Un petit (t)rail ? 10/11/2011 à 08h42

Bigorexie : le sport crée des junkies presque comme les autres

Sébastien Billard | Journaliste


Une version Lego de la photographie de Norman Potter en 1954 (Balakov/Flickr)

Alain est suivi depuis sept mois par un psychiatre pour soigner sa dépendance. Il a commencé à courir il y a une quinzaine d’années et a fini par ne plus pouvoir s’arrêter.

Que ressentait-il ? Un irrépressible besoin de course quotidien et une véritable sensation de manque lorsqu’il n’était pas assouvi.

« J’enchaînais près de 25 heures de footing par semaine. Et cela me procurait un bien fou. Mais il m’en fallait toujours plus. »

Ce cadre dans une société de télécommunication, âgé de 44 ans, raconte son agenda à l’époque de son addiction.

« J’organisais mon emploi du temps professionnel et familial de façon à me dégager des moments libres pour courir. Le sport dominait mon quotidien. »

Alain n’est pas un cas isolé. Si aucune donnée sur le nombre de personnes « addict » au sport n’existe, de l’avis de nombreux spécialistes, cette dépendance a fait une forte irruption dans les centres d’addictologie depuis le début des années 2000, au même titre que d’autres addictions dites « sans substance », comme les jeux d’argent ou les jeux vidéo.

Une dépendance psychologique

Selon la définition donnée par le Centre d’études et de recherche en psychopathologie de Toulouse (CERPP), l’addiction au sport est :

« Un besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives en vue d’obtenir des gratifications immédiates et ce malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique et sociale. »

Addiction dite « sans substance », la dépendance au sport est loin de pouvoir s’expliquer par la seule libération par le cerveau d’endorphines, sources de bien-être pour l’athlète, comme l’explique le psychiatre Dan Véléa :

« La dimension psychologique de cette dépendance est essentielle. Bien plus importante que sa dimension biochimique. On ne peut pas définir un individu comme “ addict ” en fonction du nombre d’heures qu’il consacre à son sport.

C’est davantage le rapport à l’activité physique en question qui pose problème. Quand faire du sport devient une obsession, il y a dépendance. »

Une pathologie longtemps jugée « positive »

Méconnue, la dépendance au sport a même longtemps été considérée comme une pathologie « positive » par le corps médical. Introduite par le psychiatre américain William Glasser dans les années 70, cette dénomination avait pour objectif de la distinguer des addictions classiques comme la toxicomanie. Dan Véléa :

« C’est une addiction silencieuse, plus difficile à faire reconnaître car davantage acceptée par la société. Pratiquer un sport est valorisé et valorisant.

Or, on sait aujourd’hui que cette dépendance occasionne chez l’individu des souffrances aussi désastreuses qu’une addiction “ classique ”. »

Etat dépressif en cas de sevrage, comportement « jusqu’au-boutiste » occasionnant des blessures graves voire irréversibles, délaissement de la vie familiale et professionnelle conduisant parfois à des divorces et à des pertes d’emploi, les souffrances physiques et psychologiques sont souvent extrêmes, comme le confirme Alain :

« C’est une sorte de tunnel. Vous vous isolez de vos proches sans vraiment vous en rendre compte. Mes heures de courses augmentaient et dans le même temps, j’en consacrais de moins en moins à mes proches, à mon travail.

Le plus difficile, c’était quand je me blessais. J’éprouvais une vraie sensation de manque, je devenais irritable. Lorsque que cette indisponibilité se prolongeait, j’étais en détresse, proche d’un état dépressif. »

Toujours plus fort malgré la douleur

L’addiction conduit surtout ces athlètes à aller toujours plus loin, toujours plus fort malgré la douleur et les blessures, souligne Isabelle Müller, psychiatre au centre d’accompagnement et de prévention pour les sportifs de Bordeaux (CREPS) :

« A force de repousser leurs limites, ils arrivent à une phase d’épuisement total. Une de mes patientes continuait à faire du vélo malgré une fracture au pied...

