Témoignage 24/10/2012 à 14h40

Championne d’athlétisme, j’ai caché mon anorexie toute ma carrière

Elisabeth Grousselle


Ancienne demi-finaliste aux JO, Elisabeth Grousselle est restée dans la honte de sa maladie pendant quinze ans. Elle raconte que personne n’a jamais rien vu.


Elisabeth Grousselle porte le numéro 5 (FFA-Rémi Bellevegue)

J’ai décidé de raconter mon histoire pour dénoncer la montée en puissance des troubles du comportement alimentaire chez les sportifs de haut niveau. Un phénomène qui progresse, mais qui est trop souvent ignoré par tous ceux qui nous réclament des médailles.

L’anorexie est un sujet tabou dans le sport.

J’espère que mon récit fera réagir celles et ceux qui ont souffert comme moi. S’il peut aider quelqu’un, tant mieux ! En tout cas, en parler, ça me sauve. Cela signifie que j’ai beaucoup avancé.

J’ai commencé l’athlé pour maigrir

L’anorexie dans le sport

D’après certaines études, l’anorexie concerne près d’une athlète sur cinquante. Certains sports, dits « anorexigènes », sont plus à risques que d’autres.

« L’anorexie est un sujet très difficile à aborder en consultation, regrette Patrick Bacquaert, médecin-chef à l’Institut régional du bien-être, de la médecine et du sport santé du Pas-de-Calais. Peut-être parce que les médecins du sport ou d’équipes sont souvent des hommes et ont du mal à évoquer cette problématique avec leurs patientes. »

J’ai commencé à pratiquer l’athlétisme à 17 ans, au moment où je suis devenue anorexique. Je me suis inscrite dans un club pour maigrir, pas pour faire de la compétition. Je pensais que le sport était le seul moyen de perdre quelques kilos. Ce n’est que plus tard que j’ai découvert mes capacités physiques.

Je me suis tout de suite entraînée très dur. Je faisais énormément de musculation et je ne mangeais pas. Plus j’allais au stade, plus je voyais des sportives aux corps d’athlètes. Je voulais leur ressembler. Les années ont passé, ce fut de pire en pire.

A 20 ans, j’ai été contactée par un laboratoire médical pour passer des analyses sanguines, comme en font régulièrement tous les sportifs de haut niveau. Il s’est avéré que je n’étais pas loin de la crise cardiaque. J’en ai alors parlé à mon coach de l’époque. Il n’en a rien eu à faire.

Quelques mois plus tard, je m’évanouissais lors d’un entraînement et me retrouvais en urgence chez le médecin. S’entraîner sans manger, c’est mettre en danger son corps.

Pendant ma carrière, je n’en ai jamais parlé

Je suis restée dans la honte de ma maladie pendant quinze ans, toute ma carrière. Je n’en ai jamais parlé. Plus d’une fois, à table lors de repas, j’ai entendu des partenaires d’entraînement évoquer l’anorexie et la boulimie. Par peur, j’ai préféré me taire. C’était plus simple pour moi.

La carrière d’Elisabeth Grousselle
Spécialiste du 800 m, elle a fait partie des meilleures demi-fondeuses françaises au début des années 2000. Son fait de gloire : une médaille de bronze lors des championnats d’Europe en salle, en 2002. Elle a aussi participé aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004, atteignant les demi-finales. Elisabeth est toujours détentrice du record de France en salle du 800 m en 2’00’’42.

Au fil des années, je suis devenue une des meilleures athlètes françaises sur 800 m. J’ai été plusieurs fois championne de France, demi-finaliste aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004, médaillée de bronze aux championnats d’Europe en salle en 2002. Et pourtant, au quotidien, je ne mangeais pas comme tout le monde.

Lorsque les compétitions approchaient, je m’alimentais un peu plus pour avoir des forces. Cela ne m’a pas empêchée de faire une crise de boulimie la veille de mon podium lors des championnats d’Europe. Mais le pire, c’était quand je partais en stage. Je mentais, je me cachais. Je trouvais des stratégies pour vomir ou faire semblant de manger.

Je n’arrive pas à être fière de ma carrière

Il m’est tout de même arrivée de tenir pendant un mois sans connaître de crises. C’est lors de ces périodes-là que j’ai réalisé mes meilleures performances.

Aujourd’hui, à 39 ans, je n’arrive toujours pas à être fière de ma carrière. J’ai souvent été malheureuse. Mais j’ai connu aussi le bonheur en compétition, en réalisant de superbes performances. Athlète de haut niveau, je pesais 53 kilos. J’étais très sèche et je possédais une musculature impressionnante.

En fait, je m’entraînais comme les perchistes. Je faisais mille abdos par jour, en reproduisant des exercices qui n’étaient pas en cohérence avec ma discipline, le 800 m.

