Dopage 29/08/2012 à 10h46

Dans l’affaire Armstrong, Armstrong est le moins important

Clément Guillou | Journaliste Rue89

Lance Armstrong et ses sept Tours de France ne sont que l’écume d’une affaire qui concerne le présent et l’avenir du cyclisme, bien plus que son passé honteux.


Lance Armstrong remporte son septième Tour de France, à Paris, 24 juillet 2005 (AFP/Joël Saget)

Lance Armstrong va (probablement) perdre les sept Tours de France qu’il a gagnés en se dopant (et en s’entraînant, aussi). La réaction du peloton a été sans intérêt à quelques exceptions près, se limitant à des « no comment » parfois agrémentés d’un : « A quoi sert de remuer le passé, c’est encore de la mauvaise publicité pour le vélo. »

Côté passé, la chute d’Armstrong n’a qu’un seul intérêt : montrer que même le champion le plus puissant de l’histoire du cyclisme peut être rattrapé par ses tricheries. Ses sept Tours ? Volés, on s’en doutait, on le savait, même, depuis la publication des charges de l’Agence antidopage américaine (USADA). Et alors ? Inutile de se livrer à l’exercice consistant à chercher les coureurs propres derrière lui au classement. Mieux vaut tirer un trait sur cette décennie de Tours de France. Ne pas oublier mais la prendre pour ce qu’elle était.

Non, le plus intéressant, dans l’affaire Armstrong, ce n’est pas Armstrong et son palmarès. C’est tout ce qu’il y a autour, qui attire moins la lumière mais constitue une opportunité de nettoyer le cyclisme.

Des médecins suspendus à vie

L’affaire est baptisée « Conspiraton USPS » par l’agence américaine, parce qu’elle ne concerne pas Armstrong mais toute une équipe, l’US Postal Services (USPS) et sa successeur, Discovery Channel.

L’enquête doit permettre de mettre hors d’état de nuire plusieurs personnes encore susceptibles d’aider des sportifs à se doper. Trois sont déjà suspendues à vie par l’USADA. Mais ce sont des médecins qui peuvent très bien continuer à agir clandestinement :

  • Michele Ferrari en est la preuve, pusqu’il est déjà interdit de pratiquer par le Comité olympique italien (Coni) pour avoir dopé des coureurs et qu’il continue de conseiller quelque 70 sportifs (cyclistes, athlètes, marathoniens, triathlètes) selon une enquête en cours de la justice italienne, qui a fuité dans le magazine Panorama.
  • Luis Del Moral, médecin de l’US Postal de 1999 à 2003, a ensuite prodigué ses savoirs dans le football (le FC Barcelone pour la saison 2003/04 et le FC Valence quelques mois en 2005, avant de se faire licencier) et la voile (il s’est occupé de plusieurs équipages lors de la Coupe de l’America 2007). Il travaille dans une clinique du sport à Valence – qui a enlevé son nom du site internet mais l’a gardé dans la version anglaise – et au sein de l’académie de tennis valencienne TenisVal, où s’entraînent la finaliste de Roland-Garros Sara Errani et le cinquième joueur mondial, David Ferrer.
  • Pepe Marti a continué d’entraîner Alberto Contador chez Discovery Channel puis chez Astana. On ignore ce qu’il faisait depuis un an et demi.

Bruyneel peut rejoindre Saiz


Johan Bruyneel et Lance Armstrong dans l’avion sur le Tour 2005, 10 juillet 2005 (Pascal Rondeau/Pool/AFP)

Deux autres nuisibles ont encore deux pieds dans le vélo et ont demandé une procédure d’arbitrage dans le cadre de l’enquête de l’USADA. Il s’agit de la procédure à laquelle a renoncé Armstrong (ainsi que les trois médecins cités) : parce que cette procédure doit permettre de dévoiler publiquement tous les éléments recueillis par l’accusation. En clair, le procès de Bruyneel et Pedro Celaya sera aussi celui d’Armstrong.

