
Pourquoi les riches sont-ils surreprésentés à la télé ?
Selon le baromètre annuel du CSA, le cinquième le plus riche de la population occupe deux tiers des programmes.

C'est un des nombreux enseignements du premier « baromètre de la diversité à la télévision », dévoilé mardi par le CSA : les catégories socio-professionnelles les plus favorisées, qui composent un cinquième de la population française, occupent près des deux tiers des programmes.
L'ensemble du baromètre, dévoilé pour la première fois cette année (après un « numéro zéro » en 2008) par le président du CSA Michel Boyon et le « sage » et président de l'observatoire de la diversité dans les médias audiovisuels Rachid Arhab, pointe des travers connus, principalement la sous-représentation des femmes et des minorités ethniques.
Plus étonnamment et tout aussi utilement, il détaille aussi la présence dans la lucarne des fameuses « catégories socioprofessionnelles » chères à l'Insee. Avec, donc, cette impressionnante surreprésentation des catégories « supérieures », les CSP+.
Les résultats sont édifiants :
- Population française : CSP+ 19% ; CSP- 26%
- Ensemble des programmes indexés : CSP+ 59% ; CSP- 14% (dont 2% pour les ouvriers)
- Publicité : CSP+ 45% ; CSP- 16% (dont 2% pour les ouvriers)

Le détail par catégories de programmes est aussi riche d'enseignements : les CSP+ trustent 92% des programmes d'information (contre 3% pour les CSP-), 81% des magazines et documentaires (10%), 79% du divertissement (12%), 54% de la fiction (21%) et… 100% du sport ! (Les amateurs sont priés de mieux jouer ? )
Pour le journaliste et sage du CSA Rachid Arhab, qui fut longtemps présentateur de programmes d'information, le déséquilibre dans cette catégorie s'explique très banalement : « Parmi les personnes que les journalistes interviewent, on trouve souvent des experts, qui font partie des élites politiques, économiques, sociales ou culturelles ». Il ajoute :
« Ma propre pratique du journalisme m'incite à penser qu'on pourrait évoluer par rapport à ça. »
L'attractivité de « standards supposés désirables », ceux des riches
Le sociologue Eric Macé, professeur à l'université de Bordeaux, ajoute que dans les JT, « les classes populaires ne sont représentées que dans les faits-divers et les conflits sociaux ».
La sous-représentation de ces catégories sociales dans la fiction a une autre explication, selon lui :
« C'est en raison de la “loi de l'attractivité” et de l'identification : les standards supposés désirables sont ceux des classes riches. Idem dans la publicité, où la diminution de la part des CSP+ n'est due qu'à la forte proportion des inactifs, qui incluent deux cibles très prisées des annonceurs : les enfants et les étudiants. »
Ne serait-il pas possible que la télévision reflète mieux la société française, en matière sociale comme dans les autres, comme le recommande le CSA en rendant ce rapport ? Eric Macé cite un exemple de série américaine, « Roseanne », qui mettait en scène une famille américaine populaire blanche et obèse :
« Cette série a très bien marché, mais c'est aussi en raison du talent de ceux qui l'ont conçue. »
La plupart du temps, les chaînes, producteurs ou scénaristes ont peur que la diversité (sociale ou ethnique) « passe » mal à la télé.
Méthodologie : pour ce baromètre, le CSA a demandé à l'institut IFOP de « scanner » une semaine de programmes (du 8 au 14 juin 2009) entre 17 heures et 23 heures (plus les JT de la mi-journée des cinq grandes chaînes qui en possèdent) sur les seize premières chaînes gratuites du pays, selon une méthode définie par le sociologue Eric Macé.
Seize observateurs recrutés en terme d'âge et de diversité ont indexé ces programmes en fonction des émission et des intervenants. Pour la publicité, ils incluaient toutes les personnes visibles à l'écran ; pour les autres programmes, celles qui prenaient la parole.
Les catégories retenues agrègent plusieurs catégories INSEE : par « CSP+ », le baromètre entend ainsi les artisans, commerçants et chefs d'entreprise, les cadres et professions intellectuelles supérieures, et les professions intermédiaires. Les « CSP- » correspondent aux employés et aux ouvriers.
