
Le sport de haut niveau, « grande école » de la triche
Les grands rendez-vous sportifs de 2008 (Jeux olympiques, Euro de football, Tour de France…) risquent d'en fournir une nouvelle fois la preuve : comme les grandes écoles forment l'élite de la nation, le milieu sportif de haut niveau éduque efficacement ses adeptes à la dope, à la triche, à la magouille et aux petits arrangements pour monter sur le podium.
Le sport de haute compétition est une course poursuite incessante entre les gendarmes -les officiels des fédérations- et les voleurs : les champions qui veulent toujours jouer avec les règlements afin de passer l'adversaire. Cette dérive qui n'est pas récente touche toutes les formes de compétition qu'elles soient scolaires, sociales, professionnelles, scientifiques, amoureuses (aphrodisiaques), politiques (corruption) et, bien sûr, sportives.
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Dans les enceintes athlétiques, parmi les ingrédients disponibles pouvant faire la différence, on trouve pêle-mêle la corruption, le tirage de maillot -particulièrement à la mode lors du Mondial de foot 2006- les fautes simulées, l'antijeu, les menaces physiques, les insultes pour pousser à la faute -n'est-ce pas, Marco Materazzi ? - les vilains gestes pour éliminer un concurrent, la poussette dans les cols et naturellement le dopage.
En 70 avant Jésus-Christ, déjà…
Cette liste est loin d'être exhaustive, dans la mesure où l'ingéniosité de l'homme pour tricher n'a pas de limite. Des écrits très anciens rappellent d'ailleurs qu'en l'an 70 av. J.-C., un dénommé Eudelos inscrit aux Jeux olympiques, avait vendu ses chances à Philostrate, un autre compétiteur.
Nous avons aussi retrouvé dans La Vie au grand air, une revue illustrée de tous les sports paraissant pendant le premier quart du XXe siècle, une grande enquête datant de 1910 consacrée « aux truquages dans le sport » (n°591 et 593 à 586).
Cette étude concerne bien sûr les activités de compétition les plus pratiquées et, par corollaire, les plus médiatisées de cette période. On en dénombre six : la lutte, la boxe, le cyclisme, l'hippisme, le duel et l'automobile.
Après la Grande Boucle 1926, la chronique de l'époque rapporte que « la magistrale épreuve vient de subir une formidable et redoutable éclipse, car on n'apprendra rien à personne en disant que le dernier Tour de France s'est déroulé au milieu d'une indifférence quasi générale. »
L'auteur de ces lignes, Alphonse Baugé, le célèbre directeur sportif, poursuit en expliquant que le comportement des coureurs indispose Henri Desgrange, le patron du Tour, qui se creuse la tête pour que son règlement soit respecté (Le Miroir des sports du 26 octobre 1926) :
« Il s'indigne, non sans de sérieuses raisons, que des coureurs transgressent le règlement, ne cherchent qu'à truquer, qu'à continuellement échafauder les pires combinaisons ».
« Personne n'est venu me dire que c'était interdit ! “
La définition du dopage est contestée -certains pensent que le cannabis (drogue psycho-active) ne joue aucun rôle dans la performance-, mais pour certains, l'éthique sportive est elle aussi un concept flou.
Par exemple, Jean Graczyck, lorsqu'il fut mis hors course du Tour d'Italie 1959, pour s'être accroché à une moto, eut une réponse assez inattendue : ‘Personne n'est venu me dire que c'était interdit ! (Le Miroir des sports du 8 juin 1959).
Effectivement, de nombreux athlètes ont résolu le problème en éliminant le mot triche’ pour le remplacer par ‘se débrouiller’, beaucoup moins négatif pour leur image publique. Au fil des décennies, cette habitude consistant à contourner la règle n'a fait que s'amplifier.
Les résultats d'une enquête publiée aux Etats-Unis en 1983, émanant de l'Institut de criminologie de New York, laissaient d'ailleurs bien augurer de ce qui se passe aujourd'hui. Sur 8 700 personnes soumises au détecteur de mensonge entre 1972 et 1976, 5 300 -soit 61%- s'accusaient en priorité d'avoir triché dans une compétition sportive entre 12 et 18 ans (L'Equipe du 5 septembre 1983).
