Pourquoi l'OM de Deschamps ne sera pas champion de France

André-Pierre Gignac s’énerve lors d’un match contre Saint-Etienne à Marseille le 21 août (Philippe Laurençon/Reuters).
Trois points en cinq matches, aucune victoire et une 17e place peu glorieuse au classement. Ce n’est pas la crise à Marseille, battu à la maison par Rennes (0-1) ce samedi, mais on y est presque.
Depuis le début de la saison, l’OM a mené trois fois au score (contre Sochaux, à Auxerre et à Lille) sans jamais parvenir à l’emporter. Si le staff et les joueurs la jouent sereine, le mal est peut-être plus profond qu’il n’y paraît. Depuis 2010, Marseille recommence à gagner des titres, mais son équipe s’affaiblit.
Les plans de DD, trop souvent contrariés
L’OM, après dix-sept ans de disette, remporte au printemps 2010 la Coupe de la Ligue et le championnat de France, sous la houlette de son nouveau coach et ex-capitaine, Didier Deschamps. Pour asseoir la domination de l’OM en Ligue 1, et tenter un coup en coupe d’Europe, DD avait un projet simple : conserver tous ses cadres et associer un attaquant de calibre international à son buteur vedette, le Sénégalais Mamadou Niang.
Petit hic : à peine la saison avait-elle repris, que Niang filait en Turquie, au grand dam de DD. Pour le consoler, ses dirigeants lui offrent la paire Loïc Rémy (24 ans, Nice) et André-Pierre Gignac (25 ans, Toulouse) pour un peu plus de 30 millions d’euros.
Rien à voir avec le plan initial. Trop inexpérimentés, trop tendres, trop impressionnables. Résultat, l’OM, laborieux, finit à une flatteuse 2e place, à des années-lumière de Lille, qui écrasa finalement sans trop de mal le championnat 2010-2011.
« DD vs Dédé »
Le coach marseillais n’a jamais voulu d’André-Pierre « Dédé » Gignac. Et il le lui montre bien. Dernier épisode en date mercredi 31 août, à quelques heures seulement de la fermeture du marché des transferts. L’OM expédie Dédé, à peine revenu d’une cure d’amaigrissement, démarcher un club en Angleterre, pour libérer un salaire, et engager « un gros calibre ». L’affaire capote, et Gignac revient.
A son retour, les dirigeants jurent à qui veut bien l’entendre qu’ils aiment Dédé. Gignac, raillé pour son inefficacité et son embonpoint, n’en rajoute pas.
Sauf que cette affaire ne risque pas d’arranger les relations déjà délicates entre DD et Dédé, obligés de travailler ensemble, au moins jusqu’à cet hiver. De toute façon, ils n’ont pas le choix. Si Dédé était déjà en manque de confiance, il pourrait totalement craquer. De là à imaginer que l’OM s’est tiré une balle dans le pied...
Paris a de l’argent. Marseille, non !
Tandis que Marseille mène avec brio sa politique d’austérité, Paris a claqué 85 millions d’euros en transferts, dont 42 pour le seul Javier Pastore, le soi-disant génial mais peu connu milieu argentin de Palerme.
Si jamais les nouvelles recrues n’y arrivent pas, elles seront remplacées à Noël, à l’occasion du marché des transferts hivernal. Idem pour l’entraîneur, Antoine Kombouaré, condamné au succès rapide, sous peine d’être sacrifié sans aucun scrupule. La rumeur évoque même l’arrivée de José Mourinho, l’entraîneur du Real Madrid, la saison prochaine. A Marseille, on n’évoque personne.
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- Sur laprovence.comL'OM n'y arrive toujours pas, sur La Provence.fr
- Sur lexpress.frLe PSG déja champion?, sur Lexpress.fr
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Parti rider...
Parti rider...
Les plans de la Dech sont certes régulièrement contrariés, mais c’est la vie. A peu près tous les plans des entraineurs de foot sont contrariés à un moment ou à un autre.
Et puis Deschamps est un assez bon entraineur, mais il a sa part de responsabilité.
Il a tout de même eu des joueurs qu’il voulait, mais qui on par la suite déçu. Il est trop obnubilé par les joueurs physiques (Diawara, MBia, Diarra, Fanni et compagnie), c’est bien mais ça ne fait pas une équipe.
D’où quelques couacs avec d’autres joueurs, je pense à Ben Arfa, Valbuena, Cheyrou, ou Gignac. Il a ses têtes, le Deschamps : voici des joueurs qui ont été négligés par l’entraineur, qui malgré tout ont tiré l’OM de mauvaises situations. Et puis hop il les oublie et les remet sur le banc, avant de se plaindre des résultats de l’équipe.
Ben Arfa est un cas d’école : même s’il n’a probablement pas été totalement exemplaire, ils on joué à j’te vends-j’te vends plus, au bout d’un moment il en a eu marre. Manque de pot pour l’OM, c’est tombé pendant un « j’te vends plus ».
Autre obsession de DD : la grande star internationale, qui est de toute façon hors de portée des finances de l’OM ? Mancini, Luis Fabiano, Boriello, Amaury... Alors qu’on sait tous qu’ils auraient été très chers pour un résultat probablement mitigé...
Et puis, à mon avis de grosses erreurs de gestion. Un encadrement du club instable. Trop de réactions irréfléchies. Gignac à 15 million, Lucho à 22, ce sont de grosses boulettes. Comment ils font pour les revendre sans perdre d’argent maintenant ? Comment peut-on sérieusement, se réveiller le dernier jour du mercato, et avoir l’idée lumineuse d’aller vendre Gignac à la brocante anglaise, pour pouvoir acheter un hypothétique grand attaquant international ? ? ? Après l’avoir envoyé en cure d’amaigrissement ? ? ?
On peut parler de l’affaire Brandao, aussi. Révélatrice de l’ambiance : le gars est accusé de viol, alors que tout le monde sait que certains à l’OM veulent se débarrasser de lui. Il se barre au Brésil « pour se soigner », personne ne dit rien, et hop, il signe au Cruzeiro. Et on en entend plus parler. Normal, quoi, on laisse un violeur s’échapper. Ça sent le coup fumeux.
Tout ça fait que le club ne travaille pas dans un environnement sain, ce qui rejaillit sur le rendement de l’équipe.




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