Six matches, six victoires 23/09/2012 à 23h25

Pourquoi l’OM domine la Ligue 1 : six raisons pas toutes flatteuses


Après six journées de Ligue 1, le PSG n’a toujours pas perdu et Zlatan Ibrahimovic enchaîne les buts à un rythme affolant. Ça, on pouvait le prévoir. En revanche, que l’OM soit leader avec six victoires de suite, ça, personne ne l’avait annoncé.

Depuis Monaco, sacré en 1960, aucun club n’avait réussi un début de championnat aussi prometteur. On attend le Marseille-Paris du 7 octobre prochain avec beaucoup d’impatience.

Nous avons listé six raisons à cet excellent départ – n’hésitez pas à nous en suggérer d’autres dans les commentaires. Les trois premières laissent penser que la belle dynamique pourrait finir par s’interrompre, tandis que les trois autres suggérent une amélioration structurelle porteuse d’espoirs.


André Pierre-Gignac à Marseille face à Evian Thonon Gaillard le 23 septembre 2012 (Gérard Julien/AFP)

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L’OM n’a rencontré que des équipes moyennes

Six victoires, ok, mais contre qui ? Sochaux (14e), Montpellier (16e), Rennes (18e), Nancy (19e) et Evian Thonon Gaillard (17e). Rien de bien effrayant. Il n’y a que Reims, battu lors de la première journée, qui est classé dans la première partie de tableau (5e) mais le promu retrouvait alors tout juste la Ligue 1.

Bien sûr, rien ne prouve que l’OM aurait fait un début de saison différent contre des équipes plus solides et il n’est jamais facile de gagner un match – on dit « Tout le monde peut battre tout le monde ».

Mais bon, il faut attendre les affiches prestigieuses pour se faire une idée plus juste de ce que vaut ce nouveau Marseille. Dimanche prochain déjà, à l’occasion du déplacement à Valenciennes (6e), et contre le PSG ensuite.

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L’OM a repris la compétition avant les autres

Le club phocéen a, sur les autres équipes de Ligue 1, un avantage qui compte en début de saison : il a repris la compétition avant tout le monde. L’OM a joué quatre matches européens – deux contre Eskisehirspor, deux face au Sheriff Tiraspol – pendant l’été.

Ce qui a poussé le staff à faire en sorte que les joueurs soient physiquement prêts tout de suite, a permis d’accélérer la création des automatismes et a donné de la confiance, puisque l’équipe n’a perdu aucun de ces quatre matches.

Cet avantage de début de saison pourrait finir par peser dans les jambes marseillaises d’ici quelques mois.

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Il y a moins de pression que d’habitude

Après une saison dernière ratée et une décevante dixième place, les médias et même les fans de l’OM n’attendaient pas grand-chose de cette équipe. Les supporters olympiens, que nous avions interrogés cet été, ne demandaient qu’une chose : « des joueurs un peu concernés, avec un peu de fierté ».

C’est un des avantages de l’hyper domination financière du PSG : les autres clubs sont plus tranquilles.

Mais c’est toujours pareil : plus les victoires s’enchaînent, plus la pression augmente. Comment l’effectif réagira-t-il quand on l’aura saoulé avec son nouveau statut de grand rival de Paris, cette étiquette dont les Montpelliérains s’étaient bien accomodés la saison dernière ?

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La triste fin de Deschamps et l’arrivée libératrice de Baup


Elie Baup à Marseille avant le match contre Evian Thonon Gaillard le 23 septembre 2012 (Gérard Julien/AFP)

Passons aux explications plus flatteuses. Quand cet été Elie Baup a reçu le coup de fil de l’OM, il n’y a pas cru : sans club depuis trois ans, il espérait au mieux des contacts avec des équipes du Golfe mais pas d’un poids lourd de Ligue 1.

Il n’est pas le coach le plus réputé du monde mais a souvent réussi de très bonnes choses dès son arrivée dans ses nouveaux clubs : une 5e place puis le titre à Bordeaux ; 3e dès sa première saison à Toulouse.