Tirages de maillot, coups de coude et de tête obligatoires
On dit toujours, avec justesse, que l'exemple vient d'en haut. Or, les caméras indiscrètes de la dernière Coupe du monde de foot nous ont montré, et par la même occasion à tous les jeunes joueurs de la planète voulant s'identifier aux stars du ballon rond, une épidémie de tirages de maillots. Cette tactique n'a qu'un seul but : entraver les meilleurs.
C'est, bien sûr, toujours la différence de qualités et d'aptitude entre les hommes qui génère la tricherie des moins bons ou des plus faibles. Ensuite, tout le monde s'y met. Chez les ‘manchots’, le comble de la perversion éducative nous est asséné par le Français Philippe Troussier, entraîneur de l'équipe du Japon lors du Mondial 2002, dans Le Parisien du 29 mars 2001 :
‘Pour progresser dans la hiérarchie, le Japon doit apprendre à tirer un maillot, à mettre un coup de coude ou un coup de tête sur un corner.’
Autre évolution perverse, à partir du moment où plus personne ne respecte la règle, il n'y a plus de ‘hors-la-loi’. C'est en tout cas l'analyse du canadien Ben Johnson après son contrôle positif du 100 m des JO de Séoul en 1988 (L'Equipe du 22 juillet 1996) :
‘Je prenais des stéroïdes comme tous les autres qui étaient au départ avec moi ce jour-là. Nous nous sommes battus à armes égales, il n'y a pas eu de tricherie. Un tricheur contourne les règles pour gagner, ce n'est pas ce que j'ai fait, j'ai suivi les mêmes règles que les autres. Ceux qui m'ont traité en paria sont des hypocrites.’
Autres transgressions de la morale sportive : les résultats ‘arrangés sur ordre supérieur’ avant de passer la ligne sont loin d'être exceptionnels. A Gao, avant l'arrivée du Paris-Dakar 1989, Jean Todt, le team-manager Peugeot tire à pile ou face le vainqueur de l'épreuve : le sort désigne le Finlandais Ari Vatanen devant le Belge Jacky Ickx (‘Jacky Ickx, Mon nouveau challenge’, hors série de Paris Match paru en 1990).
En 1996, lors de la classique cycliste Paris-Roubaix, l'équipe Mapei-GB réussit le triplé. Le Belge Museeuw remporte la classique en sprintant mollement devant ses deux partenaires eux aussi en roue libre : l'ordre d'arrivée ayant été décidé par téléphone entre le directeur sportif et le grand patron de l'équipe italo-belge (L'Equipe du 15 avril 1995).
Le langage pervers des commentateurs sportifs
Au début de l'année 1995, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Jeunesse et des Sports, déclarait la guerre à la tricherie. En s'adressant aux responsables du sport français lors de la traditionnelle cérémonie des voeux, elle affirmait : ‘Ne demandons pas à des jeunes de se comporter mieux que certains dirigeants ou certains commentateurs.’
A cette occasion, elle voulait mettre en place un ‘comité de l'esprit sportif’ et un code de déontologie du sport destiné à lutter ‘contre les nouvelles formes de déviance qui affectent la pratique sportive contemporaine’ (Le Monde du 11 janvier 1995).
Pour Michèle Alliot-Marie, une telle opération ‘contre la tricherie et l'élégance du geste’ devait s'inscrire dans la durée. On attend toujours. On aimerait notamment que les commentateurs télévisés adoptent un langage moins pervers, en supprimant de leur vocabulaire des expressions comme ‘il a du métier’ (pour signifier en fait : il est truqueur, mais il le fait bien), ou encore ‘la saine agressivité’ (pour évoquer un joueur rugueux et à la limite de la violence).
Qu'en pensent les sportifs et les responsables concernés ? Lorsqu'ils laissent de côté la langue de bois, le constat qu'ils dressent fait froid dans le dos. Petit florilège de citations à garder en mémoire : Roger Bambuck, ministre de la Jeunesse et des Sports de mai 1988 à mai 1991 n'hésitait pas à déclarer dans l'Equipe du 21 octobre 1988 :
‘Je suis peu soupçonnable d'être contre le sport de haute compétition. Mais si une société se met à vendre des exploits fictifs, j'affile constantrme sans hésiter que cette société est en perdition. Si tel était le cas, je ne pourrais plus m'y intéresser.’
