Paint 20/10/2012 à 17h59

On peut faire du paintball sans être des « fachos qui jouent à la guerre »

Antoine Breard | Journaliste

Mis à jour le dimanche 21 octobre 2012 à 15h34
Ajout : l'organisation du Millenium coûte un peu plus de 300 000 euros à chacune des quatres étapes qu'il compte.

L’équipe des TonTon pendant un assaut, lors du Millenium Series à EuroDisney, 13 octobre 2012 (Antoine Bréard/Exuleo/Rue89)

Il est sorti du terrain trempé, après dix minutes d’un assaut de qualification sous la pluie, conclu par un 5-1 net et quasiment sans bavure. Son équipe, les TonTon, est la plus vieille franchise française de paintball, née en 1992.

Tava – de Gomez et Tavares, pour son origine marseillaise – a de la peinture jaunâtre sur les mains, un peu de bleu sur le front et une vraie bonne banane sur le visage.

A la sortie de cet assaut des Millenium Series 2012, la plus grosse compétition française qui se déroule à EuroDisney, il est assailli par des supporters venus le féliciter, lui demander un autographe ou un conseil. Ca ressemble à France 98. Fabrice Colombo – Tava est son nom de scène – est la star française du paintball, solidement campé dans le top 10 mondial après un passage aux Etats-Unis.

Avant de passer à la question, il se change : « Faut pas prendre froid sinon ça peut ruiner la suite de la compet’. » On le chambre sur sa célébrité :

« C’est vrai que c’est fou tous ces gens qui me demandent des trucs. Une fois aux USA, j’ai signé 850 posters pendant près de trois heures, j’avais mal à la main. Mais ça me fait marrer parce que le lundi au boulot, quand je pose du placo pour mon entreprise de BTP, c’est pas la même ambiance. »

« Sur la route ou en compétition toute l’année »

Ce trentenaire chef d’entreprise mène une double vie. Avec le paintball, il ne gagne pas un centime, et pourtant :

« C’est du sport de haut niveau. Je m’entraîne quasiment tous les jours et je suis sur la route ou en compétition toute l’année. Je dois avoir quatre ou cinq week-ends sans paintball par saison.

Le jeu est simple : on joue à 5 contre 5, sur des terrains synthétiques avec des obstacles gonflables. Chaque équipe doit partir d’une extrémité du terrain avec comme objectif d’aller “buzzer” sur un bouton dans le camp adverse, sans recevoir d’impact. Si tous tes adversaires ont été touchés, tu marques aussi le point.

L’assaut dure 10 minutes et il faut scorer cinq fois pour l’emporter. Il faut de la stratégie, de l’agilité et de la précision. On est très proche des sports extrêmes, comme le skate ou le snowboard dans l’état d’esprit et les sensations, sauf qu’on joue en équipe. »

« Beaucoup pensent qu’on est des fachos »


Fabrice Colombo lors du Millenium Series, à EuroDisney, 13 octobre 2012 (Antoine Bréard/Exuleo/Rue89)

Sur le papier et sur le terrain, la discipline est plutôt emballante, mais ça reste un jeu dans lequel il faut tirer sur un adversaire. Pour les béotiens, c’est parfois gênant :

« C’est vrai qu’on est desservis par une image souvent négative. Beaucoup pensent qu’on est des fachos et qu’on joue à la guéguerre alors que ce n’est pas le cas. Ici, il n’y a pas un pet’ de camo [camouflage, ndlr].

Après, évidemment, il y a des gens qui évoluent en forêt avec des scenarii, des répliques d’armes, mais ce n’est pas la même pratique. Nous, on pratique un vrai sport avec ses règles et ses codes.

On a des tenues de compétition avec un haut qui ressemble à un maillot de foot US, des pantalons adaptés et renforcés, des protections. On porte des masques pour protéger nos yeux comme peuvent en porter les escrimeurs qui manient, eux, une arme. Nos marqueurs sont bouchés dès qu’on ne joue pas. »

Les marqueurs, ce sont les pistolets du paintball, aussi appelés lanceurs. Les joueurs pro sont intransigeants sur les règles de sécurité pour gagner en visibilité médiatique et en légitimité.

