
« Bienvenue chez les Ch'tis » : un film médicament qui fait symptôme
Toute personne qui essaie d'observer la société française actuelle doit aller voir « Bienvenue chez les Ch'tis » et tenter de réfléchir à partir de lui. Ma démarche est artisanale et subjective. Je ne porte aucun jugement esthétique (je ne suis pas critique de cinéma), ni moral (je ne suis pas philosophe).
Devant un film comme celui-ci, je regarde, j'essaie de comprendre : le film et surtout l'engouement pour le film. En particulier, cette phrase que les gens, qui l'ont vu six ou sept fois, disent : « Ça me fait du bien. »
Mon hypothèse est que le film de Dany Boon est à la fois un médicament et un symptôme.
On le consomme pour oublier la dureté du monde actuel, une dureté qui est présente sous ses multiples aspects : fracture sociale, préjugés racistes, solitude affective, obligation à migrer… Le film annule tous ces problèmes, selon la logique du rêve ou du fantasme.
Un renversement des choses, comme lors d'un carnaval médiéval
Dany Boon a toute légitimité à le faire, et je ne le lui reproche pas, je remarque simplement que, par exemple, l'abolition des classes sociales qu'il met en scène en faisant copiner, voire s'énamourer un patron et ses employés, est juste l'envers du décor réel.
Comme sémiologue, ce renversement des choses m'intéresse car c'est celui, bien connu, du carnaval médiéval, où l'on refait le monde en lui mettant cul par dessus tête. C'était cela que faisait en son temps une émission comme « C'est mon choix », qui montrait des gens d'en bas prendre en rigolant leur revanche sur les people beaux et « bankable ». Moins le quart d'heure de célébrité warholien que le quart d'heure de consolation.
Ma question autour des « Cht'is » tient au succès de cette logique : une logique d'oubli, de compensation. La consommation de ce film n'a évidemment rien de honteux. De plus, je pense qu'elle est compatible avec celle d'« Entre les murs » ou d'« Un conte de Noël » -un film difficile, passionnant, riche de sens. La même personne peut avoir besoin des deux modes : oublier la dureté du réel en allant rire et pleurer avec les « Chtis », regarder le monde actuel en face avec Cantet ou Desplechin.
C'est même cette contradiction interne qui définit majoritairement l'individu contemporain.
Je pense tout de même important que nous soyons lucides devant nos consommations, car elles annoncent à bien des égards nos choix politiques.
Thème central du film : la mobilité, thème de campagne de Sarkozy
De ce point de vue, autant « Les Choristes » me semblaient pointer le désir du corps social à s'intéresser avec une certaine générosité à la question de l'éducation -ce que fait aujourd'hui « Entre les murs », autant les « Cht'is » me paraissent révéler surtout la difficulté qu'éprouvent beaucoup de Français à vivre la modernité.
N'oublions pas que le thème central en est la Mobilité : THE problème de notre pays, comme l'avait bien vu Nicolas Sarkozy, mais qu'il a laissée en plan. Elu sur son aptitude à l'incarner, il butte aujourd'hui à faire de cette mobilité la grande affaire de son quinquennat, c'est-à-dire de l'épisode 2007-2012 de notre histoire.
Dany Boon, avec un film naïf et sympathique tient alors le seul discours possible sur le sujet. Un discours « merveilleux »… qui a trente ans de retard. Au temps des migrations planétaires et de l'individu obligé d'être mobile et flexible, il nous raconte que monter de Marseille à Lille est une grande épopée.
Il a bien le droit. Il le fait bien. C'est que tant de gens aient besoin de partager ce rêve suranné qui pose question.
► A lire aussi : « Entre les murs » contre les « Ch'tis » : la revanche du réel
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De Pépé la Jactance
insituable | 12H01 | 05/06/2008 |
Pas encore vu le film de Dany Boon. Prêt à croire que ce n'est pas l'affaire du siècle, mais pas non plus un film déshonorant comme Astérix III (Astérix II, j'avais tenu deux minutes devant ma télé). Mon premier sentiment, en voyant croître son succès, fut celui-ci : c'était une revanche, mais pas haineuse, pas banderole-PSG, contre le succès du Sud, où tout fonctionnaire veut être muté, ou tout retraité friqué veut crever d'ennui avant de crever pour de vrai. Contre ces Parigots-têtes-de-veau qui compissent la province surtout si elle est au Nord, qui croient que la civilisation s'arrête au-delà du périph'.
