
Carla et Ségolène aux sources de l'imaginaire humain
La parité existe, TF1 l'a rencontrée. Dans le 20 heures de samedi 2 février, à propos de l'événement du jour -non pas la rébellion tchadienne mais le mariage présidentiel- la parité était à l'honneur. La nouvelle première dame de France était présentée comme la croqueuse d'hommes qu'elle-même dit être, caractéristique bien normale depuis la parité.
La parité, donc. Tiens, on n'avait pas remarqué…
Depuis certaines alarmes médiatiques lancées en 2005 par quelques plumes réactionnaires dénonçant le grand déclin, la grande débandade, la tsunamique féminisation de la société, le cadre idéologique s'est sensiblement revilirisé. L'élection de 2007 a été gagnée sur des valeurs « viriles » : rupture avec l'immobilisme mou, ordre juste et musclé, promesse de redresser la France et même de la tirer vers le haut…
Une mauvaise utilisation de la féminité
Ségolène a perdu pour de multiples raisons, parmi lesquelles une mauvaise utilisation de sa féminité. A la fois trop féminine : le glam ne peut pas protéger les citoyens, même si, dans un premier temps, il les séduit. Et insuffisamment, car n'explorant pas le féminin au sens d'Autre de la norme. La société est violente : soyons pour la paix. La société produit toutes sortes de déchirements et de ruptures : produisons de la continuité, du durable…
La tâche évidemment était difficile et la tenter nécessitait d'oser délaisser les stéréotypes de magazines - « Les Hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus », gros succès au pays de Simone de Beauvoir -pour descendre dans les profondeurs des archétypes : sources universelles de l'imaginaire humain.
Carla, logiquement, en reste aux clichés, dont deux principaux : celui de la femme émancipée (désir calqué sur celui des hommes) et celui de l'artiste (seule condition censée être intéressante).
Le week-end précédant l'union présidentielle, on a pu penser que Ségolène avait atteint la profondeur des images fondamentales. Invitée de Michel Drucker le dimanche 27 janvier, tout de noir vêtue comme une veuve méditerranéenne, elle était la femme trahie, la femme délaissée.
Grandeur tragique, noblesse des sentiments intenses, Ségolène incarnait enfin une vraie héroïne : Ariane à Naxos.
La femme quittée, figure à succès.
Souvenons-nous. Ariane, le fil… Elle l'aide, son Thésée, comme la bouchère, le boucher, l'éditrice, l'écrivain, l'énarquesse, l'énarqueux… Elle le guide jusqu'à ce qu'il triomphe du Minotaure, qu'il se libère du Labyrinthe… Oui, mais voilà, la parité n'a qu'un temps, c'est connu depuis trente siècles. Une fois qu'il a gagné, le beau guerrier quitte la Crète emportant celle à qui il doit le succès, mais à la première île venue (Naxos), il l'abandonne.
La femme quittée, sublime dans ses pleurs, est une figure à succès. La littérature féminine en est pleine. Voir récemment le récit qu'a fait Justine Lévy de son abandon par Rafaël Enthoven au profit d'une certaine Carla…
Bien sûr, les femmes quittent aussi, l'indépendance financière les rend moins soumises, la cruauté est équitablement répartie entre les sexes. La question, pour qui regarde le spectacle politique actuel, n'est pas de cet ordre psychologique, mais concerne le langage collectif, les représentations dominantes.
A droite, la Dame reste la femme du Dominus.
Devant quoi sommes-nous ? A gauche, l'échec du couple paritaire. L'homme et la femme sont formés à la même école, elle l'aide puis c'est à lui de le faire. Echange des rôles, parfaite réciprocité. Belle théorie mais le cas de figure reste rare. Hollande-Royal ont échoué. Les Clinton sont à la peine.
