théâtre

Balagan

Jeunes acteurs: l'école est finie, le spectacle continue

Alors que la plupart des théâtres ont déjà fermé leurs portes, les écoles de théâtre ouvrent les leurs, louent des salles, "montent à Paris" ou attendent de se montrer au Festival d’Avignon. A l’heure où les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin, ces "spectacles de sortie" diffusent souvent un puissant élixir La suite
témoignage

"Solitaire, debout…": hommage à Klaus Michael Grüber

Je me rappelle de cette lettre que je trouvai posée sur un lourd cahier de textes et de photos en ouvrant ma porte un jeudi matin en 1998 à Paris. Elle était de Klaus Michael Grüber. Une lettre de deux pages écrites à la main en allemand. Je tentais à cette époque d’approcher l’un de ceux qui fût et restera à mes yeux, comme aux yeux de tant d’autres, un monstre sacré du théâtre contemporain. La suite
Balagan

Le spectacle vivant, un "trésor national" méprisé

Récemment, Christine Albanel, ministre de la Culture et de l’audimat, était sur le plateau du tournage du feuilleton français "Plus belle la vie". Quelques jours auparavant, elle n’était pas à l’enterrement de Christine Fersen, la doyenne de la Comédie française. On ne peut pas être partout. La suite
Balagan

Klaus Michael Grüber: la mort d'un géant

Le metteur en scène Klaus Michael Grüber vient de s’éteindre dans sa maison de Belle-île, où se sachant condamné, il avait probablement souhaité revenir pour mourir. Loin des hôpitaux et du cirque médical. Loin de toute agitation. La suite
Enquete

Qui veut la peau du spectacle vivant?

La démocratisation culturelle? Sarkozy s'y était engagé. Une promesse évaporée des budgets d'Albanel. Décryptage. La suite
Balagan

"Le Cabaret des utopies": c’est gai, c'est gag, c’est joliment gigotant

Enfin un colloque qui commence d’entrée de jeu par ce qui habituellement arrive après trois heures de sentences définitives sur l’avenir (toujours menacé) de la culture, la question (toujours oubliée) du public et celle du cœur du débat (dont on s’éloigne toujours), à savoir la phrase fatidique à l’heure des amuse-gueule et du buffet à volonté: "Bien, est-ce qu’il y a encore des questions?". La suite
Balagan

Les mots de Nougaro sur scène: le jazz est là, la java aussi

Une petite fille en pleurs dans une ville en pluie, un mannequin, une manucure, l’écran noir de nos nuits blanches, une histoire de jazz et de java, un homme saoul, sous ton balcon… Des choses comme ça. Accrochées à l’enfance, l’adolescence. Le souvenir d’un jazzeur de mots, d’un amoureux des femmes et du rythme. Ou pas. La suite
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"Par-dessus bord": huit heures dans l'industrie du papier toilette

La pièce fleuve de Michel Vinaver, "Par-dessus bord" est mise en scène intégralement (quasi huit heures de spectacle, la durée d’une journée de travail) et efficacement par Christian Schiaretti. Avec la complicité d’une trentaine d’acteurs dont aucun ne fait de la figuration ou sert de faire valoir (quel plaisir de voir tant de bons acteurs sur un plateau!). La suite
Coup de cœur

Théâtre: "Wesh! Comment tu fais le canard, on dirait ta daronne!"

Il y a comme de la poésie dans le "wesh parlé" par les casquettes-baskets des cités. Des mots pas forcément compréhensibles pour le non initié mais parlants. Des expressions venues d'ailleurs, des syllabes d'abord inversées puis avalées, de l'argot désuet. Dans "La Théorie de l'échec", dix comédiens bavardent autour d'un banc; duos ou trios d'ados engoncés dans des allers-retours entre l'école et les barres d'immeubles pourries. La suite
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Ce vendredi, où que vous soyez, lisez Annemarie Schwarzenbach

Ce vendredi 23 mai, l’écrivain, la journaliste, la voyageuse, l’amoureuse Annemarie Schwarzenbach aurait eu 100 ans. Un tel énoncé tient de l’inconcevable tant la figure d'"ange inconsolable" (Roger Martin du Gard qui la croisa et fut foudroyé comme beaucoup) est à jamais suspendue dans une beauté androgyne d’une éternelle jeunesse. La suite