Promotion 26/04/2012 à 10h53

Sarkozy recase son « monsieur sondages » au Conseil d’Etat

François Krug | Journaliste Rue89

Nicolas Sarkozy vient de nommer au Conseil d’Etat Jean-Baptiste de Froment, son jeune conseiller chargé des sondages à l’Elysée puis à son QG de campagne. Une belle récompense... et un abri confortable en cas de victoire de la gauche.

A 34 ans, Jean-Baptiste de Froment est un des conseillers les plus discrets du Président-candidat. Normalien et agrégé de philosophie, il l’accompagne depuis 2007.

Il a d’abord été chargé de l’éducation, avant d’hériter des sondages et des études. Le 16 février, au lendemain de la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy, il a quitté l’Elysée pour rejoindre l’équipe de campagne.

C’est par exemple lui, racontait Libération, qui a fait découvrir à Nicolas Sarkozy le livre « Fractures françaises », du géographe Christophe Guilluy, qui a permis au candidat d’adapter son discours à destination des classes populaires.

Un poste prestigieux et très recherché

Nicolas Sarkozy offre aujourd’hui à son jeune conseiller un poste prestigieux et très recherché : maître des requêtes au Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative.

Le décret de nomination est paru ce jeudi au Journal officiel. Jean-Baptiste de Froment a bénéficié d’une nomination au tour extérieur, c’est-à-dire hors concours et sur décision de l’exécutif. Comme il se doit, sa nomination a été soumise au préalable au vice-président du Conseil d’Etat, qui a rendu un avis favorable.

Dans ce repaire d’énarques et de juristes, Jean-Baptiste de Froment pourra donc observer de près ce « système » que Nicolas Sarkozy a décidé de fustiger... sans hésiter à y recaser ses proches.

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  • EowYnS
    EowYnS
    étudiante
    • Posté à 12h58 le 26/04/2012
    • Internaute 165106
      étudiante

    vive la méritocratie républicaine !

  • Conventionnel
    Conventionnel répond à PIT LE CHIEN
    On ne peut régner innocemment
    • Posté à 14h36 le 26/04/2012
    • Internaute 169038
      On ne peut régner innocemment

    Pas dit qu’il y en aura pour tout le monde, mais très traditionnellement quelqu’un doit s’occuper de ça ; possiblement Hortefeux.
    Ceci dit, le cas de Froment est intéressant d’abord parce qu’un normalien, agrégé de philosophie dispose absolument du profil requis pour le Conseil d’Etat, comme Régis Debray en son temps. Mais le fait que cette mesure soit annoncée avant le deuxième tour signale néanmoins qu’on ne croit plus du tout en la victoire appelée par les voeux de la mère Courcel.