26/11/2008 à 11h52

Un truc en moins à faire avant de mourir : un concert de Léonard Cohen


Si je trimbalais la liste des choses essentielles à accomplir dans une vie d'homme dans mon portefeuille, j'aurais désormais la possibilité de la raccourcir d'une ligne. Je n'ai pas encore traversé l'Ouest américain à cheval, ni relié Paris à Marseille à vélo ou couru les cent kilomètres de Millau, mais j'ai tout de même assisté à un concert de Leonard Cohen !

C'est moins sportif, OK, mais c'est presque aussi fort compte tenu du challenge que ça représentait.

D'abord, le type est vieux : 73 ans. Charles Aznavour a beau entamer sa quinzième tournée d'adieu, plus un chanteur avance en âge, plus il se rapproche de la faucheuse et donc d'une sérieuse remise en question de ses dates de concerts. Ensuite, le songwriter de Montréal n'avait plus vraiment l'intention de se produire sur scène : sans la malhonnêteté de Kelley Lynch, son agent (Cohen est totalement ruiné et avait besoin de se refaire), il n'aurait probablement jamais repris la route.

Mais surtout, c'est bien la première fois de ma vie que je me débrouille pour être au courant de son passage dans mon fuseau horaire suffisamment à temps pour me procurer un billet ! Et à en juger par le nombre de malheureux qui battaient le pavé, hier soir devant l'Olympia, à la recherche d'une hypothétique place à vendre, j'ai le droit d'en être fier.

Leonard Cohen, le plus proche de la tradition française du barde à guitare

Il est pourtant difficile d'expliquer en quoi assister à un concert de Leonard Cohen est une telle aventure humaine. Après tout, je connais un tas de gens pour lesquels le bonhomme n'est jamais qu'un mystique dépressif à la voix monocorde et, à la limite, ils ont raison.

Le truc, c'est qu'il est aussi un poète majeur, un mélodiste hors-pair et qu'il se sert de sa voix de basse comme un Brassens -ce qui n'est pas exactement une insulte.

Tiens, d'ailleurs, la comparaison avec le vieux Georges n'est pas si hors-de-propos et Leonard Cohen est sans doute le chanteur anglophone le plus proche de cette tradition française du barde à guitare. Celui qui n'a pas peur de parler d'amour avec des mots de plus de trois syllabes et ne s'interdit pas de se promener du côté de la foi et de la philosophie.

Autant que Brassens, d'ailleurs, Cohen est musicalement très sous-estimé par les « sachants », comme dirait Ségolène Royal, qui réduisent son travail à quelques accords sans génie. Rien n'est plus faux, évidemment. Et s'il fallait une nouvelle preuve de la sophistication de ses rythmes et de ses arrangements -au-delà de la quinzaine d'albums produits sur une quarantaine d'année de carrière-, le concert d'hier en ferait partie.

Alternativement désespéré en phase terminale et plein d'espoir pour l'humanité

Bon, personnellement, j'aurais été tout à fait capable de lâcher mes quatre-vingt euros pour un one man show avec bande enregistrée, même si les excellents musiciens et les formidables choristes qui tenaient compagnie au maître valaient d'être écoutés pour eux-mêmes (mention spéciale à Javier Mas, le joueur de luth venu donner un petit tour arabo-andalou à certains classiques coheniens). Ces derniers auraient tout de même eu du mal à mettre leur talent au service de mélodies sans intérêt…

Anglophone du Québec, juif fan de Jésus, bouddhiste-zen à ses heures, souvent cynique mais tout aussi fréquemment fleur bleue, alternativement désespéré en phase terminale et plein d'espoir pour l'humanité, Leonard Cohen est une espèce de contradiction ambulante dont on ne voit pas bien qui prendra la suite le moment venu.

J'ai bien pensé à postuler, mais je chante faux et je n'ai pas de goût pour la vie dans les monastères ou les chapeaux de gangsters. Et de toute manière, je n'aurais pas eu le temps d'organiser la moindre répétition entre la préparation de mon périple à travers le Colorado ou de ma descente sur Marseille à vélo.

