Ah oui, des préservatifs ! 18/07/2012 à 17h08

Avant de partir aux JO, que mettent les sportifs dans leurs valises ?

Raphaëlle Peltier | Journaliste


Une valise (kthread/Flickr/CC)

Ne rien oublier qui soit indispensable, joindre l’utile à l’agréable et garder un peu de place pour ramener des souvenirs (ou, pourquoi pas, une médaille olympique)… Pour les athlètes qui partent aux Jeux olympiques, faire sa valise peut facilement virer au casse-tête.

Surtout quand ils partent pour près de trois semaines et que leur planning très serré, entre entraînement et compétition, ne leur permettra probablement pas de courir les rues à la recherche de la brosse à dents oubliée.

Nous avons voulu savoir ce que six des athlètes français qualifiés avaient prévu d’emmener à Londres.

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    Laëtitia Payet, judokate

    « Mon iPod et mon casque »


Laëtitia Payet, aux championnats de Judo, en janvier 2006, à Amiens (Denis Charlet/AFP)

Laëtitia Payet est judokate. Elle concoure en moins de 48 kg. Ses deux médailles de bronze aux championnats d’Europe en 2011 et 2012 lui ont permis de se qualifier pour ses tous premiers Jeux.

Elle dit d’abord vouloir « se faire plaisir et profiter des autres épreuves », puis lâche espérer « ramener la plus belle médaille, éventuellement ».

« On part pour plus longtemps que lors des autres compétitions, alors mon sac sera forcément plus gros. Il ne faudra rien oublier.

Nous avons de très nombreuses tenues, pour les entraînements, les compétitions, les cérémonies… A part ça, je ne vais rien amener de particulier. Uniquement mon iPod et mon casque. De toute façon, le principal, c’est que mes proches seront là. C’est ce qui compte vraiment.

Avec les filles de l’équipe de France, nous avons aussi prévu des baffles pour écouter de la musique à fond ! J’écoute du zouk et de la variété française. »

2

Véronique Mang, sprinteuse

« Mon DVD préféré : ″Invictus″ de Clint Eastwood »


Véronique Mang, aux championnats d’Europe d’athlétisme, en juin 2010, à Barcelone (Javier Soriano/AFP)

Véronique Mang est une sprinteuse habituée des Jeux olympiques. En 2004, elle est revenue d’Athènes avec une médaille de bronze obtenue en relais 4 X 100m. A Londres, elle sera engagée sur le 100m et le relais 4 X 100m.

« Je vais ramener mon équipement de compétition et mes pointes, une casquette et des lunettes de marques qui sont mes partenaires.

Et pour mon temps libre, mon iPod et un bon casque, mon ordinateur et mon DVD préféré : Invictus de Clint Eastwood, avec Morgan Freeman et Matt Damon ».

  1. 3

    Jérôme Fernandez, handballeur

    « Une cafetière et beaucoup de capsules »


Jérôme Fernandez, pendant l’Euro, en janvier 2012, en Serbie (Franck Fife/AFP)

Jérôme Fernandez est le capitaine de l’équipe de France de handball. Il a découvert les Jeux olympiques à Sydney en 2000.

Il est très clair sur les objectifs de son équipe : « retrouver le niveau qui est le nôtre, c’est-à-dire au moins le podium, au mieux la plus haute marche ».

« Je n’amène rien de très compliqué : du linge spécifique pour les matches et les entraînements, le nécessaire de toilette pour trois semaines, du matériel hi-fi et Internet et une ou deux photos de famille, rien de plus. Je n’ai pas d’objets fétiches, je vais à l’essentiel, au plus pratique.

Avec l’équipe, nous avons aussi acheté une cafetière et beaucoup de capsules pour notre salle commune, car le réfectoire est loin de nos logements.

Quant aux drapeaux français, c’est le Club France qui nous les fournira en cas de besoin ».

4

Pierre-Ambroise Bosse, coureur de demi-fond

« Des préservatifs »


Pierre Ambroise Bosse, aux championnats européens d’athlétisme, en juin 2012, à Helsinki (Olivier Morin/AFP)

Pierre-Ambroise Bosse est un coureur de demi-fond. A 20 ans, il va participer à ses premiers Jeux olympiques. Il est engagé sur le 800m, distance sur laquelle il a remporté la médaille de bronze aux championnats d’Europe, à la fin du mois de juin.

