
Continental à Clairoix : une usine pour l'éternité ?
Qu'un ouvrier se fiche comme de sa première salopette des raisons qui amènent son entreprise à fermer le site qui l'emploie, on le comprend aisément.
Lorsque vous avez des traites à payer, des gosses à nourrir et très peu de chances de retrouver du boulot dans un délai raisonnable, la perspective d'une inscription à Pôle Emploi a tendance à vous rendre assez peu indulgent à l'égard de votre futur ex-patron…
A Clairoix, près de Compiègne, les « Contis » sont en colère. Leur usine fermera ses portes dans deux ans et le sentiment qui domine, au-delà de l'inquiétude, est celui d'avoir été trahi par une direction cynique au moment de l'abandon des 35 heures il y a deux ans.
Mais y a-t-il vraiment eu trahison ? Et la décision de fermer une usine est-elle forcément inacceptable quel que soit le contexte dans lequel elle est prise ?
Continental, comme la quasi-totalité des entreprises de l'univers automobile depuis quelques mois, est en difficulté. C'est logique : lorsque l'on vend moins de voitures, on vend moins de pneus.
Et la firme de Hanovre, qui avait déjà pas mal de problèmes de compétitivité avant que le ciel des subprimes ne nous tombe sur la tête, a vu son activité se réduire encore plus rapidement que celles des petits copains en caoutchouc vulcanisé.
Des marges frôlant les 8% pour un chiffre d'affaires de 24 milliards d'euros
L'an dernier, ses ventes en « première monte », c'est-à-dire les ventes aux constructeurs qui équipent directement leurs autos avant de les expédier chez un concessionnaire, ont baissé de 10%. Sur le marché de la rechange, elles ont reculé de 8% et 2009 s'annonce d'ores et déjà comme une année noire.
Bon, jusqu'ici, pas de quoi faire pleurer dans les chaumières du compiégnois : un groupe international solide, dont les marges frôlent encore les 8% pour un chiffre d'affaires supérieur à 24 milliards d'euros, est parfaitement capable de traverser une crise en serrant les dents.
Des voitures, on en fabrique encore et il faudra bien que les automobilistes désargentés qui n'ont plus les moyens d'acheter une voiture neuve changent les gommes usées jusqu'à la corde de leurs vieilles guimbardes.
D'autant plus que les pneus ne représentent plus qu'un gros quart de son chiffre d'affaires depuis qu'il s'est diversifié dans la conception et la fabrication d'équipements électroniques pour le compte des grands constructeurs…
La direction n'a pas d'autres choix que celui de baisser la production
Sauf que, à y regarder de plus près, Continental n'est pas un groupe si solide. Il vient même de faire l'objet d'une OPA hostile de la part d'une entreprise deux fois plus petite que lui, laquelle est à la limite de la cessation de paiement et tente actuellement d'obtenir l'appui du gouvernement allemand pour le renouvellement de ses crédits bancaires.
Et ce n'est pas tout : non seulement les capacités de production de la division « rubber » (« caoutchouc ») de Continental sont supérieures à la demande et son actionnaire de référence à deux doigts de le revendre par appartements pour se refaire mais, en plus, toutes ses usines de pneus pour voitures sauf une sont implantées dans des zones à faible croissance et à coûts élevés, quand la concurrence s'organise de plus en plus rapidement dans les pays émergents, notamment en Chine.
Forcée de réfléchir au coup d'après, la direction a-t-elle d'autres choix que celui de ramener la production à un niveau plus raisonnable et, pour y parvenir, de fermer ceux de ses sites dont les coûts de revient sont les plus élevés pour se concentrer sur les plus compétitifs ?
Cette logique-là, exposée sans fard, est naturellement inacceptable lorsque l'on s'intéresse aux hommes plutôt qu'aux comptes d'exploitation, bilans et autres parts de marchés. Continental ne pourrait-il pas, simplement, répartir ses volumes sur l'ensemble de ses usines pour donner du travail à tous ?
