
Couture et karaoké : la vie à bord d'Air Sarko

Parfois Nicolas Sarkozy prend l'avion. Il va à l'étranger. Dans son livre « Air Sarko », Bruno Dive, éditorialiste à Sud-Ouest, raconte qu'il se passe plein de trucs dans ces voyages présidentiels. Résumé.
Bernard Kouchner et Dominique Bussereau lancent un karaoké Claude François et joyaux de la chanson française des années 1970 dans un vol entre Tanger et Marrakech. Un ministre craque, il n'en peut plus des « Lacs du Connemara ».
Nicolas Sarkozy et Rama Yade s'amusent à donner des notes de A à E aux ministres du gouvernement.
Nathalie Kosciuzko-Morizet recoud le pantalon du conseiller en communication Pierre Charron.
Sarkozy dit à Hollande : « Vous nous avez bien emmerdés avec Le Pen pendant des années. Maintenant on va vous niquer avec Besancenot. » Marie-George Buffet ne savait pas que Nicolas Sarkozy parlait comme ça.
« Vous ne trouvez pas qu'elles sont moches ? », demande Nicolas Sarkozy à propos des reporters qui le suivent.
Un policier tire par erreur une balle dans la valise de l'envoyée spéciale de VSD et troue un pantalon de soirée. Sarkozy dit aux journalistes : « Vous avez vu ce que j'ai annoncé sur le rachat des RTT ? Ça va bien vous servir, hein ? »
Le président soupèse le revers de la veste d'un journaliste et dit « pas terrible ».
A l'arrivée des vols, les grands patrons du voyage se battent pour attraper leur valise en premier sur le tapis roulant.
Et où qu'il soit le président fait des discours qu'il prononce en commençant par : « J'ai décidé de vous parler sans notes. »
► Air Sarko de Bruno Dive - Editions Jacob-Duvernet - 166p., 17,90€.
Photo : Nicolas Sarkozy en voyage en 2007 (Philippe Wojazer/Reuters).
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De clive
13H09 | 17/09/2008 |
Comme disait Darcos, à Morano je crois
On sera pas ministres très longtemps alors il faut en profiter
De delalo
citoyen outragé | 13H16 | 17/09/2008 |
y'a t-il un pilote dans l'avion ?
De Pouffpouff
En activité | 13H59 | 17/09/2008 |
Et dire qu'il y a des journalistes qui se battent pour être des voyages…
De survivant
15H00 | 17/09/2008 |
Intéressant cet article ça met du baume au cœur et du caca plein les yeux. Une petite récréation après la chute spectaculaire des banques us avant d'arriver en grandes pompes dans nos tiroirs caisses. Parait-il que le rire équivaut à un steak. Alors rions en cœur avant de nous faire plumer comme de vulgaires poulets.
De Panama
enseignant | 22H23 | 17/09/2008 |
Je trouve un intéressant éclairage sur ce sujet en lisant le nouveau blog de la journaliste qui signe « Aliocha », à propos d'un dossier du Point sur Rachida Dati :
http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/09/11/un-sourire-de-diamant/
Elle exprime exactement la difficulté du travail des journalistes accrédités auprès des politiques, qui sont pris en permanence dans un jeu de séduction. Les politiques veulent plaire, et savent s'y prendre. Les journalistes — elle ne le dit pas assez, mais on peut le déduire de son papier — veulent également plaire, pour être plus près, pour recevoir des confidences, l'info qui fera la différence. Ce n'est pas une affaire de vanité personnelle, c'est aussi pour l'intérêt du public. Le danger de l'exercice est de perdre sa liberté et la distance requise pour informer ensuite de façon véridique.
