
« Madame BEP », je l'ai rencontrée dans un collège de ZEP
Votre enfant est en difficulté au collège ? Nul en maths, n'aime pas lire et a horreur d'écrire des rédactions ? Pas de soucis. La solution : le BEP. Après la troisième, un élève, s'il n'entre pas en seconde générale, a le choix entre le BEP, qui une fois obtenu permet d'accéder au bac professionnel, et le CAP, diplôme de fin d'étude d'une durée de deux ans également.
Il y a quelques mois, lors de mes activités syndicales, j'ai rencontré une femme formidable. La cinquantaine, cheveux mi-longs grisonnants, jupe grise, pull vert, elle n'est pas très grande. Quel dynamisme ! Très gentille, fort sympathique, la petite mamie souriante enseigne dans cet établissement depuis au moins vingt ans. Une référence pour ses jeunes collègues fraîchement débarqués de province.
Corinne, instit de la FSU, et moi-même de la CGT Educ'action (une tradition dans les lycées professionnels), avons improvisé une heure d'information syndicale dans son collège ZEP.
12h30. La salle des profs est pratiquement vide, seuls quelques enseignants rédigent des rapports sur les élèves perturbateurs de la matinée.
- Bonjour ! Corinne institutrice en ZEP, responsable SnuippFSU.
- Bonjour ! Dan, prof de lettres-histoire en lycée professionnel, CGT.
Pas de réponse. Ni merde ni bonjour. L'ambiance est bonne. On ne doit pas être du même monde.
Une petite voix m'interpelle : « Tu es prof en LP ? Moi les élèves m'appellent madame BEP », dit-elle avec un grand sourire. « J'envoie de nombreux élèves en BEP. Ici, tu sais, ils ne peuvent faire que ça. »
« Je savais que j'irais en LP »
Une de mes élèves, Marina, me dit un jour : « Moi monsieur, je ne sais pas écrire et ils m'ont balancé en BEP secrétariat. » Cette jeune fille brune, séduisante, vive, intelligente cumulait difficultés sociales et scolaires, posait de nombreux problèmes de comportement et fuguait régulièrement.
Elle avait dû rencontrer une madame BEP, une prof qui ne mise pas sur vous puisque le système scolaire vous a condamné à être un nul. Alors ? Direction le lycée professionnel.
Mounir, en BEP comptabilité, répétait sans cesse : « Depuis la cinquième, les profs me disaient “tu feras un bon BEP'. Pourquoi taffer ? Je savais que j'irais au LP ! ‘
CAP petite enfance, m'occuper des petits, voilà ce que je voulais faire, pas ménage ou pressing ! De toute façon, j'ai pas choisi, c'est le directeur de la SEGPA qui a rempli le dossier’, soupirent des élèves.
Vive la valeur travail !
‘Si tu ne travailles pas cette année, retour au collège ! , dit en riant un peu nerveusement la mère d'Elisabeth lors de la réunion parents-profs. Elle a tellement souffert là-bas que ça la motive d'en être sortie ! , se rassure-t-elle. La jeune fille réplique :
Jamais j'y reviendrai, les profs voulaient m'envoyer en BEP vente mais je déteste la vente, je suis timide, je voulais faire cuisine et j'ai dû faire une lettre de motivation pour venir ici en CAP APR (agent polyvalent de restauration).’
Les madame BEP, il en existe plein mais je n'en avais jamais rencontré, je ne croyais pas les élèves. Quelle valeur accorder à une formation lorsque vous y êtes envoyé parce que vous êtes un élève en ‘difficulté’ ? La classe de troisième devient une gare de triage
Arlette, une élève, me le faisait remarquer :
‘Quand tu lis mal, que tu sais pas écrire, que tu as une gueule de renoi’ ou de ‘rebeu’, c'est le BEP. Dans la cité, on est tous en lycée professionnel. Si on était né à Neuilly, on serait sûrement avocat.”