Au pays des 35 heures comme remède au chômage, ça tombe sous le sens. Et ne peut-il pas se résoudre à perdre de l'argent sur un site dont les coûts sont plus élevés que les standards du marché, puisqu'il en gagne par ailleurs ? La péréquation, ce n'est pas fait pour les chiens…
En revenant aux 40 heures, le management n'aurait pas pu promettre autant
Le hic, c'est qu'une entreprise qui se comporterait de cette manière finirait fatalement par être larguée par ses concurrentes. Quant aux profits qu'elle génère encore, et qui lui sont renvoyés à la figure par Christine Lagarde « herself », ils fondraient aussi rapidement que les pneus que brûlent les salariés de Clairoix sur leurs piquets de grève.
Ah, évidemment, il y aurait bien un moyen de délivrer Continental de ces contraintes absurdes, comme la nationalisation des grands pneumaticiens mondiaux et leur transformation en un immense Kombinat produisant des pneus à des quantités planifiées pour des constructeurs également réunis en un consortium public aux quotas déterminés par un comité de hauts-fonctionnaires.
Las, on a déjà essayé, ça ne marche pas non plus…
En demandant aux salariés de Clairoix, il y a deux ans, de revenir aux quarante heures pour accroître la compétitivité, le management ne prenait donc pas l'engagement de garder l'usine ouverte pour l'éternité.
On voit mal, d'ailleurs, comment il aurait pu faire une promesse pareille ; et encore moins comment les Contis auraient pu la prendre au sérieux. Il promettait en revanche d'investir dans de nouveaux équipements qui, associés à une hausse du nombre d'heures travaillées, permettrait peut-être de combler le différentiel de coût avec les autres sites.
Fin 2008, et en dépit de ces efforts, le différentiel restait pourtant supérieur de 12% à ceux de Sarreguemines -l'autre usine française du groupe.
Comment concilier une dimension libérale et une dimension sociale ?
Pour quiconque accepte, mais il ne s'agit manifestement pas d'un consensus universel, les principes d'une économie de marché laissant les entreprises libres de développer les activités correspondant à leur « objet social » (produire, vendre, etc.), la fermeture d'une usine est un événement concevable.
Tout comme son ouverture, d'ailleurs. Moi, j'accepte ça : c'est ma dimension libérale.
Mais pour quiconque refuse l'idée d'une société où les hommes ne seraient que les instruments de cet « objet social », une fermeture doit obligatoirement se passer dans les meilleures conditions sociales et financières, l'Etat garantissant qu'aucune des obligations légales et morales de l'entreprise ne sera ignorée (indemnités de départ, plans de formation et de reclassement, délais de cessation de l'activité…).
Un Etat dont le rôle est aussi de veiller à ce qu'un territoire ne soit pas dévasté par le départ d'un acteur économique trop dominant, de faciliter un retour rapide à l'emploi et, surtout, de fournir un vrai revenu de remplacement aussi longtemps que nécessaire aux salariés licenciés.
Ça c'est ma dimension de gauche. La même, d'ailleurs, que celle des syndicats de Clairoix qui, parce qu'ils ont depuis longtemps entériné la fermeture de l'usine, se battent aujourd'hui pour un « plan social quatre étoiles ».
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De eXistenZ
Arracheur de dents | 19H15 | 26/03/2009 |
Quand on prend la mesure de votre dimension « libérale » et de votre dimension « de gauche », il apparaît que vous êtes hémiplégique. Ca vous fera 50€ pour le diagnostic (honoraires libres, c'est ma dimension libérale).
à eXistenZ
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 19H17 | 26/03/2009 |
Pas grave, j'ai une mutuelle (c'est aussi ma dimension de gauche). Mais un argument, peut-être ?
De Sophie Verney-Caillat
Rue89 | 19H43 | 26/03/2009 |
Salut Hugues, je n'attendais pas d'autre analyse de la part du libéral que tu es : ) Pour m'être un peu plongée dans le dossier, ce qui choque, c'est :
- la compétition entre les usines qui a consisté à spécialiser Clairoix dans le « complément » sur le marché, et en fabriquant plus de 900 références de pneus différents, nécessitant beaucoup de changement dans les machines, pas étonnant que l'usine se soit trouvée moins compétitive que celle de Sarreguemines qui en faisait dix fois moins (et qui au passage bénéficiait d'aides publiques liées à son sinistre de région minière déjà décimée). Bref, Hanovre avait depuis longtemps je pense, choisi Sarreguemines contre Clairoix.