Pour l’instant, la discipline ne leur rapporte rien. Une saison coûte de 50 000 à 150 000 euros selon les circuits (Etats-Unis, Europe, Asie), charge supportée par les sponsors des équipes. En France, les équipes capables de financer ainsi leurs déplacements se comptent sur les doigts d’une main.

Au début, des bergers australiens


Vassil, un joueur russe lors des Millenium Series, à EuroDisney, 13 octobre 2012 (Antoine Bréard/Exuleo/Rue89)

Le paintball a tout de même connu une sacrée évolution depuis les années 1970, Au départ, il s’agissait pour les bergers australiens de marquer du bétail avec des lanceurs hypodermiques. Ces cow-boys modernes identifiaient ainsi leurs bêtes au sein des troupeaux.

Et puis les bergers se sont mis à jouer entre eux avec leurs lanceurs. Des tournois ont été organisés entre ranchs, puis l’activité à fait des émules jusqu’en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis et partout dans le monde. Elle est sortie du bois il y a 15 ans pour gagner des terrains synthétiques. Les premiers circuits de compétition sont nés il y a dix ans.

En France, ils sont 100 000 environ à pratiquer le paintball sportif, cinq fois moins à jouer tous les mois. La Fédération de paintball sportif (FPS), qui n’est pas reconnue par le ministère des Sports, rassemble 5 000 adhérents. Son vice-président Patrice Guigou reconnaît que « ce n’est pas simple » :

« Notre objectif, c’est de démontrer notre légitimité. Dernièrement, on a fait un long travail avec le ministère de l’Intérieur. On a expliqué que l’on ne s’entraînait pas au combat, que nos projectiles, ronds, n’avaient rien à voir avec de la balistique. Et puis il y a aussi les équipements sur lesquels on travaille avec la mise en place d’une norme. »

Montée en gamme


Des billes explosées au Millenium Series, à EuroDisney, 13 octobre 2012 (Antoine Bréard/Exuleo/Rue89)

Mettre en place une norme permettrait d’éviter les exploitations jugées dangereuses parmi les quelque 400 qui existent sur le territoire et de faire monter en gamme la pratique.

Estelle Jouquan est responsable des achats chez Sport Attitude, un distributeur pour les professionnels. Elle travaille à la mise en place de cette norme :

« Le paintball est une pratique qui comporte des risques, et certains pensent qu’il suffit d’ouvrir un terrain et de faire un peu de business l’été pour gagner de l’argent. Mais c’est faux et cela fait du tort.

Il y a eu des accidents dans le paintball. Des gens qui sont blessés aux yeux, par exemple, ou des terrains qui sont mal entretenus. Il faut pouvoir encadrer tout ça pour que ça soit plus carré avec des normes de sécurité généralisées, afin de rassurer les pouvoirs publics et le public. »

« Un business avant d’être un sport »

Selon les estimations de la FPS, le paintball génère plus de 1,2 million d’euros par an en France. D’ailleurs, pour Richard Feltin, rédacteur en chef du bimestriel Xpaint consacré à la discipline, « c’est d’abord un business avant d’être un sport ».

« Les équipes pros sont celles qui font rêver les amateurs et qui font tourner les marques. On peut commencer à jouer au paintball pour 50 euros un après-midi, mais être présent sur un événement comme le Millenium pour une équipe, c’est minimum 1000 euros entre l’inscription et le consommable, sans compter les transports et les hébergements. »


Le marché des Millenium Series, à EuroDisney, 13 octobre 2012 (Antoine Bréard/Exuleo/Rue89)

Le Millenium est le plus gros circuit privé en Europe. Son organisation coûte un peu plus de 300 000 euros à chacune des quatres étapes qu’il compte, 30% payés par les sponsors et 70% par les équipes, détaille son instigateur Laurent Hamet.

Du coup, dans les allées, même si l’ambiance est bon enfant à base de pizzas, bières et rock craché à fond par de grosses enceintes, les marques se tirent la bourre pour rentabiliser l’investissement.

Au cul des camions défilent des cartons de 2 000 billes à 35 ou 40 euros l’unité. Sur les stands, un bon masque se négocie à 120 euros. Et tout est à l’avenant. Un bon marqueur professionnel se négocie autour de 1 500 euros.

