à lire sur Economist.com 29/10/2012 à 12h20

Le nouveau PSG met en lumière le complexe des Français quant à l’argent

La richesse nouvelle du PSG et le salaire de Zlatan Ibrahimovic touchent une corde sensible chez les Français, constate The Economist :

« Les Français n’aiment la richesse que lorsqu’elle est discrète, et n’aiment pas les grosses voitures et la vie nocturne débridée qui semblent aller de pair avec le football de haut niveau. Ils ont élu un président socialiste, François Hollande, qui a dit un jour qu’il n’aimait pas les riches, et qui a promis durant sa campagne de taxer à 75% les salaires supérieurs au million d’euros. Comme on pouvait s’y attendre, les hommes politiques ont dénoncé le salaire extravagant du footballeur [Zlatan Ibrahimovic, ndlr].

[...] La capacité des Parisiens à surmonter leur dégoût pour la vulgarisation du sport et les inégalités que ces largesses impliquent dépendra de ses performances sur le terrain. Jusqu’ici, M. Ibrahimovic a marqué neuf buts [dix depuis samedi, ndlr] en huit matches et le PSG est en tête du championnat. Mais si ses pieds le trahissaient, le Suédois pourrait trouver un autre moyen de séduire les Français. Le 22 octobre, son autobiographie a été sélectionnée pour le plus prestigieux des prix littéraires suédois – le type de succès non-financier que les Parisiens apprécient vraiment. »

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  • Bad Lieutenant
    Bad Lieutenant
    Bisounours de combat
    • Posté à 12h57 le 29/10/2012
    • Internaute 190065
      Bisounours de combat

    The economist n’aime pas les français pourquoi vous le reprenez sans arrêt ?

    Vous savez qu’ils vendent 1.8 millions de leur merde à des gens qui ne le lisent pas s’achetant juste un miroir alors que le monde diplomatique, français vend lui 2.5 millions de numéros d’une qualité d’information particulièrement riche et vous reprenez systématiquement les analyses débiles de ce torchon british, vivement que vous compreniez un jour tous...

  • Zeki
    Zeki
    Curieux de tout
    • Posté à 13h46 le 29/10/2012
    • Internaute 64085
      Curieux de tout

    Une piste de réflexion tient dans l’analyse de max weber (L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, 1904 Lien ) enrichie de celle de werner sombart (Les Juifs et la vie économique, 1911) sur l’impact de la foi sur les différentes représentations des faits sociaux liés à la richesse.

    • Tmal
      Tmal répond à Zeki
      Parti rider...
      • Posté à 14h12 le 29/10/2012
      • Internaute 112672
        Parti rider...

      Oui, mais il n’y a probablement pas que ça. Par exemple, on est catholique comme les italiens ou les espagnols, mais je ne suis pas sûr qu’on ait le même rapport à l’argent...

      • Zeki
        Zeki répond à Tmal
        Curieux de tout
        • Posté à 16h21 le 29/10/2012
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Evidemment, les faits sociaux sont par définition des constructions complexes, fruits de plusieurs facteurs qui n’ont pas forcément à voir eclusivement avec les interprétations religieuses. L’histoire récente politique colore énormément la société, comme la chute du national-catholicisme de franco a induit une importante réaction dans les moeurs des espagnols qui ont semblé découvrir la liberté individuelle. Pourtant, en restant sur le thème des footballeurs et l’argent, peut être connaissez vous Javi Poves ? Lien Lien
        Et je ne sais pas si les italiens doivent au vatican le place de rois de l’épargne, du paiement en liquide ou du débit immédiat...

        La « théologie de la prosérité » Lien, qui a vocation de faire des chrétiens moins des dociles esclaves que de riches businessmen (qui ensuite en bons moutons reversent à leur pasteur une part proportionnelle aux gains), est informative dans certains contextes mais n’explique pas tout.

        Par exemple, les fils de dignitaires chinois qui ne peuvent pas se crasher en toute tranquilité dans leur ferrari et deux filles dénudées sans pousser papa à la démission du comité central illustrent le fait que dans une société où les masses ont été orientées par une doctrine communiste athée et où les religions abrahamiques sont ultraminoritaires, d’autres mécanismes et interactions produisent du sens en lien avec la « moralité ». Moralité qui peut reposé sur des principes théologiques (comme avec les encycliques Rerum Novarum 1891 ou Quadragesimo Anno 1931) ou philosophiques (comme avec la main invisible d’adam smith).