- d'apprendre à la télé que tu vas perdre ton boulot dans une région où il y en a plus, et alors que ça fait quinze ans que la rumeur circule et qu'elle est démentie pied à pied par la direction.
- enfin que tous les politiques se gorgent de promesses alors qu'on sait qu'ils feront que mettre un pansement sur un conflit s'il fait trop de bruit.
Voilà pour l'instant, je comprends néanmoins qu'en ce moment il ne fait pas bon fabriquer du pneu !
à Sophie Verney-Caillat
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 20H33 | 26/03/2009 |
« Pour m'être un peu plongée dans le dossier »
Quelle mesquinerie ! quelle provocation !
Serraf ? !
Au lieu de peindre des girafes, tu ferais mieux de te défendre !
à Blaise11
De hershellgordon
01H19 | 27/03/2009 |
comme tout libéral de gauche…chef ouioui chef !
De Hugues Serraf (auteur)
Chroniqueur | 11H10 | 27/03/2009 |
Plusieurs choses.
D'abord, sur la nature des commentaires. J'en ai pris l'habitude ici mais j'ai tout de même envie de préciser la chose suivante : je ne suis pas le patron de Continental. Je ne suis pas non plus actionnaire de cette entreprise et je ne profiterai en aucun cas de la fermeture de Clairoix.
Je me contente d'observer ce qui se passe et d'émettre un point de vue fondé sur la situation spécifique de l'usine, mon expérience du secteur automobile et de l'industrie en général et mes convictions.
Mais le fait que je puisse simplement concevoir qu'une usine ferme est perçu comme si je devenais responsable de sa fermeture, d'où cette série d'insultes ridicules de la part des « gentils » qui se sont trouvé un « méchant ». L'émission de mon point de vue n'ayant de toute manière pas plus d'impact sur l'avenir du site que les insultes qu'il me faut essuyer, pourquoi n'est-il pas possible de l'accepter comme un élément d'un débat civilisé, une base de discussion permettant à des arguments d'être confrontés ?
Vous pouvez ne pas être d'accord avec moi, mais les « ça pue », « je gerbe », etc. sont les éructations de décervelés ayant décidé une fois pour toute que tout point de vue hors normes était interdit. Je suis de mon côté tout disposé à entendre des arguments, voire à modifier complètement ma façon de voir s'ils sont plus convaincants que les éléments dont je dispose pour me forger une opinion. Pour l'instant, ici, ça n'est pas le cas.
Mais sur le commentaire de Sophie, je dirais que la sympathie naturelle que l'on peut éprouver pour les gens qui vont perdre leur job ne doit pas empêcher une analyse plus objective dans un média : ainsi, si l'on évoque des rumeurs de fermeture depuis 15 ans, ça n'a évidemment rien à voir avec ce qui se passe aujourd'hui. 15 ans, pour une boîte de ce genre, c'est une éternité et la stratégie et les hommes qui la font ont eu le temps de changer cinquante fois. Les entreprises sont gérées à court-terme (ce qui est malheureux) et ce n'est qu'en 2007 que Continental a racheté l'électronique auto de Siemens et vraiment éloigné son centre de gravité de l'activité pneus. Et s'il avait vraiment été décidé de fermer l'usine, ça aurait été fait sans passage par une période intermédiaire de retour aux 40 heures et d'investissement. Tiens, sais-tu toi-même où tu bosseras dans 15 ans, si Rue89 se sera développé au point de recruter autant de journalistes qu'un quotidien papier ou s'il ne sera plus qu'un souvenir dans l'histoire des médias en ligne ? Personnellement, dans 15 ans, je ne sais pas où je serai…
Mais selon toutes probabilités, la fermeture de l'usine a été envisagée il y a deux ans et le groupe a effectivement cherché des moyens d'en accroitre la productivité. Ca n'a pas marché, la crise est venue, le rachat par Schaeffler a mis la pression sur le management et la décision est tombée.