A droite, la recolorisation du couple traditionnel. La Dame -comme dans première dame- reste la femme du Dominus. Celui qui donnera le Dom -comme dans Dom Juan- est le chef de la Domus, la maison latine désignant l'ensemble des personnes vivant sous le même toit. Certes, au temps où les identités se multiplient, où les avatars prolifèrent, la Dame peut être dominatrice à ses heures (Domina), ou conduire de main de maîtresse des scènes de ménage : Mrs Smith est armée…
L'histoire de notre pays dira prochainement si cette nouvelle dame peut faire avancer d'un cran la parité qu'on lui prête. Va-t-elle faire bouger les lignes de la domination ? Qu'a-t-elle à sa disposition de plus qu'une Ségolène ? Carla est une « artiste » au sens jet set de ce terme. Nicolas, qui de toute évidence rêve pour lui-même de ce nouveau statut aristocratique, va-t-il, sous la force de cette créatrice, descendre du piédestal de metteur en scène qu'il aime s'allouer, pour ne plus être qu'un simple inspirateur ? Suspense haletant que nous suivrons bien sûr, mais avec un certain septicisme car la langue nous donne un indice. Un indice en forme de vide sémantique. Avez-vous remarqué que le mot Muse n'a pas de masculin ? ► Rien de grave de Justine Lévy - éd. LGF, coll. Poche, 2005 - 220p., 5,54€.
► Ségolène et François de Cécile Amar et Didier Hassoux - éd. Privé, 2005 - 284p., 18€.. De la rivalité à l'intérieur du couple socialiste.
► Le Film de Doug Liman, avec Brad Pitt et Angelina Jolie (2005) mettant en scène un couple apparemment banal et en réalité d'espions employés par des organisations ennemies, qui finissent par se tirer dessus à la kalachnikov dans leur cuisine.
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De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 10H31 | 07/02/2008 |
Bonjour Machinchose (parce que je ne doute pas de votre survenue prochaine ; -)).
Mariette Darrigand, puisque vous êtes sémiologue, peut-être serait-il intéressant que vous vous penchiez sur cette manie contemporaine de parler de femmes (plus ou moins politiques) en les désignant par leurs prénoms. Parce qu'il me semble qu'il s'agit bien d'une affaire de signes…
J'ai bien entendu que, pour certain(e)s, il s'agit de marquer une sympathie (salut à ceux-là). Pour autant, je ne suis pas tout à fait convaincu (et ça n'est rien de le dire).
Il me paraît bien plus qu'on trouve dans ce trait d'époque une façon subreptice d'infantiliser ces intervenantes. Or, indépendamment de leurs qualités propres (sur lesquelles je refuse de me prononcer, vous m'entendez, Machinchose ? ), ces femmes sont des adultes pleinement resposables de leurs actes, lesquels actes devraient être mesurés à la même aune que ceux de n'importe qui.
En se réfugiant derrière des « Carla », « Cécilia » ou « Ségolène », il me semble en effet, comme Darrigand le fait remarquer, qu'on fait du féminisme à la mode Mars-et-Vénus. Bonjour les dégâts…
à thierry reboud
De Camille D
www.tsubaki.ouvaton.org | 10H52 | 07/02/2008 |
Il y a effectivement quelque chose de remarquable dans cette manière de prénommer les femmes et de nommer les hommes. Le prénom permet la familiarité et souvent la condescendance.
Peut-être que l'une des raisons de ce signe est qu'une femme n'a pas de nom. D'abord son père lui prête le sien, puis elle reçoit celui de son mari.
Mari dont elle est la femme, mais lui n'est pas son homme, sauf à changer de registre. Père dont elle est la fille quand son frère est un fils ET un garçon. (En français du moins, d'autres langues sont plus riches.)
à Camille D
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 10H59 | 07/02/2008 |
Tout à fait d'accord avec vos remarques sémantiques, Camille (qui, au passage, est pseudo remarquablement dépourvu de genre [mais est-ce un pseudo ? ; -)]).
La question du PATROnyme est centrale, en effet.
Reste que, du point de vue de l'état-civil, Royal, Ciganer ou Bruni (voire Le Pen fille ou Clinton épouse et Rodham fille), ces femmes répondent à et de ce patronyme. Et que les réduire à leur prénom me paraît, sinon méprisant, du moins dévalorisant.
A part se choisir un nom, je ne vois pas…
à thierry reboud
De Camille D
www.tsubaki.ouvaton.org | 11H22 | 07/02/2008 |
Cela peut être en effet une solution…
à thierry reboud
De brogilo
in angulo | 13H11 | 07/02/2008 |
« Camille (qui, au passage, est pseudo remarquablement dépourvu de genre »…
Qu'entendre, queer, qu'ascoutiquer ? …
Salut thierry,
J'ai du mal à imaginer qu'en écrivant cela tu n'ait pas pensé, ne serait-ce qu'un instant, à l'étrange Camille transgenre interprétée par Jean Yanne et dont voici les paroles :
J'ai connu des tas de filles
Des tas de garçons aussi,
Mais quand j'ai connu Camille
Ah quel trouble dans ma vie !