Jean-Philippe Bouchard, journaliste à France Football, dans Marianne du 10 novembre 1997 :
‘On ne peut pas revendiquer l'interdiction du dopage au nom de l'équité sportive si l'on admet comme définition du sport, le mot compétition'. Dès que l'on compte les points, il s'agit de profiter des faiblesses de l'adversaire. Tant pis pour le boiteux, le borgne, le faible.Et le dopage s'inscrit logiquement comme un moyen scientifique performant pour aller (toujours) plus vite, plus haut, plus fort. Alors, pourquoi l'interdire ?
Francesco Moser, cycliste professionnel de 1973 à 1988 (L'Equipe du 9 avril 1999) :
Pour défaire le dopage, il faudrait déclarer vainqueur celui qui arrive dernier !
Laurent Tettamanti, cycliste élite (Info dimanche du 31 janvier 1999) :
Depuis les juniors, voire les cadets, la notion de plaisir et de bienfait disparaît, chassée par l'esprit de compétition. Dès lors, tout est axé sur le résultat. C'est le début de l'engrenage.’
Jean Texier, culturiste et chroniqueur sportif (Le Monde du muscle de janvier 1997) :
‘Evidemment, maintenant, si j'avais 18 ans, et si je voulais faire des compétitions de bodybuilding, mon modèle serait sans doute Dorian Yates, puisque c'est lui l'as des as actuels en bodybuilding.Je serais obligé d'apprendre le maniement des seringues, puisque c'est le préalable à toute participation, même modeste, à une compétition de bodybuilding de nos jours, même à un niveau régional amateur.’
‘A 15 ans, je savais que certains amateurs n'étaient pas à l'eau claire.’
Ainsi, tout concoure pour que la mauvaise éducation se perpétue à grande échelle. De même, la plupart des entraîneurs sont des anciens sportifs connaissant tous les trucs ou ayant déjà goûté aux fruits défendus.
Parmi les entraîneurs nationaux d'une fédération hexagonale, figurent trois ex-pris au contrôle antidopage dont l'un, circonstance aggravante, pour fraude caractérisée. Gilles Delion, l'un des rares coureurs des années 90, labellisé propre par ses pairs, a bien expliqué que l'existence du dopage pour un jeune démarre très tôt (Vélo sprint d'avril 1990) :
‘Quand j'ai débuté parce que mon père avait fondé un club de cyclotourisme et m'en avait donné le goût, on m'en parlait déjà. A 15 ans, je savais que certains amateurs n'étaient pas à l'eau claire.’
Dans le cyclisme, l'école de la triche n'est pas récente. Une étude historique sur le cyclisme en Pyrénées-Atlantiques et en Aquitaine parue en 1994, nous rappelle ‘qu'en 1973, les quatre premiers du championnat d'Aquitaine des cadets sont déclassés pour un contrôle positif’.
On apprend que lors de l'assemblée générale des clubs béarnais en 1975, le délégué local de la FFC constate que ‘cette fâcheuse et dangereuse coutume arrive à faire tâche d'huile même dans les couches inférieures de nos licenciés.’ (‘Le Cyclisme en Pyrénées-Atlantiques et en Aquitaine : 1945-1983. Aspects d'histoire sociale’, de F. Biratelle).
Et pourtant, certains dirigeants fédéraux s'étonnent aujourd'hui que les amateurs soient aussi contaminés. A chaque nouveauté réglementaire ou avancée antidopage, un seul mot d'ordre anime les sportifs et leur entourage : ne surtout pas accepter la nouvelle directive mais en trouver, au plus vite, la parade et pouvoir ainsi la contourner.
Pierre Chany, l'un des journalistes les plus reconnus de la presse cycliste, avait bien analysé le comportement de l'homme placé dans une enceinte sportive : ‘Si vous ne voulez plus de dopage, supprimez la compétition !
Les produits dopants trop chers pour les joueurs du Top 14 ?
En admettant, et nous sommes de cet avis, que les joutes athlétiques sont bien la cause numéro un du dopage, il ne faut pas mésestimer en tout premier lieu l'influence potentialisatrice des médias mais aussi l'extension des calendriers, de l'argent, des honneurs, des pressions des employeurs.
