
Suppression des postes d'enseignant : tout est prévu
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De stefan.agemian
05H52 | 30/06/2007 |
Tant que nous aurrons cette espris individuel,« chacun sa merde“ils licenciront par
charretons au nom de la rentabilitée et du profit.UN trimeur quelques-soit son job et un ouvrier,un serf des temps modernes et il est seul.Car il n'y a plus de solidariter ; on nous a divisez. Des gogos que nous sommes , des serfs des temps modernes ont votez pour les riches …
De
06H23 | 30/06/2007 |
Je suis enseignante, et je ne suis pas contre une autre répartition de certains postes de fonctionnaires en général, mais je vois mal comment dans certains domaines , on va pouvoir supprimer des postes : dans la santé, dans l'éducation…
Prenons, l'Education Nationale, avec le nombre de baby boomers qui vont continuer à partir à la retraite dans les prochaines années, s'ils ne sont pas remplacés, alors les effectifs dans les classes vont flamber. Ce qui n'est pas toujours facile à 24/25 enfants par classe (car les enfants ont changé depuis le siècle dernier, ce n'est rien de le dire), sera carrément impossible à 35/40 !
Tous les enfants seront touchés ceux des électeurs de Sarkosy, comme les autres. Les enseignants seront moins motivés, et l'ascenseur social, comme ils disent, risque de bloquer pour un bout de temps.
Quand on sait que le personnel de maison de l'Elysée a doublé pour les 5 ans à venir, on voit que les restrictions dans le personnel de la Fonction Publique ne concernent pas tout le monde.
De
10H57 | 30/06/2007 |
comment faisaient vos collègues dans les années 50/60 ?
J'étais dans des classes où nous étions 40, et croyez moi le prof tenait son rôle.
Alors autre mentalité ou simplement éducation nationale devenue corporatiste et politique ?
De
11H17 | 30/06/2007 |
« Comment faisaient vos collègues dans les années 50/60 ? J'étais dans des classes où nous étions 40, et croyez moi le prof tenait son rôle. »
Dans les année 50/60 oui…..mais
le profil des élèves a, évolué…
De plus en plus de parents font désormais, pour un oui ou pour un non de l'ingérence, contestent les décisions, dénigrent les profs… ce qui met à mal l'autorité…
Il ne faut donc pas comparer l'incomparable.
De
14H17 | 30/06/2007 |
« le profil des élèves a évolué… »
bien sûr, mais celui des professeurs n'a-t-il pas lui aussi subi des transformtions ? Pas forcément de leur fait, mais, résultat des programmes de formation, manière d'aborder la profession…
De
17H14 | 11/09/2007 |
en effet, il y a eu certaines transformations… aujourd'hui les professeurs ne font plus subir les tortures qui consistaient à taper sur les doigts des élèves pour se faire respecter ! ! les professeurs sont actuellement face à des élèves qui ne respectent plus l'autorité des adultes, et malheureusement bien souvent à cause de l'image déplorable de l'enseignement que leurs parents vehiculent au sein du foyer… je pense que l'éducation des parents est bien plus a remettre en question que la formation des enseignants.
De
11H33 | 30/06/2007 |
La différence, c'est que les années 1950-1960 étaient AVANT la massification de l'enseignement, c'est-à-dire que la composition sociologique des classes était totalement différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Il était donc possible de tenir une classe à 40. J'ai moi-même été élève dans une prépa à plus de 40, et ça ne posait aucun problème, car les élèves étaient déjà « triés », ce qui n'est pas le cas de la population des collèges et lycées publics aujourd'hui. En ZEP, sur 35 élèves, on a 30 cas sociaux… bref, c'est ingérable, même pour un professeur très consciencieux, motivé, énergique et qui n'a pas l'oeil rivé sur la montre.
