Obama changera-t-il la vision que la gauche a de l'Amérique ?
Obama n'a pas seulement battu McCain. Il a surtout écrabouillé Palin. Nos idées reçues y survivront-elles ?
Les Etats-Unis vus de France, cette espèce de jungle sociale peuplée de joggers « new age » (la côte Ouest), de banquiers cupides (la côte Est) et de racistes armés jusqu'aux dents (tout le reste), viennent de placer un métis social-libéral à leur tête.
On peut douter des capacités du bonhomme à accomplir tous les miracles promis pendant la campagne -c'est mon cas-, mais on ne peut qu'être épaté par la manière dont une nation passe des toilettes « White Only » à « Obama for President » en une petite cinquantaine d'années.
Du côté de l'Europe éclairée, on cherchera d'ailleurs en vain le pays capable de confier les clés de la salle des machines à un type (faussement) présenté comme le héraut d'une minorité ethnique. En France ? Tu parles… En Allemagne ? Dans tes rêves… En Italie ? En Espagne ? « Get out of here ! »
Ah, en Grande-Bretagne, peut-être, où les présentateurs des journaux télévisés peuvent avoir la peau brune ? Hum, on demandera son avis à Michael Portillo, très droitier prétendant au poste de leader « tory » mais dont les origines wop sont toujours restées en travers de la gorge des militants des beaux quartiers…
Sarah Palin, une Marine Le Pen venue du froid, a plombé McCain
Mais ce qu'il y a de vraiment fort dans l'élection d'Obama, dans ce triomphe à plus de 52%, c'est la manière dont elle finit par ringardiser la question raciale. Obama n'est pas blanc, c'est sûr, mais s'il n'avait reçu « que » les suffrages des gens qui lui ressemblent, il se serait contenté d'un petit 12%.
Mieux, s'il avait effectivement été ce « candidat de la communauté noire » susceptible de subir le fameux « effet Bradley », il n'aurait même pas franchi le cap des primaires démocrates ! Obama était bien, en fait, ce qu'il prétendait être : le candidat rassembleur d'un pays de plus en plus « colour blind », de plus en plus en phase avec sa propre mythologie fondatrice.
On se demande du coup si McCain, sans sa colistière chasseuse d'élans et d'avorteurs, n'aurait pas fait un concurrent plus redoutable. Qu'un modéré tel que lui ait cru, comme le premier progressiste français venu, qu'une majorité d'Américains puisse être séduite par cette Marine Le Pen venue du froid est surprenant.
Bah, ça lui servira certainement de leçon. Mais pour que le progressiste français, lui aussi, révise sa position sur le pays des joggers, des banquiers et des militants du port d'armes, il faudra bien plus qu'un Obama.
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De gabale
ens. technique | 16H56 | 06/11/2008 |
Michael Moore qui a soutenu Obama, s'exprime dans une email envoyé à ses compatriotes. Il rêve une ère nouvelle, une ouverture culturelle, et espère que Obama incarnera ce que les Démocrates n'arrivaient pas à faire, cumuler pragmatisme et idéologie. Ca nous rapelle un débat un peu franco-français. On sent néammoins certaines réserves. La traduction en français de son message se trouve ici :
http://violettes-et-noisettes.over-blog.com/
De Panama
enseignant | 17H03 | 06/11/2008 |
Entièrement d'accord sur l'effet désastreux du choix de Palin. Il faut reconnaître néanmoins que les démocrates ont tremblé, lors de sa désignation. Personne ne savait qui elle était. Sa biographie sur wikipedia avait été très soigneusement réécrite pour l'occasion, et par bien d'autres canaux encore on lui fit sur le champ une image de femme simple, courageuse, intègre et juste assez « anti-Washington » pour pouvoir séduire une bonne frange de l'électorat.
J'ai été sidéré de voir à quelle vitesse l'étoile Paline a pali : après un ou deux meetings réussis, elle s'est écrasée d'interview en interview, et n'a pu tenter de sauver les meubles qu'en droitisant son discours à outrance. Elle n'avait tout simplement pas le potentiel.