En ce qui concerne le nerf de la guerre’, rappelons que pendant des années, dans certaines spécialités sportives, atteindre un réel niveau de rentabilité peut demander une décennie, au cours de laquelle le sportif ne gagnera pas grand-chose et pourtant il sera déjà contaminé par le dopage.
Curieusement, et c'est le seul sport qui met en avant un tel argument, plusieurs spécialistes du rugby (internationaux ou dirigeants médecins) défendent l'image propre du ballon ovale en expliquant que le prix de la dope serait un obstacle rédhibitoire pour les joueurs du Top 14. Qui peut les croire ? Répétons-le, la triche sportive sous toutes ses formes est inhérente à la compétition. Afin de limiter cette dérive, il faut contraindre tous les acteurs -dirigeants, sportifs, officiels, éducateurs, journalistes- à respecter les règles et pour cela s'en donner les moyens.
En cas de transgression, les sanctions doivent suivre sans ‘magouille’ supplémentaire. Peut-être faut-il envisager en toutes circonstances des commissions de discipline sur le mode du Tribunal arbitral du sport (TAS) totalement indépendantes. Pour ce qui concerne la lutte antidopage, et après quarante-trois ans d'échecs, il nous paraît indispensable de retirer aux fédérations le pouvoir de sanctionner.
D'ailleurs, en Allemagne, pays à la pointe d'une lutte réaliste, certaines fédérations, notamment celle de l'athlétisme, font appel depuis le début de l'année à un tribunal national d'arbitrage du sport, totalement indépendant du milieu sportif. Les fédérations peuvent lui confier les questions disciplinaires (décisions et sanctions) en cas de contrôle antidopage positif.
En revanche, les instances fédérales devraient concentrer tous leurs efforts sur l'éducation et la prévention. Or, encore à ce jour, c'est loin d'être leur priorité.
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De C. Creseveur
D'actualité | 16H07 | 22/01/2008 |
Le dopage existe à coup sûr dans le rugby. Sans parlmer de l'équipe anglaise de vétérans dont, étrangement, la puissance est allée crescendo, il n'y a qu'à voir l'évolution physique de quelques joueurs de l'équipe de France à 6mois du championnat du monde, puis à l'ouverture de ce même championnat.
D'ailleurs on pourrait se demander si la stratégie du « bulldozer » (jeu au ras), l'unique stratégie, sur laquelle Laporte s'est appuyé, n'avait pas été escomptée sur cette puissance physique ?
De paulber
16H09 | 22/01/2008 |
Aussi longtemps que seul l'argent compte - ce qui est malheureusement le cas et de plus en plus le cas…-, le sport continuera à souffrir ! Il faut par ailleurs savoir que la plupart des fédérations internationales sont dirigées par des voyous avides de pouvoir et de gros sous. Je le sais pour l'avoir vu de mes yeux vu. Triste monde.
à paulber
De anti_cons
16H27 | 22/01/2008 |
« Triste monde » j'aime bien les petites phrases inutiles et d'une banalité rare comme celle-ci…et vous dites avoir « vu de mes yeux vu » un dirigeant de fédération internationale ? ? à la télé j'imagine comme tout le monde hahaha
à anti_cons
De paulber
20H11 | 22/01/2008 |
Banale certes l'expression « Triste monde » mais oui j'ai travaillé avec les fédérations internationales et plus pendant 30 (trente) ans. Deux des grands problèmes de notre monde : la stupidité et l'argent. A vous d'en tirer les conclusions.
à paulber
De kristian.jakob
citoyen du monde | 17H19 | 22/01/2008 |
je dis oui , le dopage cela est grave pour le vie du sportif , cependant il faut avoir pratiqué des efforts tellement violents comme cela arrive dans le cyclisme , pour en prendre conscience , certes parfois il y a l'argent , mais plus souvent il y a la gloire du club et des copains ! ! ! vous l'avez compris je parle des amateurs , sachant qu'avant de devenir professionnel , il faut être un bon amateur et se faire remarquer , être un bon , un gagnant , à cela s'ajoute le famille qui pousse qui fait monter le pression , cela s'appelle la petite gloire ! ! alors on se mets à rêver et se dire oui , pourquoi pas ? après tout d'autres , l'ont fait ! ! je vais essayer de toutes les façons ce qui compte c'est la gagne ! !