Je n’avais qu’un objectif : obtenir le corps qui me conviendrait et atteindre l’idée que je me faisais de la perfection. J’ai souvent été blessée à cause de ma maladie. J’aurais pu courir beaucoup plus vite si j’avais été en bonne santé.

Etait-ce à moi de faire la démarche ?

Quelques athlètes, comme Laetitia Valdonado ou Patricia Djaté (ndlr : deux des meilleures spécialistes du 800 m en France à la fin des années 90 et au début des années 2000), sont au courant de ce que j’ai vécu. Un de mes anciens entraîneurs aussi.

Au niveau de la fédération française d’athlétisme, je n’en sais rien. Je n’ai pas pu leur en parler directement, peut-être par manque de courage. J’étais gênée de raconter une telle histoire. C’est tellement plus facile d’en discuter quand on a été soignée que quand on le vit… On ne m’a jamais communiqué de numéros de téléphone de médecins ou de spécialistes. Peut-être était-ce à moi de faire la démarche ?

En tout cas, aujourd’hui, quand j’entends des coaches dire à des athlètes qu’elles sont trop grosses pour courir, cela me fait enrager et me peine. Il faut éduquer les jeunes mais aussi les entraîneurs.

Hospitalisée pendant deux ans

Ma carrière s’est mal terminée en 2007. Je réalisais de très mauvais chronos, à dix secondes de mon record. J’ai arrêté d’un coup l’athlétisme et je suis tombée dans l’anorexie extrême. Je ne courais plus. Je ne voyais donc pas l’intérêt de continuer à m’alimenter. J’ai perdu 15 kilos en deux mois. Je m’endormais dans les toilettes, j’étais très maigre de visage.

C’est à ce moment-là, sur les conseils de ma chef dans l’agence de communication régionale de la SNCF qui m’emploie, que j’ai consulté un psychologue. J’ai alors enfin pris conscience de ma maladie. Et là, ça m’a fait très mal.

J’ai été hospitalisée pendant deux années au total, avec plusieurs rechutes et dépressions. Je pèse aujourd’hui enfin un poids complètement normal, après vingt-deux ans de maladie, et je peux manger sans sentiment de culpabilité.

J’ai parfois encore envie de retomber

J’ai parfois encore envie de retomber. Mais, pour la première fois, je me sens bien dans mon corps. J’ai fini de le torturer pour l’instant. Je ne peux que remercier mon entourage, qui m’a suivie et a subi ma maladie. Je pense notamment à mes collègues de travail, qui m’ont toujours soutenue.

Je regarde avec plaisir l’athlétisme à la télévision. J’aime voir tous ces jeunes qui sont bons et réalisent de sacrées performances. J’essaye de me motiver pour reprendre à mon tour la course à pied. Une de mes meilleures amies habite au coin de ma rue et fait de temps en temps des footings. Je rêve de pouvoir l’accompagner.

Mais mon corps ne veut plus. Il est épuisé. Alors, pour l’instant, je me contente de marcher dans un parc juste à côté de chez moi. Je suis aussi en train de me mettre à la peinture. Je vais bientôt m’inscrire dans un atelier pour prendre des cours. J’ai l’impression que, à travers cet art, je pourrai exprimer ce que je ressens.

Avec ce témoignage, je veux prouver qu’il existe une voie vers la guérison. Ceux qui souffrent d’anorexie ou de boulimie doivent pouvoir se retourner vers quelqu’un qui peut les aider ou les orienter. Si chaque personne arrive à combattre cette maladie, on aura progressé.

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  • soutenable lourdeur du néant
    • Posté à 17h25 le 24/10/2012
    • Internaute 134590

    Très beau témoignage.

    Qu’on vienne clamer que les filles souffrant de troubles du comportement alimentaire sont juste des « capricieuses sans volonté », maintenant.

    Vous montrez ce que ces malades sont : des gens courageux, volontaires, plein de potentiel mais profondément fragiles et avec une faille interne qui agit comme un moteur pour la maladie, qui les bouffe (littéralement !) de l’intérieur.

    Bravo pour ce témoignage à visage découvert : je n’oserais pas faire la même chose et c’est assez admirable....
    Soyez confiante : un jour, comme toutes celles qui s’en sortent, vous serez non pas fière (c’est encore l’anorexique qui parle !), mais contente de vous, simplement. Consciente de ce que vous avez fait, consciente de vos imperfections, de vos défauts, de vos conneries, de vos failles, en paix avec vous-même... et heureuse de ce que vous avez accompli, dans toute votre (im)perfection.

    Courage. Le plus dur, c’est la transition entre le rythme de vie d’un sportif de haut niveau et la suite... C’Est comme ça que je suis tombée dans l’anorexie moi aussi : à voir mon corps changer de celui d’un élève de sport-études à celui d’une jeune femme « normale ».
    Voir sa vie passer d’une routine aliénante à... rien : du vide, du temps qu’il faut maintenant occuper, de cette horrible sensation de se retrouver seul avec soi-même...

