Témoignage 16/04/2012 à 12h41

Marathon de Paris : « Je ne veux pas abandonner. Mais crever, pourquoi pas »

DZIBZ | Pinaise de pinaise

Samedi, le riverain Dzibz nous racontait son appréhension avant d’entrer dans « la grande et belle famille des marathoniens ». Dimanche matin, il a couru dans Paris. Il a morflé et il raconte.

Pendant mes cinq semaines d’entraînement, en gros, j’ai eu une vie de merde. Et c’est ce que j’avais à l’esprit en me levant ce matin, cette envie de ne pas avoir fait tout ça pour rien. 6h, le réveil sonne. Ça fait chier un dimanche, mais c’est pour la bonne cause.

J’ai été chercher mon dossard jeudi, ça m’a permis de ne pas bosser, et on m’a filé tout plein de sacs avec des trucs miracles à manger pour battre les Kenyans.

D’abord, j’ai testé le Gu. C’est du gel, je n’étais pas sûr que ça se mangeait en fait. Je n’en suis d’ailleurs toujours pas sûr. Mes mains collent toujours à cause de cette merde. C’est franchement immonde.

The Power of Pistachos

Puis, appâté comme tout par le nom du truc, j’ai tenté The Power of Pistachos. Ma déception est de taille lorsque je m’aperçois que finalement, ce ne sont que des pistaches banales. J’espère néanmoins que le pouvoir des pistaches saura me transcender lorsque le 30e kilomètre arrivera.

Finalement, je me contente de terminer ma gamelle de riz, de boire un coup de jus de fruit et de m’habiller fissa, l’idée étant de rejoindre la ligne de départ avec une petite heure d’avance, pour prendre la température.

Dans mon métro, il n’y a que des coureurs. On les reconnaît facilement, ils ont tous le poncho dégueulasse « Marathon de Paris » en plastique qui, il faut l’avouer, ne garde pas du tout la chaleur, laissant au lieu de ça le vent s’engouffrer et gonflant en conséquence.

Ainsi, ce sont 40 000 bonhommes Michelin qui sautillent sur place sur la ligne de départ. Je suis dans le sas des « 3h30 » (temps prévisionnel du marathon, NDLR), parce qu’ils ont dû merder aux inscriptions. Moi je voulais 4h30.

Le 3h30, un sas de meufs canons

Le 3h30, c’est un sas de meufs canons qui courent bien et de mecs qui courent avec les meufs qui courent bien. Je suis bien dans mon élément dans le sas 3h30. Je parle avec un Finlandais du marathon, il m’évoque de suite le « mur psychologique du 30e km ».

Je prends alors conscience de l’ampleur du truc : pour rallier le 42e km, il faudra faire 42 kilomètres. C’est con à dire, mais 42km, ça sonnait jusqu’ici juste « marathon » pour moi. Là, j’ai compris qu’il faudrait passer par le 8e, le 22e, le 30e et aussi les autres. C’est voué à l’échec, pensais-je, avec cette incertitude caractérisant les intellos du premier rang avant un contrôle surprise.

Parce que j’étais prêt, et il a fallu que je m’en convainque pour ne pas filer en douce et accrocher en cachette mon dossard pucé sur le dos d’un concurrent qui a de la gueule. Pour pouvoir dire « je l’ai fait » sans l’avoir fait.

Seulement un Titanic avant mon arrivée

Quelques minutes avant la course, deux débiles commencent à danser sur une estrade et veulent qu’on les suive pour s’échauffer. J’analyse mes copains de sas, et vois quel œil dédaigneux ils jettent aux deux branquignoles. Donc je les imite, et ne danse pas. C’est un bide total. Une pistachos et c’est parti.

En franchissant la ligne de départ, j’ai des frissons partout. « Bonne route », me lance une jolie blonde. « Merci », lui réponds-je, poli mais fébrile. Km 1 : C’était rapide… Je ne l’ai pas vu passer. Je pars sur les bases de 3h30, en me disant que si ça se trouve, ça peut passer.

