
Zorita contre les fossoyeurs de l'Education nationale
On ne construit pas l'Ecole pour tous, on humilie, on travaille l'opinion, on parle de rentabilité, d'économie, on nie le professionnalisme des enseignants. Ainsi, Xavier Darcos, audité par la commission des Finances du Sénat, en juillet 2008 :
« Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l'Etat, que nous fassions passer des concours à bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? Je me pose la question, ces personnes ayant la même compétence que si elles étaient par exemple institutrice en CM2. Donc la question du préélémentaire me paraît devoir être posée, mais elle est très difficile à soulever sans immédiatement amener avec elle une tempête de polémiques et de préoccupations municipales. »
La maternelle ne sert à rien. Que le meilleur gagne !
Inventaire de mesures pour une destruction annoncée :
- 30627 suppressions d'emploi dans la fonction publique en 2009 dont 13500 dans l'Education Nationale.
- Achat de la paix sociale avec une prime pour les nouveaux professeurs.
- Prime pour récompenser les bons soldats qui ont accepté les heures sup !
- Suppression des IUFM repères de pédago gogo gauchisants.
- Perte de 20% de pouvoir d'achat des enseignants entre 1981 et 2005, 7% depuis depuis 2000 !
- Chasse aux élèves sans papiers et de parents sans papiers.
- Suppression des BEP et généralisation des bacs pro en trois ans.
- Suppression de la carte scolaire.
- Suppression des cours le samedi pour les élèves du primaire.
- Nouveaux programmes du primaire quelque peu réactionnaires.
- Extension des établissements privés.
- Disparition programmée des RASED (réseaux d'aide aux élèves en difficulté). Luc Ferry a lâché le morceau dimanche sur France Inter, 8000 postes d'économisés.
- Intensification de la journée de travail pour les professeurs des écoles et les élèves en difficulté.
- Mise en place du service minimum au lieu d'un service maximum.
- Licenciement d'un enseignant qui pratique l'éducation civique avec ses élèves.
- Fichage de la population.
J'en ai oublié ? Sûrement.
On descend dans la rue ? Les plus réalistes me répondent :
« T'es fou c'est bientôt les élections professionnelles, le 2 décembre arrive vite et chaque syndicat va défendre son bout de gras, du moins ce qu'il en reste. On doit être le pays d'Europe où il y a le moins de syndiqués pour le plus de syndicats ! Pas même une seule journée de grève pour calmer les nerfs ! Puis il y a ceux qui résistent et ceux qui s'accommodent des contre-réformes alors on ira juste manifester le dimanche 19 octobre, dans l'unité s'il vous plait. C'est l'heure des économies. »
Mais heureusement Zorita est là ! Elle s'est confiée le jour des résultats du bac :
« A l'école primaire j'ai toujours été une élève en difficulté. »
En CP, elle n'arrivait pas à lire, en CE1 non plus. Redoublement. Elle ne posait pas de problème dans la classe mais elle sentait bien qu'elle énervait le maître, elle n'y arrivait pas. Alors changement de cap, elle est allée dans un CE2 « spécial », en perfectionnement. Rencontre avec une institutrice spécialisée : en à peine deux mois elle a su lire.
« Segpa lire, Segpa écrire ! »
En sixième, elle avait encore trop de retard, on lui a conseillé la Segpa (section d'enseignement général et professionnel adapté). Comme disaient des garçons de sa classe, « nous, on Segpa lire, on Segpa écrire ». Mais elle n'a jamais eu honte.
Au collège, on lui a souvent répété qu'elle n'était pas bête. Si elle travaillait bien, elle reviendrait dans une classe « normale » comme elle dit. Mais elle est y restée jusqu'en troisième, elle a obtenu un CAP ETC (employé technique de collectivité) :
« Le ménage, ça ne m'intéressait pas et j'avais passé beaucoup de temps à l'école alors j'ai arrêté. Je ne savais pas quoi faire alors j'ai travaillé au Mc DO. C'était très dur, je voulais pas faire ça toute ma vie. »
Sa grande sœur l'a prise par la main, elle a repris le chemin de l'Ecole.
« Je me suis inscrite en BEP MHL (maintenance et hygiène des locaux). J'aurai préféré cuisine à la place mais je n'avais pas le choix et j'avais déjà un CAP dans la même branche ».