Et merci à Marinette Darrigand de ne pas avoir repris la critique standard sur les Choristes : film vaguement pétainiste. Il ne fallait pas confondre la promo du film, beaucoup trop centrée sur une équivoque mise en avant du bellâtre Maunier (pas le meilleur jeune acteur du film, de plus) et son contenu : un subordonné qui défie (en douce, certes) l'autorité d'un supérieur, qui avec douceur et fermeté redonne confiance et énergie à des enfants marginaux discrédités par les autorités. Ben moi, cette valeur, je tiens qu'elle est aussi bafouée que d'actualité (voir cette sordide affaire d'abus sexuels entre ados dans un centre pour mineurs probablement mal géré)
Ces deux films ont un autre point commun : avoir eu du succès en dépit de la critique. Critique dont parlait déjà Molière avec ses petits marquis (les Précieuses Ridicules ? ) qui jurent que personne n'aura du succès hors leur avis.
Pourquoi tant de gens ont besoin de partager un rêve suranné, demande Mme Darrigand ? Mais c'est parce qu'ils comparent ce rêve suranné et la réalité actuelle. Alors, battons nous pour que la réalité actuelle change. Vaste programme, hein ? Autant vider la mer avec un seau de plage, non ? Ben, on y est quand même. Et dans des micro-réalisations. Parce que les grandes utopies, on a donné.
à Pépé la Jactance
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 12H53 | 05/06/2008 |
Moi non plus pas encore vu. Et partage en très grande partie l'avis d'A. Nonyme. J'attendrai tranquillou que ça viene à mon salon pour les Ch'tis.
Cependant, il y a une différence avec le Cantet, puisque sa date de sortie est avancée :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/06/entre-les-murs.html
pour une potentielle course aux Oscars entre autres. Je ne mets pas une roupie sur Les Ch'tis.
à Pépé la Jactance
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 14H26 | 05/06/2008 |
Et bien décidément aujourd'hui, soit je choisis les bons articles, soit c'est le hasard qui fassent que je suis en empathie totale avec les auteurs au programme de rue89 !
Je partage l'idée générale de Mariette Darrigand, et surtout d'A.Nonyme dans son commentaire.
Les « Chtis », je l'ai sur mon ordi depuis (je n'sais plus, deux ou trois mois) cadeau d'un informaticien de passage qui m'a laissé cela, en me disant :
Tiens « cadeau » !
Je ne l'ai pas encore regardé.
Pourtant, avec le Nord, j'ai une « histoire », ou plutôt l'histoire d'une vie !
J'aime ce coin de France, le connais de long en large pour ne pas dire en ….
Bref, pour l'instant, finalement ce qui me gêne, c'est tout ce qui c'est fait et dit, autour de ce film qui m'empêche probablement de prendre le temps de le regarder.
Qu'importe, tout ça pour dire, que je ne tomberais pas dans ce piège « moutonnier » (là je vais m'attirer toutes les foudres et pastilles négatives des ayatolas de la rue), mais je rejoins cette analyse :
« Pourquoi tant de gens ont besoin de partager un rêve suranné, demande Mme Darrigand ? Mais c'est parce qu'ils comparent ce rêve suranné et la réalité actuelle. Alors, battons nous pour que la réalité actuelle change ».
à adaunis
De ART MONIKA
16H25 | 05/06/2008 |
J'aime bien également l'article de Mariette Darrigand, et les commentaires au-dessus.
Je n'ai pas vu les « Chtis » et je n'ai pas particulièrement envie de le voir, à cause de l'étrange et excessif engouement qu'il suscite. Les touristes qui défilent dans la (pseudo) ville du Nord pour visiter le boulanger ou le cafetier du film me font ressentir la même tristesse que les Chinois des campagnes, si fiers que leur pays accueille les jeux olympiques.
Bien-sûr, comme le Nord est une région pauvre, je comprends vraiment que ses habitants soient heureux que la France entière découvre leur vocabulaire, leurs capacités d'accueil et certaines de leurs habitudes alimentaires.
Mais bon, cela mérite-t-il qu'on en fasse un fromage, même de Maroilles, surtout avec le café au lait ? Je n'en suis pas certaine ; -)
Mariette Darrigand pose avec délicatesse la question des raisons de cet engouement. Merci à elle.
De ClaireChar
12H21 | 05/06/2008 |
Je ne suis pas d'accord avec Mme Darrigand sur lidée que le film de Dany BOon ne montre pas la réalité telle qu'elle est alors qu'un film tel que le dernier Depleschin lui montrera le monde tel qu'il est.
On ne doit donc pas vivre dans le même monde, parce que j'ai beaucoup plus d'amis qui doivent quitter leur région pour aller bosser hier et pour qui souvent c'est la première fois qu'ils partent de chez eux, j'ai beaucoupl plus d'expérience de gens amis avec leur patron comme vous dites que des expériences de carnage et dispute familiale ou relations conflictuelles
Je n'ai pas le sentiment que ce soit plus « réaliste » que le film de Dany Boon tout ça parce que c'est plus glauque
Sans vouloir paraitre naîve, la réalité des gens malgré les difficultés économiques ou autre est souvent beaucoup moins triste et glauque que les médias ou les intellectuels parisiens aiment à se l'imaginer.