Camille n'est pas très fille,
N'est pas très garçon non plus,
Comment expliquer Camille
A ceux qui ne l'ont jamais vu ?
Camille est assez spécial
Il ou elle, je ne sais plus,
Ressemble à une amygdale
Aux extrémités fourchues.
Certains trouveraient atroces
Son corps cave un peu partout
Où il devrait y avoir des bosses,
Chez Camille il y a des trous !
Gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia
gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia !
Comment décrire Camille
Qui n'a ni cul, ni seins, ni dos ?
On dirait une chenille
Ou un dessin de Picasso
C'est comme un intestin grêle
Avec une tête au milieu,
Un gros triangle isocèle
Boursoufflé jaune et visqueux !
Chaque nuit avec Camille,
Je m'envole vers les cieux,
Je suffoque et m'écarquille,
Je plane, je suis heureux.
C'est vraiment l'apothéose
Des voluptés de l'amour
Mais la meilleure des choses
Ne peut pas durer toujours !
Gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia
gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia !
Quand le premier soleil brille,
Venant mettre un point final
A l'étrange cérémonial
De mon bonheur avec Camille,
Quand le petit jour évince
La nuit de mon bonheur nuptial,
Je prend Camille avec des pinces,
Et la remet dans son bocal !
Je prend Camille avec des pinces,
Et la remet dans son bocal !
PS : Nous vivons des temps délétères, aussi je tiens tout de même à préciser que ceci n'est pas un scud à l'attention de Camille D.
à brogilo
De Camille D
www.tsubaki.ouvaton.org | 13H36 | 07/02/2008 |
Je connaissais déjà la chanson et pour tout dire… c'est tout moi ! ; -)
à brogilo
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 00H16 | 08/02/2008 |
Bonsoir Brogilo.
Heureusement que Camille connaissait cette chanson (et plus heureux encore, que ce soit tout elle et lui), parce que moi pas. Tu ne voudrais me la chanter, par hasard ?
(Ah oui, j'allais oublier… magnifique, ton utilisation du queer.)
à thierry reboud
De brogilo
in angulo | 09H00 | 08/02/2008 |
Merci du compliment Thierry, venant de toi cela me fait plaisir.
Pour ce qui est de te chanter « Camille », j'ai trop le sens de l'intérêt général pour ajouter encore à la pollution sonore de notre environnement…
Aussi n'y compte pas.
à thierry reboud
De meg
12H53 | 07/02/2008 |
Je suis aussi intrigué par la manie de parler presque systhématiquement des femmes dans le contexte du couple en tant que « femme de ».
Les exemples donné dans cet article vont tous dans se sense, Royal, Clinton, Bruni, « Cécilia » (j'utilise le prénom vu que je ne connais pas son nom) ou Marine Le Pen pour « fille de ». On a même eu « maitresse de » avec Mme Cresson qui s'en est pris plein la gueule pour pas cher.
Par exemple Bayrou est peut-etre le mari de quelqu'un, ou le fils de quelqu'un mais personne n'en a rien à faire. Le cas Sarko est un peu particlulier puisqu'il instrumentalise sa vie privée, sans qu'on lui ai rien demandé. En passant Cécilia et Bruni ne sont pas des femmes politique et la comparaison entre ces deux femmes et Mme Royal, Clinton, Le pen est sans interet.
J'ai l'impression que cette manie de « femme de » et « fille de » c'est comme si on ne pouvait pas envisager une femme hors de la sphère privée-familliale et qu'on s'efforcait par ce moyen de ramener (réduir ? ) à ce cercle les femmes qui essayeraient de s'occuper de la sphère publique. C'est peut etre aussi parfois les femmes politiques elles-même qui utilisent ce ressort pour se donner une légitimité ou rassuré les gens qui n'imaginent pas réelement qu'une femme puisse sortir due son rôle traditionnel.
