Sur les pavés 07/04/2012 à 14h04

Pourquoi Paris-Roubaix est la plus dure des courses de vélo

Clément Guillou | Journaliste Rue89


Trois coureurs de l’équipe Bretagne-Schuller reconnaissent le secteur pavé de Cysoing, le 5 avril 2012 (Clément Guillou/Rue89)

(Des pavés du Nord) Personne n’a mieux décrit Paris-Roubaix que le Néerlandais Theo de Rooij, lors d’une interview à la télévision américaine CBS en 1985. La gueule couverte de boue, après avoir passé une bonne partie de la course en tête, il est interviewé à la télévision américaine et étale sa connaissance de l’argot anglais :

« C’est une saloperie, cette course ! On roule comme des bêtes, on n’a pas le temps de pisser, on le fait dans sa culotte... On roule dans la boue, on glisse... C’est de la grosse merde. »

Relance du journaliste : « Vous reviendrez ? »

« Bien sûr, c’est la plus belle course du monde ! »

Dimanche à Compiègne, au départ de Paris-Roubaix, les 200 coureurs ou presque se diront qu’ils ont de la chance d’être là, tout en sachant qu’ils partent pour sept heures de galère.

Trois jours plus tôt, le ballet des cyclistes et voitures d’équipes anime déjà les patelins de brique rouge dont le nom est connu jusqu’en Australie grâce à leurs petits chemins pavés : Mons-en-Pévèle, Beuvry-la-Forêt, Haveluy, Auchy-les-Orchies...

Dans la brume et sur le pavé sec, devant les objectifs de Flamands dingues de vélo, les coureurs reniflent ces pierres traîtresses qui pourriront leur dimanche, décèlent les bonnes trajectoires, apprennent les pièges par cœur.

« On ne se parle pas, c’est la guerre »

Paris-Roubaix est la course la plus dure de l’année. Grimper un col, sans parler de trois cols d’affilée, peut vous paraître inhumain. Mais tous les cyclistes professionnels y arrivent, plus ou moins vite.

En revanche, tous les cyclistes ne peuvent pas franchir 51,5 kilomètres de pavés. Un grimpeur pesant 60 kilos tout mouillé ne prendra jamais le départ de « l’Enfer du Nord ». Pas fou. Il sait qu’il a une chance sur deux d’y laisser une clavicule.


Guillaume Blot, de l’équipe Bretagne-Schuller (Clément Guillou/Rue89)

Le matin du départ de Paris-Roubaix ne ressemble à aucun autre. Le Breton Guillaume Blot, bandana sous le casque, l’a constaté l’an dernier :

« Sur les autres courses on se serre la main, on va boire le café dans le bus d’une autre équipe, on rigole... Mais le matin de Roubaix, on connaît que nos coéquipiers et puis basta. Les visages sont fermés, on se parle pas, c’est la guerre. »

Sur une course de vélo, il est toujours permis de discuter à l’arrière du peloton dans les premiers kilomètres, même en fin de journée si vous n’avez plus rien à jouer. Sauf sur Paris-Roubaix.

Jacky Durand, qui a gagné l’autre grande classique pavée, le Tour des Flandres, l’explique sans mal :

« Tout le monde sait qu’il part pour une journée particulière. C’est un autre cyclisme. Il y a beaucoup de coureurs qui savent qu’ils seront lâchés alors qu’ils sont bien physiquement. »

« S’ils n’ont pas peur, c’est qu’ils sont pas prêts »

Paris-Roubaix est une épreuve pour les nerfs. Il suffit d’un moment de relâchement pour perdre la course, sur les pavés – un pavé plus gras qu’un autre et zip, par terre –, dans les traversées de villages aux virages étroits ou dans ces longues lignes droites de Picardie exposées au vent, sur les 100 premiers kilomètres.