Dans ce cas, il ne me resterait qu’un film Titanic avant mon arrivée. Facile, je vais réciter Titanic dans ma tête pour penser à autre chose, et lorsque ce sera fini, je franchirai la ligne d’arrivée. Premier problème, je n’ai vu qu’une seule fois Titanic, et j’ai dû pioncer un peu pendant le film. Alors il faut convertir en un film que je connais bien. 3h30, c’est deux fois Les Bronzés font du Ski. OK, c’est parti.

Km 10 : Docteur Jérôme Tarere a merdé sur son slalom, et va gueuler dans la cabine du speaker. Km 11 : La chanson des Schtroumpfs m’arrive dans la tête, sans que je ne comprenne trop pourquoi, niquant tout mon film. C’est la merde, j’ai repris conscience de ce que j’étais en train de faire.

Je suis Elenya pour des raisons esthétiques

Après 10km, j’ai déjà mal au mollet gauche. Alors viennent les calculs : il ne me reste trois fois ça à faire. Sur le papier, ça paraît complexe. Je suis toujours avec le meneur d’allure des 3h30, qui est un type assez chouette. Il a plein de tatouages, et… putain tu fais quoi mec ? Le meneur d’allure avec son drapeau 3h30 se barre sur le côté de la route pour pisser. Alors je le suis et j’attends derrière lui.

Et lorsqu’il repart, c’est avec l’idée de rattraper rapidement les quelques secondes perdues. Résultat, je ne peux pas le suivre, et je perds donc ledit meneur d’allure, sympa et tatoué. Je choisis de suivre une certaine Elenya, c’est écrit sur son tee-shirt, pour des raisons purement esthétiques.

Km 15 : Elenya me lâche, et ça craint, rapport aux raisons purement esthétiques. J’ai l’impression de vivre le « mur psychologique » 15 km trop tôt. Je doute un peu beaucoup, mais m’accroche. Désormais, tous les 3h30 me doublent et me jettent des regards apitoyés. C’est que je n’ai pas belle allure, à moitié boitant, courant au ralenti. Je me force à ne pas marcher, mais putain j’ai mal.

Km 16 : C’est le ravitaillement des bâtards. On te file avec un joli sourire des bouteilles d’eau, des oranges… Et les mecs te poussent par pure jalousie.

« Restez pas là ! », qu’ils disent. « Putain les gars, il reste 36km et vous visez les 3h45. Sérieux, faut accélérer si vous voulez légitimer ce comportement de connards. » Et ils se taisent. J’étais énervé car fatigué. Je sentais que ça ne passerait fort probablement pas.

A mi-course, mon père m’appelle

Km 20 : Je tape sur l’arche en criant « Yes ! ». Je me fais mal aux doigts. Au niveau du semi-marathon, appel de mon père, je décroche :

- « T’en es où ? »
- « Au semi »
- « C’est tout ? »
- « C’est tout. »
- « Tu vas finir ? »
- « De toute façon c’est mon chemin pour rentrer à l’appart. »

Ca y est, je me suis remotivé, ça va le faire. Km 26 : Très soudainement, alors qu’on passe dans des tunnels où tout le monde crie, où ça résonne vachement, gros coup de mou. Je ne peux pas localiser ma douleur, mais faut absolument que je marche, sinon je pense que je vais mourir.

Alors je marche, dans le tunnel, répondant méchamment aux gros connard de beaufs criant « Vous êtes fatigués », « Oui, et je t’emmerde ». Ça fait rire les coureurs qui me doublent. Des fois, ils me donnent une tape dans le dos en m’encourageant. Ça me rebooste… 100 mètres.

Abandonner, non. Mais crever, pourquoi pas

Ah, un point sur les supporters : pour la première fois de ma vie je vous ai trouvés utiles. Faut savoir que chaque cri en mon honneur, chaque tape dans la main d’un môme fier comme tout, chaque banderole rigolote me file la niaque.