    17 ans après, dont 13 à 15 de maladie, et chose impensable pour moi à l’époque... je suis heureuse de ce que j’ai fait et je suis en paix avec moi-même.

    Ne croyez surtout pas que cela vous est interdit.

  • A déménagé le 24-12-2012
    • Posté à 16h05 le 24/10/2012
    • Internaute 154051
      non connue

    Je ne connais pas bien l’anorexie, mais très bien le sport de haut niveau et la physiologie.Cet article me pose plusieurs questions :

    1- Comment devenir sportive de haut niveau dans une discipline comme le 800m qui demande une dépense d’énergie importante, en étant anorexique ?
    Je ne dis pas que c’est impossible, vous en êtes la preuve mais alors cela va remettre en cause beaucoup de certitude médicale sur l’alimentation du sportif de haut niveau.
    2- En fin de carrière sportive, vous dites : « Je ne courais plus. Je ne voyais donc pas l’intérêt de continuer à m’alimenter. » Est ce que le sport que vous avez pratiqué ne vous à pas permis de tenir plus longtemps à un poids suffisant alors que sans, vous seriez tombé plus tôt dans la non alimentation ?
    En somme, est ce que le sport pas forcément de haut niveau n’est pas une aide dans le cas d’anorexie puisqu’il permet de conserver une dépense d’énergie et oblige tout de même à s’alimenter ?

    Pour ce qui est du fonctionnement fédéral, il faut bien se rendre compte que les fédérations se focalisent sur les résultats sportifs nationaux et internationaux. Si vous même vous ne faites pas la démarche, elle ne la fera pas. Mais je pense que si vous leur en aviez parlé, les médecins, entraîneurs nationaux , DTN, auraient essayé de vous aider dans leurs moyens.
    Si vous étiez à l’INSEP vous n’auriez pas pu passer inaperçu en tant qu’anorexique. Mais si vous étiez en province et que vous faisiez les déplacements uniquement lors des compétitions nationales et internationales et que vous n’en parliez à personne alors là oui le médecin fédéral pouvait passer à côté.
    Ceci étant dit, bravo pour votre carrière sportive et courage pour la suite.

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 17h58 le 24/10/2012
    • 49273
      Petit agité

    J’ai décidé de raconter mon histoire pour dénoncer la montée en puissance des troubles du comportement alimentaire chez les sportifs de haut niveau. Un phénomène qui progresse, mais qui est trop souvent ignoré par tous ceux qui nous réclament des médailles.

    Sauf que vous étiez déjà anorexique lorsque vous avez commencé l’athlétisme « pour maigrir », vos troubles ne sont donc pas liés au sport ou aux exigences de médailles.

    Bon courage, vu de l’extérieur c’est une maladie assez terrifiante et compliquée qui suscite un mur d’incompréhension chez l’entourage impuissant face à cette souffrance, cette auto-destruction tragique et ces comportements hallucinants (et pas seulement les comportements alimentaires). Je connais un peu pour avoir vu une proche en être sévèrement atteinte, je ne m’explique toujours pas les mécanismes psychologiques qui y mènent tant ça semble relever de l’irrationnel, mais elle n’a jamais été très diserte sur la question.

    En tout cas chapeau pour votre carrière.

    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 18h11 le 24/10/2012
      • Internaute 134590

      « je ne m’explique toujours pas les mécanismes psychologiques qui y mènent tant ça semble relever de l’irrationnel »

      ou de la rationalité délirante... c’est une description plus proche de ce qui se passe...

      Il y a pas mal de ressources sur le net qui expliquent bien à l’entourage ce qu’il se passe dans la tête d’un(e) malade. Ce dont on s’aperçoit souvent, c’est que les représentations de l’entourage sont souvent totalement opposées à la réalité de la maladie et cela entraîne tellement d’incompréhension mutuelle que souvent, il y a rupture ou au moins conflit très violent.

      Ne pas oublier aussi que ces maladies trouvent un terreau propice dans des histoires familiales abusives et que les malades ont un gros problème à faire confiance à quelqu’un : j’ai mis 3 ans à faire un peu confiance à la psy qui a réussi à m’aider à sortir de là. 3 ans. Maintenant que j’en suis sortie, je pense que cette incapacité à avoir confiance est une grosse partie du problème qui peut se créer entre la malade et son entourage, qui va se sentir mis à part, exclus : je sais que c’est dur, mais comme dans toute maladie mentale, il ne faut pas « le prendre perso ».