Photo : Blake Carrington, entouré de Alexis Colby et Krystle Carrington, dans la série « Dynasty ».
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De monika
ex secrétaire médicale | 14H02 | 22/10/2009 |
Ah les paillettes illuminent notre ciel et nous font la vie plus belle! !
De nayko
Troubadour urbain | 12H19 | 22/10/2009 |
le capitalisme a un besoin viscéral de la télé ou du cinéma pour distiller dans l'inconscient les habitus a adopter. Pour que les pauvres ne se rebiffent pas, il faut bien les laisser espérer d'accéder un jour à la richesse. Donc on balance des jeux pour gagner 1000 euros, des émissions style "regarder comme c'est cool d'être riche", des pubs où "tout le monde il est content parce que papa a acheté une grosse voiture" (jamais maman bien sûr) et on termine sur un débat d'expert qui expliquent que pour devenir riche, faut dérèglementer, privatisé et surtout laissé faire les riches qui nous le rendront bien. Même en étant conscient de ce mécanisme, cela nous marque dans notre subconscient (comme les 2000 impacts de pub qu'on se prend dans les dents chaque jour). Pourquoi un Kényan rêve de l'Europe? Parce qu'il aura vu dans sa télé des séries avec de riches jeunes gens qui ne manquent de rien dans une société sans problèmes. La solution : Burn your TV!!!
The Revolution Will Not Be Televised- Gil Scott Heron
par larsen42
De Corum Jhaelen Irsei
Quadra désabusé | 12H51 | 22/10/2009 |
Du pain et des jeux !
Que l'on pourrait compléter ainsi : faites rever le peuple, il vous fichera la paix
César l'avait déjà compris.
De bjone
dev 3D | 12H54 | 22/10/2009 |
Je m'en fous je regarde plus la TV :)
De lifka
13H01 | 22/10/2009 |
Ce genre de statistique me paraît totalement non pertinente.
C'est sur que si on prend les émissions littéraires, les débats politiques ou les divers talk-show, on aura une majorité de CSP+, mais quel est le rapport évident entre CSP+ et richesse? Et à partir de quand est-on "riche"?
Tout ça reste à prouver et me met très mal à l'aise tant on peut y voir d'a priori sur la manière dont il faut classer les gens.
De rahaan
situation | 13H10 | 22/10/2009 |
a mon avis , ils sont sur représentés parceque les chaines tv vivent grace aux ecrans de pub qu'elles arrivent à vendre à leurs annonceurs
Comme qaund on est riche, on est d'avantage succeptible de consommer... et qaund on est moins riches , on veux souvent avoir plus d'argent...
De evelyne1503
13H38 | 22/10/2009 |
En dehors des critères de CSP, de sexe et de l'origine ethnique perçue, la représentation des personnes en situation de handicap a également été étudié par le CSA. C'est sûrement là, le constat le plus aberrant ; alors que la population française compte près de 5% de personnes en situation de handicap, leur représentation à la TV n'est que de 0,2%.
Et bien souvent, on associe une image négative au handicap.
Ex : un personnage de fiction se retrouve handicapé suite à un accident de voiture commis sous l'emprise de l'alcool. La notion de handicap est vue comme une punition!!
De andelle
13H49 | 22/10/2009 |
Pendant que les pauvres rêvent qu'ils feront comme les riches qu'ils voient à la télé quand ils gagneront au tiercé, pendant ce temps là, ils rêvent, ils rêvent et...ils ne se syndiquent pas. Et pendant qu'ils rêvent, les riches en profitent pour leur tondre le peu de laine qui leur reste sur le dos.
Rêver, c'est bien mais il faudrait peut-être se réveiller ! non ?
De puresonic
Contempteur irascible | 14H14 | 22/10/2009 |
ben...la télé c'est une boite à rêves.....
Autant mettre des rêves inaccessibles dans la tête des gens
c'est plus sûr......
De puresonic
Contempteur irascible | 14H17 | 22/10/2009 |
Amusant , je m'aperçois que je viens de poster un commentaire
identique en substance à celui du précédent commentateur (Andelle)
De theshadedcucumber
justicier potager | 15H13 | 22/10/2009 |
Mais vous n'avez rien compris ! En réalité, les riches sont plus représentés à la télévision parce qu'ils mangent plus de concombres !!! Ce qui leur donne bonne mine et leur permet de "mieux passer" à l'écran ! Voilà, c'est tout, pas la peine d'en faire un fromage...