Les gens rient, pleurent, se disputent aiment, vont au cinéma et effectivement ils vont voir des choses faciles qui leur ressemblent contrairement à ce que vous pensez, que les ambiances torturées intellectualisantes ne leur parlent pas forcément et ne correspondent pas à leur réalité.
De brogilo
in angulo | 12H38 | 05/06/2008 |
Merci Mariette pour cet article lucide et nullement bobo qui a tout d'une mise au clair des précédents.
Ce que vous dites tout au long me semble cette fois très juste.
Au plaisir de vous lire, donc.
De harpo59130
12H38 | 05/06/2008 |
Je suis né et vit dans le nord et j'ai vu le film. De mon point de vue, c'est un film « très léger » qui édulcore la dureté des rapports sociaux dans l'entreprise, à l'heure où ceux-ci se durcissent.
Le seul intérêt que j'y ai vu, c'est la remise en valeur de la langue picarde, pour le reste c'est un film bien pâle.
De véro232
13H18 | 05/06/2008 |
Je ne l'ai pas vu et je n'irai pas le voir car j'ai été gavée dès le début - à la télé aux infos sur les plateaux etc et aussi par toutes les personnes qui l'on vu et revu. Dommage mais c'est comme pour les astérix, le dernier bronzé etc. Trop de pub tue le film.
à véro232
De harpo59130
13H52 | 05/06/2008 |
C'est vrai que tout ce tapage médiatique était bien agaçant. Moi je l'ai vu en divx, et je n'ai pas envie de le revoir sur grand écran.
De deecurl
| 14H43 | 05/06/2008 |
au sujet de « Bienvenue chez les Ch'tis » c'est la première fois que je vois la mobilité professionnelle mentionnée, et c'est effectivement très pertinent.
voilà une réflexion sur le film qui va plus loin que l'opposition « super on parle des régions/quelle horreur un film populaire »
et c'est vrai que le fait d'être obligé de bouger à cause de son boulot, parce qu'on est muté ou parce qu'il n'y en a pas ailleurs, ainsi que l'adaptation nécessaire, mérite qu'on s'y penche un peu.
De Janus 333
Slainte! | 15H01 | 05/06/2008 |
Je l'ai vu !
BOF…
à Janus 333
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H12 | 05/06/2008 |
ah ! voilà le fameux tiers des Français. merci pour cet avis qui me réconforte dans mon envie d'attendre qu'il arrive dans mon salon, sur le câble ou ailleurs, si ce soir-là je ne suis pas occupé.
lorsque Brice de Nice est passé sur C+, je n'ai pas regardé. Idem pour OSS 117.
je ne rechigne pourtant pas devant un truc bien beauf et souvent les regarde avec un tel intérêt que j'en tire des choses comme ceci :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/05/quand-france-3.html
mais là, trop, c'est trop ! cent balles dans le porc…
à FabiendeMénilmontant
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 19H17 | 05/06/2008 |
Fabien, t'es mon pote !
Je n'ai pas non plus regardé brice (d'abord je déteste ce prénom), et OSS 117 non plus ! et la lourdeur de cette pub pour le film des ch'tis me gave ! ! !
Je préfère relire Marcel Pagnol au soleil…
De etpuisquoi
indéterminé | 15H06 | 05/06/2008 |
Petite déconstruction d'un discours faussement neutre :
Voilà encore un articcle pseudo descriptif (je ne suis pas philosophe, je ne fais pas la morale ; je ne suis pas critique, je ne fais pas d'esthétique)….Ben voyons.
Discours de fausse neutralité ultra convenu.
Voyons cela de plus près :
Je cite : « autant les “Cht'is” me paraissent révéler surtout la difficulté qu'éprouvent beaucoup de Français à vivre la modernité » Non….c'est vrai ?
De quelle modernité parle-t-on ? Quelles difficultés ?
Mystère et boule de gomme.
Continuons, ça va s'éclaircir….
« N'oublions pas que le thème central (du film de danny boom) en est la Mobilité : THE problème de notre pays, comme l'avait bien vu Nicolas Sarkozy, mais qu'il a laissée en plan. Elu sur son aptitude à l'incarner, il butte aujourd'hui à faire de cette mobilité la grande affaire de son quinquennat, c'est-à-dire de l'épisode 2007-2012 de notre histoire. »
Voyez vous, là, on glisse subrepticement, avec une humilité à couper le souffle, du registre de l'analyse de l'image à l'analyse carrément historico-sociologiquo-politique. Grand, non ? Et sans morale, bien sûr.
La « modernité », c'est donc, au cas où vous auriez les oreilles bouchées depuis 15 ans, la mo-bi-li-té.
Soit : Le Flux incessant, les différences sans identités qui épousent et sont le mouvement même d'un devenir sans origine ni fin. On connait bien la chanson, deleuze, guattari, etc…mais récupéré par un discours économique très libéral. L'Etre n'est pas, l'être est pur mouvement. Amen.