Allan Peiper, directeur sportif de l’équipe Garmin-Barracuda, exige que ses coureurs aient, au départ, une certaine forme de trouille. Cela vaut aussi – surtout ? – pour son leader Johan Van Summeren, vainqueur en 2011 :

« S’ils n’ont pas peur, c’est qu’ils ne sont pas prêts. Ils doivent avoir peur, être tendus. Certes, la tension fatigue, mais il faut être malgré tout sur les nerfs pour être conscient ce qui se passe et réactif. Il faut avoir tous ses sens en éveil. Ne pas être effrayé mais très prudent, du début à la fin. »


Secteur pavé d’Haveluy (Clément Guillou/Rue89)

Tom Boonen vise le record
Le Belge Tom Boonen peut entrer dans l’histoire de la « reine des classiques » s’il s’impose dimanche au vélodrome de Roubaix. Avec quatre victoires, il rejoindrait au palmarès son compatriote Roger de Vlaeminck, vainqueur quatre fois entre 1972 et 1977.

Boonen, leader d’Omega Pharma-Quick Step, est l’homme de ce début de saison : il a réalisé en Belgique un triplé inédit en remportant le Grand Prix E3, Gand-Wewelgem et le Tour des Flandres. Il a autour de lui la meilleure équipe, avec notamment le Français Sylvain Chavanel.

En l’absence de Fabian Cancellara, qui s’est blessé dans le Tour des Flandres, ses adversaires seront les Italiens Filippo Pozzato et Alessandro Ballan, le jeune Belge Sep Vanmarcke ou les expérimentés Thor Hushovd et Juan-Antonio Flecha.

L’approche d’un secteur pavé est un combat. Plus un coureur est loin dans le peloton lors des premiers pavés, plus il a de chances de tomber ou de se retrouver dans un deuxième groupe si le peloton se casse en plusieurs morceaux. Et les secteurs pavés sont tellement étroits qu’il est très difficile de doubler.

Du coup, c’est une bataille de chiffonniers sur ces routes de campagne. Elle peut commencer à cinq, dix, quinze kilomètres plus tôt. Le secteur pavé qui précède la tranchée d’Arenberg, premier endroit stratégique de la course, est le théâtre d’une première bataille pour se placer avant la tranchée. Jacky Durand :

« Sur Paris-Roubaix il y a des secteurs primordiaux et à chaque fois c’est une arrivée. C’est donc une course où il y a quatre, cinq arrivées dans la journée. On entre sur le pavé à des vitesses excessives par rapport à ce qu’on devrait. La tranchée, ça rentre à 60 à l’heure quel que soit l’état de la chaussée. »

Un traumatisme pour le corps tout entier

Puis, les pavés. Si vous faites un peu de vélo pour vous rendre au travail, vous avez déjà fait quelques mètres sur des pavés. Des comme ça, par exemple. Oubliez ces petites pierres plates et proprettes.


Sur le secteur pavé de Cysoing (Clément Guillou/Rue89)

Ceux de Paris-Roubaix sont de gros cubes plantés anarchiquement il y a plus d’un siècle, que des tracteurs déforment tous les jours et qui font souffrir les suspensions des voitures les plus puissantes. Parfois, un pavé a sauté. Une mare d’eau de pluie s’est formée. Parfois, de la mousse a poussé : la roue avant a toutes les chances de se dérober.

Et quand ça tombe, c’est la pagaille. Parce qu’un secteur fait entre deux et cinq mètres de large et que le freinage d’urgence est interdit, sous peine de tomber à son tour.


La tranchée d’Arenberg, 2 400 mètres de pavés (Clément Guillou/Rue89)

Steve Chainel, de l’équipe FDJ-Big Mat, vient de reconnaître la tranchée d’Arenberg et est encore « tout en tension » :

« Ceux qui n’ont jamais fait de vélo ne peuvent pas comprendre ce que c’est. J’ai les mains toutes chaudes, les pieds, le cul qui fait mal. Comme on bute sur chaque pavé, il faut mettre toujours plus de pression sur la pédale pour le franchir. Sur les pavés, je suis en transe. Les reins, les cuisses, les doigts, les bras, les cervicales, t’as tout qui prend ! »

Chaque pavé est un coup de marteau

Le corps subit un traumatisme unique. « Le lendemain, beaucoup de coureurs ont des sensations qu’il n’ont jamais ressenties », explique Allan Peiper.