Depuis six mois les élèves rendent hommage à madame BEP, ils se battent, manifestent. On peut penser qu'ils sont en deuil, madame BEP ne pourra plus se faire appeler ainsi. Désormais avec la réforme de Darcos, madame BEP est morte ! En effet, la troisième devient un gare de triage : seconde générale, CAP ou BAC pro, le BEP a disparu.
Après avoir subi le mépris de madame BEP, une fois en lycée professionnel les élèves retrouvent leur fierté. Vive monsieur CAP, vive madame Bac pro en trois ans.
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De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 16H59 | 23/04/2008 |
« Depuis la cinquième, les profs me disaient “tu feras un bon BEP'. Pourquoi taffer ? Je savais que j'irais au LP ! ”
Ben voilà.
Un élève que l'on persuade de sa nullité, même de manière implicite, a toutes les chances d'adapter son comportement à ce qui n'est bien souvent qu'une croyance.
C'est à dire qu'il se conforme à ce diagnostic comme si c'était le cas - je ne suis bon à rien - et, ce faisant, il confirme le jugement formé par la croyance.
En plus court : la prédiction s'est réalisée.
Chapeau les professionnels de l'orientation.
à Jonas2
De yamato
20H22 | 23/04/2008 |
Amusante formulation…
« un élève qu'on persuade de sa nullité… » ce qui sous-entend que le BEP est la conséquence de la nullité (acquise ou innée).
Cette phrase est révélatrice, révélatrice du fait que l'on considère que cuisinier(e)( ? ),…, enfin, celui ou celle qui sort du LP es, avant tout, un nul.
Alors, à tous les penseurs en rond qui ont le jugement court, imaginez votre monde sans les « nullités » du LP
- qui entretient votre petite auto pour vos grandes vacances ?
- qui fait la cuisine à la cantine ?
- qui c'est qui vient réparer la fuite ?
J'en passe…
Jes suis sorti de BEP en 83. Je remarque avec une certaine commisération que les poncifs ont la peau dure..
à yamato
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 05H42 | 24/04/2008 |
Dans ce que j'écris, Yamato, l'élève n'est pas nul mais on lui signifie qu'il l'est en l'orientant vers une filière que le système considère comme réservée aux nuls ; idée qu'il finit par accepter lui aussi.
Je trouve votre remarque judicieuse. Elle rejoint ce que j'écris.
Voila comment un poncif (ou un a priori) devient une vérité indéboulonnable qui s'impose à tous ; y compris les victimes.
à yamato
De compte supprimé
retraité | 10H16 | 24/04/2008 |
Tu as raison ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
le pb vient des profs de collège et de leur orientation par l'echec.Autrefois, c'est dès la 5 qu'ils se débarassaient des élèves qui leur posaient pb en les envoyant en cap
Puis ils ont eu besoin de garder leurs postes : ils ont alors eu un poignant désirdegarder lesélèves en difficulté jusqu'en 3
le pb c'estque le mépris est resté : mon fils qui a quitté le collège il y a bien des années me ditqu'ilsouffre encore de sréflexions assassines de petites profs qui n'avaient jamais vu une usine de leur vie et en avaient une grande terreur.Il estaujourd'hui chef d'atelier et gagne très bien sa vie, malgré les profs de collège et gâce aux profs de Lp : merci à eux ! ! ! !
à compte supprimé
De kawouede
15H58 | 24/04/2008 |
Hors sujet mais pas tout à fait : la définition d'un bon prof par Xavier Darcos (il s'adresse aux lecteurs de Mon Quotidien, 10-14 ans)
http://www.lepost.fr/article/2008/04/21/1184114_pour-darcos-qu-est-ce-qu…
à compte supprimé
De kawouede
15H58 | 24/04/2008 |
Hors sujet mais pas tout à fait : la définition d'un bon prof par Xavier Darcos (il s'adresse aux lecteurs de Mon Quotidien, 10-14 ans)
http://www.lepost.fr/article/2008/04/21/1184114_pour-darcos-qu-est-ce-qu…
à yamato
De ELCHEKATZO
La Revolte des Crabes | 02H07 | 25/04/2008 |
UN Livre très intéressant (brillant plutôt) sur l'orientation et l'échec scolaire :
L'éloge des pédagogues d'Antoine Prost.