Si ses éléments sont suffisamment solides, l’USADA réussira donc l’exploit de virer du cyclisme :

  • Johan Bruyneel, manager de Lance Armstrong toutes ces années, puis d’Alberto Contador lors de ses Tours remportés en 2007 et 2009, et cette année des frères Schleck.
  • Pedro Celaya, médecin au CV aussi chargé que ses coureurs : US Postal (97-98), ONCE (99-2003), US Postal puis Discovery Channel (2003-2007), Astana (2009), Radioshack (depuis 2010).

Les deux hommes rejoindraient dans la fosse commune des années EPO leur ancien patron Manolo Saiz, tombé dans l’affaire Puerto en 2006.

« Aux deux tiers du tunnel, impossible de reculer »

Voilà pourquoi l’affaire Armstrong ne concerne pas tant le passé que le présent du vélo, et d’autres sports. Pour se doper et échapper aux contrôles, il faut toujours l’aide de médecins qui n’en sont plus, voire d’un manager soucieux de faire gagner son équipe à tout prix.

Des préparateurs comme Ferrari ont conçu des protocoles de dopage pour plusieurs générations de coureurs, en « pigistes » ou auprès d’une équipe, et dénaturé autant de courses. Les suspendre à vie, ce n’est pas remuer le passé, c’est préparer l’avenir.

Certains coureurs, que l’on peut comprendre, regrettent aussi la mauvaise publicité pour le vélo. Sentiment d’injustice par rapport à d’autres sports, crainte que se retrouver au chômage parce que le sponsor de leur équipe s’en est allé à cause du dopage. Pour eux, la politique de l’autruche serait encore la plus sûre. Mais le cyclisme peut-il encore faire demi-tour ?


Jonathan Vaughters lors du Tour de Californie, Lac Tahoe (Californie), 15 mai 2011 (Doug Pensinger/Getty Images/AFP)

Jonathan Vaughters est un ancien coéquipier de Lance Armstrong, qui a avoué s’être dopé et est très vraisemblablement l’un des nombreux témoins (plus de 10) rencontrés par les enquêteurs. Il dirige à présent une équipe qui se revendique absolument propre, la Garmin-Sharp. Dans une interview accordée au magazine Bicycling, il dit :

« On est aux deux tiers d’un tunnel sombre. Impossible de reculer. Il faut aller de l’autre côté. Ca continue de s’envenimer. On pourrait se dire “Oh, laissons tomber”, mais non.

C’est comme quand tu as une grosse dispute avec ta femme. Est-ce que tu laisses tomber ? Non. Tu discutes et tu finis par te réconcilier. Si tu dis “On en discutera une autre fois, profitons de la soirée”, c’est super mais ça reviendra le lendemain, la semaine prochaine, le mois d’après. Ces disputes ne trouvent une issue positive que lorsqu’on va jusqu’au bout. »

L’UCI veut-elle vraiment guérir le vélo ?

Le coureur, son manager, son entraîneur, ses médecins. Pour certains, il faut aussi aller chercher un dernier coupable, tout en haut de la hiérarchie du sport : le président de l’Union cycliste internationale, Pat McQuaid, qui a souvent dénoncé l’enquête de l’USADA.

L’UCI est directement concernée par l’enquête, non seulement car Lance Armstrong était l’emblème de son sport entre 1999 et 2005, mais aussi parce qu’elle est soupçonnée d’avoir couvert un contrôle positif d’Armstrong en 2001.

Le président de l’époque, Hein Verbruggen, était un bon ami d’Armstrong et a désigné son successeur, Pat McQuaid, tout en restant président honoraire.