Le médecin controversé Michele Ferrari décrit chaque pavé comme un coup de marteau. Même la circulation du sang subit ces vibrations répétées, explique-t-il.

L’Américain Taylor Phinney, grand espoir du cyclisme mondial, a gagné Paris-Roubaix deux fois chez les espoirs il y a deux ans. Avant de partir à la redécouverte des pavés, il nous livre sa technique :

« Il faut utiliser tout son corps pour avancer, pour continuer de rouler droit. Les bras, les reins, les jambes bien sûr. C’est de la force pure. Comme on rebondit en permanence, cela demande naturellement beaucoup plus de forces. »

Les coureurs sont inégaux devant les pavés. C’est plus une question de technique que de force. Jacky Durand préconise par exemple de simplement poser ses mains sur le guidon sans les refermer :

« Quand on est novice, on serre le guidon trop fort. Ceux-là ne peuvent pas écrire pendant une semaine tellement ils ont d’ampoules. Beaucoup de coureurs finissent avec des ampoules, des tendinites au poignet, un mal de cou. Mais plus on fait Paris-Roubaix, moins on a de douleurs. »


Sander Cordeel (Lotto) à l’entraînement. Sur le côté du chemin, les risques de crevaison se multiplient (Clément Guillou/Rue89)

Sauve qui peut

Pour dominer Paris-Roubaix, il faut l’avoir couru plusieurs fois. Pas deux ou trois, plutôt dix-sept, comme Frédéric Guesdon et George Hincapie dimanche. D’ici là, c’est Paris-Roubaix qui pèse sur le coureur, le fait craquer, rouler à cinq kilomètres/heure sur les pavés puis poser le pied à terre, exténué, les yeux piquants.

Dimanche, à la télévision, on verra les meilleurs et ceux qui chutent. Pas les galériens du milieu du peloton, dont la journée sera réussie s’ils voient le vélodrome de Roubaix. Guillaume Blot en sera. Son secteur pavé, il le vivra comme ça :

« Quand on rentre sur le secteur pavé on a déjà fait un effort intense pour pouvoir être placé, on arrive à une allure folle. On dit qu’il faut toujours rester sur le haut du pavé [le milieu du chemin, ndlr] mais au bout d’un moment on sent qu’on n’avance plus, on perd de la vitesse, on sent de plus en plus chaque pavé qui nous meurtrit.

On voit des grappes de coureurs qui s’écartent, descendent à gauche, à droite du pavé pour aller chercher le petit chemin de terre qui fait cinq centimètres de large. Et on craque, on s’engouffre dedans pour chercher un meilleur rendement même si on sait qu’on risque de crever.

C’est sauve qui peut. Ça tape, ça tape, ça tape ! Tout le corps vibre et il faut surtout éviter de se crisper et de serrer le guidon très fort. Etre à la fois gainé, le corps bien droit mais souple et relaxé des bras et des mains. »

Malgré toute la fatigue psychique et physique, malgré les trois jours de contractures qui suivront, ils y retourneront l’an prochain, comme Theo de Rooij. Pour prouver qu’ils méritent d’être coureur cycliste et parce que l’Enfer du Nord, assure Blot avec un grand sourire, est « une course paradisiaque ».

MERCI RIVERAINS ! -Candide-
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  • la choukette
    la choukette
    libre penseur si possible
    • Posté à 14h39 le 07/04/2012
    • Internaute 90914
      libre penseur si possible

    La Drogue : c’est l’Enfer mais ils en redemandent

    allez bon w-e

  • Waldeck
    Waldeck
    Le désenchantement, c'est (...)
    • Posté à 14h41 le 07/04/2012
    • Internaute 36864
      Le désenchantement, c'est (...)