En BEP, elle était la plus âgée de sa classe, 20 ans, mais aussi la meilleure. Durant les quatre années passées au lycée, elle a été de tous les combats : elle a manifesté pour empêcher les expulsions de ses camarades sans papiers, bataillé contre le CPE, contre les suppressions de poste, contre la suppression du BEP dont elle est si fière et qui lui a permis d'accéder au bac.
« Aujourd'hui, je suis heureuse, j'ai mon bac HE (hygiène environnement) avec mention et en septembre je suis prise en BTS. J'ai toujours voulu diriger une équipe. Je serai responsable d'une équipe de nettoyage. »
Merci, bravo Zorita et bon vent, on se retrouvera sûrement, dans la rue.
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De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 15H35 | 13/09/2008 |
Zorita est restée longtemps dans le lot des serrures dont personne ne cherche la clé.
Les enseignants doivent avoir les moyens d'être ces trouveurs de clés pour serrures abandonnées.
Cesbron a écrit « chien perdu sans collier », le même genre d'ouvrage sur le sujet des enfants qui ne trouvent pas leur « maître » cherche un auteur capable d'émouvoir ceux qui nous gouvernent.
De parti
punishment park | 16H10 | 13/09/2008 |
ma zorita s'appelle jean-louis et vient de décrocher un bac pro technicien d'usinage…qu'est-ce qu'on allait faire de lui en troisième techno, un bon à rien et un rêveur patenté…
De Gotch 15306
ancien ouvrier de la banque | 16H16 | 13/09/2008 |
Bravo ! Voilà qui me rappelle le parcours de mon gamin, qui peinait, peinait, quoique pas autant que Zorita !
CAP-BEP électrotechnique : après redoublement, raté ! Démotivation, école buissonnière, enfin rien n'allait ! Malaise….
Divers boulots (il a bossé entre autres avec Passe-Temps, oui, de Fort Boyard). Tenté des concours : il était parmi les plus jeunes et de loin ! Pas pris bien sûr.
Il se tourne vers le DAEU, ce diplôme parallèle au Bac : il l'obtient !
Aujourd'hui, maîtrise en poche avec mention bien, il prépare sa soutenance pour le mémoire de Master Pro qui aura lieu le 25 de ce mois. Chapeau !
La clé a été trouvée !
à Gotch
De Tombouctou
16H48 | 13/09/2008 |
Sinon, il a toujours l'option 8ème RPIMa…
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 16H57 | 13/09/2008 |
Le plus désolant, c'est l'atmosphère délétère qui rend possible cette offensive généralisée.
On dirait qu'une sorte de fatalisme a frappé la majorité des citoyens et donc des profs et des parents. L'abrutissement ambiant semble avoir désamorcé tout réflexe d'autodéfense. Et on peut parier que le phénomène va s'aggraver puisque l'intelligence est revue à la baisse dans la plupart des programmes comme pour faire écho à la bêtise ronronnante des programmes du PAF
Pour couronner le tout, des profs judas se laissent acheter pour 1 500 deniers, acceptent des heures sup ou interrompent momentanément leur retraite afin de rendre possible cet étranglement de l'école.
Les parents, partant du principe qu'il ne faut pas mélanger les torchons avec les serviettes, visent le privé pour leurs rejetons et plébiscitent le samedi sans école. Il se foutent royalement du devenir de l'Education Nationale tant qu'ils ont l'impression que cela ne les affectera pas.
La marche arrière est désormais enclenchée pour laminer tous les acquis de l'école laïque et républicaine.
Les « élites » se reproduiront entre elles dans un environnement socioculturel favorable, de confortables solidarités familiales et des réseaux efficaces.
Les autres, démerdez-vous !
Bravo aux profs qui résistent et aux parents qui les soutiennent.
Honte aux profs et parents qui se rendent complices de ce désastre pour préserver leurs petits intérêts immédiats et celui de leurs enfants. Ils se gourent lourdement. Le système qui se met en place ne profitera qu'à une infime minorité dont la plupart de ces veules ont l'illusion de faire partie ou qu'ils espèrent rejoindre. Mais c'est loin d'être le cas.