C'est un peu facile de tout rejeter sur le corporatisme des profs (que je dénonce, comme vous, car j'ai aussi à en souffrir n'étant pas syndiquée ni habituée des grèves et n'ayant pas voté à l'extrême-gauche aux dernières élections…) : il n'est pas le fait de L'ENSEMBLE des profs mais de la fraction qu'on entend le plus, celle de nos syndicats prétendument « représentatifs ».
Le fait est que les conditions d'enseignement ont changé ces 50 dernières années, et qu'on ne demandait pas alors à l'école de résoudre tous les maux de la société et de faire le travail éducatif des parents, en plus d'apprendre à lire écrire et compter aux élèves. Il faut replacer ce débat dans son contexte historique…
De
14H05 | 30/06/2007 |
Merci de cette réponse très pondérée et objective.
De
11H33 | 30/06/2007 |
C'était mieux avant, c'est cela…
Je ne connais pas l'école des années 50/60 car je n'étais pas né et je ne me permettrais pas de juger.
Etes vous retourné dans une classe depuis cette date pour voir les évolutions ?
Les contenus ont changé, les élèves ont changé, les meurs ont changé…
A votre époque, les profs étaient respectés, avaient un haut niveau social.
Aujourd'hui, on n'arrête pas de nous taper dessus, de nous dévaloriser (pas que sur les salaires : un prof après 6 ans de carrières touche 1600€/mois). Votre réaction en est la preuve : vous jugez parce que vous avez une vision du métier par vos yeux d'ancien élève mais que connaissez vous vraiment du métier d'aujourd'hui.
Je ne connais pas votre profession mais j'évite de juger quand je ne connais pas ou alors je me renseigne…
De
14H15 | 30/06/2007 |
Je n'ai pas dit « c'était mieux avant », je posais une question simple appelant une réponse simple.
Je suis retourné dans des classes, non comme prof mais comme intervenant extérieur pour parler de mon travail.
Il est vrai que c'était dans le privé, où j'ai eu la chance de pouvoir inscrire mon fils de la 6e à la terminale. L'aspect confessionnel (je suis résolument athée, mon fils également) n'a posé aucune difficulté
L'ambiance y était studieuse, les enfants, suivis, et les parents informés « en temps réel » si besoin était. C'est cet aspect là qui avant tout a guidé mon choix.
De
21H17 | 30/06/2007 |
Je peux en parler en connaissance de cause car j » ai été prof de 1965 à 2000 et, sans avoir connu d » établissement particulièrement pénible, je peux dire que mes 36 élèves de seconde de 1968 n » avaient rien à voir avec mes 34 de 1999 ! Et entre temps les ministres nous répétaient que le nombre des élèves par classe allait « mathématiquement » baisser.
En 1965, on pouvait faire cours avec quelques problèmes classiques de discipline que le prof pouvait régler par lui-même.Sur mes 36 élèves, il yen avait 3 ou 4 à surveiller du coin de l'oeil. En 99, j » avais plus de « bouteille » et j » aurais pu m » en tirer plus facilement . Eh bien non ! L » essentiel du cours se passait à régler des problèmes de discipline, dont l'origine de certains nous échappaient totalement, et, accessoirement, on pouvait faire un peu d » enseignement.Sur 34 élèves, il y en avait 7 ou 8 qui avaient envie de faire un travail scolaire , autant qui cherchaient à empêcher les autres de travailler, et le reste qui avait besoin d » être pris en charge individuellmenet pour progresser. Physiquement, cela n » avait rien à voir. La tension n » est pas du tout la même, la fatigue non plus.Et il faudra recourir aux heures sup. pour boucher les trous : travailler plus pour gagner plus, bien sûr ! Je plains les collègues des retraités qu'on ne remplacera pas
De jose11
04H13 | 03/07/2007 |
Pour éviter le bordel dans les classes
1 de la discipline
2 de la sélection
j'ai mon fils dans une école privée ou règne la discipline et si un élève ne fait pas l'affaire convocation des parents et si cela ne s'arrange pas la porte.
j'ai pu voir vendredi la différence lors de la fête d'une école publique (soit disant bien… ou j'étais invité) les enfants faisait tout et n'importe quoi dans la cour sans qu'aucune maitresse n'intervienne. Continuons ainsi et nous verrons les chinois faire l'aumone à nos enfants.