Ce besoin d’aller encore plus loin en pousse même certains à prendre des risques importants pour leur santé en ayant parfois recours à des produits dopants pour tenir le coup. »

Chez les sportifs professionnels, la prise de conscience survient souvent au moment de la retraite sportive. L’arrêt du jour au lendemain d’une activité physique intense laisse apparaître une véritable dépendance. Pour les sportifs amateurs, ce sont souvent les proches qui donnent le signal d’alarme.

Particulièrement touchés, les sportifs pratiquant une activité d’endurance ou obéissant à des séances d’entraînement très stéréotypées comme le vélo, la course à pied ou le culturisme. Mais la dépendance à l’activité physique touche des profils très hétérogènes : hommes, femmes, sportifs amateurs, sportifs professionnels, de tous les âges, de toutes les classes sociales.

« Ca touche souvent des personnes rigides »

Seule constante, tous cherchent à valoriser leur image à travers le sport. Pratiquer une activité physique avec excès est un moyen pour eux d’augmenter leur estime d’eux-mêmes, de combler un vide affectif et/ou de modifier leur apparence corporelle. Isabelle Müller :

« Cette addiction touche souvent des personnes rigides, perfectionnistes. Elles se surinvestissent dans cette activité, le plus souvent pour faire face à un stress, à une image d’elles-mêmes qui ne les satisfait pas »

L’addiction est ainsi le produit d’une composante sociale très forte. Une réponse, souvent, à la culture de la performance, aux sollicitations compétitives ou aux insatisfactions récurrentes de la vie sociale.

L’athlète recherche sans cesse un idéal de perfection et d’harmonie dans l’espoir d’en tirer une reconnaissance individuelle et sociale. Le sport apparaît dès lors comme une réponse aux différentes anxiétés rencontrées.

Les troubles de l’image jouent un rôle essentiel dans le développement de cette pathologie, dans une société où le poids de l’esthétique est grandissant. Ces troubles les conduisent le plus souvent à éprouver un fort besoin à prendre toujours plus de masse corporelle afin de se façonner une silhouette parfaite. C’est ce que l’on nomme la bigorexie (par opposition à l’anorexie), qui n’est qu’une facette de l’addiction.

Les cas de rechute sont courants

Pour sortir de l’addiction, le travail est souvent long et nécessite des mois, voire parfois même des années, comme le rappelle Isabelle Müller :

« Il est très difficile d’en sortir et les cas de rechute sont courants. Il faut mener un long travail psychologique pour faire prendre conscience aux patients des dommages que cette pathologie occasionne, les rassurer sur leur image, les aider à gérer leur stress autrement. »

Suivi depuis de longs mois par un psychiatre, Alain lui ne court plus ou presque plus, le temps de retrouver un équilibre dans sa vie familiale et professionnelle.

« Les premiers mois ont été très compliqués. Pénibles. Après avoir arrêté, j’ai connu la dépression. Il est difficile de prendre conscience que l’on est bel et bien malade. C’est quelque chose de très dur à accepter. »

Si beaucoup de personnes se voient dans l’obligation d’abandonner à jamais toute pratique sportive afin d’éviter une rechute, Alain espère, quant à lui, parvenir à recourir régulièrement un jour. Mais de façon beaucoup plus mesurée.

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  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 09h19 le 10/11/2011
    • Internaute 53186
      inconsolable

    La production d’endorphine n’a rien de « psychologique » et est bien « physiologique ». Tout sportif de fond, sait très bien qu’après la phase contraignante de l’échauffement ce sont bien les effets du déversement d’opioïdes dans l’organisme depuis par l’hypothalamus et l’hypophyse, qui sont recherchés.

    Endorphines et extase

    • Orageon
      Orageon répond à Anastaze
      Rejeton cyclonique
      • Posté à 09h21 le 10/11/2011
      • Internaute 55236
        Rejeton cyclonique

      L’article ne dit pas le contraire il me semble. Il dit juste que l« addiction » s’explique surtout psychologiquement.