    Excellent article, j’en ai les membres brisés !

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 15h08 le 07/04/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    Jejje n n n’aiaimmme p p pas rourou rouler susurrsur lesles pappapavés vésvés enen en ouille vévé l l loooo, çaaa ça f f fait, ait m ma mal aîe au aux f fefessss sses.

  • aa77
    aa77
    Bâti
    • Posté à 15h32 le 07/04/2012
    • Internaute 49074
      Bâti

    même en voiture, c’est difficilement supportable !
    alors sur un vélo, c’est un marteau piqueur sur la selle ! !

    • -Candide-
      -Candide- répond à aa77
      Jardinateur
      • Posté à 17h02 le 07/04/2012
      • Internaute 40778
        Jardinateur

      il n’y a qu’à remplacer la selle par un gode

  • belaragoth
    • Posté à 15h47 le 07/04/2012
    • Internaute 30795

    Très bien écrit cet article. J’étais totalement captivée. J’avais l’impression de lire « le salaire de la peur »

    • taist
      taist répond à belaragoth
      • Posté à 18h13 le 07/04/2012
      • Internaute 15838

      et non le saleur de la paire pour employer le terme de salière !

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 15h50 le 07/04/2012
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    De boue, les morts !

    (Un p’tit clin d’œil à Blondin.)

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 16h45 le 07/04/2012
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « Pourquoi Paris-Roubaix est la plus dure des courses de vélo »

    ► A cause des pavés qu’on en fait !

  • Le Gaspésien
    • Posté à 16h46 le 07/04/2012
    • Internaute 119587

    Clément Guillou mon cher, vous êtes une sacrée pointure dans le domaine du journalisme.

    Merci encore.

  • -Candide-
    -Candide-
    Jardinateur
    • Posté à 17h00 le 07/04/2012
    • Internaute 40778
      Jardinateur

    « Un grimpeur pesant 60 kilos tous mouillés... »

    c’est le grimpeur supposé « tout mouillé », pas les kilos...

    • Clément Guillou
      Clément Guillou répond à -Candide-
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 17h03 le 07/04/2012
        rédacteur
      • Journaliste 167797
        Journaliste

      Le raisonnement se tient :) Je corrige

  • redux
    • Posté à 17h09 le 07/04/2012
    • 184283

    Hincapie Avant

  • redux
    • Posté à 17h07 le 07/04/2012
    • 184283

    Après

  • redux
    • Posté à 17h15 le 07/04/2012
    • 184283

    Je le confesse : chaque année je prie pour qu’il pleuve gnark gnark,ca rebat les cartes pour les 4*4 style boonen.Mais encore cette année dame nature fera son caprice la veille. Malgré tout rien n’y est jamais acquis

  • taist
    • Posté à 18h11 le 07/04/2012
    • Internaute 15838

    « Plus un coureur est loin dans le peloton lors des premiers pavés, plus il a de chances de tomber ou de se retrouver dans un deuxième groupe si le peloton se casse en plusieurs morceaux. “
    Ne pourriez vous pas employer le terme de RISQUES dans cette phrase ( et autre part dans l’article ) car ce mot reflète plus le coté négatif de l’action et employer le mot CHANCE quand celui ci est positif ?

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 19h26 le 07/04/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « C’est une saloperie, cette course ! On roule comme des bêtes, on n’a pas le temps de pisser, on le fait dans sa culotte...
    On roule dans la boue, on glisse...
    C’est de la grosse merde. »

    Pas besoin d’ajouter mon propre commentaire ▲ Tout est dit ici.
    La seule chose qui n’est pas dite, c’est pourquoi certains aiment tant la merde !

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 19h25 le 07/04/2012
    • Internaute 81504
      sociopathe

    J’ai rarement pris un tel plaisir a lire un article sur le sport. Du grand art !