Mais je crois que son petit pote Joe le plombier a aussi beaucoup nui à la campagne de McCain, car avec la crise il est apparu bien vite comme un argument dérisoire face aux enjeux.
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 17H25 | 06/11/2008 |
Les américano-sceptiques français n'apprécieront les Etats-Unis à leur juste valeur qu'en allant sur place et en s'exposant au maximum de gens différents, ce que, justement, ils ne font jamais et/ou ne peuvent/veulent pas faire.
Un petit (ou long) séjour dans une bonne université américaine leur ferait par ailleurs beaucoup de bien, car ils apprendraient vite qu'on ne s'y intéresse à la logomachie que très modérément !
La probabilité est qu'ils s'insurgeront vite dès qu'ils auront compris qu'Obama n'est PAS de gauche, mais un pragmatique et un conciliateur, un « vendu », quoi…
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 17H35 | 06/11/2008 |
Oui , ok , on va dire pour l » instant « Times are a changin' » , et alors ?
Qu'est ce que ça veut dire , anti americanisme primaire ? les defauts des USA , on les connait par des écrivains , des cineastes , des chanteurs, des intellectuels et des artistes AMERICAINS qui vivent dedans ! Ca n'est jamais PRIMAIRE , l » anti americanisme , justement …
De ysengrimus
17H36 | 06/11/2008 |
Obama va surtout implanter dans les esprits de la gauche une notion qu'on avait toujours cru ironique en France : l'extrême centre…
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/06/05/barack-obama-emerger-a-gauche…
Et la gauche va s'en écoeurer bien vite…
Paul Laurendeau
De kessy007
kessy007.blogspace.fr | 17H37 | 06/11/2008 |
Pourquoi cantonner votre question à la gauche ?
Cette vision dont vous parlez, est partagée par tous les courants politiques. Je ne vois donc pas pourquoi vous parlez de la gauche. Mais passons. Ce n'est pas parce tous les mecs de l'UMP sont venus dire à qui voulez l'entendre qu'ils soutenaient Barack Obama, une fois l'élection certaine d'être remportée que c'était sincère. Bien au contraire. Lorsque je vois Sarkozy brandir la carte Rama Yade pour acter de sa volonté de promouvoir la diversité, je suis plus que sceptique. D'ailleurs qui y croit ? Vous ? Pas moi en tout cas. Il a ratissé sur les plat de bande du FN de façon si honteuse que toutes les minorités en France se méfieront de lui à jamais. Il critiquait Barack Obama en disant qu'il manquait d'expérience et maintenant tout le monde vient lui lécher les bottes. L'hypocrisie française dans tout son art…
Les retombée de la présence de Barack Obama sur le toit du monde ne sont pas chiffrables ou quantifiable. Tout le monde va en bénéficier de l'Afrique, à l'Europe, l'Asie et l'Amérique bien sûr. Ce n'est pas le messie mais il va se battre, je pense, pour créer les bases d'un renouveau politique où le social sera traité sans que la question raciale viennent l'entacher. Ainsi, la France aurait des leçon à prendre. En tout cas, s'il n'est pas le candidat de l'union, il disparaitra aussi vite qu'il est apparu.
à kessy007
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 18H56 | 06/11/2008 |
La question n'a d'intérêt, en l'espèce, que si elle s'adresse à la gauche.
Je n'imagine pas qu'un partisan du FN révisera sa position parce qu'Obama est le premier président noir des Etats-Unis… Pas plus que je n'imagine qu'un adversaire français de la solidarité sociale ne se mettra à apprécier un président qui parle d'instaurer une couverture maladie pour tous.
à Hugues Serraf
De Alain Pacifique
20H48 | 06/11/2008 |
vous devriez faire de la politique car vous maitrisez bien la langue de bois.
vous n'hésitez pas à citer le FN mais par contre, pour nommer un partisan de droite plus « classique » vous l'appelez « adversaire français de la solidarité sociale ». pour moi , cet « adversaire » s'appelle un sympathisant ou militant UMP.
