Dopage et rugby, témoignages d'un long parcours commun

Les instances de l'ovalie, qu'elles soient internationales ou nationales, réfutent la contamination par le dopage de leur sport au prétexte que les valeurs du rugby sont antinomiques avec la triche sous toutes ses formes.

Ces mêmes instances se répandent dans les médias pour vanter l'éthique de leurs ouailles en s'appuyant sur la rareté des cas positifs.

Comment peut-on affirmer de telles inepties quand on sait qu'il existe trois possibilités de contourner le contrôle :

Des substances interdites indécelables ou non sanctionnables (hormone de croissance, transfusions autologues, ACTH, EPO biosimilaires, etc.)

Des substances « borderline » qui sont utilisées comme des dopants pour soigner la performance mais qui ne sont pas interdites et donc recherchées (Néoton®, Actovégin®, hormones thyroïdiennes, etc.)

Des AUT (Autorisation d'usage à des fins thérapeutiques) souvent détournées en traitements abusifs autorisés avec des substances dopantes.

En réalité, un observateur impartial et indépendant ne peut, dans le sport de haut niveau, qu'assimiler un contrôle négatif à la très probable preuve du contraire.

Le cycliste américain septuple vainqueur du Tour de France, Lance Armstrong, ne met-il pas en avant ses 300 contrôles sans nuage, tout comme l'athlète américaine Marion Jones s'appuyait, depuis des années, jusqu'à ses récents aveux, sur ses 80 tests « complètement » négatifs pour affirmer haut et fort qu'ils ne se sont jamais dopés ? Tout récemment, l'International rugby board (IRB) a introduit les contrôles antidopage sanguins dans l'arsenal antitriche. Ces tests ont été pratiqués pour la première fois le 8 octobre sur des joueurs des équipes de France et d'Afrique du Sud. Les Bleus ont été contrôlés en France après leur retour de Cardiff. Rappelons qu'à ce jour, les contrôles sanguins permettent de détecter la pratique de transfusions sanguines homologues, c'est-à-dire avec un donneur compatible (même groupe ou 0 et même rhésus) mais pas les autologues (avec son propre sang) et la prise d'hémoglobines de synthèse peu utilisées en raison des risques de réactions allergiques.

Que l'IRB ajoute qu'à la fin de l'année, la prise d'hormones de croissance pourra également être décelée de manière rétroactive ne va pas fondamentalement changer les habitudes des tricheurs. Les possibilités de passer à travers les larges mailles du contrôle s'apparentent à la fameuse ligne Maginot de la Seconde Guerre mondiale ! Pour illustrer que dopage et rugby ont un long parcours commun, nous proposons la liste, non exhaustive, des témoignages enregistrés depuis que les contrôles existent.

En France, le premier contrôle antidopage organisé dans le rugby remonte à janvier 1978 et concernait la rencontre de deuxième division entre CASG et Clamart. Les joueurs étant prévenus à l'avance, les analyses furent… négatives ! Depuis, que de phrases contradictoires sur ce thème. Petit florilège :

Amédée Domenech (FRA), international de 1954 à 1963 (52 sélections) : 1. « Le doping ? Vous plaisantez mon bon monsieur ! Je n'y toucherai jamais. C'est comme une maîtresse, après, on ne peut plus s'en passer… » (Tonus, 1963, n° 89, 15 février, p. 1)

2. « Aujourd'hui, il y a prescription. Oui, j'avoue que je me suis chargé pour ce match (France-Springboks 1961 à Colombes : 0-0). Des cachous, j'en avais pris plus qu'il n'en fallait ! Ce que c'était ? Non, pas de la tisane d'Epernay. Du Maxiton® (amphétamine, ndlr). J'avais un peu forcé la dose. Deux jours après, je sautais encore les haies. » (L'Equipe, 15 octobre 1992)

Serge Simon (FRA), international en 1991 (2 sélections), champion de France 1991 et 1998 et médecin : 1. « Oui, j'ai pensé à me doper mais je sais ce qui m'arrête. Je ne me supporterais pas d'avoir fait un bon match sous produit. J'aurais l'impression que mon père me regarde et me dit : “Tu es une ordure.'”
(L'Equipe, 08.01.1998)