Floyd Landis, vainqueur du Tour 2006 avant d’être contrôlé positif, est celui qui a raconté l’épisode du contrôle dissimulé. Il y attribue une grande partie de ses pratiques dopantes. Dans son interview confession accordée au journaliste irlandais et ancien coureur Paul Kimmage, il expliquait :

« Si j’avais eu une quelconque raison de penser que les gens qui dirigent ce sport voulaient vraiment le guérir, je me serais peut-être dit : “Si j’attends suffisamment longtemps j’aurai l’occasion de gagner sans ça (le dopage)”, mais dans aucun scénario je ne m’imaginais courir et gagner le Tour en étant propre. »


Hein Verbruggen (gauche) et Pat McQuaid lors de l’élection de ce dernier à la présidence de l’UCI, à Madrid, 23 septembre 2005 (Franck Fife/AFP)

Le journaliste Paul Kimmage est un adversaire acharné de l’UCI et de Lance Armstrong. Aujourd’hui, il réclame qu’on coupe « les racines et les branches » de la fédération internationale, qui est pourtant à l’avant-garde de la lutte antidopage.

« Tant que ça n’arrivera pas, tant que quelqu’un n’aura pas ausculté ce sport de haut en bas et littéralement nettoyé, rien ne changera. Ce doit être radical et la vérité, c’est ça : tant que les coureurs ne penseront pas que les règles s’appliquent à tout le monde, que le dopage ne sera toléré sous aucune forme et que s’exprimer sur le dopage ne sera pas sanctionné, il n’y aura pas moyen que ça change. »

« C’est ici que le nouveau cyclisme commence »

Il y a enfin l’organisateur du Tour (Amaury Sport Organisation), qui a accueilli Lance Armstrong à bras ouverts pour son retour en 2009 en sachant pertinemment comment il avait gagné sept fois l’épreuve. Pour l’accueillir et favoriser sa réconciliation avec l’UCI – les deux organisations étaient en guerre ouverte les années précédentes –, Amaury faisait fait place nette : exit Patrice Clerc, directeur un peu trop véhément sur le dopage, et mise en sourdine du problème dans les pages de son journal, L’Equipe.

Des institutions indépendantes des intérêts du sport pour s’occuper de la lutte antidopage ? Ce serait l’évidence mais c’est encore un peu trop demander. Dans tous les sports.

Le cyclisme doit tirer tout ce qu’il peut de la chute de son dernier parrain. Quelques-uns y croient, comme le coureur américain Ben Jacque-Maynes, un anonyme du peloton en fin de carrière :

« C’est ici que le nouveau cyclisme commence vraiment. Tout le monde dit, chaque année, que le cyclisme n’a jamais été aussi propre. Eh bien, je pense que c’est le premier pas.

A partir d’aujourd’hui, il va peut-être commencer à se nettoyer. Je ne pense pas qu’il l’ait encore fait. Je pense que c’est le premier signe que, aussi grandes soient vos ambitions, vous n’êtes pas trop gros pour tomber (too big to fail). »

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  • Léon777
    Léon777
    Artiste
    • Posté à 11h04 le 29/08/2012
    • Internaute 191909
      Artiste

    Article intéressant.
    J’aimerais savoir pourquoi c’est le cyclisme qui est autant touché par le dopage alors que cela doit exister dans pas mal d’autre sports.
    Plus de produits ?
    Plus de controle ?

  • sergio2
    • Posté à 11h10 le 29/08/2012
    • 178745

    La nécessité de « nettoyer le cyclisme » devrait également concerner le diffuseur-partenaire du tour de France : France2 et ses amusants journalistes sportifs et consultants qui, année après année, ont fait preuve d’une complaisance totale avec le dopage et sont, à ce titre, partie intégrante d’un systéme pourri.

  • Elmanu
    Elmanu répond à Léon777
    Aucune
    • Posté à 11h20 le 29/08/2012
    • Internaute 191935
      Aucune

    Beaucoup plus de controles surtout.
    Le cyclisme est le 1er sport a avoir mis en place les dépistages sanguins, le passeport biologique (des que votre analyse sanguine est « anormale » interdiction de courir)
    Pour beaucoup d’autres sports, quand on ne cherche pas...