Lorsqu'ils se réveilleront avec leur mômes au chômage et sans solution, il sera trop tard. Quant aux profs, ne vous faites pas d'illusion, beaucoup d'entre vous allez devenir des jetables et il sera difficile de dire que vous ne l'avez pas cherché.
à Jonas2
De parti
punishment park | 17H21 | 13/09/2008 |
tous ne baissent pas les bras…mon bahut menacé de fermeture (transfert vers un autre, plus « gros ») d'ici 2011 en est l'exemple…la lutte n'a pas encore payé, mais le conseil régional a dû reculer…du moins temporiser…il a fallu occuper le lyvée le soir, manifester, pétitionner (plus de 4000 signatures), occuper le terrain quoi…et faire parler de nos revendications et de nos…propositions, car nous ne nous sommes pas contentés de dire non…
devant la morgue et du recteur et du président du conseil général, de beaux politicards ceux-là, toisant tout contradicteur, usant et abusant de la langue de plomb technique (bassin d'emploi, démographie, filières dites performantes…), nous avons failli baisser les bras, certains l'ont fait…et puis on a repris le taf à la rentrée, vigilants car rien n'est joué…
comment aider des élèves en difficulté dans des conditions délicates ? alors que seuls les arguments comptables entrent en considération, et encore s'ils étaient bons…le lycée est jeune et bien entretenu, nul doute que s'il venait à « disparaître »,les locaux ne seraient pas perdus pour tout le monde…le privé pourrait en profiter…à moindre frais…
à parti
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 18H24 | 13/09/2008 |
Tu dis, lamorille, que « rien n'est joué ». Je le pense aussi. Mais ce que je pense également c'est qu'il y a du taf pour les profs (et les autres aussi incidemment).
Depuis 16 mois qu'il se fait beurrer les lunettes, le petit peuple primesautier que nous sommes a fini par croire mordicus qu'il y avait du brouillard.
En clair, si j'ose dire, profite de cette tribune pour expliquer aux parents ce qui attend très concrètement leur gosse s'ils ne se remuent pas.
Non. Pas pour ceux qui vont aller dans le privé. Les autres.
à Jonas2
De parti
punishment park | 20H05 | 13/09/2008 |
parfois la lutte paie…et même si ce n'est qu'une trêve, il y a la satisfaction de se dire que l'on est arrivé à plusieurs à faire douter les omnipotents technocrates qui ont tellement de certitudes…alimentées par des p'tites fiches fournies par leurs valets…
un exemple : nous invitons lesdits technos à venir sur les lieux…après un refus, il s'y rendent parce que ça rue dans les brancards (elle est pas belle notre démocratie ? )…la visite est rapide, voire sommaire, et depuis silence radio…jusqu'au 24 septembre, date à laquelle nous aurons quelques réponses (après deux ans d'atermoiement…et de ballons d'essai quant aux réactions)…force est de constater que les décisions ont été prises…je ne sais pas si vous connaissez le cotep, une instance délibérative sur les questions éducatives…assistez à ces réunions et vous verrez l'inanité d'un pseudo-dialogue…encore un truc, un machin, une sorte de commission (en france on est assez spécialiste de ce genre de…de…de j'me fous de ta gueule…mais poliment)
jonas2…on va pas se laisser manger…compte là-dessus, et puis ceux qui ont besoin de connaître le classement des meilleures écoles, meilleurs hôpitaux, meilleurs blablabla, c'est qu'ils ont suffisament de thunes pour se les payer et « faire » leur choix…ceux là, certes, ils sont à l'abri…pour l'instant…
à Jonas2
De lizbeth25
professeur | 22H07 | 13/09/2008 |
Bonsoir Jonas2,
En fait, je vais prendre une petite minute la parole pour, au contraire, indiquer ce qui est en train de se passer pour ces élèves que les parents inscrivent massivement dans le … privé.
Ca fait maintenant quelques années que j'ai l'occasion de voir de l'intérieur des écoles privées et je suis d'abord abasourdie par le manque de sécurité des installations de ces établissements -même les plus réputés : escaliers vétustes à rembardes trop basses et lâches, pénurie voire absence de système efficace de lutte anti-incendie (les portes coupe-feu opérationnelles manquent cruellement), absence de signalétique en cas d'évacuation, vétusté des toits… De plus, les salles de classes, de plus en plus bondées, sont exiguës et résonnent de façon inappropriée pour un cours ou une activité d'échange.