Une analyse superbe par quelqu'un qui connaît et met son savoir au service de l'analyse des problèmes du système éducatif français.
C'est loin d'être la panacée universelle, mais ce petit lien parle de ce Monsieur.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Prost
PS : Je viens de lire cette phrase de ce débile profond ministre nommé DARCOS : « Quelqu'un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ? Quand on est adulte, on se souvient surtout des profs sérieux, dévoués, qui se faisaient respecter »
Ca c'est pas un ministre, c'est un con…
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
17H02 | 23/04/2008 |
Je vois que rien n'a changé depuis 1975. Ca me fait mal de lire ces témoignages. L'ascenseur social s'est arrêté à quelle date, 1995 ou 2002 ?
Heureusement, il leur reste la VAP, dans quelques années, pour ceux qui réussiront à démontrer leurs talents et qui auront encore la hargne d'en mettre plein la vue à tous les miteux qui les ont envoyés sur une voie de garage parce qu'ils ne venaient pas de Neuilly ou que leurs parents n'étaient pas bourgeois.
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De Gosseyn
19H29 | 23/04/2008 |
« Heureusement, il leur reste la VAP »
Enfin pour ceux qui savent que ça existe, que ça les concerne qd que ça peut leur apporter quelque chose.
Et puis ne soyez pas si méchant avec les petits bourgeois. Parfois ils veulent être cuisto, dans le batiment ou autre et les parents, le système les orientent aussi de force vers les prepa, le droit et la médecine.
à Gosseyn
De Tinhinane
Médiatrice scientifique | 19H46 | 23/04/2008 |
« Ça fait pauvre, de détester les riches » Ylipe
; -)
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De compte supprimé 24
| 20H01 | 23/04/2008 |
Non, rien de rien, Comptecourant… 1975…
J'en veux encore à mort à cette saleté d'orientatrice qui a décidé de mon sort. Faudrait pas que je la croise dans la rue.
Je suis fils de maçon : direction LP ; tu seras électricien. Estime-toi heureux. Trois mois plus tard je larguais tout.
Faudrait vraiment pas que je la croise…
à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
De ELCHEKATZO
La Revolte des Crabes | 02H09 | 25/04/2008 |
Il n'y a jamais eu d'ascenseur social, relisez les héritiers de Bourdieu.
De parti
punishment park | 17H15 | 23/04/2008 |
hélas c'est la triste réalité. les têtes d'oeuf du ministère se sont servis de l'absence d'existence réelle du bep en tant que diplôme national reconnu.en effet depuis plus de 20 ans (30 ? )le bep est un diplôme « bâtard ». rien de plus facile de le supprimer contrairement au cap par exemple, lui reconnu. ensuite ces mêmes technos passés par la filière dite noble ont pensé que les élèves pourraient sans difficulté passer le bac pro en 3 ans, ben tiens, pourquoi pas faire en 3 ans ce qu'on faisait en 4 ? tout cela bien sûr en parlant de redéploiement des effectifs (euh…des compétences en néo-language)alors que cela permet de supprimer de nombreux postes.