      « [...]addiction dite “ sans substance ”, la dépendance au sport est loin de pouvoir s’expliquer par la seule libération par le cerveau d’endorphines,[...] »

      Personne ne conteste le fait de « se sentir bien » après le sport grâce aux endorphines (sorte de morphine naturelle du corps, en plus « light », si je ne dis pas de bêtises). Mais selon l’auteur ça ne suffit pas (ou alors pas pour la majorité des cas) pour provoquer une réelle addiction. L’addiction serait plutôt d’origine psychologique.

      Je vis en suède et énormément de gens font du sport/footing/gym presque tous les soirs de la semaine. Au début ça motive pour faire du sport puis ça rebute car on a l’impression qu’il n’y a que ça dans leur vie... effrayant.

      • Anastaze
        Anastaze répond à Orageon
        inconsolable
        • Posté à 10h16 le 10/11/2011
        • Internaute 53186
          inconsolable

        A se compte toute toxicomanie est une psychose, c’est bien connu, il suffit d’avoir la volonté pour arrêter.

        N’importe quel peintre en carrosserie,à la retraite vous en parlera mieux que moi, s’il ne s’est pas pendu avant.

         
        • A déménagé le 06-02-2012
          A déménagé le 06-02-2012 répond à Anastaze
          Non connue
          • Posté à 12h46 le 10/11/2011
          • Internaute 43286
            Non connue

          c’est normal cette « incohérence » dans vos propos ? êtes vous sous l’emprise d’une substance psychotrope ?

          • Anastaze
            Anastaze répond à A déménagé le 06-02-2012
            inconsolable
            • Posté à 13h25 le 10/11/2011
            • Internaute 53186
              inconsolable

            On ne peut pas dire que les vôtres soient tellement cohérents non plus. Mais pour vous c’est normal, ça on le sait.

            • A déménagé le 06-02-2012
              A déménagé le 06-02-2012 répond à Anastaze
              Non connue
              • Posté à 14h25 le 10/11/2011
              • Internaute 43286
                Non connue

              je pensai à un canular ... je vous invite juste a relire votre réponse à Orageon ... peut être pourrez vous en expliquer le sens ? parce que pour un lecteur « normalement » constitué (clin d’œil) : ça n’a strictement aucun sens.

              • Anastaze
                Anastaze répond à A déménagé le 06-02-2012
                inconsolable
                • Posté à 17h17 le 10/11/2011
                • Internaute 53186
                  inconsolable

                Je ne vois pas où est la contradiction, si « Il dit juste que l“ addiction ” s’explique surtout psychologiquement. », alors comment expliquer les addictions passives professionnelles autrement que par la psychologie.

                J’ai parlé des peintres en carrosserie, parce que c’est un problème que j’ai rencontré, mais il y a beaucoup d’autres professions dans ce genre où le rôle de la psychologie s’est limité au besoin de se nourrir de se vêtir et de se loger.

                Le fait qu’une addiction soit d’origine endogène ou exogène, ne change en rien son action sur les neurotransmetteurs et ne rend pas plus psychologique l’empoisonnement par des solvant ou par des endorphines

                On peut peut-être parler de psychologie dans une décision délibérée de s’adonner aux drogues, dans un contexte auto-destructeur par exemple (ou exploratoire), mais une fois l’addiction en place, c’est la chimie du vivant qui dicte ses lois.

                Quand dans un souci d’hygiène et de santé un individu s’adonne au sport pour se prémunir contre l’alcool, le tabac, la drogue ou la TV, et se retrouve accroc aux endorphines, on peut dire que si le psychisme entre en scène c’est en clandestin.

                • Noureka
                  Noureka répond à Anastaze
                  Etudiante
                  • Posté à 23h26 le 13/11/2011
                  • Internaute 111635
                    Etudiante

                  Cet article ne parle pas des addictions de manière générale. Il parle de l’addiction AU SPORT.

                  L’auteur dit de l’addiction AU SPORT qu’elle s’explique surtout par la psychologie. Point.

                  • Anastaze
                    Anastaze répond à Noureka
                    inconsolable
                    • Posté à 07h15 le 14/11/2011
                    • Internaute 53186
                      inconsolable

                    Parler le l’ADDICTION au sport c’est parler de l’ADDICTION . Point d’exclamation.