Tout cela passerait encore pour les parents -pour qui, de toutes façons, l'école de leur enfant ne prendrait jamais feu- si les conditions d'admission et de scolarité dans ces mêmes écoles ne devenaient pas indignes : comme il y a pléthore de candidats pour un nombre conséquent d'entre elles, les directeurs d'écoles font un 1e tri à l'inscription : résultats scolaires et comportement. Jusque là, tout va bien. Sauf que, à partir du lycée en particulier, le nombre de classes par niveau n'étant pas extensible, -on n'engage pas de profs supplémentaires alors que forcément les effectifs varient à la hausse ou à la baisse dans les sections d'une année sur l'autre-, votre fils ou fille, qui aurait eu un passage en 1eS dans le public parce que le jeune est qualifié, studieux et que le cursus scientifique est la voie qui lui correspond, n'ira finalement « qu“'en 1e ES, car on ne prend que les 3 à 4 premiers de chaque classe de 2de pour ne pas surcharger la classe d'élite. Mieux : lorsque le môme n'affiche pas les résultats désirés en 1e, on le fait redoubler alors que ce n'est pas strictement nécessaire, car il pourrait, sur cette voie, abîmer les résultats de réussite au Bac de la filière pour cette école. Si toutefois la chute des résultats ne se fait qu'en Terminale, l'élève est fortement incité à poursuivre sa scolarité en tant que ‘candidat libre’, c'est-à-dire s'inscrire et passer le diplôme hors établissement. C'est ce système de sélection à plusieurs étages, aux résultats ravageurs sur les élèves, qui permet à ces établissements du privé d'obtenir des résultats ‘à la soviétique’ -et Dieu sait que leurs méthodes et buts n'ont rien de socialiste ( ! )- en fin de session. Et peu de parents se demandent comment une classe d'âge normale peut obtenir 98, 99, voire 100% de réussite au Baccalauréat (autant croire au Père Noël).
Enfin, last but not least, on pourrait se dire que ce système de sélection limite les ‘mauvaises fréquentations’ et octroie un meilleur niveau scolaire à l'enfant ou à l'ado. : en fait, l'atmosphère y est souvent si délétère, la compétition si poussée, et la pression professorale et administrative si intrusive et dévalorisante, que le jeune, s'il ne fait pas partie de la ‘crème’, et au bon moment, finit par se sentir dévalorisé tôt ou tard dans son cursus, ce qui peut gravement compromettre la qualité et la poursuite de ses études supérieures.
Chers parents,
Vous pensez payer pour une meilleure instruction pour vos enfants dans ces écoles ? Vous payez en fait des écoles pour qu'elles se servent de la valeur de vos propres enfants à leur seul profit.
Bon courage.
à lizbeth25
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 06H06 | 14/09/2008 |
Accablant, votre témoignage lisbeth25. J'espère qu'il contribuera à réveiller ceux qui n'auraient pas encore compris.
à lizbeth25
De OISANS38
retraitée | 07H54 | 14/09/2008 |
Bravo pour Lisbeth. J'espère que les votants qui vous ont fait descendre à « utile » ne sont pas des purs et durs du public ; ou alors, c'est qu'ils n'ont rien compris… ou alors c'est moi,(réputée « dure ») qui n'ais rien compris.
à Jonas2
De OISANS38
retraitée | 07H47 | 14/09/2008 |
A Jonas : si, aussi pour « ceux qui vont aller dans le privé », parce que le privé n'est pas seulement « notre-dame de, saint françois,…. Il y a une foule d'établissements qui, s'ils sont mieux lotis financièrement que le public, ont les mêmes problèmes d'instruction, d'exigence intellectuelle…
à OISANS38
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 08H25 | 14/09/2008 |
Excusez-moi OISANS38, mais les problèmes du privé, que ses amateurs s'en dépatouillent ; après tout ils l'ont choisi.
Alors que l'Ecole de la République c'est notre ECOLE à tous, notre bataille,le garant de la défense des piliers de la république : liberté, égalité, fraternité et laïcité pour cimenter le tout.
