
Changer de guerre, la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan

Stanley McChrystal est un général à l'ancienne. Il dort autant que Napoléon, fait un footing journalier à en donner du vagal au président Sarkozy (tout en s'écoutant la Princesse de Clèves sur son Ipod) et il ne fait qu'un repas par jour car la digestion l'empêche de travailler.
Comme tout militaire intelligent, il sait qu'aucune guerre n'est ingagnable. Mais il avertit que l'initiative doit impérativement revenir à la coalition dans les douze prochains mois. Si il demande des ressources supplémentaires à son Président, il a une nouvelle stratégie pour en user. En fait McChrystal a deux idées en tête : changer de guerre et faire un grand ménage.
Arrêter le tout militaire
Changer de guerre c'est centrer sur la population afghane et arrêter le tout militaire. Traduit sur le terrain : arrêter de se balader en véhicule surblindé le doigt sur la gâchette ; pour aller à pied, au contact de la population et soumis aux mêmes risque.
Mesurer aussi l'emploi de la force : pour ceux qui marchent, se restreindre un peu sur les demandes d'appui aérien. Pour ceux qui volent, utiliser les munitions appropriées limitant ainsi les victimes collatérales.
En fait la coalition (l'Isaf) est tellement obsédée par la question de savoir comment vaincre l'ennemi que cela l'empêche de voir l'autre guerre que mènent vraiment les insurgés : celle de gouvernement.
Les groupes ont mis en place un gouvernement fantôme : ils nomment des « shadow governors », établissent des tribunaux islamiques, lèvent des taxes et organisent la conscription obligatoire de travailleurs ou de combattants.
Mc Chrystal voudrait les contrer en établissant des cours de justice mobile permettant de faire de la justice informelle et de proximité.
Encore plus fin, les insurgés ont mis en place un organisme chargé d'examiner les plaintes de la population sur les abus des gouverneurs fantôme. Alternative séduisante face au GIRoA (Government of the Islamic Republic of Afghanistan) de Karzaï, dont la population doit subir les abus et la corruption sans aucun recours.
Conscient du problème, le général veut un grand ménage. Au sein du GIRoA, certains, parfois avec de très gros postes dans les forces de sécurité afghanes, se sont autonomisés. Très corrompus, gros acteurs du trafic de drogues, ils fournissent des chevaux de Troie de rêve aux insurgés.
Il souhaite également revoir la façon dont sont attribués les contrats de reconstruction et surtout à qui. On gagnerait beaucoup en argent et en efficacité à supprimer certains intermédiaires occidentaux qui facturent le « service haut de gamme » aux ministères afghans.
Un terroriste vise les vivants, pas les morts
Mieux, McChrystal a compris un principe clé du terrorisme : un terroriste ne vise pas les morts, il vise les vivants. Les attentats sont faits pour provoquer de la part de l'Isaf une escalade de la force qui lui aliène la population. Les insurgés savent pertinemment qu'ils ne gagneront pas militairement.
Les attaques directes contre l'Isaf, elles, ont pour seul et unique but d'imposer les body bags à nos opinions publiques qui exigeront le retrait, laissant la population aux mains des insurgés.
Plutôt que de se laisser entraîner dans ce piège et de répondre par la force ou de passer la guerre à protéger ses troupes, McChrystal veut un programme de réconciliation et de réhabilitation : identifier les insurgés petits et moyens qui pourraient en bénéficier et leur fournir protection et emploi. Pas besoin de tuer l'ennemi mais de créer des emplois et de lui tarir sa source de recrutement.
Autre priorité : réorienter le renseignement, beaucoup trop centré sur les insurgés et manquant complètement d'analyse sur l'environnement économique, social et culturel du pays. Il demande des ressources non pas en armes ou en hommes mais en cours de langue pour le personnel clé et en recrutement d'experts pour apprendre à ses soldats les coutumes locales.
La stratégie de communication (StratCom) est un autre champ de bataille à ne surtout pas négliger. Arrêter le tout technologique et savoir recourir au bouche à oreille, discréditer l'ennemi sur ses violations du Coran, cesser, enfin, d'essayer à tout prix de contrôler le message mais laisser s'exprimer la population.