        Mais n’oublions pas que la dénonciation par le camps obama (pourtant loin d’être un pauvre mais l’obamania des media français n’a pas été très objective sur ses origines préférant le mythe des origines modestes et de la campagne soutenue par des petites cotisations) de la fortune du mormon Lien Lien romney a réussi à faire des démocrates comme bill clinton ou cory booker, se distinguer d’obama et dénoncer cette attitude, malgré la crise économique et financière et la campagne électorale.
        « Pour eux [les mormons], ouvrir des méga centre commerciaux, opérer un conglomérat médiatique ou un parc d’amusement polynésien sont tous des moyens de faire le travail de Dieu. Ils estiment que donner aux pauvres est un acte aussi spirituel que de gagner un million de dollars ».
        D. Michael Quinn Lien

         
        • Tmal
          Tmal répond à Zeki
          Parti rider...
          • Posté à 18h49 le 29/10/2012
          • Internaute 112672
            Parti rider...

          Et bien je n’aurai pas perdu ma journée avec une réponse si intéressante !

          « Evidemment, les faits sociaux sont par définition des constructions complexes, fruits de plusieurs facteurs qui n’ont pas forcément à voir eclusivement avec les interprétations religieuses. »

          C’est pour ça que dans votre premier commentaire vous en aviez trop dit ou pas assez :)

          Pour ma part, je pense que ce n’est pas tant la religion qui influe sur la morale (et tout le reste) que l’inverse. Si vous prenez les premiers juifs par exemple (pour remonter à la source du monothéisme), ils n’ont probablement pas révolutionné leur société d’alors en fondant le judaïsme. Ils auraient seulement conforté leur société en la justifiant.

          De même les premiers chrétiens se sont largement basés sur ce qui existait à l’époque, notamment sur le judaïsme.

          Ensuite, pour faciliter l’évangélisation des peuples païens, la figure de la vierge Marie est apparue (à rapprocher des divinités féminines de la fertilité ?), concept que je trouve en décalage dans un monothéisme...

          Si on va voir un peu plus loin, la conquête des Amériques, et les religions qui en découlent, on trouve aujourd’hui des religions qui décomplexent totalement le rapport à l’argent. Nous sommes passés des marchands du temple, de l’austérité et des vœux (certes pieux) de pauvreté à « gagner de l’argent = bénédiction divine ».

          Restons sur les américains, une bonne partie d’entre assimile aujourd’hui carrément Jésus à dieux, ce qui est à mon avis totalement en contradiction avec les doctrines chrétiennes antérieures (voire avec le message de Jésus lui même)... Mon hypothèse est que ça donne une histoire plus facile à comprendre, un genre de easy-believing. Quand on ne peut plus forcer les gens à croire il faut leur faciliter la tâche...

          Bref, pas trop le temps de fouiller plus, peu de liens et rien de précis, mais tout ça pour dire que je pense que c’est plutôt l’homme qui choisi ou façonne la religion qui l’arrange le mieux (c’est à dire la plupart du temps celle de ses parents). Et valide à travers elle sa propre moralité (donc son propre rapport à l’argent).

          Reste à savoir en quoi et pourquoi notre rapport à l’argent est soit-disant si différent. Je ne suis pas sûr qu’il le soit autant, si on compare ce qui peut l’être (par exemple avec des pays proches).

        1 autres commentaires
  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 14h02 le 29/10/2012
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    quand on a pas de pognon, est-ce pathologique de faire un complexe de l’argent, comme un riche millionnaire ?

    quand on est Rmiste, Rsaiste, ou sdf, est-il anormal de faire un complexe fiduciaire ?

    • MIKY STOUFFS
      MIKY STOUFFS répond à pablico
      médecin U.E.
      • Posté à 16h35 le 29/10/2012
      • Internaute 170502
        médecin U.E.

      On ne parle pas d’argent, ça fait partie des bonnes manières ! (je l’ai vécu : au 3ième entretien d’une embauche, quand je pose la question : le Boss me répond qu’il ne sait pas exactement !) Mais à côté des bonnes manières, tout le monde ne « pense qu’à ça » (oui et à « ça » aussi, d’accord !)