Elle est où la crise ? 16/12/2012 à 19h46

Une tête de Matuidi et une semelle de Zlatan : ce qu’il faut retenir de PSG-Lyon (1-0)

Clément Guillou | Journaliste Rue89
Imanol Corcostegui | Rue89 Rue89


Blaise Matuidi trompe Rémy Vercoutre de la tête durant PSG-Lyon, à Paris, 16 décembre 2012 (Thibault Camus/AP/Sipa)

Voilà, la crise est passée, tous les malheurs sont oubliés, le PSG est à nouveau leader de la Ligue 1. Seulement à la différence de buts certes, mais quand même, en trois journées, Paris a gagné en cohérence.

Ce dimanche soir, il a battu l’un des ses principaux concurrents, 1-0, à domicile, grâce à une tête de Blaise Matuidi, incontournable depuis son beau match international contre l’Espagne.

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Le trio Paris-Lyon-Marseille en tête du championnat

A en croire tous les commentateurs cet été, le PSG était censé marcher sur la Ligue 1. Mi-décembre, ce n’est toujours pas le cas. Il a 35 points, autant que Lyon et Marseille. C’est plutôt une bonne nouvelle : la Ligue 1 reste excitante et les gros clubs sont au rendez-vous.

C’est le retour du fameux PLM, la domination des trois plus grandes villes françaises. Frédéric Thiriez, le président de la Ligue, doit être comme un fou : ça fait cinq ans qu’il compte sur ce trio pour dynamiser le championnat.

Les autres gros clubs – Rennes (6e), Bordeaux (7e), Saint-Etienne (8e) et Montpellier (9e) – sont dans la première partie du classement. Il n’y a que Lille (11e) qui est un peu à la traîne.

Un peu de mauvais esprit : ça veut aussi dire qu’aucune équipe ne tient un vrai rythme de champion de France (2 points par match au moins). La saison passée, à la trêve, une équipe comptait 40 points : le PSG d’Antoine Kombouaré. Une performance qui a lui avait valu un licenciement.

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Le nouveau visage du PSG depuis trois matches

Il y a quinze jours, nous écrivions, comme beaucoup, que Carlo Ancelotti n’avait rien construit depuis son arrivée à la tête du PSG. En un an, pas de stabilité, pas de jeu convaincant, pas de certitudes.

Trois journées plus tard, il y a du mieux : le PSG joue en 4-4-2, avec Blaise Matuidi et surtout Thiago Motta, devenu indispensable à la récupération. Quatre joueurs offensifs sont toujours alignés, dont Lavezzi et Pastore qui semblent bien plus à l’aise dans ce système.

Dans cette nouvelle configuration, tout va mieux. Le PSG marque beaucoup et ne prend pas de buts. Après deux victoires 4-0, Paris a, dans sa première mi-temps contre Lyon, assumé sa nature d’équipe de contres, tranchante, capable de créer le danger en quelques touches de balle.

En seconde période, il a tenu le ballon et géré son avantage, se créant nettement plus d’occasions que son adversaire. Sans un bon Vercoutre, Ibrahimovic (45e), Pastore (64e) ou Lavezzi (80e) auraient pu alourdir le score.

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La défense du PSG change tout le temps mais elle marche

C’est le secteur de jeu que Paris change en permanence, et c’est celui qui marche le mieux. La défense du PSG est toujours son principal atout, ce dimanche soir encore, avec une seule occasion dangereuse pour Lyon : celle de Lisandro (26e). Sur ce coup-là, on peut juste reprocher à Thiago Silva de ne pas avoir des yeux dans le dos.

Sur le reste du match, sur le reste de son mois de décembre même, on ne peut reprocher à Thiago Silva que d’humilier les autres arrières centraux de Ligue 1.

Le Brésilien a pris ses marques et défend toujours élégamment, debout, placé où il faut, relance dans les pieds et à ras de terre. C’est lui qui est à l’origine du but parisien avec une sublime intervention sur Lisandro dans sa surface.

Il a toujours un colosse à ses côtés pour faire le sale boulot sur l’attaquant de pointe adverse, que ce soit Alex ou Mamadou Sakho. Au Parc des Princes, l’international français a muselé Bafé Gomis.

Sur les côtés, Jallet et Maxwell s’installent. Avec eux, Sirigu n’a pas encaissé un but depuis trois matches.

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Lyon a montré ses limites

Depuis le début de la saison, les résultats de Lyon tiennent beaucoup à trois hommes : Steed Malbranque, Bafetimbi Gomis et Rémy Vercoutre. Face à Paris, les deux premiers ont raté leur match mais le troisième a évité aux Lyonnais une défaite plus sévère en deuxième période.

Ce soir, Gomis n’a pas été bon, trop bien marqué ou pas dans son match – Canal Plus annonce un intérêt de Chelsea et Liverpool pour lui dès cet hiver – et Lisandro n’a pas su le suppléer. Et si les milieux de l’OL ont dominé Motta et Matuidi en première période, ils ont aussi manqué d’imagination pour déstabiliser la défense adverse.

