On y était 19/02/2012 à 16h46

Foot : cinq trucs à retenir de PSG-Montpellier (2-2)



Ca chauffe entre le PSG et Montpellier le 19 février au Parc des Princes (Benoit Tissier/Reuters)

Il n’y a pas eu de vainqueur dimanche soir entre le PSG et Montpellier (2-2). Avec sa somme d’individualités face à une équipe bien plus joueuse, et en égalisant à la 88e minute grâce à Guillaume Hoarau, Paris n’a rien fait pour s’enlever l’étiquette de club le plus détesté de France. Mais le club doit s’en foutre, il reste premier de Ligue 1.

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Il ne fallait pas aller aux toilettes avant la fin des mi-temps

Quatre buts pour un match de Ligue 1, c’est toujours un joli score. La rencontre a été plutôt agréable, quoique carrément molle par moments. Il a fallu attendre la 41e minute pour voir le premier but du match. Un superbe coup franc du Brésilien Alex, qui a inspiré au gardien de Montpellier Jourdren une remarque qui plaira aux plus jeunes d’entre vous [référence à Olive et Tom] :

« La frappe d’Alex ? Elle change complètement de direction. Tu peux pas la voir. Je me dis : ils ont recruté Mark Landers ou quoi ? »

Une minute plus tard, égalisation de Belhanda. Rebelote en deuxième période : c’est à la 82e qu’Utaka a donné l’avantage à Montpellier, avant que Hoarau ne marque le but du 2-2 six minutes plus tard.

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Paris a un problème en attaque

Carlo Ancelotti continue de ne pas le dire publiquement mais il a un problème en attaque. Le jeu offensif du PSG est efficace en contre mais inexistant face aux équipes bien organisées. L’entraîneur italien a apporté à son équipe une meilleure organisation au milieu du terrain, mais pour ce qui est de l’animation devant, Antoine Kombouaré n’a rien à lui envier.


Nenê au Parc des Princes contre Toulouse le 14 janvier. (Benoit Teissier/Reuters)

Le salut vient toujours d’un exploit personnel de Nenê et Menez, qui ont renoncé à jouer avec Gameiro. Face à des défenses regroupées, ce dernier ignore toujours où aller et le jeu en pivot d’Hoarau semble plus utile à son équipe. Pendant ce temps, Carlos Tevez, que Paris voulait recruter, fait des châteaux de sable et ne joue toujours pas avec Manchester City.

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Montpellier joue bien...

Après un début de saison réussi, tout le monde annonçait que Montpellier allait peu à peu chuter du sommet du classement. Au contraire, depuis le début de l’année, le club héraultais est meilleur que jamais, encaissant ce dimanche ses deux premiers buts en L1 en 2012.

Contre le PSG, Montpellier a tenu le ballon et a développé du jeu. Roi du milieu de terrain, Younès Belhanda est sans doute en France ce qui ressemble le plus à un Xavi ou un Iniesta. Après le match, le journaliste Pierre Ménès a gentiment reproché au Franco-Marocain d’avoir choisi la sélection marocaine, qui a foiré sa Coupe d’Afrique des Nations. « On va voir ce que va faire la France à l’Euro », a répondu le garçon de 21 ans. On aime bien.

Nettement moins médiatisé que son coéquipier, le défenseur gauche camerounais Henri Bedimo, venu de Lens cet été, est excellent depuis le début de la saison. Il fallait le dire.

Deuxième avec un point de retard sur le PSG et huit d’avance sur le troisième, Lille, Montpellier peut encore être champion. Et le club a l’air d’en avoir envie, contrairement à ce que racontait son président Louis Nicollin dans L’Equipe ce samedi. En conférence de presse, après la rencontre, l’entraîneur René Girard a dit :

« Si on joue le titre ? Oui, pourquoi pas ? Comme le disait mister Ancelotti, c’est l’équipe la plus proche qui est la plus dangereuse. »

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...et ses supporters ont du talent

Le stade de la Mosson n’est jamais plein et Loulou Nicollin se plaint souvent que sa ville vibre pour le rugby bien plus fort que pour le foot. Mais ce dimanche soir, les supporters héraultais nous ont bien fait rire. Ils étaient 500 au Parc des Princes et notre journaliste Anthony Cerveaux, qui était à leurs côtés, a relevé quelques perles. Des chants :

« Et le Qatar, c’est des bâtards ! »

Des banderoles aussi :

« Face à notre passion, que valent vos millions ? »

Et, sans conteste, la meilleure :

« Vous avez le Qatar, nous avons le gros lard. »

Installé dans le café littéraire, le Full g casa del futbol, bondé de supporters, Imanol Corcostegui a relevé quelques remarques amusantes. Une en particulier : celle du slammeur Thierry, qui a comparé l’attaquant Guillaume Hoarau, auteur du dernier but, à une mante religieuse. Avant cela, il y avait eu beaucoup de bruit [excusez les grossiéretés, c’est du foot, hein] :

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Le Parc des Princes ne vit plus


Au Parc, on agite les drapeaux du club

Le PSG premier de Ligue 1 qui reçoit son dauphin un dimanche soir, une affiche gonflée médiatiquement depuis une semaine : tout était réuni pour avoir une belle ambiance au Parc des Princes. Et pourtant. En première période, les deux virages ont vaguement encouragé leur équipe mais l’effort aura duré un quart d’heure.

Hormis sur le deuxième but, on n’a pas entendu le public parisien de la deuxième mi-temps. Et à cinq minutes de la fin, une partie de la tribune Boulogne a osé demander à ses joueurs de « mouiller le maillot » alors qu’elle ne chantait depuis une heure. Pas une banderole, un unique fumigène et des drapeaux distribués par le club à agiter à l’entrée des joueurs : c’est comme si le PSG jouait déjà au Stade de France.