à jose11
De
08H43 | 03/07/2007 |
C'est ce que l'on appelle la selection par le fric .Et bientot vous serez satisfait car l'education nationale qui vous a appris ce que vous savez, va etre privatisee.Attention les secousses ! ! ! ! ! ! !
à jose11
De
12H03 | 03/07/2007 |
C'est plus facile de faire de la discipline quand les élèves sont déjà sélectionnés et les classes relativement homogènes : on se retrouve dans la configuration de classe des années 1950-60 évoquée plus haut. Les écoles publiques DOIVENT accueillir TOUS les élèves sans exception, même s'ils ont les pires difficultés d'apprentissage, de comportement ou sociales, et n'ont aucune envie d'apprendre. Il faut non seulement les accueillir mais les garder, et tâcher de les faire progresser ! Dans le public, cela ne « s'arrange pas par la porte ». Un gamin qui a insulté ses profs, mis le feu aux poubelles, menacé ses camarades (je ne parle même pas de mauvaises notes…) reste dans l'établissement. Au pire, il est exclu de l'école mais c'est son établissement d'origine qui doit lui trouver un autre établissement d'accueil ! On n'a pas le droit de s'en débarasser, tout simplement. Dans ces conditions, c'est sûr que c'est un peu plus difficile de « faire régner la discipline » que dans l'école privée sus-mentionnée. Quant aux professeurs du public qui essayent d'imposer des règles un peu strictes dans leurs classes, ils ont souvent des ennuis avec certains parents ou risquent d'être désavoués par leur hiérarchie en raison de leur « rigidité » : je parle en connaissance de cause…
Pour finir avec un petit sourire, sans être laxiste, ce n'est effectivement pas le jour d'une FETE d'école qu'on a envie de faire de la discipline, même quand on est un professeur rigoureux. « Faut savoir se détendre aussi de temps en temps !
à jose11
De
17H57 | 10/09/2007 |
La politique des établissements privés d'éducation fameux, généralement, consiste à se débarrasser de tous les élèves qui risquent de faire baisser les statistiques de réussite aux examens, et de ceux qui sont perturbateurs, ce qui va généralement ensemble, pour les « refiler » au public, où il y a obligation de scolarisation( on avertit d'entrée les parents de ce risque) : est-ce là une loyale compétition, est-ce là la vocation d'établissements d'enseignement ? Vos déductions ne sont-elles pas bassement utilitaires et individualistes, ce qui n'est pas du tout rare de nos jours ? Et celui dont la famille ne peut payer si peu que ce soit les études ? D'autre part, pour ce qui est de la qualité de ces établissements, il sont remplis de tous les enseignants qui n'ont pu obtenir les concours du public et qui se sont rabattus sur ceux-ci.
De
21H21 | 30/06/2007 |
Je peux en parler en connaissance de cause car j » ai été prof de 1965 à 2000 et, sans avoir connu d » établissement particulièrement pénible, je peux dire que mes 36 élèves de seconde de 1968 n » avaient rien à voir avec mes 34 de 1999 ! Et entre temps les ministres nous répétaient que le nombre des élèves par classe allait « mathématiquement » baisser.