2. “Quand j'ai débuté, on me parlait effectivement des matches à Captagon®. Les anciens en prenaient deux, trois, quatre pour une partie. Quand tu sais que ce sont des amphétamines, tu te dis que ce n'était pas de la gnognote…” (L'Equipe, 8 janvier 1998)

3. “Si l'un des gars de l'équipe en prend, il est éjecté du groupe. Le rugby est un sport collectif de combat. Tu as forcément un besoin d'identification et de solidarité avec tes potes.”
(L'Equipe, 08.01.1998)

4. “La seule fois où je me suis vraiment ‘dopé’ remonte à 1985. J'avais 17 ans. Je venais d'intégrer l'équipe de Nice. Mes débuts en première division. J'allais enfin me mesurer à mes ‘glorieux aînés'. Nous jouions contre Tarbes. Un ancien me proposa un comprimé de Captagon®, une amphétamine très en vogue dans le rugby de l'époque. J'avais tellement à cœur d'honorer mes débuts dans la cour des grands que je n'eus pas un instant d'hésitation.’ (‘Paroles de dopés’ – Paris, éd. J.C. Lattès, 2000. – 210 p (p 12)]

5. ‘Il y a quatre ou cinq ans (1995-1996), j'ai été victime d'un de ces lumbagos qui vous clouent sur place et vous donnent l'impression d'avoir tout à coup 100 ans. C'était avant un match sans grande importance mais, comme je l'ai déjà dit, je voulais tenir mon poste coûte que coûte. Cette fois, la volonté ne suffisait pas. Je dus prendre de la cortisone par voie orale pour être en état de m'aligner. Ma prestation fut évidemment très moyenne. J'effectuai le service minimum mais l'essentiel était de jouer. J'avais pris un produit pour rapprocher mes performances de ce qu'elles étaient habituellement. Pas pour les améliorer.’ (‘Paroles de dopés’ – Paris, éd. J.C. Lattès, 2000. – 210 p -p 11-)

Se poser encore la question de savoir si telle ou telle spécialité sportive est touchée par le dopage, relève d'une démarche intellectuelle totalement obsolète. L'usage de produits dopants existe depuis la nuit des temps, au même titre que le vol, le mensonge, la tricherie et fait partie de la nature humaine et non de telle pratique sportive.

Or, d'un aveu unanime, les présidents, médecins et joueurs de la planète ovalie affirment : ‘Il n'y a pas de dopage dans mon sport’ et avancent comme argument massue à la soi-disante absence des pilules de l'effort sur les stades du Top 14 : ‘Les valeurs du rugby associant le respect des autres et des règles sont antinomiques avec la triche du dopage’ et ‘Les dopants perturbent la concentration, la lucidité, la rapidité d'analyse et la maîtrise de la gestuelle, qualités cardinales du rugbyman moderne’.

Ce dernier argument est loin d'être partagé par le physiologiste François Ruff : ‘Le dopage n'épargne aucun sport en principe. Qu'il soit d'adresse ou non, qu'il soit ou non de durée variable. Car on peut prendre un dopage à la carte, par doses successives et en mélangeant les produits suivant les effets qu'on en attend.’

Dans les sports encore ‘épargnés’, la seule certitude est qu'ils sont surtout beaucoup moins contrôlés que le cyclisme ou l'athlétisme, considérés par les médias et le public comme les parangons des sports de tricheurs. A l'heure actuelle, et compte tenu des larges mailles du filet des radars antidopage, un ‘préparateur’ sans scrupules peut garantir à n'importe quel sportif un effet dopant. Il pourra jouer à volonté sur la gamme de produits ainsi que sur leur dosage, ce dernier faisant justement la différence entre l'effet ‘bénéfique’ et les troubles dus à l'abus.