Autant de valeurs qui ne semblent pas être la préoccupation première de ceux qui ont choisi le privé.
à OISANS38
De Dan Lemille
(auteur)
Sous prof | 08H34 | 14/09/2008 |
A propos des écoles privées, un article très intéressant qui en dit long me semble-t-il.
http://carolinefourest.wordpress.com/2008/09/01/on-acheve-bien-lecole-pu…
à Dan Lemille
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 09H09 | 14/09/2008 |
Une réponse partielle à cette inéluctabilité programmée : je viens de répondre à quelqu'un sur les Réactions de Libération. Il me semble que ce « Droit de réponse » corresponde exactement au sujet.
Monsieur, vous n'avez certainement pas compris ce qu'est la laïcité, telle qu'elle est entendue en France. Ce n'est pas un principe flou qui souffre des accommodements selon qui l'on est, selon les modes, selon « les usages du temps ». Nos anciens, qui en écrivirent les principes, étaient sages, équilibrés et nullement sectaires. Pour le bien de tous, ils ont décidé que tout ce qui concernait l'Etat, et tout ce qui concernait les religions, devait être séparé pour que l'Etat reste objectivement dans son rôle. Pour lui, face à lui sont les citoyens, tous les citoyens, ceux qui ont voté pour les élus en place, et ceux qui en avaient choisi d'autres. Seule solution, aucun favoritisme, aucun « copinage » ne doit transiger les règles établies pour tous. L'Etat est au service de tout le monde.
C'est pourquoi les religions en tant que telles n'ont pas droit de cité dans les institutions publiques. Cela explique qu'il n'y ait pas de crucifix dans les salles de classe, et que les signes extérieurs de religion sur les élèves et les enseignants ne soient pas tolérés non plus. Un, ou une, fonctionnaire en service ne doit avoir aucune particularité sur elle ou lui pour indiquer son appartenance confessionnelle, philosophique : c'est une obligation impérative. Il se trouve qu'actuellement le président de la république contrevienne gravement à tous ces principes dans ses discours, ses postures et ses gestes. Le gouvernement le soutient dans ce déni de laïcité. Parce que ces prises de position publiques, réitérées, risquent de créer des désordres intérieurs et internationaux et contreviennent aux sages principes républicains, les parlementaires français devraient appliquer la procédure de destitution du chef de l'Etat. Dans un contexte international qui s'envenime, le détenteur de l'arme nucléaire se doit d'être beaucoup moins partisan que ne l'est l'occupant actuel de l'Elysée.
Amicalement,
Gotch, citoyen en colère.
De papy55
prof. en province | 19H25 | 13/09/2008 |
Les « zorita » et autres cas du même genre, n'intéressent plus les hauts responsables à l'EN.
Ce qui préoccupe aujourdh'ui c'est : « Il y a 25 élèves dans cette classe, ne pourrait-on pas en ajouter 5 de plus ? », à un élève : « vous avez choisi cette option, si vous voulez en même temps suivre cet autre enseignement, il vous faudra y renoncer… ».
Au final la question centrale c'est : « combien çà coûte aujourd'hui ? », « demain n'est pas notre préoccupation »….. !
à papy55
De Chipek
07H47 | 14/09/2008 |
exact, ILS sont en train d'installer le volcan sur lequel nous nous assoirons
La déshérence de tous ces mômes est une poudrière mais après eux le déluge ! ! ! ! ! !
Bah, ça fera des prisons, des fichages, des emplois de flics à organiser… à vendre aux potes…
De Thomas GREDAT
| 19H25 | 13/09/2008 |
En lisant l'histoire de Zorita, et en la rapprochant des propos scandaleux du ministre et de l'inertie tout aussi scandaleuse des « plus réalistes », un exemple m'est venu à l'esprit. Un exemple fictif, quoique… Celui du héros du « Rouge et le noir ». Ceux qui l'ont lu savent que Julien Sorel, jugé par des notables, n'est pas condamné pour avoir tenté de tuer madame de Rênal, mais parce que, petit paysan qui a un peu étudié, il a commis le crime de tenter de sortir de sa condition.
Aucun rapport ? Vraiment ?
