

L'islamophobie, c'est la haine et le mépris pour la religion musulmane. Ca n'a rien à voir avec du racisme, que les musulmans soient « racialisés » (comme vous dites) ou pas.

On peut parfaitement être islamophobe, en disant par exemple que l'islam est une religion de merde archaïque et violente et que Mahomet est un trou du cul alcoolique. Ce n'est pas pour autant qu'on méprisera ou haïra une personne de confession musulmane au motif de sa religion.

Vous confondez, je pense volontairement ; c'est le cheval de bataille de tous ceux qui veulent faire interdire le blasphème ; ils amalgament islamophobie et racisme, puis ont beau jeu de dire que le blasphème est islamophobe, et donc raciste.

Eux, je les méprise, et je revendique ma salopardophobie !

Portrait de Ludik69

De Ludik69

toxico de l'info | 14H06 | 22/04/2009 | Permalien

Le jour ou l'on pourra critiquer le gouvernement israélien sans passer pour un antisémite notoire, je pense que ça sera un belle avancé pour tout les juifs de la planète… Cela évitera de justifier des guerres indéfendable, de justifier des colonisations au 21 ème siècles et surtout de critiquer sont alter-ego d'ennemie.

Portrait de dulconte

à Ludik69 Portrait de Ludik69 De dulconte

Mordu par un fachogarou | 14H13 | 22/04/2009 | Permalien

Pour cela il faudrait un rejet absolu de l'anti-sémitisme chez les défenseur du peuple palestinien.
Le président iranien à peut-être amélioré ses intentions de vote, mais à enfoncer un clou de plus dans le cercueil d'un état palestinien.

Portrait de Ludik69

à dulconte Portrait de dulconte De Ludik69

toxico de l'info | 16H10 | 22/04/2009 | Permalien

Ce que je veux dire c'est qu » Israël n'a pas le monopole du judaïsme .. Les palestinien sont avant tout « anti-israélien » et il est difficile de le en vouloir.. Maintenant je suis d'accord avec vous pour ce qui est du « rejet absolu de l'antisémitisme chez les défenseurs du peuple palestinien » … Mais ça marchera jamais dans un sens tout ça. On peut donner des leçons a l'Iran assez facilement (personne ne s'en prive dans les pays occidentaux) mais même les états-unis, qui sont le meilleurs allié d'Israël, ne sont pas foutu de dire à Israël quand ils vont trop loin.

Portrait de caro

à Ludik69 Portrait de Ludik69 De caro

délinquante avérée | 19H04 | 22/04/2009 | Permalien

« Les palestinien sont avant tout “ anti-israélien ” »
ça dépend des Palestiniens, qui ne pensent pas tous la même chose, entre les tenants du Fatah, prêt à reconnaitre un état israélien s'il y a création d'un état palestinien (qui d'ailleurs sont en négociation avec l'état israélien), les Palestiniens israéliens qui veulent l'égalité avec les israéliens juifs, et ceux que certains appellent « résistants », c'est à dire le Hamas qui ne veulent pas de juifs en Palestine (cf leur charte) pour en faire un état islamiste.

Alors, oui, il y a parfois un antisémitisme à combattre chez certains « anti-israéliens »

Portrait de lapokabrite

à dulconte Portrait de dulconte De lapokabrite

nihiliste | 08H34 | 23/04/2009 | Permalien

au contraire

on ne discute pas avec les faibles c est justement en étant ferme et prêt a un rapport de force qu israel viendra s assoir a la table des négociation pour faire la paix et pas semblant sous la pression des usa ou de l'Europe qui ne bombarderons pas israel s il n'obtempère pas « combien de résolutions de l'onu respecter par israel : 0 et oui israel n est pas la serbie

c est israel qui creuse sa propre tombe en niant le peuple palestinien et en refusant son intégration dans le monde arabe refuser son sémitisme , un comble pour un pays qui denonce l antisémitisme de la planète a son encontre

Portrait de Hugues Serraf

De Hugues Serraf (auteur)

Chroniqueur | 21H07 | 22/04/2009 | Permalien

Ludik69,

Le jour où l'on pourra évoquer la question de l'antisémitisme sur un site tel que Rue89 et que le fil de commentaires ne sera pas quasi exclusivement détourné par la question israélo-palestiennienne, il s'agira également d'une belle avancée.

L'idée générale, si je comprends ce qui est dit ici, est que l'antisémitisme « traditionnel » n'existe pas (ou disons, n'existe plus) et que c'est la situation au Moyen Orient qui pose problème, les juifs étant ultimement responsables de ce qui leur tombe de temps à autre sur la figure parce qu'un conflit se déroule à des milliers de kilomètres et qu'ils ne se lèvent pas tous les matins pour désavouer le gouvernement israélien sur leur balcon.