Qui peut affirmer que le dopage est absent des terrains de rugby, alors que la morphologie et les capacités physiques des joueurs ont explosé ces dix dernières années ? Tout l'arsenal dopant peut être utilisé, des anabolisants aux transporteurs d'oxygène, en passant bien entendu par les stimulants et les euphorisants !

36 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Val201

De Val201

12H57 | 13/10/2007 | Permalien

Je ne crois pas que la surmédiatisation à laquelle on assiste en ce moment va améliorer ce constat…

Portrait de Courageux anonyme

De

12H54 | 13/10/2007 | Permalien

Calculez le taux d'asthmatiques chez les sportifs et comparez le avec le taux d'asthmatiques dans la population !

Portrait de Courageux anonyme

De

18H09 | 13/10/2007 | Permalien

Il n'est peut-être pas anormal qu'il y est plus d'asthmatiques parmi les sportifs si l'on veut bien admettre qu'en respirant par la bouche, lors d'efforts intenses, on augmente l'absortion d'allergènes… et les risques de devenir allergique et asthmatique. C'est une hypothèse !

Portrait de Courageux anonyme

De

09H38 | 14/10/2007 | Permalien

Y'a aussi celle que les anti-asthme étant dopants, ils se découvrent des problèmes X pour charger la mule. Et un véritable asthmatique fait pas le tour de France à vélo ou la coupe du monde de rugby !

Portrait de Courageux anonyme

De

00H15 | 15/10/2007 | Permalien

Votre comparaison est fallacieuse… Pour être plus juste, il faudrait mettre face-à-face :

1/ le pourcentage d'asthmatiques chez les sportifs de haut niveau qui s'entraînent dehors toute l'année par n'importe quel temps (les cyclistes notamment, qui se livrent l'hiver à des entraînements sous la pluie pendant six ou sept heures)
2/ non pas le pourcentage d'asthmatiques de la population française en général, mais celui, par exemple, des ouvriers qui travaillent sur des chantiers dehors toute l'année et par n'importe quel temps.

On trouverait alors des proportions d'asthmatiques assez proches.

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De

14H54 | 13/10/2007 | Permalien

Castagnède, lui même le déclarait à Stade 2, voila quelques temps. Avoir pris, des produits pour augmenter le masse musculaire, il craignait des conséquences sur les reins, principalement.

Thèvenet, le cycliste, affirmait s'être dopé, suite à l'affaire Vinrenque pendant le tour de France.

Pour dire, tout le monde le sait, le dopage existe, d'ailleurs, ceux qui l'ont dénoncé ont disparu du milieu sportif, si l'on peut dire sportif ! ! ! ! .

Portrait de Courageux anonyme

De

16H30 | 13/10/2007 | Permalien

Et dire qu'il y aura toujours des vierges effarouchées pour se scandaliser de ce que tout le monde sait chaque jour un peu plus : le fric et la dope sont les moteurs du sport de compétition. Point à la ligne.

Portrait de Courageux anonyme

De

18H03 | 13/10/2007 | Permalien

En effet……..point a la ligne !

Portrait de Courageux anonyme

De

17H24 | 13/10/2007 | Permalien

Curieux certains sport sont touches et presque tous sont découvert dope(le cyclisme en est l'exemple) et d'autres sans aucun dopage même pas au sirop de menthe.

Le foot-ball au hasard jamais un seul dopage même minime rien a l'eau claire certifies pure. Bon de temps en temps il y a un jeune qui brusquement décède sur le terrain d'un arrêt brusque du cœur mais ce n'est pas de dopage.

Qui y crois a part l'innocent aux quarante enfants ?

Les Italiens ont commence une croisade anti dopage dans leurs équipes de foot rapidement arrêtée car ils n'ont jamais rien trouve et cela ennuyer les joueurs pour rien si si si c'est vrai promis jure craché.

Curieusement au plus il y a d'argent en jeu au moins il y a de problèmes de dopage consternant sidérant.