Km 30 : Ca ne va pas mieux. Maintenant, chaque cri de supporter me fatigue, chaque gamin me tendant la main m’exaspère. Je morfle sévère, et comprends qu’il reste 12 km, ce qui est à mes yeux énorme.

Je n’envisage pas trop d’abandonner, mais crever au bord de la route, pourquoi pas. Vomir, déjà. Des bananes et des oranges, avec de l’eau. Je ne mangerai plus jamais de banane ni d’orange. Je ne boirai plus jamais d’eau. A chaque ravitaillement, ce sont les seules alternatives.

Demain au boulot, je vais me la péter grave

Km 31 : J’ai dû mettre deux heures pour faire le dernier kilomètre, je pensais arriver au 35e et me rendre compte en avoir loupé plusieurs. Mais non. Je galère, vomis parfois, et ne parle plus avec les coureurs qui me dépassent. Les meneurs d’allure de 4h me doublent maintenant et les filles sont beaucoup moins charmantes que dans le sas des 3h30. Ici, beaucoup de super-mamies.

Km 35 : Bon, j’en peux plus. Vraiment plus. Faut que je marche. Et je recours très bientôt. Km 40 : Allez, remotive toi, tu marches depuis 5km au moins. Les premières foulées sont les plus dures, je grimace et souffre sa race. Mais ce sont les dernières foulées, c’est la fin des Bronzés, Léonardo di Caprio est en passe de crever.

Arrivée : J’essuie ma larme, prends des gens que je ne connais pas mais qui puent la sueur dans mes bras. On me propose des bananes et des oranges, je décline, un tee-shirt de Finisher, je pense l’arborer à vie. Déjà demain, au boulot, pour me la péter grave. Et pour draguer. Maintenant, je pourrai dire aux meufs :

« Je suis marathonien et ton père est un voleur, il a pris toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux. »

  • 33817 visites
  • 25 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • Vanderdecken
    Vanderdecken
    Marin d eau forte
    • Posté à 13h38 le 16/04/2012
    • 182467
      Marin d eau forte

    Top !
    Je ne savais pas que c’était toi et tu ne savais pas que c’était moi, mais je t’ai applaudi à proximité du km 18 (bois de vincennes) etr comme tu dis que ça t’a donné la niaque un tout petit peu plus loin, c’est bon ! On a gagné !
    Bravo !

  • Marielb
    Marielb
    encore des mots, toujours des (...)
    • Posté à 14h01 le 16/04/2012
    • 176472
      encore des mots, toujours des (...)

    Excellent, j’ai bien ri : -D

  • abil
    abil
    dans le tourbillon de la vie
    • Posté à 14h39 le 16/04/2012
    • 185244
      dans le tourbillon de la vie

    hey un grand bravo ! et je parie que tout le monde te demande « alors tu vas le refaire ? ? ? »
    bon petit décrassage, bon repos et soigne ton mollet :))

  • Mr. ITO
    Mr. ITO
    Jeune Glandeur Dynamique
    • Posté à 14h41 le 16/04/2012
    • Internaute 160953
      Jeune Glandeur Dynamique

    « Mais ce sont les dernières foulées, c’est la fin des Bronzés, Léonardo di Caprio est en passe de crever. »
    Haha. J’ai ri...Pendant tout l’article j’ai ri !
    Très bon moment de lecture.

    Pour avoir fait le semi début mars, j’imagine totalement ce que tu as pu ressentir. On se raccroche à rien.

    Respect en tout cas pour l’avoir terminé. T’es un warrior ; -)

  • Elle anonyme
    Elle anonyme
    Béotienne
    • Posté à 15h26 le 16/04/2012
    • Internaute 24737
      Béotienne

    Faut dire que « Je pars sur les bases de 3h30, en me disant que si ça se trouve, ça peut passer » alors que vous pensiez initialement le faire en 4h30, c’est (un peu) crétin, si vous me permettez.

    Et sinon, au final, vous avez fait quel temps ?