« Sur le week-end, on aura accueilli près de 10 000 personnes dont 1 000 revendeurs venus voir les nouveautés », se réjouit Laurent Hamet, qui ne rêve désormais que d’une chose pour sa discipline : « Qu’elle devienne un jour olympique. On y viendra, c’est sûr. »

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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  • Stephroy
    Stephroy
    etudiant
    • Posté à 19h07 le 20/10/2012
    • Internaute 142799
      etudiant

    J’ai testé 2 fois et j’ai trouvé ça vraiment sympa. Super ambiance, on avait joué contre des personnes qu’on ne connaissaient pas et on s’est tous bien maré ensemble.

  • lonesome
    lonesome répond à Stephroy
    un parmi tant d'autres
    • Posté à 21h42 le 20/10/2012
    • Internaute 165032
      un parmi tant d'autres

    Pareil pour ma première partouze.

  • Bimbol
    Bimbol répond à Autist. Reading
    Gratouilleur de mammouth
    • Posté à 22h48 le 20/10/2012
    • Internaute 44940
      Gratouilleur de mammouth

    Attends attends, jouer avec des pistolets à bille c’est être un facho ? ?
    Petit rappel du fascisme : Régime politique qui s’appuie sur un pouvoir fort, un État sécuritaire, l’exaltation du nationalisme et une politique réactionnaire.
    Merde alors, j’ai du y jouer 3 fois, et ça m’a bien plu, on s’en franchement marré. Et donc, je suis un facho. Mais un facho de gauche alors, merci. Par contre l’état sécuritaire et tout je peux laisser de coté non ? C’est pas trop mon truc. En + j’ai joué à Counter-strike pendant un moment, ça ne doit pas servir ma cause...
    Allez entre nous, ce genre d’amalgame est d’une stupidité sans nom, non ? ça me rappelle les commentaires youtube type « si t’aimes pas justin bieber t’es un autiste »

    Moi il me semble que la question intelligente c’était plutôt est-ce un sport ou un simple jeu ? Mais non, on préférera discuter du caractère facho des protagonistes.
    Bon même si ça n’intéresse personne, je vais tenter de répondre à ma propre question. Quelle sont les qualités pour être bon ?
    - cardio (enchaîner des sprints)
    - acuité visuelle et précision (ba c’est du tir quoi)
    - stratégie et tactique (comme au rugby)
    ça ne me semble pas plus stupide que le biathlon
    La différence c’est la préparation physique, qui n’est clairement pas au même niveau. Mais est-ce que ça ne changera pas lorsque la discipline sera reconnue ? Parmi les précédents on peut notamment citer le rugby, et l’abîme qui sépare les machines de guerre du rugby pro d’aujourd’hui de leurs illustres parents

  • Néant Moins
    Néant Moins
    Libre
    • Posté à 00h09 le 21/10/2012
    • Internaute 193419
      Libre

    A l’occasion d’une Journée détente, pour un groupe en tant que cadre.
    Le but inavouer est la cohésion d’équipe, fédérer les potentiels.Nous étions tous avec nos équipements de sécurité au même niveau. La barriere hiérarchique est abolie avec la poursuite d’un un objectif commun : remporter la coupe, c’est à dire battre l’équipe adverse en traversant les lignes de défense avec pour symbole la prise d’un petit drapeau dans les bases arrières de l’équipe adverse. Ce scénario de jeu se répétant jusqu’à la finale, avec une possibilité pour les équipes éliminées d’être repêchées.

    Sans être des « va en guerre » nous nous sommes bien amusés, les équipes étaient mixtes, tout le monde a passé un bon moment et nous sommes tous pour la paix des nations.

    Bien plus sympa que jouer seul en réseau sur la console à Modern Warfare ou Battlefield ou ... DEs rencontres avec de vrais gens, un peu comme un match de rugby

  • Samuel Vimaire
    Samuel Vimaire
    Dipolmate morporkien.
    • Posté à 01h25 le 21/10/2012
    • Internaute 140339
      Dipolmate morporkien.

    L’article est sympa mais ce que la personne décrit est l’une des pratiques du paintball, il y en a d’autres « avec des scenarii » (comme écrit dans l’article), c’est du jeu beaucoup plus occasionnels (à part pour certains passionnés).

