Hollande dans les pas de Pompidou, « Président normal »
L’exemple pour François Hollande en matière de présidence ? Ça n’est pas François Mitterrand mais Georges Pompidou. C’est en tout cas ce qu’il explique à Franz-Olivier Giesbert dans son livre « Derniers carnets » :
« Politiquement, [Pompidou] était conservateur, mais je me reconnaîtrais volontiers dans sa pratique de la fonction : il avait compris quelque chose, c’était un président normal. »
François Fressoz, éditorialiste au Monde, rappelle que l’admiration du nouveau Président pour le successeur du général de Gaulle n’est pas nouvelle : il lui avait déjà rendu hommage en mai 2011, ce qui lui avait attiré la sympathie de certains chiraquiens.
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Il ya un loup
Il ya un loup
Le plus amusant avec Hollande, c’est ce besoin de se trouver des modèles pour exister, et de tenter de faire oublier les réalités pourtant contraires !
Hollande vénère Mitterrand (qui le traita superbement en sous-fifre), en appelle à De Gaulle (qui fut désigné toute sa carrière par les socialistes comme auteur d’un « coup d’état permanent »), se dit élève de Jules Ferry (un grand colonialiste sans vergogne)...
Aujourd’hui, séance de lèche-cultisme avec Georges Pompidou, qui doit se marrer dans sa tombe de voir ce « fils spirituel » si peu en phase avec ses propres origines paysannes et fils d’instituteur né à Montboudif et son devenir éblouissant de normalien qui fut ensuite grand banquier privé avant de devenir Premier Ministre puis Président qui incarna la modernité, le libéralisme et le dynamisme économique...
Hollande, lui, est fils d’un grand bourgeois riche, élevé à Neuilly sur Seine et éduqué au prestigieux lycée Pasteur, ancien élève de HEC qui est le modèle de l’école privée élitiste avant de rejoindre le vrai corps le plus sectaire de France, l’ENA, et fit toute sa carrière en politique au service du parti socialiste sans jamais travailler dans aucune entreprise, n’a jamais réformé ce parti qu’il dirigea 11 ans...
L’homme « normal » n’en a pas fini de tenter d’exister, de se donner l’étoffe des héros, lui qui n’a jamais été que le banal secrétaire du parti socialiste dépassé par tous les courants, le lecteur assidu de l’almanach Vermot, l’amateur de hamburger frites coca.




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