Voilà comment cela commence ! !
si l'on se fait pas prendre on est un champion , dans le cas contraire un tricheur ! ! et bien dans la vie cela se passe de la même manière :
Allez a plus je vais me faire mes 100 bornes
cordialement .kinski
à paulber
De ifaker
Icissien | 17H39 | 22/01/2008 |
tu as raison Paulbert, si on commençait par assommer les sponsors par des amendes énormes à chaque fois qu'un de leurs sportif se fait prendre, ils leur mettraient un peu moins la pression. il faudrait réfléchir à une façon de faire proche de ça : du genre placarder en 4X3 : NIKE : partenaire de 68 sportifs dopés en 2008 ! quelle pub !
à ifaker
De eklipse
22H04 | 22/01/2008 |
Oui, très simple et tellement efficace ! Ou aussi : « Vous roulez avec le vélo d'un sportif qui développe un cancer à cause du dopage ».
Un peu comme pour les cigarettes.
à paulber
De pablico
18H51 | 22/01/2008 |
c'est la preuve par 9 que l'argent pourrit tout.
Je me demande, si les gladiateurs, au temps de la belle époque romaine, se dopaient ? pour tricher ils devaient le faire surement.
De lamarquejaune
ouvrier en france | 16H21 | 22/01/2008 |
désertons les stades et vous verrez que sans argent on devrait revenir à des choses plus saine pour tous le monde, du sportif au spectateur le sport mondial est dirrigé comme une entreprise trop d argent tue le sport ! ! ! ! !
De Tintinac
16H30 | 22/01/2008 |
Il faut les toucher où cela fait mal, l'argent.
Nous aimons bien les tricheurs car nous sommes trop tolérants avec eux.
Pour la délivrance des licences nous devrions faire signer un accord sur les prises de sang, les prélévements de cheveux, d'urines, etc. Dans cet accord le tricheur s'engagerait à restituer la totalité de ces gains sur 1 an ou plus en arrière. Il serait aussi intéressant de lui facturer les frais d'analyse ainsi qu'une participation au financement des actions pour la recherche des tricheurs.
Surtout ne pas crier au scandale pour mes propos. Les sportifs honnêtes n'ont rien à craindre et il faudrait instaurer une gratuité pour ces gens. Je me demande si cette mesure de gratuité coûterait cher ? ? ? ?
Cerise sur le gâteau : radiation à vie.
Après cela à chacun de mesurer l'intérêt de se doper.
à Tintinac
De ifaker
Icissien | 17H45 | 22/01/2008 |
le problème est que la gloire les fait aussi avancer , il suffit de voir les « petits » sports ou peu d'argent est en jeu : ex : feuilleter le dernier « endurance book » calandrier des épreuvves d'endurance : trail, raid … pour amateur : p37 : publicité ouverte pour VOMAXINE produit dispo en pharmacie a la pouvoir d'augmenter la performance des sportifs sans entrainement supplémentaire … VOus appelez ça comment ? ? ? et pourtant peu d'argent dans le trail…
à ifaker
De Tintinac
18H08 | 22/01/2008 |
Vous avez tout à fait raison, ils sont encore moins malins que ceux qui se font payer.
Risquer sa vie gratuitement rien que pour la gloire, avec du recul c'est un sacré projet. Pourquoi ne pas travailler gratuitement ?
De Peureux anonyme
17H18 | 22/01/2008 |
Les bienfaits de la compétition sportive sont multiples :
Pour les plus grandes d'entre elles : capter l'audience et mettre les cerveaux des spectateurs en situation d'absorber les conseils de la publicité.
D'une manière générale faire progresser les techniques qui serviront demain à Monsieur tout le monde. Peut on nier que la compétition automobile, au moins en ses débuts, à permis l'amélioration des moteurs, freins, suspensions,… ? De même nos vélos actuels sont bien plus légers, surs et rapides que ceux des premiers Tours de France. Dans ce registre, le dopage occupe de nos jours une place prépondérante. Nos performances physiques vont en s'améliorant, ou, du moins, les séquelles du mode de vie actuel (obésité, vieillissement, sénilité…), sont fortement atténuées grâce aux formules des potions mises au point par nos sportifs de haut, moyen et bas niveaux.