à Alain Pacifique
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 11H20 | 07/11/2008 |
Vous devriez faire de la politique car vous êtes tout à fait capable de vous concentrer sur qu'il y a de plus anecdotique dans un point de vue tout en ignorant totalement ce qui est effectivement exprimé.
De antonh
curieux | 17H44 | 06/11/2008 |
si le pragamatisme veut dire sortir et dépasser les ideologies à la recherche d'un monde meilleur, je dis banco. si pragmatisme veut dire défense de nos petits interets nationaux (economiques, de classe…c'est du pareil au meme) au détriment du reste de la planete, ce ne sera qu'une preuve supplémentaire (s'il en fallait une…) que la connerie n'est affaire ni de sexe, ni de couleur, mais bien une caracteristique de l'espèce humaine.
pour mémoire, au dessus de la pseudo crise liée à un argent qui n'existe pas (le miracle de la monnaie scripturale dottée d'interets imaginaires…), la planete, et donc l'espèce humaine, connait une crise bien réelle liée à la modification profonde et accélérée de notre environnement.
les facteurs abiotiques que sont les tempètes ou le réchauffement de la planete ne font pas de politique, les virus et bacteries non-plus. si enjeu planétaire il y a, il est là. le reste n'est que philosophie et comportement animal…
à antonh
De sccber
23H05 | 06/11/2008 |
vous avez raison, le pragmatisme revendiqué comme un refus de l'idéologie cache le plus souvent une autre idéologie, basée sur l'idée la plus triviale et sordide qui soit : l'égoïsme économique.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H46 | 06/11/2008 |
L'anti-américanisme est sans doute aussi stupide que son pendant, l'américanisme (lequel, à l'occasion, n'est pas moins primaire et risible). De ce point de vue, voir des Gallo-Tazus s'enthousiasmer pour Obama au point de « voter » pour lui alors qu'ils ne disposent pas du droit de vote pour cette élection était comique au plus haut point.
Obama changera l'image des Etats-Unis d'Amérique pour la gauche à la seule condition qu'il en change l'image tout court, et sans doute un peu aussi la réalité. Pour ce qui relève de la réalité intérieure des Etats-Unis, je suis tenté de dire que ça concerne les Etasuniens eux-mêmes et cette question m'indiffère à peu près complètement.
En revanche, pour ce qui relève de la réalité extérieure des Etats-Unis, je changerai mon point de vue lorsque les Etats-Unis (entre autres exemples) cesseront de bombarder ici et d'envahir là pour des motifs diversement valables, ou lorsqu'ils cesseront de considérer que leurs standards doivent être adoptés sans contestation au point de prétendre les imposer par la force.
Je retourne la question au vaticinateur américaniste primaire : Obama fera-t-il cela ?
à thierry reboud
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 19H20 | 06/11/2008 |
Dis moi mon Thierry, bonjour d'abord,
Ainsi tu « vaticines », tu prophétises !
je connais tes gouts communs avec les miens pour l'hellénisme, mais faire la Pythie pour Mr Serraf ! ; -)))
Hugh, j'ai causé !
Là, tu vas casser la « Baraque » ce soir !
Content de te revoir !
Je broie du noir !
Zut ça rime ! ; -))))
à thierry reboud
De 2221
19H57 | 06/11/2008 |
Bonsoir Thierry,
Il te répond quand Serraf ? Il l'a pas vu, ton post ? Tu crois qu'il réfléchit ?
On va pas y passer la nuit non plus.
Notre petit vaticinateur aurait-il ses têtes ?
De Adelyne sur le sable
Si je savais | 20H17 | 06/11/2008 |
Excusez moi, mais je « suppute » que Monsieur Serraf dans son extrême bonté, a décidé de « surfer » sur le vide « libéral » qui « l'habite », et de redéfinir son « concept » existentiel sur ce qui est de « gauche » et ce qui ne l'est pas.
Soyons patientes, et patients, comme tous les phares de « pensée » il « réfléchit ».
à Adelyne sur le sable
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 22H54 | 06/11/2008 |
Salut Adau, 2221 et Adelyne.