Clairement, il faut se méfier des listes de choses à faire avant de passer l'arme à gauche ; c'est des trucs à rester frustré sur son lit de mort...

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  • Brividi
    • Posté à 12h21 le 26/11/2008

    Ca vous va mieux de causer de Cohen que du PS ; -)

  • NiqueColas
    NiqueColas
    Méprisant de la raie publique
    • Posté à 12h22 le 26/11/2008
    • Internaute
      Méprisant de la raie publique

    On est content pour toi, Hugues .
    Et à par ça , toujours pas d'article à écrire ?

    • Tophee
      Tophee répond à NiqueColas
      • Posté à 12h58 le 26/11/2008

      Et oui, apres hugues au restaurant, on a maintenant hugues au concert.

      J'attends avec impatience Hugues a la piscine, Hugues prend l'avion, etc...

      C'est fou ce qu'ils ont une vie passionnante, les Hugues.

      • A déménagé le 8-10
        • Posté à 13h13 le 26/11/2008

        Peut-être, mais il ne parle pas de son nombril.

         
        • parti
          • Posté à 13h27 le 26/11/2008

          vous allez vous faire traiter de pédant si vous continuez...sacré sérafin lampion, plus ça va, plus tu nous éblouis...

        1 autres commentaires
      • Thorgal46
        Thorgal46 répond à Tophee
        Informaticien dans le Lot
        • Posté à 13h40 le 26/11/2008
        • Internaute
          Informaticien dans le Lot

        Oui, que des bonnes idées...et après la piscine on finira par Hugues au frais !

        (c'est nul mais j'me fais rire moi même, désolé)

      • Hugues Serraf
        Hugues Serraf répond à Tophee
        Auteur(e) de l'article
        • Posté à 14h32 le 26/11/2008

        Oui oui, ça va venir. Enfin, pour l'avion, de moins en moins tout de même rapport à mon empreinte écologique...

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 12h22 le 26/11/2008
    • Internaute
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    pourquoi le « vieux » Georges ?
    Brassens est mort maintenant
    il n'etait pas si vieux quand il est mort
    quel age a un mort ?
    celui de ses débuts, de son age mur ou celui de la date du décés
    face à tous ceux qui trainent dans le showbizz, Brassens rest toujours jeune
    Nom de Dieu ! !

  • Gringo
    • Posté à 12h29 le 26/11/2008

    Ca avait l'air vraiment bien ce concert... Mais, perso, ça ne m'aurait pas consolé d'avoir raté Tom Waits (plus jeune OK, mais tout aussi rare en Europe) cet été.

    • dulconte
      dulconte répond à Gringo
      • Posté à 12h43 le 26/11/2008

      Sans vouloir retourner le couteau dans la plaie, j'ai vu Tom Waits au Grand Rex en 2000 c'était FABULEUX.

      J'aime bien Cohen, mais il ne fait pas parti de ma short list des concerts à voir. Tom Waits par contre : ).

      • Gringo
        Gringo répond à dulconte
        • Posté à 12h50 le 26/11/2008

        AAAAArrrrrrrgggghghghhhh... J'agonise ; -)
        Il parait que Tom Waits c'est TOUJOURS fabuleux (à l'inverse d'un Dylan très inégal par exemple). Mais bon, j'y crois encore, he'll be back.

         
        • dulconte
          dulconte répond à Gringo
          • Posté à 13h49 le 26/11/2008

          Image, un piano qui tombe en rade le Tom se met au piano, improvise discute avec le public jouant un minimum afin de permettre au technicien sous le piano de résoudre les problèmes de micros ou je ne sais quoi. Quinze minutes de pur bonheur et de complicité, absolument génial.

          A la fin du concert 20 minutes de standing ovation, mais il n'est pas revenu sur scène cet enfoiré : ).

        1 autres commentaires
  • A déménagé le 8-10
    • Posté à 13h11 le 26/11/2008

    « Autant que Brassens, d'ailleurs, Cohen est musicalement très sous-estimé par les “sachants”, comme dirait Ségolène Royal, qui réduisent son travail à quelques accords sans génie. Rien n'est plus faux, évidemment. »

    Oh que oui. Interrogez un peu les chanteurs à guitare sur les crampes chopées pour y arriver sans se vautrer.