Est-ce que c’est parce que ça ne s’achète pas que le PSG n’a plus de supporters ? Pas seulement. S’ils voulaient que le Parc retrouve un peu de vie, il suffirait peut-être aux Qatariens d’accepter à nouveau des associations de supporters indépendantes dans leurs tribunes. Il paraît même qu’ils en ont le projet. Qu’ils le fassent !

Car en attendant, les seuls chants que l’on retient sont les insultes envers l’équipe adverse. Elles étaient là avant mais diluées dans la masse des encouragements. Dans le silence du Parc, elles n’ont pas échappé aux oreilles de René Girard.

« Il m’a semble entendre dans la tribune “paysans” ou “provinciaux” [paysans,ndlr]... Quelle insulte, c’est vraiment pas joli. Mais on est fier d’être paysans et montpelliérains aussi. »

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  • ajax
    ajax répond à h31nz3
    dans la forêt
    • Posté à 14h01 le 20/02/2012
    • Internaute 110607
      dans la forêt

    cette equipe de Montpellier a donné une leçon de football au PSG
    Son gros point faible : Jourdren un gardien tres moyen impliqué sur les 2 buts parisiens (Sirugu à sa place ,victoire de Montpellier)
    même si le ballon est flottant sur la frappe d’Alex il ne va quand même pas en lucarne ,il est en plein dans l’axe
    su le 2eme but ,c’est encore plus flagrant (bien que personne ne l’ait souligné), il deserte son but et se trouve sur la ligne des 5,5 m sur le coté droit (pour lui) alors qu’il lui suffit de fermer l’angle en restant au 1er poteau et il aurait pu alors intervenir sur le « tir “ d’ Hoareau ,surtout qu’il ya 2 ou 3 joueurs sur Menez
    quand a Belhanda tres bon joueur ....mais fautif (il l’a reconnu)sur le but egalisateur du PSG ; il se fait prendre le ballon par exces de facilité alors qu’il a Utaka seul demarqué sur sa gauche

  • Julab
    Julab répond à ajax
    Assistant réalisateur/veilleur (...)
    • Posté à 15h35 le 20/02/2012
    • Internaute 77369
      Assistant réalisateur/veilleur (...)

    Malheureusement, non, Montpellier n’a pas donné de leçon de football au PSG, qui, même en étant dominé, fait match nul, en balbutiant un football individualiste. La belle équipe de Montpellier, qui pratique un football agréable, n’a pas su gagner. D’ailleurs mis à part en début de match, ils se sont montrer peu dangereux.
    Rien d’étonnant s’ils ont dominé, tenu le ballon. Ils l’avaient fait lors du match aller. Ils ont l’équipe et la pratique. Là, où le PSG alignait 3 joueurs recrutés au mercato d’hiver !

    Si la frappe d’Alex ne va pas en lucarne...elle a été mesurée à 107 klm, le coup franc étant à 29 m... Elle part d’abord à gauche du cadre, puis à mi-chemin, vire à droite. Le gardien peut difficilement parer ce genre de revirement, sauf de l’anticiper. Mais ces trajectoires n’étant pas systématiques, il aurait l’air encore plus responsable s’il était parti à droite, et la balle de rester sur une trajectoire rectiligne.

    Ce qui est à retenir de ce match, c’est plutôt la réaction de Paris, qui une fois mené, c’est tout d’un coup mis à jouer plus vite, avec plus d’envie. Après l’égalisation, ils ont encore poussé et été à deux doigts de crucifier Montpellier...ça en dit long...ils ont une marge de progression énorme...une suffisance pénible...et un jeu sans ballon digne de benjamin...

  • Julab
    Julab répond à ajax
    Assistant réalisateur/veilleur (...)
    • Posté à 20h23 le 20/02/2012
    • Internaute 77369
      Assistant réalisateur/veilleur (...)

    Personne ne prétend que le football n’est pas un sport collectif, ni qu’un sport collectif ne se compose pas d’individualité qui font la différence, n’est-ce pas ?
    Montpellier a mieux joué au ballon que Paris, c’est indéniable, et c’est logique au vue des caractéristiques des deux équipes, c’était même attendu, mais il n’en demeure pas moins qu’ils font match nul, seulement. A ce titre, c’est une déception. Un score immérité ?
    Pour que ce fût une leçon ( de football collectif), il aurait fallu que Montpellier gagne ( ce n’est pas la passe à DIX), et qu’il soit souverain sur le terrain, ce qui n’a absolument pas été le cas. Souverain comme l’a été le Barça contre le Real sur la quasi totalité des matchs, si on excepte le tout dernier. Souverain comme le Milan contre Arsenal lors du dernier match de ligue des champions. Arsenal qui, pourtant, développe un jeu collectif que Paris pourrait envier.
    Mais Paris en étant mauvais aurait pu gagné, même sans jouer collectivement mieux que Montpellier. C’est ça aussi le football, ce sport collectif fait d’individualités. Le nier, c’est aller au devant de grandes désillusions, comme ces demi finales de coupe du monde dans les années 80, où la France était une équipe championne du monde du collectif. On connait le résultat, malheureusement.

    Jourdren s’assoit sur ses appuies quand la trajectoire se modifie brusquement. A cette distance, à cette vitesse, à moins d’être surhumain, ou mytho ( 8-) ), y’a rien à faire. Le ballon terminerait sa course plus proche de lui, il aurait sans doute eu un geste réflexe pour tenter de la sortir, mais là...

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