De verseau
19H45 | 13/09/2008 |
Dans mon école maternelle à deux classes on se bat actuellement pour arriver à faire tenir dans la semaine ces fameuses deux heures de soutien, en pénalisant le moins possible les enfants concernés.
On subit une pression pas possible de la part de l'inpection pour que tout soit bouclé au 1er octobre. On est tellement focalisé sur les horaires qu'on a aucune idée de ce qu'on va mettre dedans.
Avec les collèges de l'élémentaire (dans la même galère)on a décidé de dénoncer aux parents à la réunion de rentrée, le double langage de nos autorités qui consiste à diffuser dans les médias une information : le soutien ce sera refaire en petit groupe ce qui s'est fait en classe, ou aider aux devoirs - et en réunion pédagogique de nous dire autre chose (faire autrement, avec des activités plus matérielles sinon ludiques, faire des groupes de paroles en maternelle…)
Si des parents font l'effort de lever leurs gamins une demi-heure plus tôt, ils en attendent ce qu'ils ont vu à la télé… ils risquent d'être surpris si ils se rendent qu'on « joue » de 8h30 à 9 heures tous les matins !
Et pourtant nous sommes persuadés qu'on ne fera que dégouter un peu plus ces gamins en répétant (le matin ou le soir)la même chose qu'en classe !
à verseau
De Dan Lemille
(auteur)
Sous prof | 06H09 | 14/09/2008 |
Il est intéressant d'écouter ce que disait Luc Ferry dimanche soir sur France Inter à propos des RASED, de la suppression du samedi matin et des 2 heures de soutien.
http://aubergespagnole.over-blog.com/article-22629146.html
De caro
délinquante avérée | 20H05 | 13/09/2008 |
l'exemple qui me revient à la mémoire, c'est celui d'un petit jeune de 16 ans, en 1ère année de CAP d'espaces verts, envoyé à la mission locale par un prof pour le tester … Quel genre de tests ? il m'a fallu plusieurs rencontre pour que, mis en confiance, il me raconte ses années de galère à l'école, toujours traité de cancre, parce que les enseignants n'avaient pas le temps de s'intéresser à l'individu enfant. Cancre ? lui qui parlait si bien ? Appel au prof qui me fait part de ses soupçons, un jeune connaissant les plantes par leur nom latin, ça prouve qu'il sait faire des recherches …
Tests : QI à +160, ça ne veut pas dire grand chose, mais maîtrise de certaines matières et raisonnement dignes d'un élève d'une classe de terminale. Finalement, il s'est fait virer de son bahut pour indiscipline.
Ses parents n'ont pas de quoi lui payer des études, lui qui voulait être avocat. Il reste dans les plantes, horticulture par la formation professionnelle. Il a accepté sa « différence » (compréhension plus rapide que la moyenne). Il continuera certainement après son CAP et, avec de l'expérience, montera sa boite, lui, le cancre, pour ne plus dépendre de personnes qui, comme il dit, ne comprennent rien.
à caro
De parti
punishment park | 20H12 | 13/09/2008 |
il faut les considérer les drôles (drôle en charentais c'est môme), les respecter, les aimer et leur rentrer dans le lard quand ils déconnent…ne pas les mépriser surtout…
à parti
De lizbeth25
professeur | 22H12 | 13/09/2008 |
Complètement d'accord.
Problème : qu'arrive-t-il lorsqu'on leur « rentre dedans » alors qu'il le fallait pour l'élève et le respect de la discipline en classe ? Des ennuis, et de plus en plus souvent.
à lizbeth25
De parti
punishment park | 23H18 | 13/09/2008 |
plus j'avance dans le taf, plus je suis…comment dire…direct…
ce n'est pas toujours élégant, pas de recette…de moins en moins d'ennuis..juste je me dis qu'il y'a une vie après l'école…
cordialement
lamorille (qu'a mis du temps)
à caro
De dy
c'est probable mais fort impossible... | 12H38 | 15/09/2008 |
Malgré les votes unanimes qui donnent à votre post un degré certain de pertinence…je suis moins que sûre que l'analyse que vous avez faite de la situation et du potentiel avenir de ce « petit jeune de 16 ans » soit des plus pertinente (et des plus utile pour lui).