pour finir, mon expérience m'a conduit à suivre des élèves de lp à tous les niveaux et force est de constater que nombre d'entre eux ont retrouvé un certain goût pour les études, ou à défaut une assurance et un épanouissement qu'ils n'avaient pas au collège
ex : un de mes élèves passe le bac pro cette année, pas grand ne lui donnait de chance en 3e techno tellement il écrivait mal, rêvait en classe…ce grand gaillard que j'ai vu grandir et qui me dépasse désormais est en passe de devenir technicien d'usinage et à pour projet de se former dans le milieu du spectacle (eh oui les cours de français peuvent aussi aider à la découverte du monde)
bref ce n'est qu'un exemple certes,mais je pourrai en donner bien d'autres.messieurs les bureaucrates, merci encore pour votre réforme de l'éducation, c'est vrai que vous n'obéissez qu'aux injonctions de votre boss, mais prenez garde, nous ne nous laisserons pas faire…
De Bardamu
difficile | 17H22 | 23/04/2008 |
C'est très bien de stigmatiser Mme BEP, en bon cégétiste de base.
Mais est-ce que Mme BEP ne dit pas simplement la vérité ?
Etre orienté en CAP, en BAc Pro ou en BEP, c'est aujourd'hui, dans le système scolaire français une orientation par défaut, par l'échec. Ce n'est pas Mme BEP qui l'a décrété.
Il ne faut pas le dire ? Vous préférez l'hypocrisie ?
Si vous vous sentez « humilié » par ce discours, qui vous donne l'impression d'être un « sous-professeur », parlez-en à vos collègues qui enseignent en faculté.
Eux aussi vous confieront leur sentiment d'humiliation et leur désespoir devant des étudiants quasiment illettrés…
Ca vous sortira peut-être de votre pathos prolétarien.
à Bardamu
De martin citron
stagiaire en Colombie | 23H39 | 23/04/2008 |
Excusez moi cher Bardamu mais connaissez vous personnellement des étudiants en faculté ? J'en doute fortement et ne venez pas me parler de ceux qu'on voit sur TF1(la bible télévisé du néocon) bien choisis ou bien coupés au montage pour avoir l'air benets au possible.
Moi j'en connais pas mal, j'en ai cotoyé beaucoup et ils sont loin d'etre illetrés, il y en a meme qui sont trilingues donc capables de s'exprimer en 3langues, pas mal pour des illetrés… d'ailleurs notre président en dehors de son français approximatif(quand il ne récite pas les discours de Guaino) n'est meme pas capable de parler un anglais comprhénsible.
Sorte de votre réthorique UMPiste et arretez de verser dans la mauvaise foi, vous arriverez peut-etre a pondre des commentaires intéressants.
à martin citron
De Romain C.
approximative | 19H47 | 26/04/2008 |
je ne cautionne pas le comportement de Bardamu, mais, ayant fréquenté la faculté(sciences humaines pour être plus précis), j'ai pu constater que, même si effectivement on peut trouver des étudiants trilingues(sic), on en trouve toutefois une forte proportion qui ont de fortes lacunes orthographiques.
De là à parler d'illettrés, non je ne pense pas non …
Il faut arrêter avec ces propos péremptoires qui ont, au final, pour seule conséquence, de rendre stérile un débat essentiel…
à Romain C.
De Bardamu
difficile | 21H04 | 26/04/2008 |
J'aime beaucoup votre « je ne cautionne pas le comportement de Bardamu ». Il est un peu incongru, certes (je vois mal comment mon « comportement » pourrait se voir tant que ça sur un écran d'ordinateur ! ) mais je suppose que vous parlez de mes écrits.
Vous avez raison, être pris en flagrant délit d'accord avec une de mes contributions vous ferait décerner un brevet de fascisme par la police de la pensée riverévolutienne ! On n'est jamais trop prudent.
Sérieusement, ce que je voulais simplement dire, c'est que le sentiment d'humiliation décrit par ce professeur n'est pas l'apanage des professeurs de LP, qui se vivraient comme une sorte de lumpen prolétariat de l'Education Nationale.
Il est vécu à tous les niveaux, et il peut être encore plus terrible quand on a affaire à des étudiants censés non pas acquérir les bases de l'orthographe et de la syntaxe, mais être capable d'approfondir une discipline…
Plus haut, on me parle d'étudiants trilingues, certes.