    • DZIBZ
      DZIBZ répond à Elle anonyme
      Auteur(e) de l'article Pinaise de pinaise
      • Posté à 16h57 le 16/04/2012
      • Internaute 107982
        Pinaise de pinaise

      C’est, en effet, complètement crétin, j’assume j’assume. L’euphorie de l course et tout...
      J’ai terminé en 4h29, non sans mal. Et finalement, l’objectif premier est respecté, d’un rien.

      • Elle anonyme
        Elle anonyme répond à DZIBZ
        Béotienne
        • Posté à 18h00 le 16/04/2012
        • Internaute 24737
          Béotienne

        4h29, vu les conditions décrites, c’est bien. Mais moins bien que les super mamies des 4h ;)
        Et votre mollet, ça va ?

      • arnaud.tlse
        arnaud.tlse répond à DZIBZ
        sceptique
        • Posté à 18h25 le 16/04/2012
        • Internaute 109844
          sceptique

        Tu aurais écrit « 3h30, sur un malentendu, ça peut passer », là c’était parfait ! :) Crétin va ;) : D
        Excellent témoignage, je me suis bidonné et j’ai revécu quelques passages...

      • A déménagé le 24-12-2012
        A déménagé le 24-12-2012 répond à DZIBZ
        non connue
        • Posté à 18h30 le 16/04/2012
        • Internaute 154051
          non connue

        Merci pour cette description fidèle et hilarante de votre marathon.
        Conservez votre humour « so british » et votre bonne humeur en toute circonstance.

  • Philippe Renève
    • Posté à 16h17 le 16/04/2012
    • Internaute 1833

    Merci Dzibz, ça donne envie c’est fou dis.

    Sans blaguer, merci pour ton effort (euh), ton honnêteté (va frimer maintenant, tu l’as mérité) et ton humour, c’est un régal à lire. Oui, je sais, pas à faire.

    Faut que je reprenne les footings, à propos ; je prends des livres qui se déguisent en kilos moi.

  • Gil BERT
    Gil BERT
    Je suis un humain, mais je me (...)
    • Posté à 18h45 le 16/04/2012
    • Internaute 23265
      Je suis un humain, mais je me (...)

    J’ai fait le Paris-Versailles comme un mollusque et si je le raconte les gens pleurent,se barrent et ne me reparlent plus jamais.
    Alors bravo pour l’exploit et la plume.

  • salnico
    salnico
    Francais
    • Posté à 20h34 le 16/04/2012
    • 185317
      Francais

    5 semaines pour preparer un marathon, c’est un peu comme d’essayer de faire cuire un oeuf dur en 1 minute...

    • A déménagé le 02-05-2012
      A déménagé le 02-05-2012 répond à salnico
      non connue
      • Posté à 21h46 le 16/04/2012
      • 183136
        non connue

      pas vraiment, si vous êtes entrainé, c’est 8 semaines environ une préparation. Pour le faire en 4 heures et quelques, 5 semaines si vous êtes habitué à courir deux trois fis par semaine c’est jouable ...

      • stphane2530
        stphane2530 répond à A déménagé le 02-05-2012
        Lisez Chomsky !
        • Posté à 21h46 le 17/04/2012
        • Internaute 126248
          Lisez Chomsky !

        C’est tout à fait juste. Reste à pas être en surpoids ni à avoir des implants en kevlar aux genoux.

  • A déménagé le 02-05-2012
    • Posté à 21h33 le 16/04/2012
    • 183136
      non connue

    ...

  • A déménagé le 02-05-2012
    • Posté à 21h35 le 16/04/2012
    • 183136
      non connue

    sur mon deuxième à 38 piges, en 2 h 58 sur papier (je courais depuis 3 ans), au 37e km je me chopais un point de côté déchirant, après m’être envoyé une rasade de flotte un peu trop vite pour éviter d’’avoir à ralentir la cadence. L’eau m’a bousillé le foie ! M’a coûté 6 mn au final : -) je ferai plus jamais de marathon... mais au moins, plutot ravi de l’avoir fait. Et s’il avait fallu le boucler à genoux, j’y allais quand même. Étrange, ce qu’on s’inflige parfois.
    L’auteur de l’article semble en avoir plus bavé que moi... bravo en tout cas !
    aujourd’hui je cours pépère, deux ou 3 fois hebdo max, fini ces choses là.
    Rue89 a bien raison de causer course à pied, c’est inouï comme on se sent bien après une petite sortie, même courte, 40 mn, si on peut le faire...