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Hier dans un JT je ne sais plus lequel, j'entend que le gouvernement à convoqué les femmes ministre pour rendre un hommage à Mme Veil. Je ne suis pas contre un hommage à Mme Veil, mais pourquoi convoquer seulement les femmes à cet « hommage » ? Mme Veil ne s'est elle occupé que des femmes dans sa carrière politique ? Est-ce que les politiques hommes ne s'occupent-ils que des citoyens mâles ? Est-ce que les avancées vers l'egalité ne concerne que les femmes ? Est-ce que pour un hommage à un homme politique masculin on aurait l'idée de n'y inviter que les mâles ministres ?
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Je me demande si l'on pourrait faire des comparaisons d'hommes politiques entre eux sur le critère de la masculinité. On compare ouvertement Mme Royal, Clinton, Le pen sur le prisme de leur « féminité » (en ajoutant des people qui n'ont rien à voire dans l'affaire sur le seul critère de possession d'uterus) et jamais les hommes sur celui de leur « masculinité ou “virilité”, comme si la question ne se posait pas ou n'existait pas.
à meg
De pablico
13H49 | 07/02/2008 |
effectivement, on dit toujours Madame Veil et jamais Simone…
heureusement qu'on ne porte pas le voile, ni obligation de porter la jupe.
Là la femme serait vraiment considérée, juste comme un complément (de l'homme) et non pas un sujet (à part entière).
Déjà que c'est presque le cas.
Pour ma part je rêve d'un monde où il y aurait deux sujets (homme-femme) en coordination.
Mais ce n'est pas prêt d'arriver. On peut toujours faire des propositions grammaticales : -(
à thierry reboud
De machinchose
13H20 | 07/02/2008 |
à vrai dire je n'avais pas grand chose à dire ici.J'ai trouvé l'article interessant et votre remarque en plus tout à fait pertinente… Ici et je lis.
(au moins ce commentaire peu utile me servira à suivre les « nouveautés » de ce débat)
à machinchose
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 13H23 | 07/02/2008 |
Alors là, Machinchose, vous me la coupez !
A la prochaine ?
(Au passage, toutes mes excuses à Mariette DarrigRand pour avoir écorché son nom deux fois…)
à thierry reboud
De machinchose
13H45 | 07/02/2008 |
bien sur. Je viens de me relire et je constate qu'on pourrait me lire moqueur. C'est qu'entre le « ici » et le « je lis » il y a un « et » de trop que d'ailleurs je m'explique mal. Vos remarques sont pertinentes souvent ici ET ailleurs. Je voulais juste dire qu'ici, dans ce cas, je me contente de lire… (et voilà maintenant que j'écris)
à thierry reboud
De Alice77
18H30 | 07/02/2008 |
Le féminisme n'est pas une classe sociale.
Les femmes sont des hommes comme les autres.
Les hommes sont des femmes comme les autres.
Ce qui compte, c'est le contenu, pas le contenant. (Politique évidemment).
à thierry reboud
De ART MONIKA
19H43 | 07/02/2008 |
Bravo Thierry Reboud !
Moi cet article me gêne. Voir dans S. Royal habillée en noir une veuve éplorée d'avoir été trompée est d'un réductionnisme ! Ah, que ce mot a été commenté et re-commenté… alors qu'un autre, plus intéressant, est toujours passé sous silence : « je n'accepte pas la bigamie »… On relève la trahison, pas la résistance. C'est un peu primaire, non ?
Je trouve plus digne de reconnaître qu'on a dû affronter la tromperie et de dire qu'on refuse les petites trahisons… que de fermer sa gueule comme H. Clinton et de faire semblant.
Trop femme et mère pour les uns, trop castratrice pour les autres… S. Royal aura tout entendu. Pendant que l'« autre », tout fier de sa petite mâlitude, a été tranquillement élu.
Quant à C. Bruni, je ne trouve rien à en dire. Du vent….
à thierry reboud
De bidule
22H00 | 07/02/2008 |
Que d'efforts pour ne rien dire !
à bidule
De Alice77
14H26 | 08/02/2008 |
C'est fou ! Que d'efforts ! Pour dire moins que rien !
à thierry reboud
De cyberneteek
23H02 | 07/02/2008 |
Dans un autre article (le MODEM à Lyon), l'ancien ministre Azouz Begag est lui aussi appelé par son prénom.