L’histoire d’amour entre l’OM et Deschamps s’est très mal terminée : treize matches sans victoire en fin de saison, un effectif démoralisé parce que trop remis en cause, une autorité jugée écrasante. Dans L’Equipe de dimanche, le défenseur Souleymane Diawara :

« A un moment, il y a eu une cassure entre Deschamps et certains joueurs qui estimaient ne pas avoir leur chance. Ils en avaient marre. On ne se battait plus les uns pour les autres. [...] Pour certains coéquipiers, c’est un gros soulagement de pouvoir désormais parler au nouveau coach. »

De bons joueurs sont partis cet été ; Baup a multiplié les entretiens individuels et apporté beaucoup de stabilité : toujours le même système de jeu, des cadres qui ont confiance, une concurrence réduite. L’envie, la solidarité et la bonne humeur sont revenues. On a même le droit d’imiter Baup sans qu’il ne le prenne mal.

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Gignac a retrouvé la confiance. Il n’est pas le seul

Les cadres savent désormais que leur coach compte sur eux. La métamorphose la plus manifeste, bien sûr, est celle d’André-Pierre Gignac, qui a marqué 3 buts en championnat. L’attaquant a besoin qu’on lui dise et qu’on lui répète qu’il est important. Pour l’instant, Baup arrive à le rassurer.

Son but à Montpellier en est une excellente preuve : la saison dernière, l’attaquant n’aurait eu ni la confiance ni la lucidité pour réussir un tel geste.

Il n’est pas le seul à tirer profit de ce crédit jamais remis en cause. Charles Kaboré et Benoît Cheyou forment une paire de milieux récupérateurs qui se savent importants, et Valbuena, dont les relations avec Deschamps ont été houleuses, est un titulaire épanoui.

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Une défense très forte, construite autour de N’Koulou

Pour l’instant, les nombreux départs de l’été ne se font pas ressentir. Comme souvent, dans le foot, ils permettent aux joueurs déjà là de s’affirmer. M’Bia est parti et son absence ne se ressent pas : N’Koulou est le patron d’une excellente défense qui n’a encaissé qu’un but en six matches.

A 22 ans, le Camerounais impressionne et est souvent présenté comme un des meilleurs défenseurs d’Europe. Jean Fernandez, l’entraîneur de Nancy, dit qu’il n’a rien à envier à Thiago Silva.

Résultat, l’OM gagne souvent 1-0, quatre fois en six matches. On peut se dire que sa domination est fragile. Ou que la saison dernière, la champion de France a battu ses adversaires 1-0 à 11 reprises.

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  • Warum
    Warum
    Rien ne sert à rien
    • Posté à 01h35 le 24/09/2012
    • Internaute 147878
      Rien ne sert à rien

    Pas trop d’accord avec la première partie : en début de championnat, les « gros », ce ne sont pas forcément ceux qui sont bien classés mais plutôt les favoris dans la course a l’Europe.
    A ce titre, Montpellier et Rennes, même mal classés, sont quand même de gros morceaux que l’OM a su battre.

  • Goethals
    Goethals
    Marolles
    • Posté à 08h23 le 24/09/2012
    • Internaute 192822
      Marolles

    Sur ce que j’ai vu de l’OM cette année il ne faut pas se faire trop d’illusion, le jeu de cette équipe est largement aussi médiocre que celui des autres formations de L1. Baup a abandonné son traditionnel et déjà pas terrible 4/4/2 pour le minable 4/2/3/1, un système de contre qui demande beaucoup d’énergie. Avec les matchs de coupe d’Europe il y a fort a parier sur un violent coup de pompe en milieu de saison.

  • Jooe
    Jooe
    étudiant
    • Posté à 15h09 le 24/09/2012
    • Internaute 97691
      étudiant

    Très bon récapitulatif. J’ajoute qu’un joueur comme Cheyrou se sentait injustement traité par Deschamps, pensant qu’il avait un statut par son ancienneté qui n’était pas respecté. Il retrouve une place importante malgré un début de saison pas spécialement flamboyant.

    La différence réside aussi dans le fait que certains joueurs considèrent que tout le monde s’implique dans le jeu. l’année dernière on a bien vu que ceux qui faisaient des efforts ont freiné par lassitude vis-à-vis de ceux dont ils considéraient, je pense à juste titre, qu’ils choisissaient leurs matchs (pour ne pas citer Diarra)

    Et pour répondre aux critiques sur les adversaires pas au niveau depuis le début de saison : peut-être mais l’année dernière, on ne les prenait pas ces points.

  • Tmal
    Tmal
    Parti rider...
    • Posté à 19h24 le 24/09/2012
    • Internaute 112672
      Parti rider...

    7- on a encore joué que 6 journées

    8- rien ne vaut la stabilité : sur le terrain hier, à part le latéral droit, tout le monde était là l’an dernier.

    9- juste pour emmerder Paris :)

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