    (Au passage : Sainte Christine Boutin veut obliger les SDF a accepter de se faire ramasser. Dame patronnesse à scapulaire un jour, dame patronnesse à scapulaire toujours.)

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 13h12 le 26/11/2008
    • Internaute
      délinquante avérée

    il y a 10 ans, Léonard Cohen avait déjà parfois un joueur de houd dans ses musiciens. Vidéo à l'appui, même si elle n'est pas fameuse

    Léonard Cohen, pour moi, une des voix les plus émouvantes que je connaisse. J'aurais été à Paris, j'aurais couru à son concert.

    • Lohiel
      Lohiel répond à caro
      • Posté à 14h03 le 26/11/2008

      Je l'ai rencontré... c'est un homme d'une attention aux autres, d'une présence, d'une douceur... un vrai regard posé sur vous, incroyablement humain et tendre. Il est inoubliable, il m'a reconstruite après une enfance dévastée, comme ça, en quelques instants, peut-être une demi-heure, en me parlant et en m'écoutant.

      Par la suite, j'ai beaucoup écrit en pensant à lui, par lui et pour lui... et j'ai appris l'anglais pour mieux sentir la splendeur vertigineuse de sa poésie.

      Il a tout changé juste en me tendant la main alors qu'il était une star internationale et moi une gamine perdue.

      ...ça, c'est du lourd : -) !

      • Numerosix
        Numerosix répond à Lohiel
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 15h33 le 26/11/2008
        • Internaute
          Prisonnier dans le village (...)

        Ouais ! Sur que la , ça rigole plus : -) !

  • sûrderien
    • Posté à 13h27 le 26/11/2008

    Il est émouvant c'est sûr . Mais quelqu'un peut m'expliquer le sens de Suzanne ? Ou du partisan ?

    Tonton Georges est mille fois plus profond . Mais la magie de Leonard est la mélodie plus sa voix et son
    mysticisme .

    • Waldeck
      Waldeck répond à sûrderien
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
      • Posté à 14h34 le 26/11/2008
      • Internaute
        Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

      Quant au « Partisan » :
      Il s'agit de « The Partisan », parfois appelée « The song of the French partisan ».

      Cette chanson est en effet une adaptation de la « COMPLAINTE DU PARTISAN », écrite à Londres en 1943 par Emmanuel d'Astier de la Vigerie (surnommé « Bernard » dans l'armée des ombres ») et Anna Marly pour la musique.
      Je vous propose d'écouter en RA le commentaire historique sur cette chanson, dit par Claude Dauphin.

      Intro par Claude Dauphin, Real-Audio G2

      Extrait du LP « L'encyclopédie sonore : Les chants de la Résistance et de la Libération » ; Librairie Hachette 320 E 847.

      Cette chanson rescapée de la DCA est devenu une chanson populaire dans les années 50.
      Elle est désormais moins connue que le presque homonyme « Chant des Partisans » de Kessel et Druon. Cette dernière fut notamment « relancée » par le discours d'André Malraux de 1964 (transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon de Paris).

      Finalement, Leonard Cohen redonna vie à « La complainte... » en 1969, avec sa version (« The partisan »), où il a mêlé la version anglophone de Hy Zaret à quelques vers originaux, chantés directement en français.