Sans parler des cas de Rachida, Fadela et Rama, couramment « prénommée » …
A mon sens tout cela reflète une forme de racisme et/ou de sexisme insidueux.
à cyberneteek
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 00H14 | 08/02/2008 |
Parfaitement d'accord avec vous.
Le pire, sur ce coup, est que cette forme insidieuse de racisme et/ou de sexisme est souvent portée par les sympathisants mêmes de ceux ou celles qui en sont victimes.
à thierry reboud
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 16H41 | 09/02/2008 |
J'en profite pour dire que je suis d'accord sur le fond.
Ça doit vous épater, non ? (Oui,cette fois-ci je confirme, on en avait déja parlé à propos du blog d » Aurelie Filippetti.)
P.S.
Que penser du Ché, fallait il dire M. Ernesto Rafael Guevara de la Serna pour être à l'abri du politiquement non correct ? Si j'avais su, zut alors.
De citoyensly
10H37 | 07/02/2008 |
je crois que le sujet principal de cette info et que la politique, qui se doit d etre excessivement rigoureuse sérieuse, se transforme en un spectacle jet seter gling gling qui ravit les médias mais fait du tord à lanotre pays !
On se moque de savoir si segolene si carla.. c est du domaine de la vie privée , ce qui est essentiel de la part d un politique c est l action que celui ci mene pour la nation !
retrouvez des infos censurées sur http://vigicitoyen.canalblog.com/
De Gringo
| 10H39 | 07/02/2008 |
Et quel avenir pour Marine Le Pen dans tout ça ?
à Gringo
De SiDi
Kitten ! | 11H26 | 07/02/2008 |
Et Arlette alors ? : o
à SiDi
De Gringo
| 11H30 | 07/02/2008 |
En fait, ma question vient plutôt du fait que déjà Papa se plaignait et du temps de parole qui lui était accordé et de l'image qu'on donnait de lui…
De plus, il me semble (je ne fréquente pas ces gens, et quand celà arrive, ça ne dure en général pas longtemps) que les élécteurs FN ont une image très ancrée du « pater familias », seul apte à diriger et prendre des décisions.
à SiDi
De Gringo
| 11H42 | 07/02/2008 |
Qui plus est, à la LCR, par exemple, nombre de militants, sur les forums ou lors des meetings appelent Besancenot par son prénom et lui même signe ses messages OB.
De sev
10H42 | 07/02/2008 |
La féminité ne permet pas de gagner des élèctions, mais « la virilité » ne permet pas visiblement de garder une opinion favorable. Le prisme de l'identité sexuelle porteur de valeurs fortes est en train de se fissurer au profit de valeurs intermédiares, voire communes à tous, comme l'intégrité, la sincérité…
à sev
De all
11H09 | 07/02/2008 |
ça c'est vrai ! Je m'imagine bien avoir une relation sexuelle avec Ségolène, mais jamais voter pour elle.
De ras-la-patience
10H51 | 07/02/2008 |
doit-on considérer comme « artiste, créatrice » une femme qui se borne à murmurer des chansonnettes sur trois accords de guitare ?
il me semble qu'un(e) artiste ou créatrice(teur) c'est tout de même autre chose.
pour l'usage des prénoms (@ thierry Reboud)je me pose la question, pourquoi celles-la et pas les autres ? je ne me vois pas appeler par leur prénom : mesdames : Veil, alliot-marie, lagarde, aubenel, aubry etc… (toutes prises au hasard) peut-être arlette (laguiller) et encore !
alors pourquoi cela semble aller de soit pour ces trois là ?
à ras-la-patience
De SiDi
Kitten ! | 11H29 | 07/02/2008 |
Je vois ça comme ça, dans mon cas :
Arlette c'est parce que je l'aime bien.
Ségolène, c'est parce que Royal ça fait Royaliste !
Cécilia et Marine, c'est parce qu'un homme politique porte le même nom et qu'il est bien plus connu ?
Et la Bruni… ben je l'appelle la Bruni ! Pas assez de respect pour le rôle qu'elle joue pour la nommer de façon polie (ce qui ne veut pas dire que j'en aie pour Le Pen ! : @).
à ras-la-patience
De Gringo
| 11H34 | 07/02/2008 |
Et de la même façon, pourquoi « Sarko », « Chichi », « VGE » ou « DSK » ?