Euro 2012 15/06/2012 à 14h49

Du débat Ménez aux images d’orage : ce qu’il faut savoir du 2-0 des Bleus



Jérémy Ménez et Yohan Cabaye trônent sur le stade orageux de la Donbass Arena le 15 juin 2012 (Monsieur Duc pour Rue89)

On est peut-être trop sensibles mais voir les Bleus survoler la deuxième mi-temps de leur match contre l’Ukraine et finir par gagner 2-0, dans un stade qui les a beaucoup sifflés, nous a émus.

La dernière victoire de l’équipe de France dans une grande compétition remontait à une éternité, en juin 2006 contre le Portugal. Depuis, il fallait toujours que quelque chose déconne : Domenech, ou cette faute de marquage de Diarra lundi face à l’Angleterre.

Des garçons obéissants ?

Cette fois, ça a marché. Ce jeudi, en conférence de presse, Laurent Blanc affirmait qu’il attendait deux choses de son équipe : qu’elle réussisse son début de match et qu’elle prenne des risques. Peut-être que ses joueurs, finalement, sont des garçons obéissants parce que c’est ce qu’ils ont fait en première période, qui a mis du temps à démarrer à cause d’un énorme orage. On n’aurait pas voulu qu’il serve d’excuse.

A retenir : un grand arrêt de Lloris face à Shevchenko (33e) contre, au moins, deux belles occasions bleues par Ménez (28e) et Mexès (38e). A ce moment-là, on avait assez peur, on se disait que ça ne rentrerait jamais. Mais les Bleus ont été excellents.

Après le repos, ils ont marqué deux fois, vite, par l’irritant mais talentueux Ménez, qui divise les fans de foot (on y reviendra). Puis par Cabaye, très bon contre l’Angleterre, essentiel dans cette deuxième période ukrainienne. Un vrai but d’avant-centre, d’un endroit où seuls les grands milieux de terrain, comme Xavi, savent être pour marquer.

But de Yohann Cabaye

Ensuite, les Bleus ont plutôt maîtrisé. Avec quatre points en 2 matches, ils sont premiers de leur groupe. Ils affronteront mardi la Suède, déjà éliminée car battue par l’Angleterre (3-2), et il leur suffira de ne pas perdre par deux buts d’écart pour se qualifier.

On pense qu’ils peuvent aller loin. Ils sont invaincus depuis 23 matches et ce vendredi, ils ont obtenu un peu plus qu’une victoire.

  1. Ils nous ont plu
  2. Ils nous ont déçus
  3. Jérémy Ménez, le joueur qui ne met personne d’accord
  4. L’avis de Philippe Montanier, entraîneur : « L’option de Laurent Blanc paye »
  5. L’orage qui nous a fait peur
  6. En images : des supporters, de la bouffe ukrainienne, du jaune et du bleu
  7. Revivez le match avec nous

Yohan Cabaye : En première mi-temps, il a été anodin. Loin de sa remarquable prestation face à l’Angleterre. Coincé entre Alou Diarra et Samir Nasri, qui venait souvent jouer dans sa zone, le joueur de Newcastle ne trouvait pas sa place.

A tort, on a cru qu’il était crevé. A tort, parce que sa deuxième mi-temps fut sublime. Un but et une demi-volée sur le poteau. Ce jeudi, Laurent Blanc avait dit en conf’ de presse que « le grand joueur est celui qui assume et dépasse sa fonction ». Si tu refais un match comme ça, Yohan, on dira que tu es un grand joueur.

Hugo Lloris  : En Ligue 1, il a eu le temps de prouver qu’il était un très bon gardien. Moins avec l’équipe de France, et surtout pas lors d’une grande compétition internationale.

Contre l’Angleterre, le but n’est pas vraiment de sa faute mais il aurait pu sortir. Ce vendredi, il a réussi un très bel arrêt en première mi-temps. Sans ça, le match aurait sans doute été bien différent.

L’animation offensive : C’est agréable de voir cette équipe jouer, on la sent capable de marquer plein de buts et son match contre l’Ukraine était vraiment plaisant.

Ribéry est très en jambes, pèse lourd sur son côté gauche, même s’il n’a pas encore été décisif. Benzema ne doit pas beaucoup s’amuser dans cet Euro et l’a fait sentir quand il a été remplacé. Il n’a pas encore été vraiment en position de marquer mais son travail de relais, ingrat, est précieux. Il a déjà donné deux passes décisives.

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  • donaldo
    donaldo
    indignado
    • Posté à 16h20 le 15/06/2012
    • Internaute 159867
      indignado

    « Courage à l’équipe d’Ukraine qui n’a pas démérité, qui se bat aux côtés des Ukrainiens depuis tant d’années dans un engagement désintéressé »,

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