Enfin, en sécrétant une règlementation tatillonne et en mettant en place les officines chargées de la faire respecter avec modération, on fournit de l'ouvrage, une raison d'être et parfois beaucoup d'argent à des dirigeants sportifs ventripotents qui pourraient n'avoir, autrement, qu'une faible utilité sociale.
à Peureux anonyme
De Tophee
en haut a gauche | 17H42 | 22/01/2008 |
La page de wikipedia sur le dopage nous aprends :
« Dans son ouvrage le dopage en question, Jean-François Bourg indique que l'espérance de vie d'un joueur professionnel de football américain ne dépassait pas 55 ans dans les années 1990. Selon le docteur Jean-Pierre de Mondenard, qui a étudié les dossiers médicaux des participants du tour de France depuis 1947, pour les coureurs le risque de décès cardiaque avant 45 ans est cinq fois supérieur à la moyenne. »
Alors que d'autres stat (pas le temps de les retrouver) montres que l'esperence de vie des cycliste amateurs et superieur a celle des sedentaire.
Mais bon, que les doper crevent pour nous vendre des montres ou des derailleurs, tous cela et tres bien. J'espere juste que cela ne coute pas trop cher a la secu….
à Tophee
De Peureux anonyme
16H55 | 23/01/2008 |
Tout à fait juste.
Je pense que nous pouvons nous rassurer.
En mourant jeunes, les sportifs font globalement faire des économies à la Sécurité Sociale, surtout par comparaison avec le quatrième age et les soins constants qu'il nécessite.
Par ailleurs, ils sont une bénédiction pour les caisses de retraite.
De Pierre Esselinck
Etudiant ingénieur nomade | 18H20 | 22/01/2008 |
Je ne sais pas si notre président court très vite, mais je suis sûr que les lignes blanches il connait ! Chacun son dopage.
De Garp
citoyen d'en bas | 18H37 | 22/01/2008 |
Il ya trop d'intérêts en jeu, entre autres télévisuels donc politiques ( remember « panem et circenses » ) pour que cessent le dopage et la triche généralisée !
La seule solution : arrêter le sport dès qu'il n'est plus pratiqué pour le plaisir !
Voire même arrêter le sport tout court ?
De DIOPZO
19H10 | 22/01/2008 |
Si tous les sportifs de haut niveau sont dopés alors c'est encore le plus fort qui gagnera.C'est bien ce que nous voulons, à savoir, que « le meilleur gagne »,alors, où est le problème ?
à DIOPZO
De Anonyme.Courageux
23H18 | 22/01/2008 |
Dans ces conditions, celui qui gagne c'est effectivement le meilleur… mais en dopage.
De Pictulo
19H59 | 22/01/2008 |
Pourquoi pas ? Mais alors, il faudrait le faire en toute « transparence », au vu et au su de tout le monde.
On pourrait connaître, outre les particularités physiques des sportifs, (poids, taille, performances), leur partenaire chimique. Tel coureur cycliste afficherait sur son maillot la marque du labo qui met au point son produit. Mieux : les labos créeraient leur propre championnat de football, interdit aux sportifs non dopés. Ca a le mérite de la logique, mais c'est totalement absurde, franchement…
C'est curieux, mais pour moi Marion Jones n'est pas une sportive. Pourtant elle l'est : elle s'est entraînée durement pendant des années. Mais ses aveux pathétiques et larmoyants l'ont définitivement fait tomber de n'importe quel podium.
Les sportifs dopés, on ne les aime pas. Il doit bien y avoir une raison à ça. Dès qu'on apprend leur forfaiture, on les déteste, on aime les voir patauger dans leurs explications laborieuses, on sourit, on se moque. Je crois que ça restera comme ça.
Question : en quoi cela chanterait-il les choses si les fédérations étaient privées de possibilité de statuer ?
Question : Qu'est-ce qu'il dit, Bambuck ? Sa déclaration est illisible.
Et allez, question : Les marins, ils se dopent ou pas ?