            • doudoune
              doudoune répond à Anastaze
              Nian-nian
              • Posté à 14h45 le 10/11/2011
              • Internaute 170383
                Nian-nian

              Je n’ai pas compris votre réponse non plus, pourtant j’espère être normalement constituée. La réponse d’Orageon était très bien argumentée, et je ne comprends pas le rapport avec les carrossiers ?

              • Anastaze
                Anastaze répond à doudoune
                inconsolable
                • Posté à 15h45 le 10/11/2011
                • Internaute 53186
                  inconsolable

                Voyez mes précisions ci-dessus.

        • Moby Dick37
          Moby Dick37 répond à Anastaze
          Cap sur le Neant
          • Posté à 15h02 le 10/11/2011
          • Internaute 114534
            Cap sur le Neant

          Vous faites sans doute allusion aux substances de type phénolyques que l’on trouve dans certaines peintures industrielles et qui créent des effets d’hallucination quand elles sont inhalées ? Il me semble que pour cela , on porte un masque filtrant et des protections avant de les utilliser .

          • Anastaze
            Anastaze répond à Moby Dick37
            inconsolable
            • Posté à 06h33 le 11/11/2011
            • Internaute 53186
              inconsolable

            Vous n’êtes jamais passé devant un atelier de peinture de carrosserie ? Ou bien vous portiez un masque et vous n’avez rien senti...

            Mais je parlais des addictions professionnelles en général, qui ne sont pas « choisies » mais « subies » et qui peuvent par exemple se terminer par un burnout.

            Syndrome d’épuisement professionnel - Wikipédia

            • Moby Dick37
              Moby Dick37 répond à Anastaze
              Cap sur le Neant
              • Posté à 15h28 le 11/11/2011
              • Internaute 114534
                Cap sur le Neant

              Si , je connais , en psychiatrie c’est un des diagnostic différentiel avec les crises hallucinatoires aigues dites idiopathiques.

        11 autres commentaires
    • Jerome_B
      Jerome_B répond à Anastaze
      • Posté à 09h22 le 10/11/2011
      • Expert 81512

      C’est sans doute un facteur mais probablement pas le seul. L’aspect psychologique des choses est toujours important dans un addiction, même avec des drogues aussi puissantes que les dérivés morphiniques comme l’héroïne.
      Tous les médecins vous diront que plus les conditions sociales et psychologiques d’un individu sont difficiles (marginalisation, traumatismes durant l’enfance etc ...), plus il lui sera difficile de décrocher. L’un des exemples frappants est celui des soldats américains au Vietnam, shootés à l’héroïne qui ont quasiment tous décroché à leur retour, une fois retrouvée une stabilité sociale et affective alors que les toxicomanes standards, la plupart du temps en marge et souffrant de manque affectif ne parviennent que très difficilement à décrocher.
      L’aspect physiologique, bien que très important, ne suffit pas selon moi à expliquer l’intégralité de l’addiction ........

    • pablico
      pablico répond à Anastaze
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 19h06 le 10/11/2011
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      se sentir très vivant, n’est pas une addiction. ou alors la vie est une addiction.
      –––-
      que dire alors de l’addiction à l’euro, au dollar qu’on a tous plus ou moins ?

      remarquez qu’on est en manque d’euro, de gros sous en Europe... cela fout la merde de partout...

      ON EST EN MANQUE d’EURO.... par milliards ! ! ! ! ! !

      nous sommes des junkies ! ! !

    • herve trezen
      herve trezen répond à Anastaze
      bientôt les vacances
      • Posté à 11h26 le 11/11/2011
      • Internaute 79316
        bientôt les vacances

      Vous devez être sportif...

      Ce que l’auteur dit à demi-mot, c’est que la pratique ultra-intensive du sport amateur relève au départ d’une forme de névrose. Le sportif amateur intensif serait une personne ayant une image dévalorisée d’elle-même, qu’elle corrigerait par une pratique à haute dose du sport (l’image du sportif est survalorisée socialement).