En 1965, on pouvait faire cours avec quelques problèmes classiques de discipline que le prof pouvait régler par lui-même.Sur mes 36 élèves, il yen avait 3 ou 4 à surveiller du coin de l'oeil. En 99, j » avais plus de « bouteille » et j » aurais pu m » en tirer plus facilement . Eh bien non ! L » essentiel du cours se passait à régler des problèmes de discipline, dont l'origine de certains nous échappaient totalement, et, accessoirement, on pouvait faire un peu d » enseignement.Sur 34 élèves, il y en avait 7 ou 8 qui avaient envie de faire un travail scolaire , autant qui cherchaient à empêcher les autres de travailler, et le reste qui avait besoin d » être pris en charge individuellmenet pour progresser. Physiquement, cela n » avait rien à voir. La tension n » est pas du tout la même, la fatigue non plus.Et il faudra recourir aux heures sup. pour boucher les trous : travailler plus pour gagner plus, bien sûr ! Je plains les collègues des retraités qu'on ne remplacera pas
De
20H43 | 01/07/2007 |
Super ! On peut déjà supprimer les profs d'histoire qui se permettent de juger des périodes antérieures à leur naissance… Les profs de français qui s'expriment sur Molière… Les profs de maths qui citent Euclide…
De PYSTACHE
12H53 | 30/06/2007 |
Des coups de règles sur les doits, c'tait permis, aujourd'hui, ils déposent une plainte, s'ils ne nous donnent pas une baffe avant ! Aujourd'hui pour « tenir son rôle » il faut être psychologue, éducateur spécialisé, c'est mieux pour les charmantes têtes blondes, c'est moins thraumatisant, mais ça demande de la disponibilité voyez-vous ?
De
14H54 | 30/06/2007 |
Et dans les années 50/60 il y avai-t-il autant de population dans ce pays et crois tu que la jeunesse soit partante pour une bonne pipe ou un branlette au curé s'il y a des mauvaises note ? ? ? Parce qu'il s'agit bien de sa volonté de redonner le pouvoir au curés et leurs perverses idées, on est en 2007 et les choses ont bien évolué et c'est en très grande partie grâce au travail social réalisé par les prof et le social en général ! ! !
Le problème n'est pas là ! ! !
De Mouette
18H44 | 03/07/2007 |
Qu'est-ce que la pédophilie d'une part, et les curés d'autre part, viennent faire dans ce débat ? ! !
Quant à l'assimilation systématique des curés et de la perversité, on est en pleine caricature !
Si l'on veut que les enseignants ne soient plus l'objet de caricatures et de dénigrement systématiques, il faudrait commencer par faire soi-même preuve d'un peu plus d'objectivité et d'un peu moins de sectarisme.
Si le débat tourne à l'échange d'insultes ou aux attaques diffamatoires, il n'a plus aucun intérêt…
De
14H50 | 01/07/2007 |
Ne comparez pas les générations des années 50-60 et les enfants-rois d'aujourd'hui ! ! ! Les enseignants qui partent aujourd'hui à la retraite ont bien vu les changements qui s'opèrent dans leurs classes… Quant au mythe « tenir son rôle », essayez donc vous même, face à des enfants qui n'ont aucune expérience de l'autorité à la maison…
De mathieu-s
16H39 | 02/07/2007 |
Puisque vous savez comment faisaient les collègues de l'internaute que vous interpelez dans les années 50/60 et que vous pensez que « le prof » y tenait son rôle, pourquoi ne pas nous en dire plus ?
Cela pourrait être utile à tout le monde.
Avez vous connaissance des résultats des premiers et seconds degrés à cette époque ?
Vous souvenez-vous que beaucoup d'élèves ne rentraient même pas en 6°, et qu'ensuite pour beaucoup d'autres le BEPC était un obstacle insurmontable ?
Qu'on les retrouvait, au moment d'entre à l'armée (pour les garçons) illéttrés et inéduqués…
Pour les filles, n'en parlons pas… Qui se souciait qu'elles accèdent si peu à l'éducation à l'époque ?
Combien d'élèves arrivaient-ils au niveau supérieur ?
La fonction d'un « prof » est-elle de « tenir son rôle » ou d'obtenir, avec ses collègues de bons résultats pédagogiques et éducatifs ?
Que pensez-vous de l'immense travail fait depuis ces années-là sur les qualifications et les formations, notamment dans les lycées professionnels et les lycées techniques ? De l'évolution des BTS et des IUT ?
Vous faites état du confort et du consensu dans lequel cvous avez vécu votre propre scolarité… Mais vous étiez trop jeune à l'époque pour prendre conscience qu'on était très, très loin, à l'époque de vous confronter à tout le monde.