Et mieux mettre en avant un des avantages clé de la coalition : « L'immense majorité des Afghans ne veut pas d'un retour des talibans au pouvoir. »
Humaniser les prisons
Prendre à bras le corps, enfin, le problème des prisons qui, à l'heure actuelle, sont clairement des camps de recrutement pour les insurgés. Avec le retrait d'Irak et la fermeture de Guantanamo, McChrystal voit arriver le « Bagram Theater Internement Facility », le centre de détention américain en Afghanistan comme le prochain scandale.
Il veut à tout prix s'en débarrasser avant que ça ne lui explose à la figure. Mais plus largement, il veut créer un corps spécial chargé d'instaurer dans les prisons afghanes les « bonnes pratiques » : droit humanitaire, éducation, réhabilitation, séparer les gros islamistes des droits communs, les jeunes des adultes, et les femmes des hommes.
Militaire extrêmement intelligent, McChrystal va discuter de son projet avec le grand patron à la Maison Blanche. Obama, qui a fait de l'Afghanistan « sa » guerre, est lui aussi un homme extrêmement intelligent. Deux hommes intelligents ce n'est pas d'une nouveauté propre à instaurer la paix dans le monde, évidemment. Mais aux postes qu'ils occupent, on a déjà vu la chose changer la face d'un siècle…
Photo : le général Stanley McChrystal à Kaboul le 15 juin (Omar Sobhani/Reuters)
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De ysengrimus
14H32 | 25/09/2009 |
Les afghans sont des résistants
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/07/29/resistance-n%E2%80%99est-pas-…
Il vont l'emporter.
Paul Laurendeau
De pablico
14H46 | 25/09/2009 |
Changer de guerre, c'est ne pas avouer qu'on l'a perdue.
on connait tous quelqu'un de très malin, qui ne s'en rend pas compte.
De mauser
14H47 | 25/09/2009 |
Tiens un militaire amèricain qui sait lire et pas que des BD . Autrement il enonce des truismes digne d'un apprenti officier .
Juste une remarque j'ai déjà ècrit plus d'une fois c'est trop tard
Un appareil politico une fois implantè pour l'arracher il faut jouer à la bataille d'Alger et rien ne dit que vous allez gagner.
J'y reviendrais plus tard
De Marcantoines
trouveur | 14H49 | 25/09/2009 |
La nouvelle stratégie américaine « humanitaire » ne réussira que si les troupes d'occupation s'en vont. Les talibans reprendront peut -être temporairement le pouvoir. Mais tous les Afghans, libérés de cette armée d'occupation, deviendront responsables de la construction de leur pays.
La meilleure stratégie serait de discuter avec l'ennemi Taliban, trouver la solution la moins mauvaise avant de partir.
Et enfin de s'occuper de la crise économique, des problèmes écologiques, de la compétition Chinoise.
De alfred le distrait
15H54 | 25/09/2009 |
« Militaire intelligent » c'est un oxymore comme politicien honnête ou belle-mère avenante…
McChrystal est un boucher, une brute épaisse qui a de nombreux crimes à son actif…
Il sait que la guerre est perdue, qu'Obama veut se retirer du piège afghan.. Alors avec Petraeus il invente cette fable d'une armée américaine proche de la population luttant contre la corruption alors qu'elle en vit, pour demander des renforts et rendre responsable Obama de la défaite…
Pour avoir ensuite un destin à la Eisenhower…
Tribunal International pour tous ces criminels !
De Chamaco
Dans l'ombre | 16H22 | 25/09/2009 |
Il a donc fallu huit ans pour s'apercevoir que cela ne fonctionnait pas…Certes Obama n'était pas là (il n'y est toujours pas d'ailleurs), mais Mullen et Gates y étaient déjà et si j'en crois sa bio, McChrystal était déjà militaire avant le 15/06/09, date de sa prise de fonction en Afghanistan. Il a officié comme patron du JSOC pendant 5 ans, peu réputé pour son attention à la vie des civils mais en revanche bien connu pour ses méthodes d'interrogatoire à Camp Nama. Et tout à coup cet « homme très intelligent » - qui avait déjà l'oreille de Petraeus, découvre les bienfaits du changement ? Que n'en a-t-il parlé avant !
