Euro 2012 : Laurent Blanc fait avec les moyens du bord
Pour annoncer sa liste des 23 pour l’Euro 2012, Laurent Blanc a préféré faire compliqué. Ce mercredi, il a dévoilé une liste de 12 joueurs français à l’étranger, qui sera suivie, mardi prochain, d’une autre liste de joueurs évoluant en Ligue 1.
Au total, ils seront un peu plus de 23. La liste finale sera annoncée le 29 mai et une poignée de joueurs pourront réserver un all inclusive aux Maldives au lieu de prolonger la saison en Ukraine.
Il n’y avait pas de surprise à attendre de cette première pré-liste. Il n’y en a pas eu. « L’heure n’est plus à des essais », dit Blanc dans L’Equipe mercredi. Mais ces douze noms appellent trois constats.
Peu de joueurs de Ligue des champions
Trois joueurs seulement évoluent dans des clubs ayant disputé les quarts de finale de la Ligue des Champions cette saison. Dont Philippe Méxès, qui n’est plus titulaire avec le Milan AC depuis plusieurs semaines. En envisageant la sélection des Marseillais Mandanda et Rémy, ils seraient cinq. C’est très peu.
Quatre seulement auront, au moment de l’Euro, disputé une finale de coupe d’Europe, et un seul joueur était nominé parmi les 50 meilleurs joueurs du monde l’an passé (Ribéry).
Tous les titulaires de l’équipe de France n’évoluent pas au très haut niveau, à l’inverse des années 1996-2000.
- A l’Euro 2000, sept joueurs étaient nominés au Ballon d’Or l’année précédente et 18 des 23 Bleus avaient déjà disputé une finale de coupe d’Europe.
- Lors de la Coupe du monde 1998, Aimé Jacquet dirige neuf titulaires indiscutables dans un grand club européen et six nominés au Ballon d’Or 1997.
Laurent Blanc faisait ce constat dans les colonnes de So Foot fin 2011 :
« En 98, on jouait à l’étranger, mais on était titulaires dans les meilleures équipes. Aujourd’hui, vous voulez qu’on les compte ? Ca va aller vite... »
La Ligue 1 reprend le dessus
A moins qu’aucun de ces 12 joueurs ne soit évincé de la liste finale, il y aura à l’Euro plus de joueurs de Ligue 1 que de Français de l’étranger. Comme le rappelle le blog Chroniques bleues, ce serait une première depuis l’Euro 1996, une époque où les clubs français étaient parmi les meilleurs d’Europe – ce n’est plus le cas.
Cela s’explique par plusieurs forfaits ces dernières semaines (Abidal, Diaby, Sagna) autant que par la disparition, évoquée plus haut, des titulaires français dans les grands clubs européens.
C’est la suite logique d’une tendance amorcée sous l’ère Domenech. Sur la période 2000-2004, lors des grandes compétitions, il n’y avait pas plus d’un joueur de champ de notre championnat qui soit titulaire en équipe de France. Ils seront peut-être trois ou quatre à l’Euro.
La génération 87 est au complet
Avec le retour d’Hatem Ben Arfa en équipe de France, pour la première fois depuis un an et demi, les quatre tripoteurs de ballon de la fameuse « génération 87 “ du foot français seront probablement réunis en Ukraine : Benzema, Ben Arfa, Nasri et Ménez. Blanc n’en a pas fait mystère au moment de préciser son choix :
‘On a des joueurs capables de faire la différence comme Hatem, Menez ou Ribéry. On ne peut pas se passer de talents offensifs comme ceux-ci.’
La génération 1987 a été championne d’Europe des moins de 17 ans en 2004. Depuis, Benzema et Nasri ont eu une trajectoire bien plus rectiligne que celle de Ben Arfa et Ménez mais tous brillent – par intermittence – cette saison. Ils sont enfin titulaires dans leurs clubs respectifs.
C’est Laurent Blanc qui a décidé, lors de son premier match de sélectionneur en Norvège (août 2010), de reformer ce quatuor pendant un quart d’heure. Tous n’étaient pas, à l’époque, en sécurité dans leur club, mais le sélectionneur avait certainement en tête l’Euro 2012 en sachant qu’à 25 ans, ils arriveraient dans la force de l’âge.
La présence de Ben Arfa était le seul suspense de la liste. Suspense très relatif depuis ces mots tenus par Laurent Blanc dans L’Equipe mercredi matin :
‘Il est redevenu un joueur qui peut prétendre à la sélection nationale. [...] On le savait capable de réaliser les choses qu’il accomplit aujourd’hui. Ce qui est intéressant, c’est qu’il est redevenu physiquement performant. Je le regarde souvent le week-end et ce qui me plaît, c’est qu’il a décidé d’inclure son talent dans le collectif.’
Son entraîneur à Newcastle, Alan Pardew, militait activement depuis plusieurs semaines pour que Blanc l’emmène à l’Euro. Mais ce qui a aussi beaucoup fait pour sa sélection, ce sont ces deux buts marqués depuis son retour à la compétition, après une grave blessure.
- Sur francetv.frLa liste des 23, psychodrame majeur depuis 1998
- Sur leparisien.frLa pré-sélection des Bleus de l'étranger
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Etudiant
Etudiant
La présence d’Evra m’intrigue plus que celle de Ribéry personnellement. Maintenant il reste titulaire dans une des plus grandes équipes du monde... c’est un « cadre » de l’équipe en soi... Quant à Ribéry il est techniquement le meilleur joueur français actuellement, difficile de s’en passer.
(et je ne suis pas sur la ligne de vouloir virer tous les présents de Knysna, sinon dans ce cas là il faut virer les Lloris et cie...).
Pour Lassana je ne comprends pas trop votre positionnement. Critiquer le choix de Malouda alors que Lassana n’est même plus convoqué par le Réal pour les matchs... Mvila a d’ailleurs fait de bien meilleures prestations que lui en EDF.
Un petit gros regret concernant Cissé, joueur toujours critiqué et jamais aimé en EDF mais qui pourtant s’est toujours défoncée pour elle sur le terrain.
Et pas des plus mauvais au passage.




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