« Comme tout le monde, je vais ramener mon matériel de compétition, mes pointes et une combinaison.

Et pour les à côté, des préservatifs. On dit bien une fille dans chaque port, non ? »

5

Corinne Maitrejean, escrimeuse

« Un maillot de l’Olympique Lyonnais offert par Jean-Michel Aulas »


Corinne Maitrejean, aux championnats mondiaux de Catane en 2011 (Giuseppe Cacace/AFP)

Corinne Maitrejean est une escrimeuse, classée sixième mondiale et première française au fleuret. Elle était l’unique fleurettiste française aux Jeux olympiques de Pékin. Cette année, elle sera la tête de file de l’équipe de France féminine.

« Pour commencer, je crois que je vais prendre mes affaires d’escrime !

Quelque chose me fait dire que j’en aurai besoin au moins deux fois… A part ça, je vais prendre un t-shirt de mon club de toujours, le Masque de Fer de Lyon, et un maillot de l’Olympique Lyonnais offert par Jean-Michel Aulas. Un ordinateur et une tablette également pour passer des moments tranquilles.

Par contre, je n’ai ni grigri, ni peluche. Et mes photos de famille sont dans mon ordinateur. Je ne vais pas décorer ma chambre, car on y passe de toute façon très peu de temps.

Les filles du groupe de fleuret féminin nous ont aussi fait des bracelets en tissu sur lesquels elles ont brodé tous ensemble. Nous allons toutes en porter un. »

  1. 6

    Simon Delestre, cavalier

    « Des selles, de la nourriture, des seaux pour mon cheval »


Simon Delestre, à Bordeaux, en février 2011 (Nicolas Tucat/AFP)

Simon Delestre est un cavalier. Il va participer aux Jeux olympiques pour la première fois avec son cheval Napoli du Ry, dans l’épreuve de saut d’obstacles.

« J’ai pas mal de choses à emmener à Londres : les tenues officielles de l’équipe de France, mes affaires de concours, un ordinateur et quelques films...

Pas de grigris par contre, je n’en ai pas.

Mais le plus important reste le package pour le cheval : les selles, la nourriture, les seaux, les couvertures, les filets de protection… Tout ça restera dans notre camion, avec le cheval, pendant la semaine que nous passerons en Angleterre. Le matériel, nous l’avons déjà. Surtout, on ne change rien avant une compétition aussi importante. »

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  • A déménagé le 24-12-2012
    • Posté à 18h57 le 18/07/2012
    • Internaute 154051
      non connue

    C’est toujours pareil !

    - Trousse de toilette, pas de serviettes, elles sont fournies par les hôtels sur place où dans le village olympique.
    -ordinateur portable / accessoires, casque, Ipod, cellulaire
    - Vêtements/ équipements pour l’entrainement et la compétition fournis par la fédération, un costume pour les cérémonies et une tenue de soirée personnelle pour faire la fête à la fin.
    - Un adaptateur électrique international pour Londres et recharger tout ce qui est électrique. Mais beaucoup vont l’oublier et en achèterons un sur place.
    - Médicaments, certains ont un traitement médical qui nécessite ou non une AUT (autorisation usage thérapeutique) partent avec leur médicaments et leur autorisation si besoin afin de ne pas se faire piéger sur place. Pour les JO toutes les fédérations ont leur médecin sur place donc il y a moins de problème que sur une coupe du monde en Europe de l’Est où le médecin n’est pas forcément présent systématiquement et où les sportifs proviennent de régions différentes.
    - Certains un fétiche.
    - J’ai déjà vu aussi un ou deux paquets de gâteau ou des bonbons (pour l’avion, l’Eurostar ou parfois le séjour, si, si...).

    Pour Londres s’ils prennent l’Eurostar il n’y aura pas de problème d’excédent bagage à l’aéroport, les français vont peut être plus se lâcher ou tout du moins être moins regardant.

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