Ainsi fot-ball néant Rugby environ zéro tennis rarement (pourtant certaines féminines sont sacrement barraquées body buldé au yaourt certainement).. et puis le vélo payés des clopinettes ou là ils sont tous dopes

Portrait de Courageux anonyme

De

22H04 | 13/10/2007 | Permalien

Il faut encore insister sur le dopage et, comme le fait Mondenard ici, rappeler les faits.
A défaut de preuves directes, ce sont eux qui permettent de se rapprocher d'une prise de conscience.
Par exemple, on peut parler du rôle des grands laboratoires. Le cas de l'hormone de croissance est exemplaire. Son attribution donnant lieu à des sélections drastiques (pour donner une échelle, 100 personnes sont traitées chaque année en France), on a donc une idée de la population concernée à l'échelle mondiale. Or la production est TRES supérieure à ces besoins. Personne dans les milieux médicaux ne doute de l'usage fait du surplus.
D'autres faits convergent vers les mêmes conclusions.
Si en plus on se retrouve dans une configuration du type Balco, ça permettra de refaire le coup de Montgomery et Jones. Pourquoi pas avec Armstrong, l'un des pires tricheurs de l'histoire qui, rappelons-le au passage, était soutenu pendant sa carrière par le deuxième groupe pharmaceutique mondial ?
Dernière chose : les journalistes peuvent aussi enquêter aux bonnes sources et recouper eux-mêmes.
Nous avons en France des chercheurs très au courant mais qui sont plutôt interviewés à l'étranger. Je pense ainsi à quelqu'un de la Pitié-Salpétrière que j'ai vu(e) interviewé(e) sur une BBC World - je crois - il y a quelques années, mais jamais sur une chaîne française.

Portrait de Courageux anonyme

De

01H15 | 14/10/2007 | Permalien

Vous avez vu le regard de crtains joueurs français, au début de la demi-finale de rugby ? Ou bien ils sont cons comme des balais (hypothèse envisageable) ou bien ils étaient chargés comme des portefaix. Les Anglais, j'ai moins remarqué… C'est peut-être pour çà qu'ils ont fini par gagner, après un match nul à chier.

Portrait de yoz

De yoz

14H04 | 16/10/2007 | Permalien

Celle là elle est bonne : il suffit de regarder la gueule d'un sportif et on sait s'il se dope ou pas !
Tant que vous y êtes, donnez nous quelques noms ! Je crois que ca porte un nom : de la diffamation.

Portrait de le baron

De le baron

07H18 | 14/10/2007 | Permalien

Je pratique le sport depuis 45 ans à titre amateur d'abord ; il est ensuite devenu la base de ma profession dans des unités d'élite. Pour suivre des stages extrèmes suivis de sélections encore plus extrêmes comment ne pas utiliser des produits dopants quand les efforts durent plusieurs semaines ! (amphétamines essentiellement, mais il existe aussi des coktails détonnants accessibles dans le commerce comme il est facile de fabriquer un engin explosif avec des produits également accessibles dans le commerce ! ! ! ).
Dans les tranchées, au débarquement,en alagérie, au vietnam, en irack et ailleurs on se dope ! ! ! mais qui demande des résultats ou des persormances ?

Portrait de Courageux anonyme

De

07H41 | 14/10/2007 | Permalien

Les joueurs sont responsables de ce qu'ils font mais nous qui admirons ceux qui sont capables de réaliser des choses impossibles et de devenir -en certains domaines - des surhommes sommes commanditaires de leurs actes.

Portrait de Courageux anonyme

De

07H37 | 14/10/2007 | Permalien

Les joueurs sont responsables de ce qu'ils font mais nous qui admirons ceux qui sont capables de réaliser des choses impossibles et de devenir -en certains domaines - des surhommes sommes commanditaires de leurs actes.