  • Seingalt
    Seingalt
    amateur professionnel
    • Posté à 11h34 le 29/08/2012
    • Internaute 166244
      amateur professionnel

    Bravo pour cet excellent article qui analyse bien le fond du problème, à savoir la complicité des instances dirigeantes du cyclisme. On est loin des commentaires fatalistes du genre onypeutrien-donc-ilfoautoriser (tenu en particulier par un certain abruty).
    J’avais lu sur le monde que les préleveurs étaient systématiquement maintenus à l’écart pendant 20 mn lorsqu’ils voulaient contrôler Lance Armstrong. On pouvait facilement l’exclure pour ces agissements. Ça n’a pas était fait.

  • Lucius Sergius
    Lucius Sergius répond à Léon777
    Citoyen
    • Posté à 12h36 le 29/08/2012
    • Internaute 28239
      Citoyen

    Le cyclisme a 20 fois moins de licenciés que le foot mais a deux fois plus de contrôles. On peut même dire qu’il s’y pratique de vrais contrôles alors qu’ailleurs ceux qui se font prendre sont ceux qui ne savent pas contourner des contrôles préhistoriques.
    Le foot sera l’an, prochain obligé de s’aligner un minimum sur les protocoles de l’AFLD, mais comme « ça coûte cher », il n’y aura qu’une petite cinquantaine de joueurs qui seront suivis...

  • mr Klein
    mr Klein
    jacobin
    • Posté à 14h09 le 29/08/2012
    • Internaute 188953
      jacobin

    L’affaire Armstrong est importante dans ce sens où elle est un symbole et que le fait que le mutant se soit fait prendre rétrospectivement montre à tous les sportifs qui veulent continuer à « bricoler » (comme on dit dans le milieu) qu’avec la généralisation de la conservation des échantillons ils risquent de se faire prendre y compris très longtemps après les faits.

    Bien sûr, cela ne dispense pas de remettre en question le monde du vélo et au delà le monde du sport qui possède certaines tendances à fonctionner comme une mafia (confraternité, puissance de l’argent, omerta...etc).

    Pour ce qui est de ne pas « chercher » le coureur propre qui pourrait bénéficier de la cascade de déclassements liée aux affaires de dopage, je serais d’accord si ce n’est que seront pénalisés les coureurs propres (il en existe à commencer par Christophe Bassons qui fut en son temps empêché de travailler par Armstrong avec la complicité de tout le milieu du vélo)...Le journal l’Équipe (pas blanc-bleu dans les affaires) avait malgré cela publié l’année dernière un classement basé sur des fuites concernant le passeport biologique d’une soixantaine de coureurs cyclistes en les classant de 0 à 10 selon le degré de « normalité » de leurs résultats.

    Pour aller plus loin, le cas Armstrong est peut-être l’arbre qui cache la forêt du vélo et au delà de ça du sport...Mais il interroge aussi toute notre société libérale dans son obsession de la performance individuelle...qui implique dans beaucoup de cas l’usage de dopants, qu’ils soient excitants pour être plus performants ou anxiolytiques afin de supporter la pression...Que ces dopants soient légaux ou non...

    Enfin et pour finir sur un mode plus léger...que dire d’une société qui cloue au pilori les sportifs dopés alors qu’elle porte au pinacle Rimbaud, Verlaine, Charles Baudelaire, Mozart (alcool)...Marcel Proust (barbituriques)...Sigmund Freud (cocaïne)...Mick Jagger, Keith Richards,Jimi Hendrix (héroïne)...et tant d’autres...et que d’aucun de ceux-ci sont au panthéon de l’académisme scolaire...