C'est intéressant dans la mesure où il a toujours existé une bonne raison d'avoir un problème avec les juifs, selon qu'ils aient tué le Christ, qu'ils dévorent des petits enfants pour leurs terribles rituels, provoquent la fin du monde capitaliste en inventant le bolchevisme ou précipitent la fin du collectivisme salvateur avec leurs banquiers cupides.

Aujourd'hui, c'est Israël. C'est le sionisme. Et manifestement, s'il n'y avait plus Israël, il n'y aurait plus d'antisémitisme. C'est con, mes aïeux auraient dû penser à ne pas tuer le Christ et à ne pas manger des petits enfants en inventant le bolcho-capitalisme : ils se seraient évités bien des soucis.

Et tout ça écrit par un juif qui manifeste contre la guerre à Gaza et milite contre toutes les formes de racisme mais obtient au moins une réponse à ses interrogations : il n'est effectivement pas possible de s'inquiéter, que dis-je, d'évoquer la question de l'antisémitisme sans passer pour un paranoiaque ou un agent du Mossad.

Je n'en suis pas pour autant à penser qu'il faut craindre une résurgence de l'antisémitisme, mais force est de constater que les préjugés ont la vie dure et qu'il faut effectivement faire avec.

Portrait de Le Yéti

à Hugues Serraf Portrait de Hugues Serraf De Le Yéti

yetiblog.org | 22H00 | 22/04/2009 | Permalien

Un article de Hugues Serraf.
Et sur six commentaires sélectionnés, deux de Hugues Serraf.
Qui sélectionne ?

Portrait de NELEPHANT

à Hugues Serraf Portrait de Hugues Serraf De NELEPHANT

22H14 | 22/04/2009 | Permalien

« les juifs étant ultimement responsables de ce qui leur tombe de temps à autre sur la figure “

Euuh, Hugues, ça c'est du Soral…

‘provoquent la fin du monde capitaliste en inventant le bolchevisme

….ça c'est du François Coty….

selon qu'ils aient tué le Christ,

….C'est du Maurras…..

Et manifestement, s'il n'y avait plus Israël, il n'y aurait plus d'antisémitisme.

….C'est du Dieudo….

il n'est effectivement pas possible de s'inquiéter, que dis-je, d'évoquer la question de l'antisémitisme sans passer pour un paranoiaque ou un agent du Mossad.’

….A mon grand regret, c'est du Bové !

Voyez-vous, Hugiues, je pense qu'il faut prendre congé d'une gauche ‘plus gauche que gauche’, et qui n'a tellement qu'une seule sorte d'ennemis qu'elle finit par … fermer le cercle. Pour des raisons générationnelles nous avons pu partager certains combats, mais l'infirmité” intellectuelle dont elle fait preuve n'autorise plus entre vous ou moi et elle les liens de connivence ou d'amitié que nous pouvions avoir auparavant.

Portrait de Di

à Hugues Serraf Portrait de Hugues Serraf De Di

mère déchlorurée (papotable) | 22H38 | 22/04/2009 | Permalien

« L'idée générale, si je comprends ce qui est dit ici, est que l'antisémitisme “ traditionnel ” n'existe pas (ou disons, n'existe plus) et que c'est la situation au Moyen Orient qui pose problème, les juifs étant ultimement responsables de ce qui leur tombe de temps à autre sur la figure… »

Mais c'est quoi, exactement, qui vous est tombé sur la figure ces temps-ci pour que vous soyez assez inquiet pour nous faire cet article ?

« C'est con, mes aïeux auraient dû penser à ne pas tuer le Christ “

Ben alors, il n'était pas juif lui-même, le Christ ? Logiquement, tous les chrétiens sont juifs aussi, alors…
Ah ! faut que je révise… : -D

‘il n'est effectivement pas possible de s'inquiéter, que dis-je, d'évoquer la question de l'antisémitisme sans passer pour un paranoiaque ou un agent du Mossad’

Si, c'est toujours possible, mais SEULEMENT s'il y a des raisons VALABLES de l'évoquer. Pas pour rien ou pour n'importe quoi. Lorsqu'un jeune juif se fait piquer son beau blouson ou son portable dans la rue, il ne s'agit quand même pas d'un acte ‘antisémite’ ! Evoquer la question de l'antisémitisme à tout bout de champ, juste parce que ça fait bien, c'est un peu lassant, non ? On dirait un phénomène ‘fashion’, en ce moment… Même Carla Bruni s'y met.

Portrait de Ludik69

à Hugues Serraf Portrait de Hugues Serraf De Ludik69

toxico de l'info | 09H37 | 23/04/2009 | Permalien

oups

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