Au-delà de la crise, au-delà de Continental, la question est de savoir si l'on accepte qu'un site industriel soit mortel ou s'il doit durer pour l'éternité quelles que soient les circonstances. Une usine qui fabrique des pneus, quand tout l'univers auto est sens dessus-dessous et que l'on ne sait même pas dans quoi et comment on circulera dans 10 ans, peut-elle ne pas être affectée par tout ça ?
Je ne pense pas que les gens qui fabriquent des pneus à Clairoix le fassent par vocation et qu'ils soient particulièrement attachés à Continental. A leurs collègues, à leurs habitudes, oui. Mais pas à leurs pneus et à Continental AG. C'est la raison pour laquelle une vraie approche de gauche de la question de l'emploi ne passe pas par l'idée qu'il faille s'acharner à freiner des choses qui n'ont pas à l'être, qui ne peuvent pas l'être, mais plutôt par l'aménagement d'une société où l'on fournit du travail à tous dans des conditions confortables. Si le bassin d'emploi de Compiègne risque d'être dévasté par la fin de Clairoix, est-ce la faute de l'état-major de Continental à Hanovre ? Quid des politiques de l'Oise, de Picardie, de Paris, qui n'ont rien fait pour développer ces territoires ?
En tout état de cause, les points de vue binaires et manichéens de la petite clique de « gerbeurs » ne redonneront certainement pas du boulot à qui que ce soit.
à Hugues Serraf
De Raslacouette
. | 11H25 | 27/03/2009 |
Un p'tit café Hugues ? J'vous sens un peu nerveux là…
à Raslacouette
De déluge
menuisier | 23H46 | 27/03/2009 |
@ Hugues,
Tu as reçus le message, c'est le principal.
Maintenant cesse de te réclamer de gauche : Tu insultes celle-ci.
Salut et fraternité.
à Hugues Serraf
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 12H21 | 27/03/2009 |
Mon point de vue est binaire et manichéen, et je fais partie d'une petite clique de gerbeurs ?
Libre à toi de le penser, mais c'est vivre dans le déni, Serraf !
Il est très significatif que tu n'aies pas mis en valeur le commentaire d'un ouvrier de Continental bientôt viré – Tutu02 – qui a eu le même haut-le-cœur en lisant ton article, qui suinte à chque phrase ton mépris et ton ignorance absolue de la clase ouvrière.
Appeler une cote de travail une « salopette », et un travail, un « job »… rien que ça.
Et surtout, ne pas tenir compte des milliers de vies brisées par ce système que tu défends bec et ongles, mieux encore que les gens au pouvoir actuellement.
Les Contis ont été trahis de la même manière que les métallos de Gandrange, et tu n'as pas un mot pour les défendre, alors que tu as le toupet de te prétendre de gauche.
Tu ne penses pas que les ouvriers de Continental sont particulièrement attachés à leur travail ? Tu n'en sais rien ; par contre moi je sais que ces ouvriers aiment leur travail, même s'il est dur ; qu'il est leur raison de vivre et qu'ils ne l'effectuent pas uniquement pour le chèque à la fin du mois : au sein d'une usine, des amitiés se nouent, indéfectibles, au cours des années passées ensemble dans une équipe.
Ces gens-là n'espèrent qu'une chose : vivre normalement ; c'est-à-dire travailler et pouvoir compter sur une stabilité légitime qui leur est sans cesse refusée par le grand patronat qui veut à tout prix éviter ça : en les traitant à la légère comme tu le fais, tu te ranges au rang de l'immonde Parisot qui claironnait les mêmes saletés que toi il y a quelques mois.
Tu n'es absolument pas de gauche, Serraf : tu es un néo-libéral ; l'ennemi juré de ma classe !
Oui : tu me fais vomir.
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De hershellgordon
13H08 | 27/03/2009 |
en tant que membre de la clique (oh le beau mot tout frais tout neuf…) des gerbeurs…j'attends toujours des arguments….pas de la ressucée ouïe déjà ailleurs…pas de petites phrasounettes qui se veulent drôle (ah…ah ! ) et qui cachent (effectivement cyp) la fatuité de serrafin le ouin ouin…
à hershellgordon
De metallo
amiantable | 17H54 | 27/03/2009 |
Ben pour le coup, me voici, me voilou, dans la clique des gerbeurk.
