L’Equipe se dédouble : la une qui flatte les Parisiens, celle qui console les Marseillais
Lundi, certains lecteurs de L’Equipe se sont étonnés, des puristes se sont émus : le titre le plus célèbre de l’Hexagone a dédoublé ses rédactions et fait deux analyses du choc PSG-OM (2-0).
Que le lecteur soit dans le Nord, et les Parisiens auront terrassé leur adversaire par la force du couple glamour Beckham-Zlatan.
Qu’il habite dans le Sud, et ils auront perdu les armes à la main, presque été spoliés, par la grâce d’un Sirigu des grands jours.
Depuis novembre 2008 et l’arrivée à la tête de la rédaction de Fabrice Jouhaud, la une de L’Equipe peut changer selon les régions. Elle met en avant tel ou tel article en fonction des centres d’intérêt locaux. Pourquoi pas ?
Mais lundi, au lendemain d’ « un match pas comme les autres », comme on les appelle dans la maison Amaury, propriétaire du journal, L’Equipe semble carrément avoir changé de point de vue sur le match entre le bouclage parisien et le bouclage marseillais.
Toi aussi, fais une partie de pile ou face avec L’Equipe. #PSGOM twitter.com/SwannBorsellin…
— Swann Borsellino (@SwannBorsellino) 25 février 2013
@SwannBorsellino
La manchette de L’Equipe est pourtant claire : un sous-titre rouge en lettres capitales stipule que le journal est « Le quotidien du sport et de l’automobile ».
L’emploi de l’article défini « le » sous-entend que le déterminant, ici le journal, est singulier et connu des lecteurs. Il y a donc un journal, baromètre de l’actualité sportive française, et une ligne éditoriale, représentée par la manchette.
Lundi, à Paris ou Marseille, le message de la rédaction à ses lecteurs n’est plus le même. L’Equipe devient « Le quotidien des supporters », plus que du sport.
En mars 2011, un journaliste de Capital soulignait sur son blog l’aptitude de l’Equipe à se plier en quatre pour plaire ses lecteurs après une journée de Ligue 1. L’Equipe conserve aujourd’hui trois éditions régionales, à Paris, Lyon et Marseille. A Lyon, lundi, c’est le duel à venir avec le PSG qui primait devant l’analyse parisiano-centrée du « Classico ».
La direction de L’Equipe n’a pas retourné nos coups de fil. Interpellé sur Twitter par des lecteurs, le quotidien se défend d’avoir deux titres contradictoires et met en avant le compte-rendu publié dans les pages du quotidien.
@guiguyattack @jeanzeid Dans le résumé du match, nous déclarons que Marseille « a souvent maitrisé le jeu ». Notre avis est le même pour tous.
— L’ÉQUIPE (@lequipe) 25 février 2013
@ludivinegodot @fabienabert Non, elles ne sont pas contradictoires : l’OM a maitrisé le jeu. Mais a perdu. Les deux titres vont dans ce sens
— L’ÉQUIPE (@lequipe) 25 février 2013
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yaourt nature
yaourt nature
« Les deux titres vont dans ce sens »
Faudra m’expliquer en quoi « Paris met l’OM a genoux » appuie l’idée que l’OM a maitrisé le jeu... Belle leçon d’hypocrisie.




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