  • lesanglier
    lesanglier
    geek sportif
    • Posté à 22h00 le 16/04/2012
    • Internaute 153777
      geek sportif

    l’effet de groupe où comment faire 4h30 au marathon en mettant son physique en danger alors qu’il aurait pu faire 4h et finir bien physiquement.... « Quand on est plus de quatre on est une bande de cons. A fortiori, plus de 40 000 .... “ P. Desproges (ou presque).

    Se fixer l’objectif de faire un marathon pour améliorer son hygiène de vie c’est bien, par contre faire un marathon coûte que coûte pour prouver quelque chose aux autres ... ? ! ?

  • float4x4
    • Posté à 08h37 le 17/04/2012
    • 184179

    Génial cet article, ça change des récits un peu trop exaltés d’athlètes un poil trop ascétique - et étonnamment, ça donne encore plus envie de le courir, ce marathon :)

  • Pourfendeur d'étriquisme
    Pourfendeur d'étriquisme
    Etudiant salarie
    • Posté à 09h18 le 17/04/2012
    • 185322
      Etudiant salarie

    Haha, pas mal, un bon humour !

    Je compatis, même si je n’ai jamais fait de marathon, je fais 40KM en vélo pour aller et repartir du taf 4/7 jours... Y’a des fois où c’est vraiment dure... !

    Enfin bref, bon rétablissement et bonne frime !

  • Anis Ben Yedder
    Anis Ben Yedder
    Loading...
    • Posté à 14h37 le 17/04/2012
    • 185345
      Loading...

    Top, merci pour ce récit.
    J’avais l’air d’un tébé dans le RER en me marrant tout seul.
    A qd le prochain ?

  • David Fetta
    David Fetta
    DJ Grec
    • Posté à 16h34 le 17/04/2012
    • 185387
      DJ Grec

    Excellent, je me suis bien marré... En tout cas bravo et si l’occasion se présente un jour, je ferai l’erreur de partir avec les 3h30... ;)

  • Zsina
    • Posté à 20h43 le 17/04/2012
    • 185427

    « les filles sont beaucoup moins charmantes que dans le sas des 3h30. Ici, beaucoup de super-mamies. » merci pour les super-mamies.....moi j’ai 40 ans je suis pas une fille super canon mais je suis pas non plus un thon et l’année dernière j’ai fait le MDP en 4h45...

    Ben sinon à part ça, j’ai bien rit....

  • stphane2530
    stphane2530
    Lisez Chomsky !
    • Posté à 21h43 le 17/04/2012
    • Internaute 126248
      Lisez Chomsky !

    Merci pour ton super témoignage, je me suis bien marré. Surtout au km 16.
    Je te dis à l’année prochaine, même jour, même heure.

  • ahouivoila
    ahouivoila
    obervateur
    • Posté à 11h39 le 18/04/2012
    • 185383
      obervateur

    super récit, bravo mec pour ce marathon !

  • kathiecayssials
    kathiecayssials
    marathonienne
    • Posté à 16h33 le 18/04/2012
    • 185478
      marathonienne

    J’ai 40 ans et c’était mon premier marathon.Je me suis inscrite dans le sas des 4h15.Donc si je comprends bien,plus on court vite et plus on est canon.Quel drôle de raisonnement.Toi qui devait être dans le sas des 4h30,tu dois pas trop t’apprécier physiquement alors ? Bon en tout cas l’année prochaine je vais essayer de battre mon temps en m’inscrivant dans le sas des 4h00 ; peut être que j’y arriverais en me faisant faire un lifting ou autre chirurgie.

Verbes thématiques