      Alors que ce sont les malades qui s’excluent, trop honteuses ou désespérées pour se sentir « mériter » ce support. Et le rejet de ce système de soutien est d’autant plus violent que ce système est fort.
      Le fait de ne pas pouvoir en parler est aussi un problème de confiance et de honte : c’est drôle, je peux en parler ici, anonymement, mais c’est TRÈS difficile pour moi d’en parler à mon conjoint, à mes amis, à mes parents. Encore maintenant, alors que je suis « guérie » depuis plus de 10 ans...

      Bref : être malade, c’est l’enfer, aimer un malade, c’est l’y accompagner.

      PS : moi j,étais anorexique-boulimique et pas que anorexique : y’a peut-etre des différences entre les deux, bien que plus je me renseigne sur le sujet, et plus j’ai l’impression que ce sont deux manières d’exprimer la même chose...

      Le bon côté des choses, c’est qu’on s’en sort, de cette merde.
       : -)

      • Deamon7
        Deamon7 répond à soutenable lourdeur du néant
        Petit agité
        • Posté à 18h42 le 24/10/2012
        • 49273
          Petit agité

        Ce que vous dites éclaire très bien ce que j’ai vu. Dans l’entourage il y en a forcément qui vont avoir de mauvais réflexes moralisateurs et exaspérés, mais on peut comprendre qu’un parent démuni n’agisse pas avec autant de finesse qu’un thérapeute chevronné.

        Le truc c’est que c’est assez difficile pour l’entourage de se faire les moindres représentations, on n’est pas complètement con et on se doute bien que c’est un peu plus compliqué qu’un simple caprice induit par les magazines de mode, le problème c’est que l’anorexique ne livre rien, on est confronté à un mur de silence ou d’irritabilité et de « de toutes façons tu peux pas comprendre ».

         
        • soutenable lourdeur du néant
          • Posté à 19h08 le 24/10/2012
          • Internaute 134590

          c’est pour ça qu’il est INDISPENSABLE de suivre familles ET malades. On ne peut pas attendre des malades qu,ils fassent de la pédagogie, ils ne savent pas eux-même ce qui leur arrive et subissent la maladie ; on ne peut pas demander aux proches de tout deviner, d’autant plus quand le malade est lui-même dans une machine à laver où il ne comprend rien des choses extrêmement violentes qu’il vit...

          Comme pour un cancer ou autre « maladie longue et douloureuse » (mes cours de novlangue commencent à payer), c’est une famille entière qui fait les frais et qui en ressort épuisée.

          Bref. Bon courage !

        • Bibille
          Bibille répond à Deamon7
          sen fout
          • Posté à 11h42 le 26/10/2012
          • Internaute 193298
            sen fout

          Sur le soutien parental, puisque la maladie est très surement liée à un fonctionnement familial, on peut penser que l’insistance des parents à aider peut être assez contre-productive.

        2 autres commentaires
    • Fantomax
      Fantomax répond à Deamon7
      génie du mal
      • Posté à 18h30 le 24/10/2012
      • Internaute 157606
        génie du mal

      ...

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 18h39 le 24/10/2012
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Les femmes ont un rapport très difficile avec leur corps et quelque soit l’image que leur renvoient les autres, c’est d’abord leur propre image dans la glace qui est le plus important et les photos glacées des mannequins haricot vert n’arrangent rien. Autrefois présente dans les écoles, la médecine scolaire s’est peu à peu détériorée par manque de moyens. Le syndicat SNU des instituteurs et professeurs des écoles faisait en 2011 le constat suivant Médecine scolaire : à soigner ! La médecine scolaire doit rester à l’école car c’est à l’école que l’on peut repérer les problèmes sanitaires . C’est très tôt que les problèmes d’anorexie, comme ceux d’obésité d’ailleurs doivent être détectés afin que les enfants qui en sont atteints puissent être dirigés vers des professionnels compétents et des structures adéquates, cela éviterait de pourrir l’adolescence de nombreux jeunes.

  • polyétéo
    • Posté à 18h18 le 24/10/2012
    • Internaute 166946

    « JE VOULAIS LEUR RESSEMBLER ».
    Lire : « Anorexie et désir mimétique » de René Girard.

  • Stephroy
    Stephroy
    etudiant
    • Posté à 23h20 le 24/10/2012
    • Internaute 142799
      etudiant

    Bon courage, j’espère que votre corps retrouvera la force et le plaisir de courir.

  • e-artisan
    e-artisan
    Artisan
    • Posté à 13h44 le 25/10/2012
    • 184914
      Artisan

    Je me demande si les conseils diététiques dans le milieu sportif ne seraient pas un peu surfaits.
    Les quelques sportifs de haut-niveau que je connais mangent vraiment de la merde, ça n’en a pas empêché un de gagner un championnat de France.
    Là on a une athlète anorexique capable de faire les championnats d’Europe et il y a pas longtemps Rue89 a parlé d’un champion de tir à l’arc qui avouait ne pas suivre les conseils de son diététicien.
    La diététique est-elle si importante pour les performances sportives ?

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