    Et non, pas besoin d’être un gros facho pour faire du paintball, j’ai dû y jouer deux ou trois fois et je me suis bien amusé et ça m’a fait faire un peu de sport, mine de rien, c’est physique. Et puis, oui, c’est un peu jouer à la gueguerre entre pote, mais tout le monde (au moins les garçons) à déjà joué à la guerre, au gendarme et au voleur, au cowboy et aux indiens étant jeune, il y a simplement certaines personnes qui gardent une âme d’enfant... :)

  • romjpn
    romjpn
    専門学生
    • Posté à 05h11 le 21/10/2012
    • Internaute 143017
      専門学生

    J’ai déjà fait de l’AirSoft et me considère très à gauche.
    L’AirSoft est beaucoup plus confidentiel encore que le Paintball, ce sont des répliques d’armes tirant des billes avec différentes techniques de propulsions (manuelle, gaz et électrique), ces répliques viennent du Japon pour la plupart. On le pratique pour plus de réalisme c’est vrai. Mais c’est simplement pour se mettre dans la peau de quelqu’un dans cette situation. Pas pour faire l’apologie des armes.
    Les petits garçons (ou filles) qui jouent aux cow-boys et aux indiens, c’est pareil finalement...

  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 08h21 le 21/10/2012
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    Question simple : S’interesser a la chose militaire, aux techniques d’infanterie, au deroulement d’une guerre, aux specificites de la guerilla urbaine, aux necessites d’un deploiement, aux realites d’un front de combat, ca ferait necessairement de moi un facho ?

    Faire de la guerre et de l’armee un sujet tabou me semble dangereux. Il n’y a rien de sale a avoir les notions de bases pour juger d’une operation militaire, ca me semble meme etre assez citoyen comme connaissances. Savoir si on peut intervenir en Libye sans les capacites Americaines, savoir s’il est credible de mener un assaut urbain sans tuer de civils, savoir si un bombardement est legitime, ca n’est pas le monopole des fachos...

  • Buzzcocks
    Buzzcocks
    Anarchiste
    • Posté à 12h21 le 21/10/2012
    • Internaute 137500
      Anarchiste

    J’y ai joué une fois, il y a 15 ans, c’était en Moselle. Il mes semble que le paintball était interdit en Allemagne et donc l’endroit était squatté par des teutons.... On a donc tenté de jouer, on loue le matos le plus bas de gamme et le prix des billes fait que de toutes façons, tu évites de mitrailler comme un malade....
    Sauf qu’en face, les teutons étaient des mordus avec pistolets mitrailleurs et ils arrosaient sans trop viser mais du coup, pour approcher leur base, vous preniez des tirs de barrage systématiquement. Et bref, on est tous morts en 2 minutes. On recommence, pas mieux, on retente... pareil.

    Bon, on se casse, trop chiant ce jeu...

  • watashi_baka
    • Posté à 13h23 le 21/10/2012
    • Internaute 47330
      ...

    Le paintball sportif à tué le paintball, c’est pour ça que pour s’amuser il faut aller vers l’airsoft !

    En airsoft (et en scénario-paintball) c’est vrai qu’il y a une apparence plus militaire, tenue kaki, lanceur réaliste etc…
    Je vais pas mentir, on trouve quelques dingues des armes et de militaria pour qui Mme LePen est trop à gauche.
    Mais en général l’ambiance est bon esprit, fun.
    Déjà elle n’est pas gachée par la compétition et la triche qui va avec (car même en paintball c’est possible de tricher, en airsoft c’est encore plus simple, mais la sanction est radicale, si tu triches tu es persona-no-grata sur toute la région). En plus la compet, malgré les tenues fluos et la peinture bleu, c’est entrainement, tactique bref tout aussi militaire.
    Coté, airsofteurs (et paintball fougères), certe il y a 1/3 de fana mili, mais les autres tiers c’est des fans de jeux vidéos et de jeux de rôles, qui trouve plus sympas d’être dehors que devant call-of. Là par contre personne ne te dira rien si tu fais une action complètement idiote tactiquement et que tu rentre au respawn 10 seconde après tout en ayant fait reperé tes copains (j’ose même pas imaginer en compet). Les scénarios peuvent être variés, de melée générale à liberation de prisonnier, dans certains cas c’est aussi un support pour du jeu de rôle (au sens, la négociation pour liberer l’otage à plus d’importance que l’éventuel assault)