  • jazzy32
    jazzy32
    in the mood
    • Posté à 23h42 le 07/04/2012
    • 184761
      in the mood

    Ce papier est un must, on vit, souffre et sourit avec les coureurs. merci au cyclisme qui inspire de tels souffles journalistiques si documentés (les photos sont parlantes à souhait)

    En espérant vous relire très vite...vivement le Tour de France ! ! !

  • vinz26
    vinz26
    Artiste du dimanche
    • Posté à 00h30 le 08/04/2012
    • Internaute 115286
      Artiste du dimanche

    Un grand bravo pour cet article.

    Si vous pouviez envoyer les deux gars de « La Campagne à vélo’ sur les routes du Paris-Roubaix, peut-être auraient-ils la chance d’apprendre à écrire comme vous.

  • eric kyrn
    eric kyrn
    assise, couchée - sur le côté, (...)
    • Posté à 00h31 le 08/04/2012
    • Internaute 14483
      assise, couchée - sur le côté, (...)

    Dès qu’un journaliste « écrit “ un peu sur le sport, on s’empresse de le glorifier en citant Blondin... C’est un peu péteux tout ça, voire méprisant pour l’auteur de l’article qui n’aura pas obtenu ce qualificatif une autre fois. l’article et le sujet sont bons, that’s all folks !

  • Ylv
    Ylv
    ...
    • Posté à 00h46 le 08/04/2012
    • Internaute 25671
      ...

    oui bah coursier à paris... les nids de poules et les pavés tout les jours, les voitures à éviter en sus.

  • jmc06-
    jmc06-
    chasseur de gorille
    • Posté à 07h41 le 08/04/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    dans cette course, du premier au dernier,ils sont tous gagnant

  • PTrelawney
    PTrelawney
    Dans le brouillard
    • Posté à 09h41 le 08/04/2012
    • 178593
      Dans le brouillard

    Il y aura de la pluie pendant cette année, et je serais à l’arrivée au vélodrome, comme tous les ans depuis que je suis gosse.
    J’ai vu des légendes sur cette course. J’ai vu des armadas de flamands débarquer sur le vélodrome et hurler « Olé Rick » pour leur champion Rick Vanloy 3 fois vainqueur. J’ai vu Merckx et Devlaminck se partager la 1ère et seconde place. Merckx 3 fois vainqueur et Devlaminck 4 fois. J’ai vu Hinault bien sûr et puis Moser 3 fois vainqueur et Boonen et Museeuw et les français Guesdon, Madiot, Duclos Lassalle.
    Plus que le tour de France, le vainqueur de paris Roubaix entre dans la légende !

  • obiwan78
    obiwan78
    Ingénieur
    • Posté à 14h24 le 08/04/2012
    • Internaute 61560
      Ingénieur

    Super article, dommage que certains pisse-froid commentent !
    Merci

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Nalyseur de proximité.
    • Posté à 14h55 le 08/04/2012
    • Internaute 148099
      Nalyseur de proximité.

    Pour être franc le cyclisme me motive mou avec ses forçats dopés jusqu’à la moelle mais... le Paris-Roubaix a de ces airs de vélo d’autrefois,du temps du vel d’hiv et du vélo popu, le temps de la petite reine et du musette.
    Peut-être que je me trompe et que ça n’est rien d’autre qu’une énième course à robotron cycliste mais peu importe on a le droit de préférer le folklore à la réalité. Et puis l’article est excellent ce qui ajoute au charme de l’ensemble.

  • KJ
    KJ
    par-ci par-là
    • Posté à 10h50 le 09/04/2012
    • Internaute 165879
      par-ci par-là

    Faites passer le messages aux aménageurs publics. Nous ne sommes pas des robots et nous pratiquons ce « sport » sans gloire mais avec les mêmes difficultés en revenant de faire les courses de la semaine.

  • Guy MASAVI
    Guy MASAVI
    citoyen dessinateur pour de rire
    • Posté à 11h14 le 09/04/2012
    • Internaute 55858
      citoyen dessinateur pour de rire

    Dans le Paris-Roubaix MÉLENCHON préfère les pavés

    http://guymasavi.wordpress.com/

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