Comme j'aurais aimé l'amener avec moi, le serraf, dans cette putain de fonderie, qui a pris quelques vies, en ronge d'autres actuellement. Pour sur je lui aurai passé le bleu de chauffe au gazier, et le casque qui va avec, sans oublier le masque pour ne pas bouffer trop de *merde*. Doit pas avoir l'ombre d'une parcelle d'idée de ce que ça peut être, le garçon. Le système patronal on ne le connaît que trop. Investissement mini, production maxi, bénéfices assurés. Combien de boîtes en sont passées par ce système et ont laissé sur la route d'innombrable vies. Lorsque tout ce qui a pu être valorisé dans l'entreprise a été pris, lorsque tout a été *sucé*, ou l'on fait du chantage à l'emploi auprès des *pouvoirs publics*_ département, région, etc_ pour obtenir du fric ou on ferme la lourde. Au passage on laisse les dettes : cotisations URSAF, taxes diverses des collectivités, et le paiement des salaires aux AGS. Bref, c'est encore les salariés lourdés, et les populations qui devront *raquer* pour ces empaffés de patrons véreux. Oui, oui, sérraf me dira que tout n'est pas si noir et que beaucoup de patrons sont honnêtes et clean. Voui, surement. J'en connais de petits entrepreneurs, patrons de PME. Bien sur qu'ils ont un état d'esprit autre que les renégats. Bien sur qu'ils aiment leur job et leurs employés(ées),parfois. Mais ceux qui distribuent des dividendes, des jetons de présence, des stocks options, alors ceux la ne méritent que notre mépris et notre haine. Oui, de la haine ! encore heureux les bandits, que pour l'instant les ouvriers restent dignes et calmes. Mais une petite voix me dit qu'ils font bien d'en profiter, car ça ne durera plus très longtemps et l'explosion alors en mettra beaucoup sur le cul, et j'y englobe également les hommes politiques qui se prêtent à ces lamentables opérations. La désespérance est telle, la misère si grande et l'espoir si réduit, la dignité des hommes et des femmes *sacrifiés* atteinte, que la seule issue du prolétaire pour retrouver cette dignité ,ne peut être comme dernier choix, que le COMBAT. Car le salut ne viendra pas soyez en sur, des politiques, qui ne font que pousser de petits cris, mais ne montrent pas les dents.
Allez, serraf, enlève le vernis avant de nous livrer ce genre d'analyse à la con.
à metallo
De metallo
amiantable | 18H08 | 27/03/2009 |
Et encore, j'ai fait court ! Parce que je pourrai t'en raconter le serraf, des misères et des histoires sur le *monde* de l'entreprise. Mais bon, je veux pas faire chier le lecteur non plus !
à metallo
De hershellgordon
00H22 | 28/03/2009 |
mais t'es pas chiant ! tu remets le foireux à sa place de belle façon…serrafin lampion a une devise…c'est pas parce que j'ai rien à dire que que je dois fermer ma gueule (et accessoirement ne pas censurer)…
à Hugues Serraf
De félicité-mafoi
13H53 | 27/03/2009 |
« Lorsque vous avez des traites à payer, des gosses à nourrir et très peu de chances de retrouver du boulot dans un délai raisonnable, la perspective d'une inscription à Pôle Emploi a tendance à vous rendre assez peu indulgent à l'égard de votre futur ex-patron… »
J'ai l'impression qu'après avoir pondu cette petite phrase qui se voudrait compassionnelle , vous vous sentez dédouané de la suite de votre article.
Mais réduire la dimension humaine « aux traites à payer, des gosses à nourrir et très peu de chances de retrouver du boulot dans un délai raisonnable » n'est-ce pas un peu court ?
Que savez-vous vraiment de ces ouvriers dont vous parlez ?
Je connais un jeune homme qui est chaudronnier (cherchez donc le mot dans votre dictionnaire de la plèbe)
Ce jeune homme, lorsqu'il a du travail, est heureux de se lever à 5 heures pour aller travailler avec sa gamelle, sa cotte propre et repassée, parce qu'il adore son métier, celui qu'il a choisi et pour lequel il a étudié.