Ce n'est pas « changer » qui convient mais enfin avoir une stratégie. Davantage même : en apprendre une nouvelle. Car les EU confrontés à de nombreuses guerres insurectionnelles (suite à leurs attaques) n'ont jamais pensé à mettre en oeuvre cette approche de la population. Ils répètent inlassablement les guerres Indiennes et la politique des fortins et des patrouilles, agrémentée des fioritures que procurent les bombardements - avec ou sans drones - sur la population.
On comprend mieux pourquoi certains pensent être là pour une décennie supplémentaire. Juste le temps d'apprendre.
Depuis le massacre de Wounded Knee et l'emploi des premières mitrailleuses Hotchkiss contre des civils, quelle est l'évolution ?
à Chamaco
De Chamaco
Dans l'ombre | 20H56 | 25/09/2009 |
et comme par hasard…
Le chef du réseau Al-Qaïda, Oussama ben Laden, demande aux pays européens de retirer leurs troupes d'Afghanistan, dans un message audio publié vendredi, a rapporté SITE, un centre américain de surveillance de sites islamistes. (belga/chds - 25/09/09 17h24)
à Chamaco
De mauser
21H06 | 25/09/2009 |
Les américains n'apprendront JAMAIS et Mcchrystal pas plus que les autres. En dehors de nous réciter un parfait manuel d'action contre-révolutionnaire Je lui conseille sur le sujet Château Jobert dit Conan.
Gagner les cœur bravo juste une remarque en passant les courroies de transmissions possibles sont soit mortes soit dispersées. L'ancienne aristocratie c'était il y a 30 ans les cadres communistes les barbus s'en sont occupés, la bourgeoisie elle ne vivait qu'en ville et en plus les communistes s'en était chargé.
Car ici il commet une erreur commune à notre civilisation, l'individualisme n'est peut être pas la valeur primordiale dans le pays. Moi, ma famille, ma tribu, mon ethnie mais la famille et la tribu joue un rôle pivot.
Gagner en Astan à mon avis c'est trop tard et de toute façon avec des troupes américaines c'est perdu d'avance. Le soldat us ne vit que dans des camps retranchés stérilisés. Vous le voyez à pied dans les villages et en plus acceptant le thé passage obligé du savoir vivre avec sa crainte des microbes.
Le poste dominant le village avec son infirmier ou son docteur et l'officier qui sert de juge de paix, de géomètre et d'aménageur du territoire Cela me rappelle furieusement un jeune lieutenant avec sa corvée de tirailleurs nomadisant pour entretenir des puits tchadiens c'était l'un de mes grand père avant 14. Oui mais ce genre d'opération se paye cash en vie humaine.
Vu les résultats des postes en Indochine et en Algérie je dirais 50 ,50
Si ils le voulaient les américains ont pour eux l'argent les moyens mécaniques Oui mais ils sont américains incapables d'admettre que leur mode de vie n'est pas forcément le rêve de tout le monde.
Et c'est la clef du problème.
10 ans, juste pour apprendre inutile les cadres se renouvellent et à chaque guérilla il faut tout réapprendre.
Ce qui a changé depuis les premiers massacres à la mitrailleuse qui n'étaient pas des hotckis mais des Glatling La puissance de feu des deux côtés et la capacité de nuisance moyenne d'un homme
à Chamaco
De Antonin Grégoire
(auteur)
Universitaire | 09H55 | 29/09/2009 |
8 ans c'est quand même assez rapide pour comprendre et changer un eadministration aussi lourde. Et puis Petraeus n'a été nommé que récemment. très cultivé et lecteur assidu de Galula (merci pour votre article au passage) et de Lyautey, il doit s'evertuer de convaincre de changer de stratégie depuis un bout de temps et vient tout juste d'être nommé ce qui montre qu'il a été (enfin) écouté.
Je ne suis crois pas personellement que Mc Chrystal soit un militaire humanitaire. je pense qu'il a analysé qu'être humanitaire dans cette guerre là était la meilleure façon de gagner. Mais si la stratégie avait requis une bombe atomique, je pense qu'il aurait été de la même manière partisan de son largage. il veut avant tout gagner mais il est assez intelligent pour adopter une stratégie qui lui en donne les moyens.
