Le tendancieux portrait d'Eva Joly dans Le Figaro
Jour de punition au Figaro : on demande un volontaire pour le portrait d’Eva Joly. Qui s’y colle ? Allez, Jim. Donc, Jim Jarrassé s’y colle, sous le titre « l’irrésisitible ascension d’une combattante ».
Irrésistible et combattante : charme et pugnacité, force et fragilité, tout est dit dès le titre, dont l’article n’est qu’une longue déclinaison. Il faut lire Jim mot à mot.
Et allons-y, dès les premières lignes, pour la « farouche volonté » qui la caractérise (la volonté d’une femme ne saurait être que « farouche »). Dans sa grise Norvège natale, « elle rêve de nouveaux horizons » (car la fille, irrésistible et farouche, rêve, on le sait bien depuis la dernière campagne de recrutement de l’Education nationale.
Certes, avec « sa longue chevelure blonde coiffée en chignon, elle termine troisième » au concours de Miss Norvège (anecdote dont le sens politique n’échappera à personne).
Un vocabulaire choisir sur mesure pour « elle »
Voici donc l’ascensionnelle à Paris, jeune fille au pair dans une bonne famille de la rive gauche (peut-être même abonnée au Figaro, c’est dire si ce qui va suivre est concernant pour les lecteurs), les Joly. Le charme opère : le fils de famille « tombe amoureux d’elle » (et pas elle de lui ?) Mariage. Reprise des études.
Enfin, elle « décroche un poste » de conseillère juridique à Etampes (les hommes, eux, sont banalement embauchés). Quelques années plus tard, au CIRI (Comité interministériel de restructuration industriel), elle « s’épanouit rapidement » ; un homme y aurait réussi, accumulé les succès, les restructurations, aurait sauvé des entreprises, accompagné le développement de start-ups, bref il aurait une sorte de « bilan ». Mais la fille est en quête « d’épanouissement », le job décroché n’étant qu’un prolongement du yoga.
« Propulsée par hasard » candidate
« Je me sentais plus sûre de moi », écrit-elle dans ses mémoires. D’accord, Jim Jarassé ne fait là que reprendre une citation. Mais dans l’autobiographie d’un homme, aurait-il choisi cette citation-là ?

Affiche censurée des concerts de mai 2010 du chanteur Damien Saez.
Suite et fin de la saga ascensionnelle. La juge Joly (on vous passe les étapes) devient « une icône » (où un homme serait devenu un symbole), fait l’objet d’un film de Chabrol, qui voit en elle « un subtil mélange de rigidité et de fragilité » (miam, on en mangerait).
Mais « ébranlée » par le suicide de son mari (fragile, vous disait-on), celle qui est surnommée « Eva la diva » (par qui ?) « plaque tout » (un homme aurait « claqué la porte »). Fuite en Norvège, où elle « rédige des déclarations » (toutes fortes en rédac, on ne peut pas leur enlever ça, mais des bavardes impénitentes).
Retour en France, elle est « propulsée un peu par hasard » candidate à la primaire écolo (tellement charmant, de jouer avec ces petites choses). Heureusement, ouf, elle « apprend à sourire », sans toutefois pouvoir s’empêcher de taxer de « racisme d’Etat » la politique sécuritaire de Sarkozy (le côté rigide, cette fois, retour à la dualité du titre, et fin du portrait peppermint). Personne n’est parfaite.
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Sur Rue89Eva Joly, meilleure chance d'Europe Ecologie pour 2012 ? - Sur arretsurimages.netDébattez de cette chronique sur Arrêt Sur Images
- Sur lefigaro.frEva Joly, l'irresistible ascension d'une combattante, sur LeFigaro.fr
- Sur google.comEva Joly accuse Sarkozy de pratiquer "un racisme d'Etat" sur l'AFP
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Etant donnée la richesse de l’actualité, ce n’était pas facile d’écrire un 915 aussi creux et inintéressant.
Si aujourd’hui des mots et des tournures de phrases ont un sens caché, que le seul le non sexiste connaît, on est mal barré.
Une femme ne peut être ébranlée par le suicide de son mari, sans doute la pire des remarques jamais lue, et écrite par un journaliste qui se veut moralisateur.
Enfin vous avez atteint votre objectif, satisfaire les pauvres chiennes de garde de votre forum, dont la plus illustre n’a pas tardé à exprimer sa joie (en remuant la queue ? ?), ces pauvres femmes de votre forum qui appellent au respect et qui de respect n’en connaisse aucun, à part je l’espère pour elle, mais je n’en suis pas certain le respect d’elle même !
Chronique baclée, injustifiée et pitoyable.
On va relever le niveau :
Ils étaient obligés de se rattraper, car selon les critères de DS, celle-ci est plus que sexiste :




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