      Hy Zaret fut le premier à déposer un copyright (via l'éditeur Raoul Breton) pour la chanson de Marly et D'Astier ; il avait entendu « la complainte » sur les ondes de la BBC ; il est probable que cette dernière n'a pu lui fournir que le nom de la chanteuse, Anna Marly, venue dans les studios anglais pour l'enregistrement, D'Astier ayant d'autres chats à fouetter que déposer un copyright.
      C'est donc probablement pour cette raison que le crédit fut longtemps réservé à Zaret (la traduction anglaise) et Marly (pour les paroles françaises et la musique).
      Au final, et comme on peut le voir dans la version la plus récente que je connaisse, celle d'Anna Prucnal, la vérité est :

      La complainte du Partisan :
      paroles : Emmanuel d'Astier de la Vigerie dit « Bernard »
      musique : Anna Marly

      The (song of the French) Partisan
      paroles : E. d'Astier de la Vigerie, adaptation Hy Zaret
      musique : Anna Marly
      Ed. Raoul Breton.
      Chants de la Résistance

      • sûrderien
        sûrderien répond à Waldeck
        • Posté à 15h14 le 26/11/2008

        WALDECK

        O.K Mais ce texte (mélodie et arrangement superbes )

        donne impression d'incohérence .La cause en est peut-être les manip qu'il a subi. Je veux simplement dire
        que Léonard est très loin des « deux oncles » de la
        « guerre de 14-18 » de « mourir pour des idées “ de
        ” la tondue “ et de la ‘ supplique

        Salut ,et marche à l'ombre

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 14h12 le 26/11/2008
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    Mais quelqu'un peut m'expliquer le sens de Suzanne ?

    Ha ben si t'as pas compris c'est que t'as jamais vécu ça , surderien .

    Un jour , ça va te tomber sur la gueule ..Et tu voudras rester avec elle meme si tu sais qu'elle est à moitié folle ..Et tu comprendra ce que ca veut dire de n » avoir plus peur de voyager les yeux fermés ..

    • sûrderien
      sûrderien répond à Numerosix
      • Posté à 14h21 le 26/11/2008

      o.k

      Succinct comme explication . Merci quand même

      • Numerosix
        Numerosix répond à sûrderien
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 14h47 le 26/11/2008
        • Internaute
          Prisonnier dans le village (...)

        Suzanne t'emmene
        Ecouter les sirènes
        Elle te prend par la main
        Pour passer une nuit sans fin
        Tu sais qu'elle est à moitié folle
        C'est pourquoi tu veux rester
        Sur un plateau d'argent
        Elle te sert du thé au jasmin
        Et quand tu voudrais lui dire
        Tu n'as pas d'amour pour elle
        Elle t'appelle dans ses ondes
        Et laisse la mer répondre
        Que depuis toujours tu l'aimes

        Tu veux rester à ses côtés
        Maintenant, tu n'as plus peur
        De voyager les yeux fermés
        Une flamme brûle dans ton cœur

        Il était un pêcheur venu sur la terre
        Qui a veillé très longtemps
        Du haut d'une tour solitaire
        Quand il a compris que seuls
        Les hommes perdus le voyaient
        Il a dit qu'on voguerait
        Jusqu'à ce que les vagues nous libèrent
        Mais lui-même fut brisé
        Bien avant que le ciel s'ouvre
        Délaissé et presqu'un homme
        Il a coulé sous votre sagesse
        Comme une pierre

        Tu veux rester à ses côtés
        Maintenant, tu n'as plus peur
        De voyager les yeux fermés
        Une flamme brûle dans ton cœur

        Suzanne t'emmène écouter les sirènes
        Elle te prend par la main
        Pour passer une nuit sans fin
        Comme du miel, le soleil coule
        Sur Notre Dame des Pleurs
        Elle te montre où chercher
        Parmi les déchets et les fleurs
        Dans les algues, il y a des rêves
        Des enfants au petit matin
        Qui se penchent vers l'amour
        Ils se penchent comme ça toujours
        Et Suzanne tient le miroir

        Tu veux rester à ses côtés
        Maintenant, tu n'as plus peur
        De voyager les yeux fermés
        Une blessure étrange dans ton cœur
        Lyrics : Suzanne, Graeme Allwright [end]

         
        • sûrderien
          sûrderien répond à Numerosix
          • Posté à 15h03 le 26/11/2008

          6
          J'aime Léonard et depuis toujours . On ne peut pas ne pas l'aimer .

          Mais c'est beaucoup mieux qu'il chante en Anglais .
          Parce qu'entre nous Suzanne , est un peu hermétique . Non ? Quant à Graeme ,évidemment il fait partie de mon panthéon .