Son rapport bouleverse pas mal de dogmes de l'armée américaine. Notamment cette phrase où il dit qu'il faut cesser de vouloir gagner les coeurs et les esprits mais plutot viser Confiance et assurance (Trust and Confidence)
Je me souviens d'une conférence que j'avais eu sur précisément l'apprentissage de l'armée ou comment une armée doit apprendre et se réinventer à chaque guerre car chaque guerre est différente. les officiers regrettait que l'armée américaine, choquée du vietnam, ait jetée le bébé avec l'eau du bain (tout désapprendre du vietnam au lieu de tirer lecon de ses erreurs et d'analyser les réussites).
C'est un grand problème des armées : une défaite les incite à ne voir que les échecs et une victoire à se croire invincible et à ne pas s'adapter pour la guerre suivante
De parousnik
18H54 | 25/09/2009 |
Stanley McChrystal s'est il au moins pourquoi il est en Afghanistan ? Sait il que 80 000 New Yorkais ont signé la pétition pour exiger un référendum sur l'ouverture d'une enquête indépendante sur le 11 septembre… ? Sait il que a l'heure actuelle 881 architectes et ingénieurs étasuniens remettant en cause la VO sur les événements du 11 septembre vont exigé du Sénat de son pays des réponses a leurs questions ? Sait il que Bush s'est offert un ranch en Uruguay pour le cas ou il serait poursuivi ainsi que toute son administration pour cet événement qui a justifié son envoi en Afghanistan… ?
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, pierr... | 20H42 | 25/09/2009 |
bon alors moi je vais lui donner un conseil
il faudrait que l'armée américaine arrete d'habiller ses hommes comme des clochards
une tenu plus martial ça compte un tout p'tit peu quand meme
là ils font bidasses
dure de se faire respecter et de se respecter
De egide
Littéral | 21H24 | 25/09/2009 |
Le « modèle » de la guerre en Afghanistan est bien celui de la guerre du Rif qu'a mené la France coloniale en 1925-26 contre les berbères insurgés coalisés autour d'Abd El Krim.
Deux phases :
D'abord celle dirigée par Liautey. En marge des montagnes du Rif, se défendre des incursions incessantes des rebelles au-delà de leur territoires, puis des offensives limitées afin de contenir les insurgés avec l'objectif de les empêcher de menacer les plaines marocaines avec leurs habitants arabes et les colons français.
Intenses activités politiques pour désunir les tribus berbères en achetant les chefs de guerre ou en les menaçant de rétorsions.
Puis celle dirigée par l'ex-maréchal Pétain. Investissement du Rif avec d'importants moyens aériens et terrestres, opérations coordonnées avec les espagnols. Opérations de terreur par bombardements et pilonnages d'artillerie qui visent en priorité des cibles civiles dans l'intention de mener les populations à résipiscence par la violence criminelle des massacres pour l'exemple. Résultat plusieurs milliers de civils tués ou blessés en quelques mois.
On peut craindre que des offensives dirigées contre les zones tribales au Pakistan soient extrêmement massacrantes pour les populations civiles.
Car les talibans et les mercenaires d'Al Qaida ne sont pas seuls dans cette région certes aride et montagneuse mais habitées de tous temps par des tribus, justement.
A-t-on déjà oublié la contre-offensive de l'armée du Pakistan dans la province de Swat, il y a seulement quelques mois ?
Les populations prises au piège, entre l'enclume des talibans et le marteau de l'armée pakistanaise.
Qui a dit guerre coloniale ?
à egide
De Chamaco
Dans l'ombre | 21H53 | 25/09/2009 |
à quelques différences toutefois :
- Abd el Krim avait réussi à fédérer des tribus qui ne répondaient qu'à un dirigeant.
- il n'y avait pas ce patchwork d'ethnies que l'on trouve en Afghanistan.
- s'il y eut bien guérilla il y eut aussi bataille classique, armée contre armée. (cf défaite espagnole - cuisante - d'Anoual, plus de 15000 morts espagnols)
les insurgés Afghans n'en sont pas au stade de constituer des unités - de plus ce n'est pas leur intérêt - et l'unification n'est pas proche, les chefs de tribus et seigneurs de guerre veuelent rester maîtres de leurs fief .