Je suppose que le ratiocinateur s'est débranché. Moi qui espérais tellement qu'il nous ferait partager le jus de sa boule de cristal, je suis cruellement désappointé.
Tant pis : on ne va tout de même pas consacrer à ce truc plus de temps que ça n'en mérite.
Bonne nuit.
à thierry reboud
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 10H37 | 07/11/2008 |
Je ne sais pas ce qu'Obama fera. Même lui ne le sait pas exactement, compte tenu des squelettes qu'il ne manquera pas de découvrir dans les placards de la Maison Blanche une fois installé.
Mais ce que je sais, c'est qu'il est le président des Etats-Unis et qu'il fera exactement ce qu'il pense utile à la défense des intérêts de son pays -- ce qui est bien la moindre des choses.
Maintenant, il faut espérer que son background un peu spécial (et je ne parle pas de la couleur de sa peau mais du fait qu'il ait voyagé et qu'il ait vécu dans des pays très différents, qu'ils connaisse d'autres réalités et d'autres perspectives) l'amène à infléchir son action dans un sens moins américano-centré.
Autrement, on l'aura noté, il n'est pas plus le président du monde que Sarkozy. Ses responsabilités et ses prérogatives sont donc ultimement très en-deça des attentes qu'il suscite.
à Hugues Serraf
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H28 | 07/11/2008 |
Je note avec une certaine satisfaction que votre réponse dépasse enfin la question raciale, quand la quasi totalité de votre article s'articulait autour. Quant au bagage un peu spécial d'Obama, et à titre tout à fait personnel, il me semble que vous auriez gagné en pertinence en commençant par là, dans la mesure où il me semble effectivement que c'est finalement ce qu'il a de plus intéressant de notre point de vue de non-Etasuniens (mais ce n'est vraiment qu'une appréciation personnelle).
Mais pour autant (et c'était même une signification qu'on pouvait trouver à votre conclusion), en quoi le bagage d'Obama devrait-il changer le regard de la gauche sur les Etats-Unis ? Pour quelles raisons, même, devrait-on postuler que le regard de la gauche sur les Etats-Unis doive être changé ?
Je préfère éluder pour le moment le débat sur la nature de la gauche (parce que ça nous emmènerait décidément trop loin), mais pourquoi donc n'avez-vous pas envisagé que la victoire d'Obama puisse changer le regard des Etats-Unis sur la gauche, et notamment sur la question de la redistribution sociale ? Ou, pour le dire autrement, pourquoi la victoire d'Obama ne constituerait-elle pas une validation de bon nombre d'analyses de la gauche, voire de l'extrême-gauche ? Un seul exemple : la primauté de la question sociale paraît bien l'avoir emporté sur la question raciale et peut, pour une part non négligeable, contribuer à expliquer la victoire d'Obama ?
Permettez-moi de renverser votre titre : pourquoi la victoire d'Obama ne contribuerait-elle pas à changer le regard des Etats-Unis sur ce qu'une partie sensible de la gauche exècre aux Etats-Unis ?
EDIT : Merci à tous ceux qui vous ont enfin convaincu de me répondre.
à thierry reboud
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 17H35 | 07/11/2008 |
Mon article dit précisément que l'élection d'Obama n'avait rien à voir avec la question raciale. Il a été élu sur ses qualités ou, au minimum, sur les qualités que lui accordent les électeurs américains.
Mais parce qu'il est tout de même noir, et parce que les Etats-Unis sont bien un pays ayant connu la ségrégation dans un passé récent, les anti-américains par principe pourraient reconnaître cette capacité d'une société à se remettre en cause et à progresser.
Pour le reste je ne vois pas en quoi la victoire d'Obama valide l'anti-américanisme par je ne sais quelle espèce de ricochet, la prise en compte des questions sociales démontrant que le pays était un enfer jusque là… Les ressorts de l'anti-américanisme sont au moins aussi complexes que la description de ce qu'est la gauche et ne seront pas bouleversés parce qu'un démocrate remplace un républicain à la Maison-Blanche. Dans ce grand pays démocratique, l'alternance n'est pas exactement une nouveauté. C'est d'ailleurs pourquoi je termine en précisant qu'il faudra plus qu'un Obama pour changer le regard caricatural que nous (« nous » collectif) portons souvent sur les Etats-Unis, à droite comme à gauche.
