Nicolas Sarkozy n'en démord pas: il souhaite pouvoir s'exprimer devant le Parlement. Il l'a dit pendant sa campagne présidentielle, il s'en donne maintenant la possibilité: l'avant-projet de loi sur les institutions la prévoit explicitement. Les socialistes hurlent à la violation de la séparation des pouvoirs. Au nom de celle-ci, le Président ne pouvait en effet, jusque-là, s'adresser aux élus que par le truchement de messages écrits (
article 18 de la Constitution).
La demande de Sarkozy ne mérite pourtant pas une telle bronca.
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