à Chamaco
De egide
Littéral | 21H51 | 26/09/2009 |
Vous avez raison de souligner les différences de situation et de contexte de la guerre du Rif et de la guerre en cours en Afghanistan.
Analogie, « modèle », ne font pas similitude.
Dont acte.
Cependant, la zone tribale au Pakistan et l'espace en Afghanistan dans lequel les talibans déploient leurs offensives et accentuent leur pression est ethniquement assez homogène puisqu'il s'agit essentiellement de groupes et de tribus pachtounes.
Mon commentaire précédent a surtout pour but de faire apparaitre, au delà du discours des militaires et des politiques, la nature « coloniale » de la guerre menée en Afghanistan sous l'égide de l'Otan.
à egide
De mauser
07H14 | 26/09/2009 |
Oui et non il existait une diffèrence entre les gens de la plaine et les gens des montagnes En Astan où sont les riches plaines ?
Le point cilminant du Rif est plus bas que les cols conduisants à Kaboul
Pour le reste c'est une opèration militaire conduite strictement d'après le manuel.
Au fait « mercenaires » pour les hommes d'al Quaida ? je ne crois pas que ce soit à son service que l'on s'enrichisse ou que l'on vive vieux.
Sicaire me plais assez et en plus me semble assez fidèle
à mauser
De egide
Littéral | 18H14 | 27/09/2009 |
« Sicaire » me va, mais je crois que ces zélotes juifs ne soient pas exactement l'exemple que suivent les affidés arabes d'Al Qaïda !
La « richesse » de l'Afghanistan, c'est d'être une sorte de vaste
« carrefour » régional très stratégique.
Une zone incontournable pour tout ravitaillement entre les champs pétroliers d'Asie mineure et centrale et la Chine.
Quand aux « riches plaines » les terres caillouteuses conviennent très bien au pavot et que le trafic de narcotiques dérivés de l'opium est d'un rapport si juteux que même les fondamentalistes arabes n'hésitent à en faire le commerce pour, sans doute, financer l'effort militaire des talibans.
Cependant, le revirement assez étonnant des pakistanais à l'égard des talibans pourraient constituer à terme la fin du
« sanctuaire » de la zone tribale. Les personnels arabes
d'Al Qaïda risquent bien de faire les frais d'une mise au pas des talibans par l'armée pakistanaise.
Mais ne supputons rien d'avance, les revirements politiques et militaires dans la région ont été si nombreux qu'on ne saurait rien prévoir d'avance.
De visapourlalife
médecin | 08H11 | 26/09/2009 |
Excellent article qui montre l'alternative de l'OTAN en Afghanistan.
Pour autant, un militaire reste un guerrier, pas un humanitaire et il n'est pas certain du tout que les insurgés « jouent le jeu ». toutefois, la question reste posée : faut-il rester en Afghanistan ou laisser les afghans décider par eux-mêmes, quelles que soient les conséquences. Laisser nos soldats se faire tirer comme des lapins et vivre dans l'angoisse permanente d'une explosion télécommandée à bord de leurs véhicules est intenable. Enfin la guerre coûte chaque année près de 2 milliards d'euros par pays de la coalition, pour quel résultat ? Affirmer que la présence militaire protège La France relève d'un mensonge gros comme le siècle. Les Talibans et leurs réseaux sont infiltrès partout au Pakistan…..
De nemo3637
Déchoukeur | 11H39 | 26/09/2009 |
Mener une guerre « révolutionnaire » serait la seule alternative. Les Français, en Algérie, s'y sont quand même cassé les dents. La vérité est que ce genre de guerre ne se mène pas seulement sur place, sur le terrain, en Afghanistan. Elle se déroule sur le terrain diplomatique à l'échelle du monde, avec des enjeux complexes. Elle doit se mener aussi auprès des opinions publiques des pays bellicistes. Et c'est surtout là que le bat blesse : ni l'opinion américaine ni l'opinion occidentale en général n'approuve, ne soutient la guerre en Afghanistan. C'est à partir de là qu'on peut dire que cette guerre est perdue.