          So long

        1 autres commentaires
  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 14h29 le 26/11/2008
    • Internaute
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    Bien, Tophee !

    -« Et oui, apres hugues au restaurant, on a maintenant hugues au concert.

    J'attends avec impatience Hugues a la piscine, Hugues prend l'avion, etc…

    C'est fou ce qu'ils ont une vie passionnante, les Hugues. »

    Fédérateur le gars Léonard, il prend pas de risque notrugues !

  • sûrderien
    • Posté à 15h22 le 26/11/2008

    P.S

    Pensée pour François Bérenger

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 15h28 le 26/11/2008
    • Internaute
      yetiblog.org

    80 (quatre-vingt) euros le concert d'une heure trente ! ! ! Purée, z'ont du flouze au PS !

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf répond à Le Yéti
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 15h32 le 26/11/2008

      Oui, nous sommes la gauche caviar. Cela dit, c'était plus près de trois heures et c'est seulement une fois par vie.

      • Waldeck
        Waldeck répond à Hugues Serraf
        Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
        • Posté à 18h03 le 26/11/2008
        • Internaute
          Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

        Mais non, Hugues, ne boude pas ton plaisir, d'autant plus que nous partageons cet engouement pour Cohen, tu n'as pas à t'excuser pour ton (bon) goût.

        Mais ne nous le refais pas trop souvent le coup du Vaticinateur/Fédérateur...

  • Vincent Mérand
    Vincent Mérand
    Internaute
    • Posté à 15h53 le 26/11/2008
    • Internaute
      Internaute

    Eh Caro-délinquante avérée, la vidéo est super mais elle date de ... 20 ans, pas 10 ! Ah the wind the wind is blowin'...

    • caro
      caro répond à Vincent Mérand
      délinquante avérée
      • Posté à 21h18 le 26/11/2008
      • Internaute
        délinquante avérée

      exact, faute de frappe. Ca m'apprendra à ne pas me relire : -))
      Pire que Darcos ? lui ne sait pas faire une règle de trois et moi, incapable de faire une simple soustraction ? hou lalala !

  • JeromeC
    • Posté à 18h37 le 26/11/2008
    • Internaute

    L'auteur ne précise pas qu'une partie des bénéfices récoltés par Leonard Cohen servira à alimenter les comptes de la célébre « église » de $cientologie... Alors, merci a rue89 de faire la promo de tels artistes, « l'église » doit compenser les fonds qu'elle a versé à la campagne de soutiens au « OUI pour la proposition 8 », en californie...

    Et puis « nettoyer le monde » (leurs propres termes) n'est pas vraiment donné !

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf répond à JeromeC
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 22h08 le 26/11/2008

      Oui oui, c'est ça. Et les paquets de Marlboro servent à financer le Klu Klux Klan. Et il y a des gens qui déposent des seringues infectées au VIH sur les sièges de cinéma...Franchement, je ne comprends pas le projet de ce genre de commentaires. Leonard Cohen n'a strictement rien à voir avec les scientologues et il s'agit d'une rumeur qui court le Web depuis des lustres à cause d'une obscure référence à une pratique scientologue dans une chanson. Mais dans une Lien, ce type qui a testé à peu près toutes les religions comme tout bon résident californien, indique qu'il s'est intéressé à la secte de Ron Hubbard dans les années 70 mais que ça lui a passé lorsqu'il est devenu bouddhiste et avant de se réintéresser au judaisme. Excusez du peu... Mais insinuer que Rue89, en publiant cet article, fait secrètement la promotion d'un type qui finance lui-même secrètement la scientologie est tellement inepte que je me demande pourquoi je fais une réponse ici. Bah, clairement, nous autres les crypto-scientologues, on veut toujours avoir le dernier mot. Apparemment, comme le pressentait Waldeck, ce fil de commentaires était trop consensuel pour que quelqu'un ne vienne pas tenter de briser cette belle harmonie riveraine... 