Portrait de Courageux anonyme

De

08H23 | 14/10/2007 | Permalien

La citrouille anglaise s'est transformée en carosse. Croyez vous aux contes de fées ? ? Alors que cette equipe anglaise etait à l'agonie depuis 4 ans, battue par toutes les nations majeures (Elle avait fini par dégringoler au classement IRB comme un boulet dans un puit sans fond). Alors qu'elle a été etrillée par les sudafs 36-0 il y a 15 jours et en grande difficulté contre les Etats Unis et les Tonga. Alors qu'elle avait accumulée une liste impressionnante de joueurs blessés au lendemain de son sacre australien de 2003, dont un Wilkinson tellement usé a 23 ans qu'on se demandait pas si il etait deja perdu pour le sport (il avait aligné une quinzaine de matchs en 4 ans), voila nos amis anglais qui ressortent du chapeau pour les quarts et les demies alors que personne n'aurait parié une goutte d'urine sur eux. Une performance stupéfiante que Lance Armstrong apprecierait, lui qui a si souvent transformé sa citrouille en carosse.

Portrait de Courageux anonyme

De peheme

09H31 | 14/10/2007 | Permalien

Vous dites : « La citrouille anglaise s'est transformée en carosse. »
A moins que ce ne soit l'équipe de France qui se retrouve à son vrai niveau compte tenu des consignes de match.
Quand un entraîneur vous met en tête que ce match ne peut pas être perdu, vous avez une confiance anormale dans le gain futur du match.
L'entraîneur a fait ses choix pour motiver ses joueurs, et il a eu tout faux.
Le dopage est programmé, et c'est aussi pour ça que les entraîneurs demandent le rassemblement des joueurs des semaines avant la competition.
Notre président, dopé lui même pour tenir le rythme, a donné carte blanche à Laporte, et ça n'a pas été suffisant. C'est finalement rassurant de savoir qu'ils sont tous dopés, et qu'à ce jeu, les anglais restent les « meilleurs ».
Et dire que le plan était de faire « passer » des valeurs bien de chez nous côté terroir … et boumbadaboum, le cassoulet a caillé !
Ce genre d'histoire, la défaite d'une équipe devenue symbole du pouvoir, me porterait presque à croire en l'existence d'une supra cohérence.
Dieu vs Sarko ?

Portrait de Courageux anonyme

De

09H20 | 14/10/2007 | Permalien

Que de portes ouvertes enfoncées.

Il y a plus de 40 ans Guy Béart, je crois, chantait à peu près : « Le tour, donc le sport, est un spectacle et dans le spectacle il n'y a pas de miracle ».

Les poëtes ont toujours raison.

Portrait de merle-moqueur

De merle-moqueur

13H07 | 14/10/2007 | Permalien

la dope dans le sport ou ailleurs et partout,et alors,,,y'en a marre de vos comments de moralistes de supermarche.toujours a parler de fric,mais vous ne bossez pas gratuitement,tous autant que vous etes.vous voulez du spectacle ou du sport de haut niveau,vous l'avez.j'ai essaye de grimper un col en velo en buvant de l'eau claire,resultat : je pissais tous les 200m.vous voulez la proprete chez les autres et chez vous,c'est commment ? quant au dr Mondenard..a quand la retraite,pepe ?

Portrait de Courageux anonyme

De

16H59 | 14/10/2007 | Permalien

Pour quelles obscures raisons s'opposerait-on à la conservations d'échantillons d'urine de nos champions ? La fin serait, qqs années après la victoire, de détecter la présence de produits à l'époque insoupçonnés… ?

Portrait de Courageux anonyme

De

17H01 | 14/10/2007 | Permalien

A l'évidence, la sauce anglaise était meilleure que la soupe française.

Portrait de Courageux anonyme

De

18H40 | 14/10/2007 | Permalien

Sera-t-il efficace dans la lutte anti dopage ?
Il a au moins un avantage, il connait les combines, de là à les dénoncer….

Portrait de Bernard_du_Nord

De Bernard_du_Nord

18H42 | 14/10/2007 | Permalien

Je suis « le Courageux anonyme de 19H40 ».
Désolé, j'ai oublié de me logger.