      Ensuite viendrait le problème physiologique d’addiction, parce que la pratique intensive du sport transforme le corps mais aussi le cerveau. L’absence de stimulus provoquerait alors la baisse de production d’endorphine, créant la sensation de manque, comme pour n’importe quelle toxicomanie. Sauf que là, il n’y a pas de substance extérieure qui provoque le manque. C’est purement « interne » au sportif, donc d’origine psychologique.

      Le traitement de cette addiction est d’autant plus difficile que le problème de départ est d’origine névrotique. Il faut donc aussi traiter la névrose pour taiter l’addiction.

  • Samuel_A
    Samuel_A
    Expat'
    • Posté à 09h01 le 10/11/2011
    • Internaute 112135
      Expat'

    C’est nouveau cet intérêt « anti-sport » chez Rue89. Mais quelque part ça fait plaisir. C’est un peu caricatural, mais on a tellement cherché à culpabiliser les non-sportifs pendant des années, on a tellement cherché à les faire rentrer dans le moule, et à leur faire comprendre que s’ils ne voulaient pas aimer le sport c’était des êtres inférieurs, et on nous a tellement montré les amateurs (ou professionnels) de sport comme des modèles de vertu, à suivre à tout prix, que quelque part, ça fait presque plaisir de voir l’image du sport et du sportif écorné, remis à sa place.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 09h13 le 10/11/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    «  Bigorexie : le sport crée des junkies presque comme les autres  »

    Décidément, les gens qui n’ont pas de problèmes majeurs ont vraiment un talent fou pour s’inventer des « addictions » et des maladies qu’ils estiment pénibles à vivre.

    J’ai une idée :
    Foutez les sur les chantiers du BTP à soulever des parpaings, des lignes de féraillage, ... ou sur les routes en train de poser du bitume chaud dans le bruit infernal des engins de chantier,...(quelle que soit la météo)...
    ... et vous verrez qu’ils n’auront pas du tout envie de courir après 8 h de boulot !

    Au fait : A quand l’officialisation du métier de « Coach » anti-bigorexie ?

    • Tmal
      Tmal répond à Yvon le Zébulon
      Parti rider...
      • Posté à 12h20 le 10/11/2011
      • Internaute 112672
        Parti rider...

      Peut être parce que l’addiction est dans la nature (humaine) ?

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Tmal
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 15h39 le 10/11/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « Peut être parce que l’addiction est dans la nature (humaine) ?  »

        Oui, en effet :
        On peut devenir « addict » à tout ce qui n’est pas obligatoire...
        ...et dont on peut se retirer à la moindre sensation de déplaisir...

        ...mais croyez vous qu’on puisse devenir « addict » au pavage de chaussées ? - Personnellement j’aurais du mal à le croire !

        Remarquez, moi même suis devenu addict aux cailloux dans les godasses, et au passage de l’aspirateur... inévitable pour moi !

        Allez les masos, vous avez de bons jours devant vous !

        Je crois qu’il faut chercher l’origine de ce type de trouble du coté de ceux qui ne savent pas quoi faire pour attirer l’attention des autres.
        (sur leur pauvre petite personne qui souffre, cela va de soi !)

        CE SONT GÉNERALEMENT DES SPÉCIALISTES DE LA JERÉMIADE
        Des cors aux pieds qui se présentent aux Urgences en espérant
        passer avant celui qui arrive pour une grave hémorragie interne.

    • Loup de Nissac
      Loup de Nissac répond à Yvon le Zébulon
      Nietzschopathe
      • Posté à 13h05 le 10/11/2011
      • Internaute 130344
        Nietzschopathe

      Là, vous n’êtes pas très juste car dans l’article, il semble bien qu’un problème initial ( une image déformée de soi ) a poussé la plupart dans la pratique du sport : « Les troubles de l’image jouent un rôle essentiel dans le développement de cette pathologie, dans une société où le poids de l’esthétique est grandissant. Ces troubles les conduisent le plus souvent à éprouver un fort besoin à prendre toujours plus de masse corporelle afin de se façonner une silhouette parfaite. C’est ce que l’on nomme la bigorexie (par opposition à l’anorexie), qui n’est qu’une facette de l’addiction. »

      Du coup on pourrait penser que s’ils avaient pris un boulot pénible physiquement, ils auraient développé leurs troubles dans d’autres sphères voire être dépressif car n’ayant pas un « haut » statut social.....