J'en connais beaucoup pour qui c'est le français qui est une langue étrangère.
à Bardamu
De parti
punishment park | 23H41 | 24/04/2008 |
pathos prolétarien… c'est quoi ?
à parti
De compte supprimé 24
| 23H44 | 24/04/2008 |
J'ai déplié le Bardamu, du coup…
T'as raison Lamorille : c'est quoi, le pathos prolétarien ?
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 19H09 | 23/04/2008 |
Successivement professeur en collège, L.P., lycée (par ordre alphabétique), j'en ai entendu des vertes et des pas mûres des collègues, mais ce que vous racontez, (dire à un élève « Tu es bon pour le L.P. » au collège) je ne l'ai jamais entendu, ce qui ne signifie pas que cela n'existe pas.
Aujourd'hui on a plutôt, voire très nettement, tendance à laisser entrer en « seconde générale et technologique » (le terme officiel c'est « seconde indéterminée » ! ) des élèves qui n'ont pas les moyens de comprendre les cours qu'on leur dispense ou de réaliser les exercices qu'on leur donne (excusez mon vocabulaire archaïque).
Cela ne veut pas dire qu'ils sont stupides - Alison, je me souviens de toi, tu ne savais pas écrire, mais tu avais su lire « Le Rouge et le Noir » de Stendhal, et le commenter par oral, et tu as « galéré » comme pas permis en seconde « générale et technologique indéterminée », et tu me parlais si bien à la fin des cours de ce roman que tu comprenais si bien - mais ce catapultage obligatoire dans le secondaire « général et technologique mais indéterminé » veut bien dire que pour des raisons purement budgétaires on veut supprimer les L.P. ou pour le moins en faire des boîtes à apprentis corvéables (bac pro en trois ans au lieu de quatre = suite de la destruction).
Finalement, Dan Lemille (votre pseudo me ravit), nous sommes d'accord, je crois.
De chtivelo
17H26 | 23/04/2008 |
Attention il existe aussi le probléme inverse
Les profs de 3éme pour donner leur chance à des élèves
« justes » les laissant passer en 2nde générale
C'est une grande responsabilité pas facile à assumer car on ne peut savoir comment l'élève va évoluer
Certains de ces élèves ayant des difficultés à s'adapter au rythme de la 2nde (plus abstrait et plus d'autonomie avec souvent 35élèves)décrochent très rapidement
Si on s'en aperçoit très tôt il y a parfois possibilité d'un retour en BEP Sinon c'est 2nde« galère » démotivée+ redoublement (car ils ne sont pas prioritaires pour un retour en BEP ) et souvent échec en 2éme année de 2nde
Remarque : Les classes surchargées de 2nde sont pour moi un des principaux motifs de lutte contre la suppression de postes
Difficile de gérer individuellement les élèves à 35
à chtivelo
De parti
punishment park | 17H32 | 23/04/2008 |
trés juste, mail il est aussi parfois de travailler avec des effectifs moindres…j'ai du mal actuellement avec une classe à 8 élèves dont 6 sont démotivés…
à parti
De chtivelo
20H42 | 23/04/2008 |
Tout a fait d « accord Probleme aussi avec des terminales Technique à 15 il y a quelques années En cause le rejet de l'enseignement général car ils avaient de grandes chances d'obtenir le Bac avec la partie techno à forts coefficients
à chtivelo
De parti
punishment park | 21H35 | 23/04/2008 |
le poids de l'enseignement général est certes une donnée importante du problème mais il n'explique pas tout..je pense au manque du travail en équipe pédagogique qui, selon moi, demeure un frein à la réussite des élèves…il est trés difficile, voire impossible, de proposer un véritable travail transversale, n'en déplaise au ministère et à ses circulaires péremptoires style projet disciplinaire à caractère professionnel…dès qu'une proposition semble originale - style atelier théâtre avec l'appui de la drac - elle est court-circuitée par des collègues bien pensants, parce que les stages en entreprise, parce que j'ai mon programme à finir,parce que les internes vont manger trop tard, parce que…parce que…
nous sommes deux profs à avoir surmonté ces épreuves cette année avec un reél succès ( des élèves ravis en redemendant), mais il probable que ça ne durera pas… les profs ne sont pas solidaires, seule une collègue d'eps est venue voir le spectacle de fin de projet…beaucoup se lamentent du sort qui les attend, seuls nos « boss » étaient présents aves des parents et des élèves, cela en dit long…bon c'est vrai, y'avait de la pub à se faire pour le canard local…
à chtivelo
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 17H56 | 23/04/2008 |
Je tiens à dire ceci : Chtivelo n'a pas tort, j'irai même jusqu'à dire qu'il a raison, surtout dans sa remarque finale.