      • Alain Pacifique
        Alain Pacifique répond à Hugues Serraf
        la V2 est naze...
        • Posté à 23h23 le 26/11/2008
        • Internaute
          la V2 est naze...

        salut Hugues,
        alors ca fait quoi de ne lire que des compliments dans les commentaires ? ; ))
        c'est bien la première fois que je mets 5 fraises à un de tes articles. avec moi, c'est simple, quelqu'un qui aime la ( bonne ) musique ne peut pas être mauvais, du coup je me permets de te tutoyer.
        le seul mauvais point, c'estque ce genre d'article me rappelle que mes vinyls sont à 18 000Km de chez moi, et ca , ca énerve ! ! ! ; ))

  • Annie
    • Posté à 14h05 le 27/11/2008

    Je viens juste de voir le concert de Leonard Cohen à O2 de Londres. C'était sublime. Et c'est vrai que nous devons ces nouvelles tournées de Leonard Cohen au fait que son manager s'est tiré avec l'oseille pendant que notre barde faisait une retraite de 6 ans comme moine bouddhiste. Il a donc décidé de reprendre la route. Pour tous ceux qui n'ont pas pu y assister, je vous recommande d'écouter sur youtube, la chanson If it be your will par les Webb sisters (à Dublin je crois) qui faisaient partie du concert à Londres.

  • NonooStar
    NonooStar
    Informaticien
    • Posté à 11h09 le 28/11/2008
    • Internaute
      Informaticien

    Je ne suis pas tout à fait d'accord avec le parallèle entre Cohen et Brassens...
    Premièrement, au niveau de la musique : on peut certes rapprocher les premiers albums de Cohen (de « Songs of Leonard Cohen » à « Songs Of Love And Hate ») de la musique de Brassens à cause de l'épure de la musique et de l'omniprésence de la guitare sèche. Mais à partir de « New Skin For The Old Ceremony », Cohen expérimente des arrangements beaucoup plus ambitieux, puis enregistre même avec Phil Spector... Puis arrivent les années 80 et les synthés de V« arious Positions » ou de « I'm Your Man » (rares exemples d'utilisation correcte de ces synthés atroces).
    Deuxièmement, au niveau des textes : Brassens s'inscrit dans une tradition de la chanson française avec des textes explicites, c'est un chanteur qui écrit des chansons pour faire passer des idées le plus efficacement possible. Cohen est avant tout un poète : il n'a commencé à chanter qu'à trente ans et été déjà depuis dix ans un des chefs de file de la poésie canadienne, il avait publié plusieurs recueils de poèmes et un roman (il existe même un DVD de la période pré-musicale de Cohen où on le voit faire des lectures de ses poèmes). Lorsqu'il se met à la musique, avec l'idée de devenir le Dylan canadien, c'est naturellement que sa poésie vient nourrir ses textes qui sont donc beaucoup plus hermétiques que ceux de Brassens (à l'exception, j'en conviens, de « Don't Go Home With Your Hard-On »).

  • cest-encore-moi
    cest-encore-moi
    médecin
    • Posté à 01h42 le 01/12/2008
    • Internaute
      médecin

    bonjour à tous
    ben oui j'ai bondi sur le site de l'Olympia dès que j'ai su que Cohen passait par Paris : comme j'habite en Province, et que ma 205 a 20 ans, j'ai même accepté d'affronter la SNCF et de prendre le train malgré une antipathie ferroviaire acquise après 30 ans d'usage régulier de notre-service-public-chéri, et jamais démentie, c'est vous dire .
    Dès les premières mesures, une émotion irrépressible m'a saisi, la même de fait que celle qui me prend quand je pose mes vieux vinyls de tonton Georges sur ma LP12. Cette certitude de toucher enfin la grâce de l'anti-vulgarité.
    « Sale petit bonhomme, tu ne portais plus d'ailes... »
    Je suis agréablement surpris de vos rapprochements Brassens/Cohen, je croyais que j'étais presque seul dans mon coin à être inconsolable d'avoir manqué Brassens lors de sa dernière tournée à Bobino (1976 ? ), même si ses musiques me reviennent instantanément en tête dès qu'une question un peu importante se présente...