Donc : Modernité = Mobilité
Ce qui signifie que : (tout cela est dit sans morale, réptons le, juste pour rigoler un brin…)
- L'enracinement, c'est pas moderne
- L'économie locale, c'est pas moderne
- L'identité par un lieu de naissance, c'est pas moderne
- L'amour d'un lieu de naissance ou d'adoption, c'est pas moderne
- L'attachement à des gens, des amis, des familles, etc…c'est pas moderne. Tout est flux……
-Vouloir en tant que jeune adulte vivre pas trop loin des siens (bouh le gros mot pas moderne…), c'est-à-dire ne pas rendre visite deux fois par an à sa famille avant les enterrements, c'est pas moderne.
- Vouloir vivre avec quelqu'un, si la mobilité exige de bouger, c'est pas moderne…
etc…On comprend l'idée ?
Grosso modo, par exemple, si vous êtes un jeune homme qui veut être boulanger ou instituteur et que vous vouliez vivre dans une région que vous aimez, avec vos amis d'enfance ou pas, votre famille, vous-zetes-pas moderne. Bien sûr, cux qui prétendent cela on en général les moyens d'une mobilité très conséquente, mais ça, faut pas le dire, car ça sent trop l'ancienne gauche archaïque, alors…chut. Le progrè n'attend pas.
Est-ce bien clair ? Car, en plus, par une association d'idée foireuse, en ne voulant pas être moderne, cramponné à ce qui pour vous est le bonheur, vous signifier votre archaïsme, et qui dit archaïsme, dit racisme, régionalisme, petite vie, manque de hateur de vue, bref, vous êtes un gueux ignare et bourré de préjugés. La messe est dîte. On entend ça aussi depuis 1O ans. Le diable est identifié.
Mais, voyez vous, ce type de discours ne véhiculerait aucune esthétique, aucune de la morale, aucun jugement normatif : je me marre…
Car l'esthétique recouvre bien plus d'objets que les seuls oeuvres artistiques, tel que notre éminente sémiologue ne peut l'ignorer (à moins que Jean-Marie Schaffer soit encore pour elle un illlustre inconnu, au nom bien sûr de la mo-der-ni-té)
Comme notre brillante sémilogue assimile philosophie à morale (quel niveau…), il faut lui apprendre que la philosophie n'en est plus là. Elle est moderne aussi, voyez-vous. Elle construit des concepts. Des contenus. Elle ne se contente d'invoquer des idoles comme la mo-der-ni-té. La mobilité, etc…Bref, elle tente de dire de quoi elle parle.
Enfin bon, passons, et, résumons :
modernité = mobilité
Il faut donc entendre mobilité comme mobilité permanente d'absolument tout, une sorte de mouvement perpétuel censé combattre la vilaine entropie. Entropie entendue comme : absence de progrès (accumulation de richesses) par une trop importante fixité des êtres. Tout doit changer, tout. tout le temps. Et pis, si tu n'es pas d'accord, c'est que n'est pas mo-der-ne. Alléluia.
Sans morale, et donc sans partage entre ce qui est bon ou mauvais pour l'huamain (je me marre encore…), et sans accepter passivement une quelconque esthétique, en tant que style de vie (salut foucault..), cela va de soi, on est pas des méchants, notre éminente sémiologue nous garde le meilleur pour la fin. Lisons :
« Dany Boon, avec un film naïf et sympathique tient alors le seul discours possible sur le sujet. Un discours “merveilleux”… qui a trente ans de retard. Au temps des migrations planétaires et de l'individu obligé d'être mobile et flexible, il nous raconte que monter de Marseille à Lille est une grande épopée ».
Il a bien le droit. Il le fait bien. C'est que tant de gens aient besoin de partager ce rêve suranné qui pose question. »
Alors là, on se régale…Danny boon est, bien sûr, un gentil-p'tit-gars « naïf » : on avait dit pas d'esthétique, même en tant que jugement de valeur sur un objet qui s'adresse à la perception, pourtant, d'une manière à peine voiléé, on suggère que le film de danny boon relève d'une esthétique de facture naïve.
C'est rigolo : je critique pas, hein, je dis juste que danny boon en tant que réalisateur fait de gentils films pous des gentils spectateurs. On voudrait suggérer qu'un grand n'enfant a fait un film pour de grands n'enfants que l'on ne dirait pas autre chose…
Pratique rhétorique convenue, soit dit en passant.
Toujours selon le principe posé en amont de l'absence de jugement normatif et/ou esthtétique (promis, juré, craché…) se glisse néanmoins avec la force suggestive des points de supension habilement placé, le jugement que ce film a bien une esthétique relevant de la catégorie du « merveilleux » (bigre…) et que cette esthétique a « trente ans de retard ».