Lorsqu'il ne travaille pas, c'est qu'il cherche du travail.
Car le monde libéral que vous défendez a créé l'intérim, vous savez, ce système qui permet aux entreprises de prendre puis de jeter puis de reprendre puis de rejeter les ouvriers qui travaillent pour elle.
Donc, lorsqu'il va à un entretien d'embauche, il se prépare à l'avance en relisant ses cours et en faisant quelques exercices de tracé.
Et lorsqu'il parle de soudure, c'est comme de la poésie.
Mais aussi, lorsqu'il ne travaille pas ou qu'il ne cherche pas de travail, figurez-vous qu'il a le toupet d'avoir des passions et une vie sociale riche.
Votre article transpire le mépris et au nom de ce jeune homme dont je viens de vous parler (et de tous les ouvriers en général) je vous dis que vous êtes un sale type !
à Hugues Serraf
De félicité-mafoi
16H39 | 27/03/2009 |
« En tout état de cause, les points de vue binaires et manichéens de la petite clique de “ gerbeurs ‘ ne redonneront certainement pas du boulot à qui que ce soit.’
Vous savez quoi ?
On ne va plus venir du tout, nous, les gerbeurs et on va vous laisser avec norton07 ou je ne sais quel autre troll dans le genre, c'est à dire les gerbants.
Vos articles ne seront commentés que par vos petits copains qui, finalement, ne sont plus aussi nombreux que vous auriez pu l'espérer.
Hè, vous autres, on se retrouve où ? !
Edit : avec norton07 ou je ne sais quel autre troll dans le genre et jexiste, bien sûr
à Hugues Serraf
De Clarence
15H13 | 27/03/2009 |
…
à Hugues Serraf
De Clarence
15H12 | 27/03/2009 |
Désolé pour la fausse manip.
Réponse à Serraf ci-dessous…
à Hugues Serraf
De Clarence
15H14 | 27/03/2009 |
»…éructations de décervelés ayant décidé une fois pour toute que tout point de vue hors normes était interdit « .
- Rien à répondre sur les “éructations”, n'ayant pour ma part jamais utilisé les mots (“la gerbe”, ça pue », etc…) que vous dénoncez.
- La suite de la phrase, elle, vaut son pesant de nougat !
Vos « points de vue », Serraf, seraient donc « hors normes » ? ! ? ?
On a beau être habitué désormais à ce genre de posture, on est toujours scié quand une pensée absolument conformiste , ou conforme tout court, croit pouvoir se faire passer pour originale, voire rebelle…
Z'avez raison, Serraf, pas d'éructation malpolie dans ce que vous écrivez.
Jamais.
Des fois (A chaque fois ? Ah bon ? …), juste un peu (beaucoup ? ) de condescendance, comme ici, avec la petite phrase sur les salopettes. Tssst…
Mais sinon, pas plus d'impolitesse en effet dans vos chroniquettes que dans une déclaration de Christine Lagarde ou d'Eric Woerth (ou de DSK, z'avez encore raison ! ), une analyse ( ? ) de J-Marc Sylvestre, un édito du Figaro ou des Echos.
Ce qui ne vous effleure même pas, Serraf, c'est que ces déclarations ou ces éditos, comme vos petits papiers à vous, plein de gens peuvent sans doute les trouver très très très malpolis.
Oh ! pas dans les mots avec lesquels ils sont dits ou écrits, non, mais dans les idées, toujours les mêmes, qu'ils défendent et promeuvent.
Celle par exemple que ces pauvres bougres en salopette qu'on jette comme des kleenex pourraient essayer de mieux comprendre l'économie-racontée-par-Sylvestre-et-Serraf-les-rebelles, et surtout rester polis (comme vous) et ne pas protester bruyamment pour un (des milliers d') emploi(s) perdu(s).
Là-dessus, vous n'avez pour être d'accord avec vous que la quasi-totalité des medias, écrits ou parlés, la Droite au grand complet et avec elle la Gauche dite « de gouvernement », et même, vues leurs directions actuelles, une bonne partie des organisations syndicales (Coucou François ! …).
