Petits bonheurs et plans loose : bilan subjectif d'Angoulême

Mes achats chez les indépendants

Mon accréditation pour Angoulême 2007Angoulême c'est fini. Bilan

Je me souviens d'abord de la bulle des indépendants. Des merveilles partout, mes seuls achats du festival. Le festival, on le sait, a largement récompensé cette BD-là. Elle le mérite.

Je me souviens d'avoir parlé de cinéma, d'Amérique, de Don DeLillo, de Zeugma, de Saint-Simon, de Britney et Beyoncé, de luxe, du travail dans les fast-foods, d'enfants et de musique metal à l'occasion des dîners d'éditeur avec mes « collègues » de la collection KSTR. Les auteurs de BD sont moins monomaniaques qu'on le croit.

Je me souviens du temps clément et des souvenir des temps d'avant quand il faisait froid et qu'on s'en parle comme si on avait fait le Vietnam.

Je me souviens de mon téléphone sur lequel je regardais fébrilement si Rue89 avait mis en ligne mes textes pour vérifier que je n'y disais pas trop de conneries.

Je me souviens des discussions interminables sur qui sera grand prix, meilleurs album, ou qui devrait l'être. Conversations qui ne manquaient pas d'intérêt, parce qu'au fond on y parlait de BD. On s'emballait pour tel auteur japonais ou américain, on imaginait la beauté de l'affiche si elle était réalisée par tel ou tel. J'avoue qu'avec Blutch je m'attends à une merveille.

Je me souviens des rues d'Angoulême et des bords de la Charente entre l'hôtel et le Cibdi (lieu principal des expositions).

Je me souviens des litres de café pour tenir la distance.

Je me souviens de l'équipe de Wartmag croisée au hasard vers 1 heure du matin le samedi soir, de l'ambiance chaotique autour de nous.

Je me souviens de tous les gens que je voulais voir mieux et que je n'aurais vu que mal. Saluer quelqu'un pendant qu'il dédicace se limite souvent à dire « ça va ? t'es là depuis quand ? on essaie de se voir plus tard ». J'aurais voulu parler mieux avec Sti, Camille Jourdy, Loïc Secheresse, j'aurais voulu voir Nicolas Wild et Jérome d'Aviau

Je me souviens que j'ai donné mon Martini à Bastien et que nous avons appris à cette occasion que c'est une boisson « de fille ».

Les plans loose

A Angoulême, comme dans tout festival j'imagine, on arrive plein de projets, d'espoirs et de résolutions. Inévitablement on se heurte aux fameux « plans loose », ces « plans » qui ne réussissent jamais, ces expositions qu'on s'était juré de voir et que l'on a ratées, ces soirées où il fallait être et dont on a entendues parler que le lendemain etc.

Cette année je retiens trois plans loose significatifs :

  • Je me souviens de mon nouvel échec à entrer dans la soirée des auteurs parce que j'étais accompagné d'amis munis du mauvais badge : ça fait trois ans que je tente cette soirée, et trois ans que j'échoue pour une raison ou une autre. L'année prochaine, si j'y suis, je veux pouvoir la faire.

  • Je me souviens de mes dernières séances de dédicaces et on va essayer de vite les oublier.

  • Les années précédentes, mon plan loose ultime c'était le concert de dessin. Je ne parvenais jamais y assister. Cette année j'y tenais particulièrement. Après tout j'avais deux amis qui officiaient (Bastien Vivès et Tanxxx).

    Grâce à Kathy, j'ai pu y être. Dès les premiers traits virtuoses de Tripp j'étais dedans, épaté.

Comme quoi le plan loose n'est pas une fatalité. Je m'en souviendrai longtemps.

Pages de 'Pinnochio' de Winshluss

Les bruits de la foule

Je me souviens du cortège des grévistes. Je me souviens d'avoir découvert à l'hôtel, avec joie, que les manifestations avaient été un succès.

Je me souviens de cette mamie qui courrait après la voiture qui distribuait les Lanfeust mag. Et je me souviens de m'être demandé si elle en voulait parce que c'était gratuit ou si elle en voulait pour son petit fils qui devait en avoir récupéré lui-même une bonne dizaine dans les rues. Un petit air de caravane du tour de France.

Je n'oublierai pas les libraires du stand Casterman qui m'ont sauvé plusieurs fois.

Je me souviens de certains jeunes scolaires dans les expositions dont on se demandait si ils avaient remarqué qu'il y avait des merveilles accrochées aux murs. Et je me suis dit que je devenais un vieux con et que ça ne les empêchait probablement pas d'être de jeunes cons et que c'était certainement une étape incontournable.

On ne devrait pas faire les visites scolaires en groupe. Le groupe rend con, c'est une constante. Il faudrait faire des visites individuelles, l'élève n'aurait alors (peut-être) pas honte de regarder.

Pages du 'Gout du chlore' de Bastien Vives

Je me souviens de la concentration d'auteurs à la gare le dimanche après-midi. Du palmarès qui tombe et qu'on commente en quasi-direct au milieu des valises. Je me souviens de ma joie pourBastien Vivès et son prix mérité (pour « Le Goût du chlore » chez KSTR). Ensuite, on monte dans le train.

Je me souviens qu'en face de moi il y avait ce couple qui avait devant lui au moins trois numéros différents du Point et que Monsieur lisait « Bandini » de John Fante.

Maintenant je peux oublier Angoulême et revenir à Sextape

Photos : mes achats chez les indépendants, mon accréditation pour Angoulême 2007, pages de « Pinnochio » de Winshluss, pages du « Gout du chlore » de Bastien Vives

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Un monumental musée Hergé et une super production Tintin sur L'Express.fr
L'actu d'Angoulême sur Bodoi.info.

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Portrait de Lapin Bleu

De Lapin Bleu

Journaliste n°89910 | 00H38 | 03/02/2009 | Permalien

Ce fût un beau festival, et ta façon « subjective » le dépeint fort agréablement…
J'ai été agréablement rafraîchi par la sélection officielle.
Félicitations à Blutch…

-- lapinesquement,

Portrait de Edward

De Edward

auteur ? | 14H44 | 03/02/2009 | Permalien

pour la soirée des auteurs, je suis pas sur qu'il y en aura l'année prochaine vu le bordel dans lequel elle a fini.

un trublion éditeur dont on taira le nom s'est jetté sur le portrait d'un certain nicolas s. président de la république, pour réduire en morceau le sous verre et la photo…

et puis open bar cognac ça fait bizarre

Portrait de Thomas Cadène

à Edward Portrait de Edward De Thomas Cadène (auteur)

Dessinateur | 15H12 | 03/02/2009 | Permalien

Je ne vois pas qui peut être ce Nicolas là… Enfin bref… Il y avait donc matière à scandale et à éclat et je n'étais pas là ! quel malheur !

 

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