De PCM
X | 22H09 | 22/01/2008 |
Rassurez-vous, la triche et la magouille existent aussi dans les grandes écoles et autres prestigieux concours…
De Susanna
22H27 | 22/01/2008 |
Cher docteur Mondenard,
J'ai assez radoté ici l'idée selon laquelle le dopage (ou la triche) se désamorcent par l'explication et la pédagogie - là où les journalistes sont au mieux confus et au pire mouillés.
Aussi, encore une fois, je vous remercie pour cet article aussi informé qu'argumenté.
Vous verrez : c'est comme ça qu'on va coincer ces pourris qui, non seulement dénaturent le sport (passe encore : le sport de compétition est trop souvent pourri), mais accréditent l'idée selon laquelle « le monde est une jungle », ou que « tous les moyens sont bons », etc - autant de clichés pragmatiques qui révèlent ce qui nous attend si l'éthique et le sens du geste juste ne reprennent pas le dessus.
De Susanna
22H39 | 22/01/2008 |
En revanche, vous me permettrez de vous reprocher de ne pas tirer toutes les conclusions de vos affirmations - ou de faire comme si nous étions tous au courant des combines en jeu.
Certains faits sont en effet difficiles à prouver.
Un exemple :
« Autre évolution perverse, à partir du moment où plus personne ne respecte la règle, il n'y a plus de “hors-la-loi”. C'est en tout cas l'analyse du canadien Ben Johnson après son contrôle positif du 100 m des JO de Séoul en 1988 (L'Equipe du 22 juillet 1996) :
“Je prenais des stéroïdes comme tous les autres qui étaient au départ avec moi ce jour-là. Nous nous sommes battus à armes égales, il n'y a pas eu de tricherie. Un tricheur contourne les règles pour gagner, ce n'est pas ce que j'ai fait, j'ai suivi les mêmes règles que les autres. Ceux qui m'ont traité en paria sont des hypocrites.” »
Ce que vous ne dites pas, c'est que Carl Lewis, adversaire direct de Johnson à Séoul et jamais contrôlé positif, a été très fort suspecté de tricherie. Par exemple à l'hormone de croissance - corrigez-moi si je me trompe.
Quand lui, et comme par hasard ses coéquipiers du Santa Monica Track Club, se sont présentés avec des appareils orthodontiques au départ des compétitions, on pouvait subodorer une légitime volonté de présenter bien. C'est ça, l'Amérique : le style avant tout.
Ou alors il s'agissait, comme on le sait aujourd'hui sans équivoque, de tenir en place des dents rendues branlantes par la prise d'hormone de croissance (dont, je le rappelle, la production est très supérieure aux besoins réels).
Un avis ? Et une description des effets de ladite hormone (acromégalie, etc.) ? …
De sportprof
23H35 | 22/01/2008 |
Bonjour,
champion de France (universitaire) d'Haltérophilie et ex-international de planche à voile pendant 10 ans j'ai eu à connaitre et fréquenter (sans participer) les milieux du dopage. Votre article m'a tout d'abord intéressé, irrité et au final déçu.
Intéressé car la mise en perspective historique et sociale est inhabituelle pour un médecin et sort des rengaines sur le vilain dopé et le noble « propre ».
Irrité parce que la compétition, comme la démocratie, est le pire des systèmes mais après tous les autres. D'ailleurs, la démocratie n'est-elle pas elle-même une compétition ?
Déçu parce que les figures majeures du dopage ne sont pas évoquées : le médecin et le pharmacien. Eh oui ! sans médecin ni pharmacien pas de dopage efficace.
Combien de médecins interdits d'exercice pour participation au dopage ?
De ClaireChar
11H46 | 23/01/2008 |
Je suis juste un peu dérangée par le discours qui consiste presque à mettre au même niveau le tirage de maillot et le dopage, ce n'est pas exactement pareil.
Notamment le tirage de maillot ou tout geste limite comme vous dites, vous êtes toujours susceptible de vous prendre un carton et ça n'a d'influence que sur le match en question.
Le dopage les risques de se faire prendre sont moindres et les conséquences sur la santé autrement plus dramatiques.
C'est pas tant le principe de vouloir gagner à tout prix qui me choque ce sont effectivement les moyens.
Peu importe la fin il faut les moyens mais je hierarchise les moyens.