Là on atteint le sommet de l'analyse neutre : les 20 millions de français spectateurs des chtis vivent comme en 1978…Vous n'étiez pas au courant ? On vous l'apprend, sans mépris, bien sûr. Leur mentalité est rétrograde…On dirait, pourtant, à contrario, comme argument d'autorité, que l'idéologie du temps comme progès assuré et irréversible est bien posé comme un dogme. En 1977, mes bonnes gens, c'était encore comme…le moyen âge ! (un moyen-âge, en tant que catégorie historique bien fanstamé).
Les français sont des arriérés, charles, c'est notre croix, à nous, modernes….
Conclusion : le français moyen est un être en retard et qui refuse la marche du progrès de la mo-der-ni-té.
Cerise sur le gateau : l'esthétique du « merveilleux », c'est pas moderne, donc, c'est un peu culcul.
Dans le même genre je critique-avec-l'air de-pas-y-toucher, on croit relire la même opposition stérile, binaire, entre ancien et moderne. Mais ça, bien sûr, tous les esthticiens de l'art le savent, ce n'est pas du tout de l'idéologie pur sucre. Non, non. C'est de la sémiologie artisanale.
On mesure alors la vision construite du pauvre français, ou d'ailleurs de l'anglais, du congolais, etc…(ça marche à tous les coups), qui se profile en quelque lignes. Car, voyez vous, pauvre gueux, pour vous :
« Au temps des migrations planétaires et de l'individu obligé d'être mobile et flexible, (le film de danny boon) il nous raconte que monter de Marseille à Lille est une grande épopée ».
Notons bien cela : le sémiologue n'impose aucune mo-ra--le, car il secontente de relayer le discours qui dit que « l'individu est OBLIGE d'être mobile et flexible ». Sympa non ? Tandis que Danny boon fait régresser ses spectateurs-enfants-appeurés-par-la-modernité.
Curieuse conception de la modernité, laquelle, rappelons le, promettait la liberté, alors que la « fexibilité » est dîte obligatoire. Curieux, non ?
Mais, la sémiologue, par cet habile dicours faussement neutre, est là pour pointer le danger de la régression quaisment infantile, régession qui lui pose « question ».
On comprend que soucieuse de l'avenir elle vienne en informer les lecteur de Rue 89 : les nouveau guides du prolétariat (bah oui, la mondialisation est là ma pov'dame, on doit bien obéir, c'est comme ça…) veillent tirer la sonnette d'alarme.
Car le sémiologue tient beaucoup à montrer ce qui consitue le seul réel possible et le seul chemin que le citoyen moderne doit emprunter.
On imagine le danger, quand le pauvre retardé, l'arriéré peureux, fanstame avec danny boom, et se montre ainsi comme n'étant pas n'est pas du tout à la hauteur de l'enjeu posé par la mo-der-ni-té.
Car ce geux en est encore à vivre par écran interposé (il s'identifie..) un voyage de quelques heures comme une « épopée »…rendez vous compte de la petitesse de l'ambition, du rêve, d'un rêve « suranné »….alors qu'il pourait comprendre que le monde est à lui, qu'il peut pouurait étudier à londres, travailler où bon lui semble, hein, avec ses 1400 euros mensuels.
Pourquoi donc retse-t-il si sédentaire ? Si petit-dans-sa-tête ? Ca, ça pose question à la sémiologue îvre de déplacements planétaires où le citoyen-lambda devraiit vivre un mois à new york, l'autre à Bâle, et qui fanstame grave un mode de vie inaccessible pour la majorité.
Mais ça, ce sont des conditions bien trop triviales pour l'idéalisme philosphique (notions, concept flous) que véhicule, sans jugement esthéique normatif et morale, notre sémiologue. Pensez l'inverse, bien sûr, cela serait faire preuvre de mauvais esprit, voire de refuser la mo-der-ni-té…oooohhhh. Et ça, c'est pô bien…
à etpuisquoi
De Pépé la Jactance
insituable | 16H20 | 05/06/2008 |
J'attends avec impatience la réponse de Mme Darrigand à ce topo vachard mais argumenté !
(Mais avant, j'ui mets un bonbon Haribo ! )
à etpuisquoi
De parti
punishment park | 16H48 | 05/06/2008 |
quoi ? nous ne sommes que des flux ? ? ? ?
à parti
De etpuisquoi
indéterminé | 17H12 | 05/06/2008 |
Bonjour lamorille.
Lois des flux(s) : Plus le flux est léger, plus le compte en banque est lourd. Loi des combinaisons des flux(s), par le professeur Carrington.
« Des fluxs se combinent à d'autres fluxs, bien que parfois, on doive dégraisser quelque peu le flux principal, devenu trop lourd par tant de regroupements de flux divers et variés : alors le dégraissage s'opère et, ainsi, par une perte conséquente de matière, le flux principal devient plus puissant en étant plus léger, aérien, mobile : le flux principal peut alors s'associer avec d'autre flux, librement, jusqu'au prochain dégraissage de matière inerte.