Vachement hors-norme comme pensée ! …
à Hugues Serraf
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 15H38 | 27/03/2009 |
« En tout état de cause, les points de vue binaires et manichéens de la petite clique de “ gerbeurs ‘ ne redonneront certainement pas du boulot à qui que ce soit.’
D'accord, mais les points de vue binaires et manichéens de la petite clique libérale pour qui le moteur de la société est l'argent et le profit n'en donnent pas non plus.
Si je vous suis, on peut décider que les entreprises sont là pour gagner de l'argent. Que si elles n'en gagnent pas assez, c'est normal qu'elles partent en gagner ailleurs. On peut trouver normal que ces gens perdent leur emploi, de toute façon fabriquer des pneus, ça ne les passionnait pas outre mesure.
Ce que je me demande, c'est à partir de quand ce n'est plus normal ? Quand c'est vous qui serez licencié ? Non, non bien sûr, vous comprendrez qu'on fasse appel à ces journalistes moins payés…
à Hugues Serraf
De Raslacouette
. | 16H44 | 27/03/2009 |
L'expression des ressentis de mes camarades est juste et je vais faire dans la redite. Mais, ainsi, peut-être serez-vous en mesure d'entendre ce que vous semblez ne pas vouloir comprendre.
Si vous soulevez des réactions agressives Monsieur Serraf, c'est en juste retour de vos propos (et ce qui suit concerne strictement vos écrits, pas vous).
Clarence l'exprime très bien, votre rédaction est très proprette, policée, pas un poil ne dépasse. Mais si vous y mettez les formes, dans le fond, vos textes sont des plus insultants.
Vous êtes probablement quelqu'un de brillant et cultivé, pour cela, je ne suis pas en mesure d'argumenter face à vous. Par contre, je suis tout à fait capable de ressentir mépris, autosatisfaction et suffisance dans vos vaticinations.
Peut-être n'en avez vous conscience (je ne crois pas, puisque vous persistez à vous dire de gauche), mais l'utilisation à outrance du « je », du « moi », la condescendance à l'égard : des jeunes (article sur la Grèce), ici des ouvriers, sont bien plus violentes que les invectives de la « clique ».
Vos valeurs semblent plus proche du libéralisme et d'une droite… complexée. Si, déjà, vous vous présentiez comme tel, je serais moins révulsée à la lecture de vos articles.
à Raslacouette
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 16H51 | 27/03/2009 |
Attention : le libéralisme n'est ni de droite, ni de gauche.
Il y a une droite libérale et une droite antilibérale, de même qu'il y a une gauche libérale et une gauche antilibérale.
Et attention aussi, la droite complexée provoque le cancer du cul.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Raslacouette
. | 17H00 | 27/03/2009 |
Oui, ben j'm'en fous, pour moi, ça va de paire, avec la connerie en prime !
Mais depuis que je lis un gros con de droite assumé qui me fait marrer, je révise doucement ma copie (enfin rêvez pas Hulk, le retournement n'est pas amorcé).
à Raslacouette
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 17H15 | 27/03/2009 |
Le retournement prendra de douze à dix-huit mois, c'est la durée habituelle.
J'ai tout mon temps !
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De félicité-mafoi
17H24 | 27/03/2009 |
;
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De félicité-mafoi
17H23 | 27/03/2009 |
C'est pas gagné
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 17H30 | 27/03/2009 |
N'ayant jamais varié dans mes opinions, il n'y a aucune chance que ça se produise dans l'avenir, Hulk.
Je défends la Sociale – c'est-à-dire l'élévation du niveau social des plus faibles – depuis que j'ai pris conscience du mensonge affiché au fronton des mairies et des prisons : Liberté, Égalité, Fraternité.
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 17H33 | 27/03/2009 |
Je reconnais qu'avec toi, ça va être plus dur.
Mais j'en ai déjà maté, des coriaces, alors on verra bien !
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 19H56 | 27/03/2009 |
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 20H15 | 27/03/2009 |
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 20H22 | 27/03/2009 |
( rire)