De cunégonde
20H47 | 22/10/2009 |
Fiction télévisée (séries et téléfimls, quoi)
CSP+ 54%, CSP-46%
Voyons voir...
Gossip Girl= enfants de millardaires new-yorkais
Newport Beach= jeunesse dorée de la côte ouest américaine
Melrose Place = idem un peu plus âgés
Avocats et associés
PJ, Cold Case, FBI, Les Experts, Dexter et toutes les séries policières plus ou moins bien ou nazes = CSP+...
Friends = publicitaire, cheffe cuisinière de luxe, acteur de soap, vendeuse chez Ralph Lauren, masseuse
Six Feet Under = gérants d'un commerce très spécial (la mort)
Nos enfants chéris ; Merci, les enfants vont bien ; Fais pas ci, fais pas ça = CSP+
Reporters, Scalp (les traders), séries Canal+ = CSP+
EDIT : Urgences = des médecins et infirmières d'un hôpital public américain : leur catégorie CSP+ ne se voit pas forcément sur leur fiche de paie...
Mad Men = publicitaires, c'est-à-dire CSP+ évidemment
In treatment = on peut augurer que les personnes ont les moyens d'aller chez le psy...
Malcolm : la famille blanche du Midwest (4, puis 5 enfants, l'aîné ne fait pas d'études mais travaille, des petits boulots à 20ans et quelques) est pauvre, la mère est caissière de supermarché, le père employé sous-payé et assez dépassé par les évènements (précarité, garçons pour le moins turbulents). Ils manquent cruellement d'argent, c'est un des leitmotivs fondamentaux de cette sitcom, notamment beaucoup d'histoires avec l'(absence d') assurance maladie et toutes leurs petites combines pour se débrouiller et se maintenir à flot, toujours grâce à la mère autoritaire et surtout battante. Malcolm, l'enfant du milieu, dort dans le même lit que son frère Reese, et le plus voeu le plus cher du benjamin, Dewey, est d'avoir un jour un pantalon qui n'ait pas appartenu à ses frères...
Tout le monde déteste Chris : dans les années 1970 ou 1980, à Chicago, les parents de Chris, 13 ans, Noirs issus d'un milieu modeste, ont réussi à s'élever au niveau de la classe moyenne (sa mère est avocate je crois, CSP+ donc), et ils ont tenu à déménager dans un bon quartier pour que Chris aille dans une bonne école, forcément "une école de Blancs", à l'époque, pas une école des ghettos...Dans le bus du quartier blanc, même les femmes enceintes ne veulent pas s'asseoir à côté de Chris, le gamin noir. Et les premiers jours d'école, il est le seul Noir (sur un collège de 600 élèves) au milieu d'un ostracisme taciturne et de quelques injures racistes dans l'air, seul un élève va vers lui, lui parle gentiment ("elles sont classes, tes chaussures!"). Ce sera son meilleur ami.
Deux séries particulièrement réalistes.
Sinon, comme séries plus nuancées en matière de revenus, hormis Plus Belle La Vie (le serveur, l'employée...), on trouve d'autres séries pour adolescents :
-Skins : Syd, Cassie, Maxxie, Anwar ont des parents moins fortunés que Tony et Michelle... qui sont aussi les meilleurs en classe et iront, après le lycée, respectivement à Oxford et Cambridge si je ne m'abuse, tandis que Maxxie est boursier, il me semble, quand il rejoint son école de danse londonienne, et les autres se retrouvent un peu paumés... Cela dit Tony et Michelle, classe moyenne + à vue de nez, affichent leur mépris pour les élèves du lycée privé religieux ultra cher, dont les parents ont des tapis persans, qui aprennent l'italien et le français au lieu de l'espagnol basique de leur lycée public)
-Dawson : si les parents de Dawson ont "les moyens", et si ceux de Jack et Andie viennent carrément du très chic Rhôde Island, Joey, elle, est une orpheline de mère élevée par sa soeur ainée peu fortunée et dont le père est en prison, et, major de sa promo lycéenne, c'est grâce à son mérite et un prêt de son ami Dawson qu'elle ira à la prestigieuse université littéraire Worthington...