De skalpa
actif et militant ? | 18H02 | 23/04/2008 |
ON NE LE DIRA JAMAIS ASSEZ :

http://kprodukt.blogspot.com
De framboise59
18H57 | 23/04/2008 |
Mme BEP ne fait qu'entériner l'existant. Faut-il laisser traîner un môme en seconde générale s'il n'a pas les acquis fondamentaux ? Est-on surprof si on enseigne à des futurs énarques ?
De Gotch 15306
ancien ouvrier de la banque | 19H05 | 23/04/2008 |
Bof ! Mon gosse est allé en BEP, il a ainsi perdu 3 ans (redoublé, échec malgré tout), il a fait de l'usine en tant qu'intérimaire, il a préparé des concours sans succès, et enfin il a tenté le DAEU, qui l'a propulsé à l'université. Aujourd'hui, sa maîtrise en poche avec mention bien, il termine son année de Master Pro par le stage obligatoire et tout va bien. Donc, rien n'est perdu je crois.
à Gotch
De compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
bye bye.... | 19H24 | 23/04/2008 |
Rien ne sera perdu tant que les « passerelles » existeront. A ce sujet, DAEU : diplôme équivalent du baccalauréat en « débouchés » - droit de s'inscrire en faculté - destiné à ceux qui ne l'avaient pas eu, leur « bac », quand ils avaient l'âge traditionnel, même si l'inscription aux épreuves du baccalauréat reste ouverte à tout le monde. L'obtention du DAEU repose sur moins de matières que le baccalauréat, mais comme il s'adresse à des personnes qui ne peuvent pas suivre de cours toute la journée, il vaut à mon avis le baccalauréat.
Mais les « passerelles » ne vont pas durer, je le crains.
à compte supprimé à la demande du riverain 30.03.09
De parti
punishment park | 20H49 | 23/04/2008 |
exact, mais de mon temps cela avait un autre nom, lequel je sais plus, j'ai fait une partie de mes études d'histoire avec un pote qui avait un bep banque (oui oui ca a existé, peut-être pas dans l'appellation exacte), ça lui a plutôt réussi le bep, comme la gérante d'un salon de coiffure de clermont qui passait son bac pro (après bep) de comptabilité avant un cap coiffure et qui à l'époque (2000) se demandait pourquoi tant d'années à aller à l'école ! les parcours sont parfois ( souvent) tortueux, j'ai quant à moi fait beaucoup d'erreurs (sarko n'était pas dans la place mais son oncle charles en 86 y était…j'ai bien dégusté d'ailleurs) et je suis devenu un prof… et oui un sale prof syndiqué qui emmène « ses » élèves au théâtre, au cinéma et même au musée de l'electrification de borganeuf (creuse) et du louvre aussi.
cela va-t-il duré ? je ne le sais pas encore mais les postes commencent à disparaître dans mon bahut…
npdp, nous sous sommes disputés il y a peu, salutations (alors que je disais hier soir que je vous boycoterais bien), comme quoi à coeur vaillant rien d'impertinent