Note : le flux principal dégraissé place alors le fruit du dégraissage au contact d'autres flux, des flux financiers cette fois, afin d'augmenter la taille du flux financier du flux principal, tandis que les petits flux dégraissés doivent se dégraisser encore pour pouvoir se mobiliser »
à etpuisquoi
De parti
punishment park | 17H16 | 05/06/2008 |
ouais, ça me change des obsédés des flux migratoires…
salutations
à etpuisquoi
De existe
18H04 | 05/06/2008 |
Reconnaissons à l'auteure le mérite d'avoir spécifié que sa démarche est « artisanale et subjective », et sa construction intellectuelle pure « hypothèse », ce que quelques commentateurs sur cette page ont complètement zappé.
Sinon, dans la même veine, je recherche en vain dans la presse du jour les propos empreints de mépris tenus hier par le porte-parole du ministère de l'Intérieur sur « les Corses, les Bretons, les Ch'tis, ou les Antillais qui souhaitent se revendiquer comme tels » (citation de mémoire et approximative) lorsqu'il a présenté à la presse le nouveau système d'immatriculation qui sera mis en place à partir du 1er janvier prochain.
Je ne trouve que ça :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/chantiers/ministere_interieur_presen…
http://afp.google.com/article/ALeqM5hwXGKX-p6uTmNVi0Qt5nH8OUNI-g
http://www.leparisien.fr/home/info/vivremieux/articles.htm ? articleid=298…
Et vous ?
De existe
21H00 | 05/06/2008 |
Je n'ai toujours pas trouvé ce que je cherche, mais cet article de La Dépêche qui donne quelques chiffres intéressants :
http://www.ladepeche.fr/article/2008/06/05/457891-Les-nouvelles-plaques-…
Extrait :
« Selon un sondage Ifop, 64 % des Français regrettent la disparition des anciennes plaques, les plus nostalgiques étant des femmes 67 % d'entre elles n'approuvant pas cette décision contre 61 % des hommes.
La plus “résistante” étant la France rurale avec 70 % de mécontents contre 51 % en agglomération parisienne. Et la nouvelle n'a pas plu à de nombreux élus qui n'ont pas apprécié que l'on s'attaque à leur identité. »
Les femmes sont aussi les travailleurs les plus flexibles et dont la profession constitue l'élément de stabilité et d'identité le plus faible.
Un rapport de cause à effet ?
De nouvelles hypothèses et déductions en vue ?
à etpuisquoi
De Perez
ingé & zikos | 15H12 | 06/06/2008 |
la modernité n'est pas forcément quelque chose de bien, notez le…Etre moderne n'est pas une qualité en soit.
De compte supprimé 13
16H07 | 05/06/2008 |
- vous avez écrit quoi récemment ?
- un article sur les Ch'tis.
- ah ouais, c'est chouette ! ? vous disiez quoi ?
- je tentais d'expliquer aux gens qui l'ont vu pourquoi ils ont été le voir et pourquoi ça leur a plu.
- … euh ? … parce que vous croyez qu'ils le savent pas ?
- ils ne connaissent pas la vraie raison.
- Mais vous oui ? vous voulez dire : ils sont idiots ?
- ah non ! « je balance pas, j'explique ». Mon rôle n'est pas de juger mais de faire comprendre aux gens pourquoi ils vivent et réagissent comme ça.
- ah ouais, ça doit les aider grave dans leur vie. Alors pourquoi ils vont le voir ?
- ils ont été le voir pour « oublier la dureté du monde actuel ».
- ouais, pour se distraire, quoi ! ben c'est souvent comme ça…
- mais moi je leur fait comprendre.
- passqu'y sont pas assez grands pour le faire tout seuls ?
- ils ne comprennent pas le sens du film et ce qu'il véhicule : la mobilité, la société attardée, j'essaie de leur expliquer qu'ils sont arriérés, qu'ils vivent comme il y a trente ans. Pour qu'ils « soient lucides devant leurs consommations ».
- à la terrasse devant une bière c'est ça ? ça doit être dur votre métier, vous devez être bien seule. D'un autre côté on peut comprendre pourquoi sans que vous nous l'expliquiez, suffit de savoir lire.
De yves C
informaticien quadra | 16H36 | 05/06/2008 |
Bonjour,
Comment concilier votre présentation et votre article :
« La sémiologie, à mes yeux, ne relève pas de la vérité personnelle, mais des interrogations collectives. » et « Mobilité : THE problème de notre pays » ? ou alors « Thème central du film : la mobilité, thème de campagne de Sarkozy »
Comment ces affirmations péremptoires sont elles sources d'interrogations collectives ?