Incidemment, le titre n'est pas de moi mais de la rédaction. Le mien était »Yes they can ! », ce qui ne dit effectivement pas exactement la même chose.
à thierry reboud
De Panama
enseignant | 22H20 | 07/11/2008 |
Je ne suis pas sûr de mériter le diplôme « certifié 100% à gauche » qu'on semble ici distribuer avec parcimonie. Néanmoins, cette élection m'apporte un grand réconfort, car elle signale à mes yeux que les hommes ordinaires sont capables de faire un choix raisonnable, qu'ils ont la capacité à vouloir le changement, qu'ils savent faire preuve de générosité et — ne boudons pas notre enthousiasme — de grandeur.
On a entendu dire durant des semaines que les Américains étaient trop racistes pour élire Obama. Que la crise allait conforter le vote républicain. Que les électeurs allaient préférer la continuité et l'expérience. Ce n'a pas été le cas.
On peut s'en tenir à une conception dogmatique de la gauche, mettant l'accent sur les réformes imposées d'un haut, sur la base d'une orthodoxie sociale et économique définie a priori. Mais si être de gauche c'est d'abord accorder de la valeur à ce qui compte aux yeux des hommes ordinaires, et croire que ceux-ci ne sont pas infailliblement portés vers le repli, l'intolérance et la bêtise (conception de la gauche qui est, par exemple, celle de George Orwell), alors je ne vois pas pourquoi la gauche n'aurait rien à apprendre de cette élection.
Pour moi, cette élection me confirme dans la capacité de la démocratie à faire sortir aussi le meilleur, à conduire au choix le plus sage, non seulement pour le pays concerné mais pour la paix du monde. Cette élection me remplit donc de joie, mois en raison du candidat Obama que de ce qu'il a réussit à produire, pour le plus grand dépit des Cassandre. Ça suffit à l'homme de gauche que je crois être.
De Humain
18H31 | 06/11/2008 |
S'imaginer qu'Obama est de gauche…
C'est croire que les glaces se servent chaudes ! !
Tout cela va diminuer, un peu, l'Anti-américanisme de bon aloi qui volait sur les chaînes TV
Sauf bien sur, pour l'ensemble des nuls de Canal plus, ou de France TV…
(Et d'autres encore ! Dont les nunuches de Senat TV…)
Tous ceux là se gorgaient d'anti Amérique, et dès demain se retrouveront à justifier la fermeture de nos sociétés pour cause de fonds de pension Américains.
Vive le chômage ? Ho non !
Moi, je suis pour Obama, parce que c'est bien
Moi je suis contre les fonds de pensions qui ferment nos boites et nos industries,
Et mettent nos employés à la rue.
à Humain
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 18H50 | 06/11/2008 |
Obama n'est pas de gauche ? Il est pourtant convaincu de l'être, tout comme quelques dizaines de millions d'Américains et, très accessoirement, tout comme moi. C'est quoi, « de gauche » ? Qui distribue les diplômes ?
à Hugues Serraf
De Tophee
en haut a gauche | 18H56 | 06/11/2008 |
Oui, vous aussi vous êtes convaincu d'être de gauche, comme quoi, tout le monde peut se tromper.
Obama est a gauche de l'echquier politique americain, qui ne comporte que deux case. En france, il serait a droite de l'UMP.
à Tophee
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 19H00 | 06/11/2008 |
Je vois : vous êtes donc celui qui distribue les diplômes. Peut-on maintenant évoquer les critères sur les lesquels vous faites vos arbitrages. Moi, c'est vrai, j'ai un poil réfléchi à la question et je suis convaincu d'être de gauche.
Mais d'où vient donc ma terrible confusion ?