Enfin, savez-vous qu'à l'époque dont vous parlez, la politisation et la syndicalisation des enseignants étaient beaucoup plus marquées et homogène qu'aujourd'hui ?
Contrairement à ce que vous semblez croire, il n'est pas du tout démontré qu'aujourd'hui ce qu'il est convenu d'appeler « la gauche » soit majoritaire chez les enseignants.
C'est peut-être d'ailleurs aussi là le problème : trop d'enseignants qui n'ont plus conscience de la signification politique de leur métier…
Continuez à réfléchir… vous n'avez fait que commencer.
De
23H53 | 06/07/2007 |
Oui oui avant c'était mieux etc.
C'est vrai d'ailleurs les profs sont moins bons qu'avant… mais… faut dire… vu l'école qu'ils ont fréquentée… moins mauvaise que celle d'aujourd'hui, elle-même meilleure que celle de demain…
Enfin…la solution est TRES PROBABLEMENT de supprimer des postes, oui, certainement, c'est vrai je n'y aurais pas pensé mais ce doit être la solution.
De
11H14 | 01/07/2007 |
Avec un début de carrière à 1.2smig net pour les profs certifiés (bac +5 plus concours difficile), il devient impératif de revaloriser les salaires des enseignants, c'est trés simple il suffit de diminuer leur nombre de 15% par exemple, de les faire travailler 15% de plus et on pourra les augmenter de 30%, si les choses sont présentées comme ça je crois que les enseignants seront d'accord, mais travailler plus pour encore de faire baiser en douceur, ça non ! ! , je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'augmenter le nombre d'élèves par classe, d'ailleurs il faut cesser de scolariser des élèves anaphabétes en lycée, il faut diminuer le nombre faramineux des options, supprimer les langues rares, revaloriser le travail manuel, le sport, faire le ménage dans les programmes démentiels, et l'apprentissage doit prendre le relais pour ceux qui inaptes au travail intellectuel, il est inutile d'avoir 1.5 millions d'étudiants et un taux d'échec de 50% au DEUG alors que l'on manque de plombiers, de maçons, de peintres…, la sélection s'impose en 6eme, en seconde, au niveau Bac…Mais qui aura le courage ?
Sarko, peut être, mais c'est plutôt mal barré…
De chomsky
07H09 | 30/06/2007 |
La suppression des postes dans l'éducation doit être resituée dans son cadre réel, et non pas dans celui d'une péripétie politique. Il s'agit en effet d'une démarche politique extrêmement précise et élaborée visant à aboutir à faire de l'éducation un marché comme un autre dans le cadre plus large de l'AGCS. D'ailleurs vous aurez probablement remarqué que le scénario de la casse générale du service public est toujours le même :
1ere phase : on tire à boulets rouges sur ces » fonctionnaires bien payés à ne rien faire » et ça marche
-2ème phase : sous prétexte d'améliorer la productivité du systéme, on le prive des moyens de remplir sa mission et on le désorganise.
-3ème phase : on en remet une petite couche sur « ces feignasses de fonctionnaires archaïques qui ne veulent pas se réformer ».
- 4ème phase : le fruit est mûr et on peut privatiser.
Tout cela a été parfaitement théorisé et appliqué en Angleterre avec Thatcher et continué avec Blair avant d'être généralisé en Europe.
Alors, il est urgent que la gauche, la vraie, pas celle qui s'est prêtée à cette manipulation, se réveille et lutte avec les bonnes armes et , tout d'abord, démonte systématiquement le discours, le langage pervers qui conduit à la catastrophe que nous voyons se profiler de plus en plus précisément. Par exemple, un opposant ne devrait jamais laisser un journaleux ou un politique employer certains termes sans les pointer, les expliciter et dire en quoi il les récuse. Ainsi, le terme de modernité, devenu, par le zèle assidu des larbins néo-libéraux, prétexte à démolir tout ce qui viendrait du « passé » (la sécurité sociale , les services publics, l'école publique…etc). De même pour les mots réforme,équité, retour sur investissement, demandeur d'emploi, état providence, assistanat ,etc..modifiant en profondeur nos représentations d'une réalité pourtant elle bien réelle : démolition à tous les étages.