Alors que pour avoir vécu enfant ce genre de « mobilité » et ayant parcouru la France dans tous les sens, je peux voir dans les ch'tis le problème de la fondation de la nation française inhomogène ethniquement, linguistiquement, socialement et religieusement ? et bien d'autres thèmes
Le fait même d'assurer que si un film est vu plus de 20 millions de fois est symptomatique d'un problème est en soit suspect. Qu'auriez vous dit au temps de Titanic ?
que The problem de la France et du Monde était l'amour ou les différences sociales ou le manque de fiabilité des techniques modernes ?
Je suis très désappointé par le manque de rigueur de votre raisonnement tel que vous le présentez dans cet article : vous semblez en effet commettre la faute la plus classique de la logique : du faux on déduit tout ou exprimé autrement en admettant une hypothèse (fausse ou vrai qu'importe) comme vraie alors on peut démontrer qu'elle est vrai.
Ceci est d'autant plus inquiétant que sous couvert d« humilité et de respect vous indiquez clairement quels films sont valables (d'“Un conte de Noël” -un film difficile, passionnant, riche de sens) frisant ainsi cet intellectualisme élitiste qui présuppose que ce qui est intéressant est difficile
Pour en revenir à votre définition de la sémiologie je trouve donc votre article à l'opposé de ce qu'il doit être : il n'interroge pas il affirme, il n'est pas la trace d'une réflexion mais exprime une opinion vulgate.
De Gamma gt
16H50 | 05/06/2008 |
Ben moi, j'ai vu les Ch'tis,
avec des amis, et nous avons bien rigolé !
De Pierrot287
17H02 | 05/06/2008 |
Bien d'accord, ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais c'est simple, gentil, et surtout ça fait du bien. C'est ça qui est symptomatique de notre époque, cette envie irrésistible de rire, d'oublier, de délirer…
Aller le voir en s'attendant à autre chose que se payer un peu de bon temps en oubliant, aurait été une erreur ou la marque d'une autre époque, au contraire, c'est exactement ce qui a fait le succès de ce film, oublier les tracas, les soucis, les peines d'argent, le futur noir…
En ce sens c'est une réussite, peu importe la qualité intrinsèque, les gens attendaient ce film, ils l'ont trouvé, il a du succès par ce que les Français avaient besoin de ça.
De deecurl
| 17H14 | 05/06/2008 |
je trouve que cet article a le mérite de proposer d'autres pistes que celles qui sont rebattues…
quoique à mon avis, et comme le dit un post plus haut, la raison du succès est que c'est simplement un film drôle et tendre et qu'on a envie de voir ça en ce moment, des fois il faut pas trop chercher non plus.
après la question de la mobilité est en jeu dans le sens où si on n'était pas forcé de bouger en France on n'irait pas dans ces contrées reculées à propos desquelles on cultive divers a priori, bien que nous fassions partie du même pays et qu'on y vive globalement de la même manière.
@determiné : je ne pense pas que la mobilité telle que vous la décrivez était ce à quoi pensait l'auteur, j'ai l'impression que, trop heureux de démonter l'article, vous avez un peu fantasmé le propos…
rester centré sur soi, sa région et son entourage peut tout de même conduire à une certaine étroitesse d'esprit.
je suis pour ma part très contente que mes études m'aient amené à l'autre bout de la France et à rencontrer des camarades de tous les horizons. et aujourd'hui je suis contente d'habiter à 1h30 de mes parents et grand-parents pour les voir régulièrement. on a pas forcément les mêmes aspirations tout au long de de sa vie…
et oui, je pense sincèrement qu'il faut savoir être mobile au moins quand on a peu d'attaches, pas au nom de la flexibilité professionnelle, mais pour sa propre ouverture d'esprit.
à deecurl
De etpuisquoi
indéterminé | 19H02 | 05/06/2008 |
Bonjour. Merci pour votre réponse.
Moi aussi, j'ai fais mes études loin de chez mes parents, j'ai même travaillé avant, j'ai bougé, etc.
Bonsoir. Merci pour votre réponse.
Je vais préciser sur quoi je me fonde pour mon analyse.
Premièrement, je ne fantasme rien du tout.
D'abord, dans un autre article disponible sur RUE 89, cette sémiologue oppose « les chtis » au film « entre les murs ».
Ce dernier film « entre les murs » est entendu comme un film bien plus en prise avec le réel, car il serait comme un playdoyer pour la « mondialisation », au contraire du film « les cht'is ».
Vous pouvez lire cet article qui est à disposition de tous.
Mes études m'ont appris à savoir analyser un texte : postulats non interrogés, sens des concepts employés, etc…
L'enjeu politique des articles de cette sémiologue est évident. Cette dame est une scientifique, elle n'emploi pas des concepts au hasard, et ne se réfère pas à Roland Barthes par pure coquetterie. Elle est sérieuse. Je la prend donc bien au sérieux.