      Bien à vous

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Loup de Nissac
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 18h39 le 10/11/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Quand un guerrier Masaï se met à courir, c’est en général pour éviter de
        se faire bouffer par les lions. Pour ce qui est des très longues heures de
        marche qu’il s’impose au quotidien pour la quête d’eau douce au puit
        le plus proche - souvent à plusieurs heures - suffisent à son bonheur.

        Celui-là, il n’a vraiment pas besoin d’être bigorexique pour en baver !

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 09h17 le 10/11/2011
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Voila bien le meilleur article de Rue89 depuis sa création : -)
    .

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à Numerosix
      Working Class Blero
      • Posté à 09h20 le 10/11/2011
      • Internaute 164574
        Working Class Blero

      Eh oui, et attention le meilleur est à venir, ils vont bientôt se pencher sur les addictions au travail, à la famille et à la patrie.

      • Numerosix
        Numerosix répond à Joseph Gratteur
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 09h38 le 10/11/2011
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Ne nous dispersons pas. Restons sur l’analyse du sport , qui est une bonne fractale de ce qu’une société produit de pire.
        On attend les vrais chiffres sur les dangers du sport et ses soi disant bienfaits sur la santé et la longévité par rapport au tabac couplé a la pratique régulière de la sieste, par exemple.

         
        • Joseph Gratteur
          Joseph Gratteur répond à Numerosix
          Working Class Blero
          • Posté à 09h59 le 10/11/2011
          • Internaute 164574
            Working Class Blero

          Frimeur, t’es comme moi, tu ne risques pas la bigorexie et ne l’a même jamais frôlé.
          Sinon, tu fumes en faisant la sieste, quel talent !

          • Numerosix
            Numerosix répond à Joseph Gratteur
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 10h05 le 10/11/2011
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            Non justement . C’est ça le truc..

        • Éric  Perrin
          Éric Perrin répond à Numerosix
          Ginkonaute
          • Posté à 11h59 le 10/11/2011
          • Internaute 51185
            Ginkonaute

          .

        • herve trezen
          herve trezen répond à Numerosix
          bientôt les vacances
          • Posté à 11h18 le 11/11/2011
          • Internaute 79316
            bientôt les vacances

          Et on attend aussi que la Sécu arrête de prendre en charge les accidents des névrosés ultra-sportifs.

          (quoique, finalement, au vu de l’article, le sport à haute dose est peut-être un placebo qui fait gagner des sous à la Sécu)

        4 autres commentaires
    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à Numerosix
      - Gone fishing !
      • Posté à 11h16 le 10/11/2011
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Tiens, un voisin ! C’est bath cette V2, non ?
      la bise....

      • tOrDrE L¤RdRe
        tOrDrE L¤RdRe répond à Lemmy_Nothor
        chien de talus
        • Posté à 11h44 le 10/11/2011
        • Internaute 50571
          chien de talus

        la Vas te faire enculer 2 ? ou la Voisins c’est pas pour demain 2 ?

         
        • Éric  Perrin
          Éric Perrin répond à tOrDrE L¤RdRe
          Ginkonaute
          • Posté à 12h01 le 10/11/2011
          • Internaute 51185
            Ginkonaute

          Pendant qu’on est tous là on a qu’à se faire l’apéro du coup, c’est l’heure...

        1 autres commentaires
      • Numerosix
        Numerosix répond à Lemmy_Nothor
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 12h23 le 10/11/2011
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Oui on se rencontre par hasard comme dans les villes de grande solitude..

      • Cannibal Ferox-
        Cannibal Ferox- répond à Lemmy_Nothor
        mangeur de chouineur
        • Posté à 12h54 le 10/11/2011
        • Internaute 159072
          mangeur de chouineur

        Chouette, un voisin pas sportif ;)

         
        • Lemmy_Nothor
          Lemmy_Nothor répond à Cannibal Ferox-
          - Gone fishing !
          • Posté à 13h51 le 10/11/2011
          • Internaute 12434
            - Gone fishing !