à Hugues Serraf
De Tophee
en haut a gauche | 19H15 | 06/11/2008 |
Votre confusion vient peut être du fait que vous vous voyez en libéral de gauche. C'est un peu comme se voir comme un jeune vieux, ou un petit grand, cela porte a la confusion.
à Hugues Serraf
De déluge
menuisier | 08H51 | 07/11/2008 |
« Mais d'où vient donc ma terrible confusion ? “
Plusieurs pistes sont à explorer :
-Manque de culture politique ?
-Cuistrerie carabinée ?
-Pasque ça fait chic sortir” je suis de gauche » dans les diners ?
-Parceque le libéralisme a bouffé la gauche en vous ?
-Parceque vous êtes un blagueur blogueur ?
-Vous ne manquez pas de culot ?
-Rien que pour nous embêter ?
-Parceque vous souffrez de la même pathologie que Straus Kahn ?
A compléter.
à déluge
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 09H28 | 07/11/2008 |
Non déluge, ne mets pas le « sujet » en vrille, attends un peu, ça m'intéresse, cours pas trop vite mon lapin…
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 18H34 | 06/11/2008 |
Ca vous démange, hein, Hugues, cette vision de la gauche sur l'Amérique (enfin, les USA).
Pourquoi devrions nous changer d'optique ?
Parce que les citoyens US se sont (enfin) aperçus que Bush & Son allaient dans le mur ?
Ils y ont mis le temps, non ?
Jaycib prétend que si l'on a pas fait un séjour aux « states », on ne peut comprendre, bon.
Ceux qui ont fait 30 mois en Algérie ont-ils compris ce pays ?
Les Américains qui vivent en France, ont-ils compris ce pays, entre le Harry's Bar, les vignobles bordelais et le Cap Ferrat ?
Ils ne comprenaient même pas que l'on puisse, en 81 avoir des fromages non pasteurisés et des ministres communistes !
Comme dit #6 : les USA, on connait par la musique, la littérature, le cinéma …il a raison.
Ca peut paraître basique, mais pas plus que les Etasuniens qui ne connaissent le vaste Monde qu'au travers du Reader Digest.
Nous avons le droit d'avoir nos clichés (notre vue sur l'économie US n'était pas si mauvaise, et nombre d'anti-capitalistes avaient évoqué et anticipé la crise actuelle), même si ce ne sont que des clichés.
Pourquoi faut-il toujours se positionner sur ce pays et se plier à ses caprices, même les plus tordus ?
Non, même après le 11 septembre, nous ne sommes pas « tous des Américains », comme on aurait bien voulu nous le faire croire !
Merci quand même aux USA pour leur intervention en 1917, 1944, Dennis Hopper, le Jazz, le Rock et les jean's …
De survivant
18H44 | 06/11/2008 |
Une chose est sûr Obama ne partira pas en guerre pour les mêmes raisons que l'équipe précédente des faucons destructeurs. Néanmoins, le problème de l'Afghanistan par la résolution armée dans le programme d'Obama plutôt que l'option des pourparlers ne présage rien de pacifiste. Que faire avec l'Iran Israël et la Palestine ? Les tracas de la crise financière passe au second degré. La paix et l'engagement mondial d'un désarmement unilatéral doit figurer à l'ordre du jour d'un prochain sommet mondial des pays les plus puissants de la planète. C'est a cette noble cause que sarkozy devrait s'exercer s'il veut figurer dans les livres d'histoires comme prix Nobel de la paix ; Au lieu de réunir un G20 le 15 novembre 2008 pour expliquer à tous les chefs d'états comment piquer le fric des petites gens pour renflouer les coffres forts des banquiers et des assurances.
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 19H13 | 06/11/2008 |
Le vaticinateur libéral de gauche Hugues Serraf explique simplement à tous les premiers progressistes français venus qu'Obama l'a emporté grâce à l'insuffisance de Palin. Et, pour les plus nuls d'entre eux, qu'Obama ne sera pas suffisant pour les rendre moins cons.
Ah ! La ! La ! Heureusement que M. Serraf est là pour nous désengluer le bulbe et nous empêcher de patauger dans les poncifs les plus rances.