07/03/2012 à 18h05

Sur le lac Baïkal, un marathon de froid, de glace et de neige

Aujourd'hui la Russie"

Colombe Prins


Le froid, la glace et la neige n’ont pas effrayé les 8 Français qui ont couru samedi dernier le marathon du Baïkal, sur le lac le plus large, le plus ancien et le plus profond du monde.


Cyril, dossard n° 61 (Anaïs Dreesen)

Un ciel azur et un soleil qui se reflète sur cette immense étendue de glace. Malgré un thermomètre qui affichait samedi dernier -15°C sur les bords du lac, les conditions météorologiques étaient clémentes et favorables aux près de 130 participants du marathon du Baïkal (marathon et semi-marathon).

Pour cette 8ème édition, 8 Français ont enfilé, dès 10 heures le matin, leur dossard pour figurer sur la ligne de départ située à Listvyanka, à une soixantaine de kilomètres au sud d’Irkoutsk.

Pour rejoindre Tanhoy, un village de la rive sud-est du lac, les marathoniens ont dû certes résister au froid mais ils ont surtout dû rester vigilants face au parcours accidenté sur lequel ils couraient. La surface du lac, blanche à perte de vue, est loin d’être lisse à cause de la grande mobilité des plaques de glace.

« Je n’étais pas habitué à courir sur la glace, explique Cyril, l’un des participants. C’est comme courir sur une patinoire ». Ce Français de 33 ans resté très concentré tout au long de l’épreuve, a dû modifier sa foulée habituelle afin d’éviter la chute, et cela malgré les chaînes qu’ils portaient à ses chaussures.

Le reste de son équipement était tout aussi approprié : des guêtres pour ne pas que la poudreuse s’immisce et mouille ses chaussettes, 2 couches de collants, 3 épaisseurs de hauts en matières techniques, un blouson, des gants, un cache-nez de haute-montagne, un bonnet et des lunettes de soleil.

Pour sa première participation à cette course peu ordinaire, ce jeune sportif a parcouru les fameux 42,2 km en 4h21, soit dix minutes de moins que l’objectif qu’il s’était fixé avec Jérôme, son complice, avec qui il s’entraîne depuis plusieurs mois. C’est d’ailleurs main dans la main que les deux coureurs ont franchi la ligne d’arrivée.

Un peu avant, un autre Français de 62 ans déjà habitué des courses au Pôle Nord, s’était imposé en 3h45.

Mais au-delà du défi et de l’exploit sportif, le goût de l’aventure pimente également le voyage. « Pendant la course, il y a des moments où l’on regardait le paysage et on en avait plein les yeux », raconte Cyril, heureux d’avoir partagé ce moment là avec sa femme, venue l’encourager.

Publié initialement sur
Aujourd'hui la Russie
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  • eric tart
    eric tart
    avion 62
    • Posté à 09h49 le 08/03/2012
    • Internaute 54335
      avion 62

    Un grand bravo pour cet exploit.
    Messieurs chapeaux bas.

  • watashi_baka
    • Posté à 10h08 le 08/03/2012
    • Internaute 47330
      ...

    Franchement, j’adore le concept...

  • Le redoutable
    Le redoutable
    pas grand chose
    • Posté à 13h56 le 08/03/2012
    • Internaute 140782
      pas grand chose

    62 ans et 3h45 ! ! ! Eh ben, chapeau, le mec ! ! !

    (dommage qu’il manque une carte dans cet article pour qu’on puisse visualiser le parcours...)

    • caro
      caro répond à Le redoutable
      délinquante avérée
      • Posté à 15h44 le 08/03/2012
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      eh bien voilà ...
      J’ai vu le lac Baïkal l’été et visité Irkoutsk. Des vraies merveilles ! c’était il y a longtemps, j’espère que c’est toujours aussi beau.
      Le lac est tellement grand, que les 42 km du marathon représentent juste une traversée et même pas là où il est le plus large.

      Le lac Baïkal se situe entre 51°29’ et 55°46’ de latitude Nord et 103°41’ et 109°57’ de longitude Est. Sa longueur est de 636 km et sa largeur maximale d’environ 80 km. La côte s’étire sur plus de 2000 km. On y dénombre 27 îles dont la plus importante, Olkhon.

      voir ce site fort bien fait

      Chapeau à tous les participants à ce marathon des glaces

      • Le redoutable
        Le redoutable répond à caro
        pas grand chose
        • Posté à 17h12 le 08/03/2012
        • Internaute 140782
          pas grand chose

        Rhâââââââââ ! ! ! ! ... Vous me faites baver, là, Caro ! ! ! !
        Aller en Sibérie et, notamment, au Lac Baikal est un de mes plus grands rêves... Les aventures de Sylvain Tesson, ses bouquins, et, entre autres, les mésaventures de Slawomir Rawicz et de JM Bauer, m’ont toujours donné envie d’aller voir par là ! Et vous en remettez une couche là-dessus !
        (Pour l’instant, j’attends que les limites des visas et des libertès de mouvements soient un peu plus étendues...)
        En quelle année y êtes vous-tu allée, d’ailleurs ?

        Et merci beaucoup d’avoir effectué pour moi la recherche nécessaire à pouvoir visualiser le parcours ! Ma paresse avait eu trop d’influence sur moi et vous avez réussi à la combattre !

  • Sexus Empiricus
    • Posté à 21h28 le 08/03/2012
    • Internaute 6004

    « Au-delà du défi et de l’exploit sportif, le goût de l’aventure pimente également le voyage. »
    Non, le goût de l’aventure et le chronomètre sont incompatibles. L’exploit et l’aventure sont compatibles, mais l’exploit sportif et l’aventure, non. Qu’est-ce qu’il y a d’aventureux dans cette histoire de course ? Quels sont les risques ? Où est l’imprévu ? Quelle est la menace ? Y a-t-il un risque de se perdre, de crever seul sans assistance dans le désert ? Atanarjuat, lui, sauvait sa peau : comme aventure, c’était moins fun.
    « Pendant la course, il y a des moments où l’on regardait le paysage et on en avait plein les yeux ». Magnifique ! (Dit sans rire.)

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