Dans cette série 1990' on note pourtant le casting 100% blanc, alors que même dans l'adaptation version 2000's du très wasp Beverly Hills, un des personnages principaux est noir...
-Greek : les frère et soeur Casey et Rusty, à l'université fictive de Cyprus Rhodes ont des parents classe moyenne, mais, dans sa sororité fréquentée principalement par des filles de riches, si ce n'est de milliardaires ou du gouverneur de l'Etat, Casey fait tout pour ne pas avoir l'air pauvre... Leurs meilleurs amis sont respectivement Ashleigh et Calvin, des Noirs membres de leurs fraternité/sororité.
Ce ne sont que quelques exemples...
RE : EDIT : et Louis la Brocante? brocanteur, c'est CSP- non?
De Aristophile
Activiste | 16H34 | 22/10/2009 |
"Il y a le vital, le simplement normal (déjà quelque peu subjectif), le superflu (bien plus subjectif encore) et le luxe (sans commentaire). Et il y a quelques milliards de Terriens qui ne disposent pas du vital alors/parce que quelques millions de Terriens n'appellent pas le superflu par son nom"
Montrer le luxe à la télé, c'est au sens propre "pousser au crime"
Triste société
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 16H48 | 22/10/2009 |
Ca se comprend pour les polars.
Un riche il embauche un tueur à gages pour liquider sa femme pour des questions d'héritage et d'assurance vie car il s'est ruiné à cause d'investissement foireux, et il en profite pour mettre sa maitresse dans la combine. Bref y'a de quoi faire une histoire complexe.
Un pauvre, il tue sa femme juste parce qu'il a bu un peu trop et que ce soir là il lui a tapé dessus un peu trop fort après avoir vu qu'il a perdu au loto. Y'a que Navarro pour faire tenir le suspens plus de dix minutes :D
à Keldan
De Ed Point
Employé de banque | 21H21 | 22/10/2009 |
Alors pourquoi l'affaire Gregory continue-t-elle à faire couler autant d'encre (voir encore le Monde magazine de la semaine dernière)?
De Ed Point
Employé de banque | 21H17 | 22/10/2009 |
La question pourquoi les riches sont-ils surreprésentés à la télé? appelle sans doute plusieurs réponses. Mais il y en a au moins une pour moi évidente, c'est que ce sont les CSP+ qui font les émissions de télé... donc ces CSP+ nous parlent
1) de ce qu'elles connaissent le mieux et
2) de leurs problèmes qu'elles considèrent comme universels.
Parceque lorsque on sort de la production télé et où tout un chacun peut s'exprimer on trouve de tout:
en littérature : des héros CSP-
Héroïne concierge: le Hérisson, incroyable succès de librairie; en passant par les héros de Zola ou Dostoîevski...
Des écrivains CSP-, alcoolos miséreux ou taulards (de Rimbaud à Bukowski) sans oublier le génial Edward Bunker d'Aucune Bête aussi Féroce...
en BD: Gaston Lagaffe du Génial Franquin est employé (CSP-), Astérix et Obélix (guerrier et livreur de menhir - on est loin des CSP+), les héros de Margerin ou de Charlier etc.
Donc je ne pense pas que c'est pour nous faire réver que les CSP+ sont surreprésentés à la télé... C'est bien plus pire! Là où il n'y a pas de diversité c'est au niveau des dirigeants de chaînes, des concepteurs de programmes et autres producteurs...
à Ed Point
De cunégonde
20H32 | 23/10/2009 |
c'est un point intéressant que vous soulevez là.
De sitoihien
22H59 | 22/10/2009 |
Les riches sont sur représentés a la télé pour montrer qu'ils sont un danger planétaire comme l'explique Hervé Kempf dans son livre, "comment les riches détruisent la planète".
http://www.article11.info/spip/spip.php?article237
De Wildleech
éveillé et curieux | 02H38 | 23/10/2009 |
Est-ce qu'ils ne sont pas tout simplement payés pour vendre du rêve à ceux qui ne peuvent rien espérer autrement ?