En deuxième période, Lyon a semblé physiquement à la traîne des Parisiens. Rémi Garde, en conférence de presse, a reconnu la fatigué mais trouvé que Paris n’était pas mieux :

« On était fatigué parce qu’on a fait le jeu. Je n’ai pas vu des Parisiens qui étaient mieux physiquement. »

La faiblesse de Lyon est connue : comme l’OM, le club de Jean-Michel Aulas n’a pas de banc et Garde l’a reconnu à demi mot après la rencontre.

« Je n’avais pas non plus sur le banc toutes les cartouches que j’aurais aimé avoir. C’est pour ça que j’ai attendu avant de faire rentrer du sang neuf. »

Lyon était privé de Yoann Gourcuff, Clément Grenier et Alexandre Lacazette.

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Vous le voulez votre point sur Zlatan ? Le voilà

En donnant une passe décisive à Matuidi, Ibrahimovic a encore un peu amélioré ses statistiques offensives : il est impliqué dans 21 des 33 buts marqués par son club en Ligue 1 cette saison. 17 buts et 4 passes décisives.

Mais pour que les journalistes n’aient pas à écrire que sur ses performances sportives, Zlatan a aussi fait un peu le spectacle en marchant sur la tête de Lovren, en tentant de s’incruster dans la surface de réparation lyonnaise.


Zlatan Ibrahimovic marche sur Dejan Lovren (@saintmtex/Twitter)

Volontaire ou pas ? Au Canal Football Club, ils pensent tous que ça ne l’est pas. Nous, nous avons un esprit acéré (comme Jean-Michel Aulas), nous pensons qu’Ibrahimovic a fait exprès.

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  • 100 000 d entre nous
    100 000 d entre nous
    meurent de faim chaque jour
    • Posté à 21h56 le 16/12/2012
    • Internaute 95182
      meurent de faim chaque jour

    Attention, l’armada n’est pas parisienne.
    Elle est parisianno-saint-germanoise.
    Merci.

  • Quand Le Tigre Lit
    Quand Le Tigre Lit
    en rédaction de Sutras du Tigre
    • Posté à 23h33 le 16/12/2012
    • Internaute 189949
      en rédaction de Sutras du Tigre

    Deux mecs discutent de la prestation de néné, et l’un d’eux dit :
    « de toute façon, les Brésiliens, soit c’est des footballeurs, soit des travelos ».
    L’autre intervient : « je t’arrête, fais gaffe à ce que tu dis, ma femme est brésilienne... »
    « Ah bon, elle joue dans quelle équipe ? »

    Voilà, je sors.

  • Scarecrow1
    Scarecrow1
    Etudiant
    • Posté à 01h22 le 17/12/2012
    • 175984
      Etudiant

    Donc Ibra prendrait le temps de s’essuyer les crampons (sans regarder son adversaire) alors que le but est grand ouvert ?

    Je suis sceptique.

    • dex
      dex répond à Scarecrow1
      Chargé d'assistance
      • Posté à 12h59 le 17/12/2012
      • Internaute 918
        Chargé d'assistance

      Il n’avait plus la balle, Lovren l’en avait dépossédé. Il l’a fait exprés c’est clair, ça m’a fait penser à l’essuyage de pieds de Zidane sur je ne sais plus quel Saoudien pendant la coupe du monde 98. Un rouge c’est tout.

  • charlow
    charlow
    Bonne situation
    • Posté à 09h58 le 17/12/2012
    • Internaute 194858
      Bonne situation

    Match assez lent, beaucoup de tension d’un côté comme de l’autre. Du point de vue lyonnais, le nul face à Nancy les mettait dans la peau du 1er qui allait être destitué dans la soirée, et côté parigot, l’incapacité chronique de ce club à prendre la 1ère place quand elle lui tend les bras traverse vraiment les époques.

    Belle 1ère mit-temps des Rhodaniens, qui hormis le poteau de Licha, n’a pas eu non plus grand chose à grailler. Ouverture du score de Paname contre le cours du jeu, il faut le dire (un modèle d’attaque placée, quelle passe de Motta !), Zlatan aurait pu (et du) planter un pion dans la foulée.
    Une gestion de la 2nde période pour les Parisiens tranquille. Au final, la très étrange sensation que Lyon aurait pu mieux faire, mais que même sans leurs absents l’équipe n’aurait pas pu être meilleure.

    La 2nde partie de saison va être palpitante. Le PSG a certes un effectif plus complet, en nombre et qualitativement, mais la Coupe d’Europe, les sélections à droite à gauche, les blessures (n’oublions pas que Motta revient tout juste) peuvent influer de façon violente sur le titre.

  • bender1980
    bender1980
    wassup
    • Posté à 11h03 le 17/12/2012
    • Internaute 187770
      wassup

    Qu’on mette 3, 4 voire 5 defenseurs, Zlatan finira toujours par leur marcher dessus

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