à chomsky
De
08H03 | 30/06/2007 |
Trou de mémoire : c'est quoi l'AGCS ?
A part ça, totalement d'accord. En ajoutant que la « modernité » d'aujourd'hui n'est jamais que la ringardise du lendemain et que seuls comptent le progrès (en particulier moral et social) et l'efficacité. Ce qui n'est pas nécessairement la caractéristique du privé, tout le monde s'en rend compte chaque jour : pannes, mauvaise organisation, mauvaise volonté, prix excessifs, j'en passe et de plus tristes…
De babayaga
musique du monde | 08H55 | 30/06/2007 |
petite page AGCS sur wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_g%C3%A9n%C3%A9ral_sur_le_commerce_de…
il s'agit de privatiser tous les services (publiques) entre autres pour les ouvrir à la concurrence -> la poste, edf, gdf, l'école et même les services de santé. La mondialisation est en marche, les actionnaires sont heureux. Que le bas peuple trinque, quelle importance du moment qu'il y a du fric à faire sur leur dos !
Les fonctionnaires ne défendent pas seulement leur salaire et leur boulot, mais aussi l'accès du plus grand monde aux services. Alors, quand des fonctionnaires font grève, il vaut mieux les soutenir et j'apporte tout mon soutien aux enseignants et personnels de l'éducation nationale pour tout mouvement qu'ils initieront dans le cadre du maintien d'une éducation de qualité.
à chomsky
De
13H52 | 30/06/2007 |
hélas je suis d'accord avec toi… et en plus ils divisent le corps enseignant en faisant les réformes sur une frange de profs bien particulière pas au même moment Séparation entre le professionnel et le général , le primaire et le secondaire ! !
et les profs ne sont pas assez solidaires entre eux ….
Et lors des députations de 2002 beaucoup de députés déjà venaient de la société civiles souvent des gestionnaires ! ! !
J'ai un frère (député) qui vient de là qui quand il arrivait dans une entreprise, diminuait les effectifs par 2 et qui m'a dit que toutes les réformes qui allaient dans ce sens passeraient in finé ! !
Je crains le pire ! ! !
Gargamelle
De
23H26 | 30/06/2007 |
PS : il m'avait parlé de 50 000 postes à l'éducation nationale
10 000 postes par an pendant 5 ans ça fait le compte
j'ai essayé de le dire mais on ne m'a pas écouté…. et ceci en 2006 ! !
j'ai peur … j'ai très peur … pour le service public
Et il y a des profs qui ont voté sarkosy ! ! !
Gargamelle
De
13H02 | 01/07/2007 |
Je suis prof , j'ai voté Sarko car j'en ai marre de me la faire mettre bien profond et en douceur par des camarades députés socialistes qui n'ont strictement rien fait pour les salaires des enseignants, grâce à Jospin notre pouvoir d'achat à été bloqué pendant cinq ans, maintenant un prof certifié démarre à un 1.2smig net, que risque -t-on, plus rien on a atteint le fond de la piscine, savez vous qu'un jeune ingénieur démarre maintenant avec un salaire supérieur à celui d'un agrégé en fin de carrière (2800 euros net par mois sans 13 ème ni 14eme mois ).Alors la messe est dite on ne risque plus rien, on nous privatise, trés bien vous irez trouver un Bac +6 travaillant dans l'industrie qui viendra bosser à ce prix ? Alors pourquoi pas Sarko et je souhaite qu'il fasse imploser le système….
Le métier de prof (80%de femmes) est devenu un salaire d'appoint pour bourgeoise mariée a un toubib et souhaitant éléver tranquillement ses enfants..Impossible de vivre à Paris avec un tel salaire…