Portrait de Courageux anonyme

De

19H47 | 14/10/2007 | Permalien

Je voudrais juste signaler, à propos de l'accroissement de masse musculaire, que celui-ci correspond à la période de professionalisation du rugby. Quand on passe de quatre entraînements hebdomadaires à 2/jours, c'est sûr que ça change le physique. (je tire ça de la discussion d'un « c'est dans l'air » récent sur le rugby)
Après, de là à dire qu'il y a forcément dopage, il y a un pas que je ne franchirai pas sans preuve…

Portrait de Courageux anonyme

De

21H48 | 14/10/2007 | Permalien

Et tu les obtiens comment les preuves d'une transusion autologue, de biosimilaires ou de dopage genetique puisqu'on te dit que c'est indetectable (voire non inscrit sur la liste des produits dopants pour les EPO biosimilaires)

Portrait de geranon

De geranon

20H00 | 15/10/2007 | Permalien

Indétectable, ca ne veut pas dire qu'on ne peut pas en prouver l'usage. Demandez à Marion Jones et à Richard Virenque.

Portrait de Courageux anonyme

De

23H36 | 14/10/2007 | Permalien

Bah, lire qu'un contrôle négatif est à lui seul une preuve de culpabilité résume bien la rigueur scientifique de l'article…
L'augmentation de la masse musculaire est certes impressionnante, mais correspond à une intensification titanesque du travail musculaire associée à la généralisation de la créatine, substance autorisée mondialement.
Bien sûr que dans tous les sports et quel que soit le niveau les joueurs prendront de quoi se stimuler, et ce n'est pas un médecin comme M. De Mondenard qui me contredira quand je dis que celà n'est pas réservé au sport ! Par exemple, la cocaïne et autres stimulants circulent largement dans les facs de médecine pendant les périodes d'examens…
De là à dire que le dopage sous-tend de manière systématique la préparation physique d'équipes entières, alors là on tombe dans le délire le plus total !

Portrait de C. Creseveur

De C. Creseveur

Ca pourrait bien être ça! | 13H17 | 15/10/2007 | Permalien

Evidemment, comme le dit Péhème plus haut le dopage est programmé. Et pour cette coupe du monde les anglais moribonds ont probablement eu un meilleur programme que les français.
Parce que sur le terrain la fatigue était manifestement partagée, tout comme le manque de réussite (qui n'explique pas tout, parce que techniquement on a vu de bien mauvaises choses comme des piteuses cocottes, qui sont pourtant un des points forts des bleus ! ).

Enfin je voudrais signaler le manque terrible d'esprit sportif de notre président de la République qui est si prompt à attirer les caméras en début de match, mais qui se volatilise dans la défaite.

Portrait de Courageux anonyme

De

14H08 | 15/10/2007 | Permalien

Pour revenir sur la prise de masse des rugbymen ces dernieres années. Ceci correspond en effet a la professionalisation du sport, et la mutliplication des entrainements.

Mais surtout a la pratique généralisé de la musculation, chose qui n'existait pas il y a encore quelques années. Sans exagérer, la popularisation des entrainements uniquement musculaire n'était pas une chose évidente : la musculation « naturelle » (le fameux joueur cassoulet) fesait integralement partie du mythe et de la tradition du rugby.

En caricaturant le discours des anciennes générations : « la muscu, c'est pour les tapettes ».

Maintenant, du dopage, peut etre, surement meme, comme helas partout. Mais a un niveau similaire au cyclisme, certainement pas ! La où le dopage peut etre un plus dans bcp de sports, il est devenu incontournable dans le cyclisme, meme amateur.

Bien evidement, professionalisation = argent.

Le rubgy est réellement un sport propre dans ses valeurs, évidement il y a eu recours a des stimulants par certain. Mais des programmes complets de dopage comme dans le cyclisme et comme (on suppose, surtout en italie) dans le foot pro… Non, du moins pas encore !

Mais l'argent fera comme elle le fait toujours. Elle remplacera les vrais objectifs sportif par une pompe a fric. Le dopage de masse viendra, je n'en doute pas, et je le regrette.

Juste une question de temps.

Portrait de Courageux anonyme

De

20H32 | 16/10/2007 | Permalien

Vraiment aveugle, tu sais qu'il d'attrper un golfeur, qui le croirais.
Je te mets au defi de prendre le même volume que certains rugbymen en si peu de temps avec un yaourt et une banane.

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