Ainsi, cette sémiologue analyse le film les ch'tis en affirmant d'une part que c'est un film « populaire », et, d'autre part, que ce « film populaire » fait au spectateur l'effet d'un « joint ». Bref : « c'est le nouvel opium du peuple »…
Ce n'est rien fanstamé du tout d'y voir une allusion à l'effet narcotique que produirait un certain cinéma « populaire » sur le peuple. Ce cinéma là détournerait le spectateur du réel en agissant sur lui comme une drogue rassurante. Il serait son « opium ». Une sémiologue ne se réfère pas à la métaphore narcotique par hasard.
ce film conforterait le spectateur dans un monde qui n'existe pas, alors qu » « entre les murs » serait un film bien plus en prise avec le vrai réel, parce qu'il montrerait la présence de la « mondialisation ». Les chtis, tenez vous bien, est présenté comme un film « regressif ». Tandis que « netre les murs » qui est une fiction aussi, serait, lui, le vrai reflet du réel.
Est-ce un concept anodin, le « joint » ? Est-ce anodin d'estimer que 20 millions de spectateurs sont des êtres en position de régression ? C'est dire qu'ils ne veulent pas voir le réel. Ce qui est juste un préjugé intellectuel. Le réel n'est pas plus présent dans « netre les murs » , surtout au vue de l'instrumentalisation politique dont il ne va manquer de faire l'objet.
Cette analyse est celle de la sémiologue. Elle est totalement subjective. Elle ne s'apuie pas sur une hypothèse crédible, mais sur un parti-pris politique.
Elle choisit des films qu'elle introduit dans un réseau de concepts préétablis. Divertissement/populaire/illusoire versus Documentaire/Banlieue/Mondialisation.
Ignorez-vous que libération, le nouvel observateur, le monde des livres, le point, l'express, etc…déplorent le manque d'adaptation des français envers la mondialisation économique à longueurs d'articles depuis 10 ans, au moins ?
Associer dans la même phrase -le même énoncé- l'idée des flux migratoires mondiaux et la regression du spectateur français qui jouirait (la drogue est un narcotique qui donne un plaisir…) de se plonger dans un monde où aller de « marseille » à « lille » est comme une « épopée », cela n'est pas neutre.
Cela signifie que les français ne comprennent pas la mondialisation et le monde actuel. En d'autres termes qu'il refuse l'ordre de la nécessité. Qu'il refuse la Loi. Qu'il sont comme des gosses qui s'entêtent.
Si un auteur(e) veut évoquer une nécessaire ouverture d'esprit, comme le dîtes avec a propos, pourquoi, selon vous, affirme-t-elle dans un autre article, que ceux sont les « économistes » qui connaissent le mieux le monde actuel ?
Croyez vous que l'auteur vante alors les mérites de l'idée d'une formation libre de soi par le voyage ? Cette idée généreuse qui est la vôtre, je la partage. Mais ici, je le regrette, l'auteur ne se défend pas cela, ou, plutôt, si vous préférez, elle ne défend pas que cela. Elle se sert de certains films pour en faire abusivment le miroir d'une seul aspect du reél tout en l'instaurant comme absolu. A l'heure de la pensée complexe, ou, encore, d'une pensée procédant par fragments ; cela est plutôt cocasse.
Cordialement
Si, un jour, vous souhaitez lire un ouvrage qui rend compte de l'appropriation et de la récupération des idées généreuses que vous défendez par l'ultra-libéralisme, plongez vous dans « Le nouvel esprit du capitalisme » de eve chapiro et luc boltanski.
à etpuisquoi
De Pépé la Jactance
insituable | 23H42 | 05/06/2008 |
Je suis sidéré qu'on puisse nasifier les textes d'etpuisquoi. Surtout sans dire pourquoi.
à etpuisquoi
De Albufera
Observateur. | 18H12 | 06/06/2008 |
Merci beaucoup Etpuisquoi de remettre en place la fameuse sémiologue qui ne peut « ni critiquer le cinéma parce qu » elle n » est pas critique ni porter un jugement parce qu » elle n » est pas philosophe » : avec cette belle logique, on espère qu » elle est pneumologue, sans quoi elle ne pourra pas respirer. Bravo pour l » analyse sur le fond (des propos creux qui renvoient à un pseudo-discours savant), il reste la forme. Le film « fait symptôme » : on supprime l » article pour « faire » Lacan ou Derrida. C » est franchement pathétique cette position qui consiste à essayer d » épater avec du charabia (au royaume des aveugles, les borgnes de la sémiologie sont rois) qui n » est que l » expression masqué du sédir de juger (non, ce n » est pas sale de regarder les Chtis). Merci Etpuisquoi !
De skalpa
actif et militant ? | 17H21 | 05/06/2008 |
Je n'ai pas le film et je m'en porte pas plus mal…

En tout cas, il faut mieux que les gens prennent ce type de médicament que celui-ci !
http://kprodukt.blogspot.com