  • Pierre Serisier
    Pierre Serisier
    Journaliste
    • Posté à 16h18 le 29/08/2012
    • Journaliste 19811
      Journaliste

    Ce qui est passionnant dans l’affaire Armstrong, c’est la chronologie.
    Il remporte son premier Tour de France en 1999 (il a repris la compétition à partir de 1998). Soit juste un an après l’affaire Festina. Sur le moment, on a cru que cela avait servi d’avertissement, que cela aurait pu servir à une prise de conscience, de la part des organisateurs mais aussi des équipes.
    En fait, cela a servi à prendre conscience qu’il fallait être encore plus prudent, cela a incité à encore mieux se cacher.
    En fait, plutôt que de traquer les coureurs (il ne s’agit pas de cesser les controles), il faudrait traquer les filières, les margoulins qui continuent de diriger des équipes et surtout les médecins : si ma mémoire est bonne ces « bons docteurs » sont tenus par le serment d’Hippocrate et n’ont pas vocation à mettre en danger la vie d’autruI. Mais peut-être qu’ils ne sont pas tous médecins.
    Il faudrait effectivement que la police se mêle de cela de manière très sérieuses, mais pour ce faire, il faut des moyens en hommes et en matériel et donc une volonté politique. Autant dire que compte tenu de l’impact symbolique que cela aurait auprès du public en terme de lutte contre la délinquance, ce n’est pas demain qu’on va assister à des progrès.
    D’une certaine manière, cela n’est pas forcément un mal : finalement le dopage, cela fait parler, cela entretient l’idée du « tous pourris » qui est assez confortable. Le dopage a in fine une vertu : il entretient l’indignation qui est désormais le sentiment à la mode.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 17h47 le 29/08/2012
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    La meilleure ennemie de Armstrong est une ancienne amie, Betsy Andreu, qui dans un article du Monde.fr déclare Lance Armstrong a ramené le sport à l’époque de la RDA.
    Par contre Lance Armstrong a préféré faire profil bas devant l’Agence antidopage américaine (Usada) car il ne tient surtout pas à témoigner. S’il témoigne et qu’il soit pris en délit de mensonge devant une commission de cette agence, la carrière politique qu’il entend entreprendre est fichue avant d’avoir commencé car si les américains ne sont pas regardant sur ses faits avérés de dopage, ils sont intransigeants en matière de parjure, en effet aux États-Unis le parjure est un crime et peut valoir une sentence allant jusqu’à cinq années de prison, il peut toujours être puni de la peine de mort en Californie (article 128 du code pénal) et dans l’Idaho (Article 18-5411 du code pénal).

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 09h49 le 30/08/2012
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ► J’ai du mal à jeter la pierre contre celui qui se droguant, essaye ainsi de moins souffrir à chaque coup de pédale afin de maintenir une moyenne effrayante de 40 km/h et pouvoir ainsi garder son boulot.

    Mais je sais, c’est mal, c’est tricher, et il normal que ce processus destructeur soit combattu.

    Dans cette affaire, ce qui m’a le plus choqué, ce sont ces anciens coureurs ou associés qui ont bouffé de la même soupe et se mettent à balancer leurs collègues.

    Si j’étais Armstrong, je continuerais à regarder les caméras bien en face l’œil droit et assuré.
    Si j’étais une de ces balances, je me cacherais sous la table.

  • 35-70
    35-70
    Nulle part
    • Posté à 12h07 le 30/08/2012
    • Internaute 191995
      Nulle part

    Article plus qu’intéressant, mais qui esquive un pan de l’affaire : France télévision diffuseur du tour de France ne voit aucune objection à employer un ancien coureur cycliste au passé plus que douteux pour faire l’apologie de ce sport et nier l’existence de ce fléau qu’est le dopage. Il suffit de se souvenir de son attitude avec l’équipe « Once » : il ont quitté le tour en pleine nuit pour se réfugier en Espagne se mettre à l’abri de tout contrôle !
    Pour plus d’infos sur le pédigrée de ce consultant, n’hésitez pas à aller faire un tour sur ce site très bien fourni :
    Lien

    Et dire que France Télévision n’avait pas hésité a virer de l’antenne un animateur récemment décédé pour usage de cocaïne, dans sa vie privée ! ! ! !

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