De ventrachou-rouge
côte sud Vendee | 14H09 | 23/01/2008 |
C'est merveilleux la beauté du sport ! !
Le dopage c'est un peu comme la copie illégale , il faut éviter de se faire prendre en utilisant les produits adéquats !
Mais souvent le dopage se paie cash, Anquetil est largement arrivé vainqueur au cimetière, Poulidor est encore à la traine , sans doute qu'il a moins abusé !
C'est vrai qu'a l'instar de Guy Roux il était un poil « radin » pour se payer les produits….
Et a l'époque de la RDA le dopage était une institution d'Etat.
De DIOPZO
15H23 | 23/01/2008 |
Mon premier message était volontairement réducteur. Lors de « l'affaire Festina “ en juillet 98 l'un des ‘soigneurs’ de l'équipe se justifia en annonçant :
‘amélioration des performances sous contrôle médical’.
S'il s'agit effectivement de cela alors je dit oui sans réserve.Quel est le sportif (qui plus est sportif de haut niveau) qui ne souhaite pas améliorer ses performances ? Si, de plus cela est fait sous le contrôle d'un médecin, attention, d'un ‘vrai médecin’, c'est à dire de quelqu'un qui a soucis de préserver la santé d'un individu et non de la mettre en danger , alors le progrès est réel.Le dopage doit commencer lorsque le médecin s'efface derrière le charlatan.
Sans parler de l'automédication au ‘pot belge’.
à DIOPZO
De DBL8
Retraité | 16H09 | 23/01/2008 |
« l'affaire Festina “ : n'es-pas dans cette affaire que le courreur à vélo qui c'est fait prendre à dit : je n'ai rien pris, je le jure sur la tête de mes enfants ! !
Comment peut-il les regarder dans les yeux ‘ses enfants’ ?
S'ils n'ont pas plus que ça de fiertée, ils sont capable de tout !
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 18H36 | 23/01/2008 |
Comme tous les abus, le sport de haut niveau est mauvais pour la santé.
Le suivi longitudinal et la transparence absolue sont les seules issues. Le profil des sportifs de haut niveau doit être rendu public (cf suggestions de coureurs cyclistes).
De Michel hbk
12H17 | 24/01/2008 |
Salut doc
J'ai été six fois champion de France en course d'orientation et pendant près de dix ans international, et jamais dopé.
Sans à aucun moment nier le problème du dopage dans le sport de haut niveau, les amalgames constants entre la pratique sportive et la triche me laissent pantois.
Premièrement, cette pratique est dirigée dans la plus grande partie des cas par des médecins du sport qui exercent dans la plus intégrale indifférence (à croire qu'un médecin du sport ne sert qu'à ça ! )
Deuxièmement, après avoir été cadre technique régional pendant 7 ans auprès de la DRJS paca, je peux vous certifié que vos assertions sont soit inexactes, soit mensongères, dans tous les cas fort incomplètes.
Troisièmement, je ne suis pas persuadé que l'amalgame suivant, médecin du sport = incompétent vous ferai particulièrement plaisir ! Et pourtant, la plupart des tests physiologiques (calcul du Vo2 et prise des lactates) suivent un protocole pour le moins archaïque et considéré comme a-scientifique (cf les travaux du Professeur Rieu, que vous connaissez surement ! )
On peut certes parler du sport de haut niveau (ou du sport en général) en ne regardant qu'au travers des reportages de TF1, mais cette démarche est fort éloignée de la réalité ! Je ne me souviens plus du nombre de licenciés sportifs en France, mais à prendre à la lettre vos écrits, ça fait pas mal de drogués !
Enfin, et à destination de Rue 89, je suis surpris par cette publicité faite à un auteur, qui au delà d'articles répétitifs, laisse un auteur faire sa publicité pour des ouvrages grand public et qui correspondent à une ligne marketing commerciale(certes intelligente) : a quand une tribune de tel ou tel grand groupe pharmaceutique ?
Cordialement, mais fatigué en tant qu'ancien sportif de haut niveau de me faire traiter de drogué et de tricheur.
Michel Haberkorn
http://cartes.orientation.free.fr
Pour ceux qui souhaitent connaitre les sports d'orientation, sans dop !