De Brividi
Scribouillarde mais pas que | 11H05 | 18/09/2008 |
« Vous nous avez bien emmerdés avec Le Pen pendant des années. Maintenant on va vous niquer avec Besancenot. » Apparemment, Nicolas Sarkozy aurait dit ces poétiques politiques paroles à François Hollande, monsieur J-60. C'est à ce moment-ci du post que l'on peut se demander ce que foutait le 1er secrétaire du PS dans l'avion présidentiel ? Comme personne n'a la réponse, que dans le fond on n'est pas étonné et que l'on s'en fout un peu finalement, on poursuit…
Cette phrase est splendide. Non qu'elle ait fait se friser mes cils de bonheur ou qu'elle m'ait soudain redonné espoir dans la nature humaine, nan, nan, nan, mais plutôt parce qu'elle contient précisément toute l'essence de la politique d'aujourd'hui (d'hier aussi probablement, mais ne nous attardons pas sur le passé, le présent et le futur nous font bien assez peur comme ça). Pardonnez mon langage peu châtié, mais l'un des objectifs (et à Droite comme à Gauche, en passant par the middle earth) des Hommes politiques, là maintenant tout de suite est de BAISER l'Autre. Bosser pour l'intérêt général ? Bon, d'accord, un chouia, mais seulement si dans le packaïdge il y a la possibilité (pas d'une île, nooooooon), mais de mettre un bon coup sur la tête du parti opposé (quoi, on me dit dans mon oreillette qu'il n'y a plus de parti opposant ? Fichtre ! ).
Et les médias de relayer toute cette merde, les petites anicroches des uns entre les autres, les croques en jambes, les tacles, les passes d'armes, les poignards dans le dos, les vas-y que je te nomme sur le devant de la scène pour mieux te regarder te faire crucifier en place publique, enfin toutes les concrétisations d'une incroyable dépense d'énergie qui ne va pas au travail que l'on attend(ait) de la part de nos élus (quand j'écris « nos », je m'comprends). Tiens, je pense à ce bouquin de Raphaëlle Bacquet qui ne saurait tarder à être sur toutes les bonnes têtes de gondole et qui s'intitle je crois « L'Enfer de Matignon » (nulle trace de cette sortie sur le Net, bizarre) : qu'est-ce qu'on en a à braire de ce qu'ont enduré les Premiers Ministres ? Personne ne leur a mis le couteau sous la gorge que je sache, personne ne les a contraint à accepter ce poste (pourri, je n'en doute pas une seule seconde). Qu'est-ce que c'est que ces conneries que de chercher à nous faire réfléchir verser la larmichette sur ces pôv'z'hommes et femme (Edith, où que tu sois, je te salue) qui ont eu la lourde tache de mener un gouvernement sous les ordres d'un Président plus ou moins en accord avec leurs convictions profondes ? Tout ça pour quoi ? Faire du P O G N O N !
Pour revenir sur le bouquin Air Sarko, je me doute bien qu'il va rapporter du pèz, j'en suis même absolument certaine, mais au-delà de faire ricanner (au mieux) ou donner envie de vomir (au pire) à ceux qui le liront, je ne vois pas bien ce qu'il a à envier à ceux dont il dresse un portrait somme toutes assez banal. Nous avons tous des comportements grotesques, puériles, stupides, merdiques, beaufs (oui, même toi là qui pense être au-dessus du lot) ; personnellement, je ne vois pas en vertu de quoi je pourrais exiger des élus qu'ils n'aient pas leurs moments de relâche bête et absolue, mais qu'ils le fassent entre eux et non sous les yeux avides de journalistes ou autres dramaturges ; qu'ils se soucient un peu plus de celles et ceux qu'ils sont censés représenter, qu'ils soient dignes et qu'ils fassent honneur à cette brave République qui tient bon malgré tout, malgré leur inconséquence crasse. Et si ces messieurs-dames de la presse pouvaient arrêter de nous pourrir les pupilles de ces misérables manifestations de « je te baise la gueule et je me régale de le faire parce que, dans le fond (mmmm), il n'y a vraiment que cela qui me fasse jouir », sincèrement, je leur en serais éternellement reconnaissante (enfin, jusqu'à ce que je parte bouffer les pissenlits par la racine).