De alberte
Sage-femme retraitée | 17H30 | 23/10/2009 |
Parceque cela fait rêver les gens et que cela leur permet
d' échapper à leur quotidien qui est fait de surendettement et de crédits révolving !!!, vous savez, celui que ne veut pas interdire Mme lagarde parceq' elle pense que ça fait consommer. Quel mépris pour les pauvres cela indique. Il est vrai q' elle adore les riches et surtout les très riches, et parmi eux les banquiers qui se gavent de ces crédits.
De CRAZY-HILUX
Chomeur, Automobiliste, Contribuabl... | 07H35 | 24/10/2009 |
La richesse faitt plus réver que la pauvreté, et la réussite fait plus réver que l'échec. pour les fictions, tout est dit.
Pour les infos, ce n'est pas l'avis de la concierge, de la retraitée, ou de l'ouvrière de l'usine de l'autre bout de la France qui m'interesse, leur avis vaut tout autant que le mien,donc je préfère le mien. Si je dois prendre en compte l'avis de quelqu'un d'autre, c'est parce que c'est un expert (donc une référence reconnue), ou quelqu'un qui a réussi dans le domaine dans lequel il intervient, sa réussite étant la preuve de sa qualité.
Voilà pourquoi on voit plus de riches, beaux, jeunes et bien portant, que de pauvres, moches, vieux, et malades.
Sinon, ce n'est pas la peine de regarder la télé (à moins d'être maso ou sado), il suffit de regarder autour de soi, de s'asseoir au bord du trottoir et de se mettre à pleurer, mais ça ne changera rien au monde.
Quant aux "minorités", qu'elles le restent !!! (Bien qu'il n'y ait plus une seule série qui n'a pas son beur ou son black, quotas obligent) j'en vois assez dans la rue pour ne pas en redemander à la télé. Pourquoi ne pas leur faire des chaînes dédiées, ou eux et ceux à qui ils manquent pourrais se satisfaire?
De worst04
pôv' conne | 10H02 | 24/10/2009 |
Un plateau de télé c'est " regardez comme je suis beau,comme je m'amuse bien,comme je sais tout,comme j'ai bien mangé , comme on se marre bien avec les copains ..comme la vie est belle ..comme on est bien accueilli partout ,comme le champagne est bon ..." Tous ces vermissaux qui grouillent et qui veulent exister à tout prix , à coup d'excentricités les plus ridicules qui soient , ne sont que des has-been,des pistonnés,des avant-derniers de la classe . Le pire c'est qu'ils se prennent au sérieux ! Merci à internet d'aider à mettre un grand coup de pied dans la termitière .
De LienRag
13H41 | 25/10/2009 |
Dilbert (qui est souvent trés plat, mais là non) résumait bien la situation lorsqu'il a été envoyé dans l'équivalent de l'Albanie pour les aider dans la transition vers l'économie de marché (je cite de mémoire, pas taper):
"Alors vous allez travailler à produire de belles choses et en échange vous aurez le droit de regarder des riches les porter à la télé".
De louchardem
journaliste non pratiquant | 03H38 | 26/10/2009 |
C'est un peu court comme explication dire que c'est parce que les gens sont fascinés par les riches. C'est une fois de plus renvoyer les responsabilités au populo. C'est du même ordre que le top 50. Les majors maqués aux radios balancent de la soupe musicale sur toutes les ondes, les gens finissent par acheter puisqu'il n'y a que ça qu'on leur propose. Et après les marchands vous disent, la bouche en cul de poule : "c'est les auditeurs qui réclament ça, c'est pas de notre faute si les clients ont un gout de chiottes."
Alors qu'ils auraient pu contribuer à éduquer le public qui, lorsqu'on lui propose des trucs de qualité, plus difficiles d'accès, finit par adhérer. Seulement, ça met un peu plus de temps.
Pour revenir à la télé, quand les séries françaises proposent des héros récurrents qui ne font pas partie de la haute (du genre Louis la brocante), il me semble que les télespectateurs adhèrent. Il n'y a pas que le bling bling qui fait rêver.
Si les chaines proposaient des sujets sociaux, des bons documentaires sur le monde du travail, comme par exemple “La Mise à mort du travail”, qui est diffusé lundi 26 et mercredi 28 octobre sur FR3 (un chef d'œuvre), je suis persuadé qu'ils seraient regardés.