    Dernier point l’image,
    Les tenues kaki acheté au surplus, faut pas se voiler la face, un treillis c’est vachement plus discret qu’un T-Shirt orange (Et c’est pas du luxe), en plus c’est résistant et ça coute pas grand chose si c’est acheté en surplus, donc à mon avis on a pas mieux trouver pour ce genre de jeu.
    Le matos réaliste, ça choque /famille de france/ mais ca permet de créer un certain espace imaginaire, vous imaginez au cinéma des trucs aussi moche que des lanceurs de paint dans les scènes d’actions ?

    Sur la ligne politique, oui il y a quelque facho (dans un pays ou le FN fait 20% ça ne surprendra personne d’en trouver 20% là bas aussi), mais aussi des gens normaux, tant à l’UMP qu’au PS, aux verts, ou même au NPA !

    Bref fuyez le paintball compet (et le sport de compet en général) et allez vous amuser sur les terrains d’airsoft et de paintball scénario c’est bien plus fun !

  • D.2.D
    D.2.D
    Shadok des bois
    • Posté à 17h38 le 21/10/2012
    • Internaute 194052
      Shadok des bois

    [ « C’est vrai qu’on est desservis par une image souvent négative. Beaucoup pensent qu’on est des fachos et qu’on joue à la guéguerre alors que ce n’est pas le cas. Ici, il n’y a pas un pet’ de camo [camouflage, ndlr].

    Après, évidemment, il y a des gens qui évoluent en forêt avec des scenarii, des répliques d’armes, mais ce n’est pas la même pratique. Nous, on pratique un vrai sport avec ses règles et ses codes. ]

    Est-ce à dire que les joueurs camo sont des fachos qui jouent à la gueguerre et ne pratiquent pas un véritable sport ?

    De notre coté, cachés dans les bois, nous pratiquons un véritable sport sans tirer des brouettes de billes avec notre vieux lanceur stock class, et nous comptons sur le fair play de nos adversaires, sans avoir besoin d’avoir recours à un arbitre :)
    Mais ça fait plaisir de voir qu’en plus du grand public les joueurs de speed aussi nous tirent dans les pattes pour dénigrer notre version d’une passion pourtant commune...

  • Tremolos
    Tremolos
    Branleur censuré (2)
    • Posté à 19h20 le 21/10/2012
    • Internaute 192528
      Branleur censuré (2)

    Perso j’ai joué quelque fois au paintball, et j’ai trouvé ca sympa, enfin quand tu joues contre des gens du meme niveau equipé un peu pres comme toi....

    J’exclu pas le fait que ce genre de jeux attirent pas mal les fachos... mais pour moi, dans mon souvenir, le point le plus criticable, c’est que c’est hors de prix.... Bref plus t’as de frics, plus tu peux te payer un equipement performant, et donc plus le noob ou le pauvre se fait chier a servir de cible, bref ce sport n’a rien pour devenir populaire.... un peu comme l’equitation et les sports de voiles...

    Par contre, la ou je comprends pas certaines critiques, c’est de considerer que jouer a faire semblant, est aussi critiquable que la realité qui en a servi d’inspiration. Surtout que le paintball a autant de proximité dans l’esprit avec le jeu du loup/chat qu’on jouait gamin, qu’un jeu purement de guerre.

    Je suis, ou plutot maintenant, je dirais plutot que j’etais, un grand amateur de jeu de role, jeu dont tout une partie consiste a simuler de la violence, mais pas que... mais sans cette violence, le jeu a moins de saveur, et pourtant en matiere de gugus non-violent, on faisait pas mieux dans le genre....
    Ce genre de jeux c’est de la simulation, de la deformation d’une realité qui a servi de modele pour ces elements de base.
    Toute notre societe dans ses multiples aspects contient des racines d’une realité, parfois condamnable, mais dont les elements, les buts ont ete detourné pour donner naissance a quelque chose qui n’est plus de meme nature.

    Bref le jeu a souvent un aspect guerrier ou competitif (exclusion, sacrificiel), mais l’important dans le jeu c’est qu’il n’ya pas de vrais consequences la plupart du temps.

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