          Ah non.....sportif je suis. Pire, membre du Racing Club de France....mais pas longtemps, hein ?
          Plus tard je me suis mit au billiard....snooker, full contact snooker, en patin à roulette, et short en cuir bavarois....notre équipe s’appelait les West End Speed Freaks.....

        • Moby Dick37
          Moby Dick37 répond à Cannibal Ferox-
          Cap sur le Neant
          • Posté à 14h41 le 10/11/2011
          • Internaute 114534
            Cap sur le Neant

          Erreur , un lièvre-de-mars , c’est fou ce que ça court vite ces bêtes là .

        2 autres commentaires
  • Innsa
    • Posté à 09h24 le 10/11/2011
    • Internaute 28859

    Très bon article sur un sujet méconnu
    merci

    • Cyprien Luraghi
      Cyprien Luraghi répond à Innsa
      En Gordini
      • Posté à 12h24 le 10/11/2011
      • Internaute 101150
        En Gordini

      Si seulement, grâce à une campagnes d’articles chocs tel que celui-ci, le sport pouvait ENFIN devenir un sujet méconnu, la vie serait plus supportable qu’avec ces cons drogués hagards de sporteux débiles qui nous les broutent.

      • Numerosix
        Numerosix répond à Cyprien Luraghi
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 12h30 le 10/11/2011
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Sans compter qu’un gros joggeur abrutis qui coure sur le trottoir complètement aveuglé par ses endomorphines et ses anabolisants est aussi dangereux qu’un autobus en panne de freins ou qu’une mère rhinocéros qui charge pour protéger ses petits ..
        Mais que fait la Police a la fin ?

         
        • Cyprien Luraghi
          Cyprien Luraghi répond à Numerosix
          En Gordini
          • Posté à 13h04 le 10/11/2011
          • Internaute 101150
            En Gordini

          On devrait leur couper la corne.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Cyprien Luraghi
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 13h28 le 10/11/2011
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            En parlant de corne...

            Est-ce qu’on peut devenir « addict » de la corne de brume en
            bouteille d’air comprimé, ou de la Vuvuzela sur les stades ?

            En plus, pour moi ; la « bigorexie » évoque davantage l’addiction
            aux pillages de troncs des églises que la course à pied....
            ....même si après pillage, la course à pied est salutaire aussi.

        • Emma T.
          Emma T. répond à Numerosix
          Camille est sur SeXpress
          • Posté à 22h31 le 10/11/2011
          • Internaute 40366
            Camille est sur SeXpress

          Pourquoi que tu mets toujours une majuscule à Police Number ?

          C’est un hommage à Pialat ou bien ?

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Emma T.
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 08h48 le 11/11/2011
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Moi aussi Emma T, j’ai tendance à mettre la majuscule à Police.

            ...pour qu’on ne confonde pas avec « police d’assurance » !
             ; -))

            Ça donne son poids au mot, et responsabilise ses « porteurs ».

        4 autres commentaires
  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 09h28 le 10/11/2011
    • Internaute 64790
      dilettante

    Rhâââhh pûûûtain j’savais bien... J’savais bien qu’c’était dangereux, le sport, et que les sportifs, c’est tout drogués et consorts...

  • kinxkinx
    kinxkinx
    Conteur de mouton
    • Posté à 09h44 le 10/11/2011
    • Internaute 97295
      Conteur de mouton

    Après l’article du « Philosophe de l’anti-sport » hier, c’est à croire qu’il va bientôt falloir taxer le sport (pas bien) au même titre que le coca light, pour le bien être des comptes... non, je voulais dire, des citoyens

    • Numerosix
      Numerosix répond à kinxkinx
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 09h52 le 10/11/2011
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Excellente idée .
      D’autant plus qu’a l’exception de la bicyclette qui soi disant sauve la planète ( peut on imaginer slogan plus ridicule ?) , moyen de transport que je j’utilise parfois quand c’est plus pratique que la bagnole pour se déplacer en ville ( et moins dangereux après l’apero concernant son permis a point), le sport est évidement gravement anti écologique..

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