Savez-vous qu'un « débile léger » (QI entre 65 et 80, écart maximum de 35 par rapport à la moyenne standardisée égalant 100), s'il n'a pas corrolairement de troubles du comportement, n'a de chance de vivre « presque normalement » que si sa prise en charge est adaptée ?
Essayez d'imaginer…un QI de 120, un QI de 135 (on est dans la même « fourchette » que la légère débilité), un QI de 160 soit +60 par rapport à la moyenne (un Qi de 40, -60 par rapport à la moyenne 100 : on est étiquetté débile profond)…
Essayez d'envisager que +20,+35,+60 par rapport à ces 100 de QI standard, soient un véritable handicap et ne se résument absolument pas à un simple « je comprends plus vite que les autres » ou à un « je sais faire des recherches ».
Les enfants « surdoués“(2/3 sont en échec scolaire), et les adultes qui ont été des enfants intellectuellement précoces,ne réussissent pas mieux que les enfants ‘sousdoués’ et peut être encore moins que les adultes qui ont été des enfants intellectuellement limités.
La différence, entre un +60 et un -60, c'est que le premier, est capable de vous faire croire que grâce à vous, avec ou sans vous et d'ailleurs sans personne, il s'en sortira…juste pour vous faire plaisir.
Il ne prends aucun risque : il sait qu'il est peu probable que vous cherchiez jamais à savoir ce qu'il devient.
De airwann
socio cul | 20H15 | 13/09/2008 |
je suis fils d instit , de ceux qui ont fait l'ecole normale, de ces fils de paysans qui ont pu accèder à ce prodigieux metier.
leur boulot c etait leur foi en la possibilité d'éduquer, d aider ( pendant une periode ils avaient pas mal de petits forains), mais comment les nouveaux prof des ecoles sont ils formés actuelement : une license, un peu de théorie et hop dans le grand bain en general dans les sections les plus difficiles.
facile de jeter la pierre aux instits mais j en connais qui se défoncent pour leurs élèves pour aider des zorita ou autres.
qu ils puissent travailler dans de bonnes conditions
De Un compte supprime
nc | 01H17 | 14/09/2008 |
« Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l'Etat, que nous fassions passer des concours à bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? »
Monsieur Darcos, et toute votre clique d'empaffes de premiere : Si les bacs + 5 avaient un boulot et une remuneration correspondant a leur niveau d'etude, ils ne postuleraient pas aux postes dont vous parlez avec tant de mepris. Alors, les ecoles normales seraint remplies de futurs instits atyant la foi, comme avant. Evidement ca restera toujours des reperes de gauchos, parce que qaund on aime les momes et qu'on pense que ca vaut la peine de leur donner leur chance a force de travail et de devouement, on a rarement sa carte UMP.
Pour en revenir au probleme que vous evoquez : chacun son metier et les vaches seront bien gardees. Au fait, c'est quoi votre metier a vous ? Il me semble que l'egalite des chances, ca ne vous concernait pas trop en 1982…
De global
dirigeant | 08H59 | 14/09/2008 |
« j'ai mon bac HE (hygiène environnement) avec mention et en septembre je suis prise en BTS. J'ai toujours voulu diriger une équipe. Je serai responsable d'une équipe de nettoyage. » «
Donc en france pour faire du nettoyage…..il faut le bac et meme un bts ? ? ? ? est ce vraiment serieux votre article ? Ici un marche du travail dynamique aurait du aider cette personne a se realiser.
Cela explique, entre autre, s'il en etait necessaire la baisse de niveau de vos ecoles et universites !
à global
De la champenoise
10H35 | 14/09/2008 |
Et oui c'est sérieux. Le B.T.S. force de vente, qui vous destinait à être commercial, s'appelle maintenant « négociation et relations clientèle » et devinez quoi ? avec ce BTS vous vous retrouvez à l'accueil d'un hyper car il s'agit de … relations clientèle. Il faut le bac pour être caissière, non excusez-moi hôtesse de caisse, donc B+2, c'est nécessaire pour vous faire « engueuler » à l'accueil parce que le client n'est pas content …
à global
De caro
délinquante avérée | 11H35 | 14/09/2008 |
ce n'est pas une question de baisse de niveau, mais de degré de responsabilité. Pour diriger une équipe et surtout « évaluer » le travail à faire et le travail fait, il faut un BTS