Le sondage qui dit non à trois idées fausses
Quatre dernières livraisons de sondage avant le premier tour.Trois placent Hollande nettement en tête, un les met à égalité.. Pendant ce temps, travaillant sur le long terme, la Fondation Jean-Jaurès, en collaboration avec l’institut Ipsos, le journal Le Monde, le Cevipof et la Fondation pour l’innovation politique, ausculte 6 000 Français, semaine après semaine, pour déterminer et comprendre leurs intentions de vote.
La vague 8 (enquête réalisée du 5 au 10 avril) se penche plus spécifiquement sur les électeurs de Nathalie Arthaud, Philippe Poutou et Nicolas Dupont-Aignan. Mais l’ensemble des données recueillies permet à la Fondation Jean-Jaurès de battre en brèche certaines idées fausses.
Marine Le Pen serait en tête chez les 18-24 ans
Les chiffres de l’enquête Présidoscopie infirment cette hypothèse : Marine Le Pen réalise en effet 18% chez les 18-24 ans, Jean-Luc Mélenchon 15%, Nicolas Sarkozy 23,5%, François Bayrou 8%.
C’est François Hollande qui est, de loin, en tête chez cet électorat, avec 32% des intentions de vote.
Nicolas Sarkozy serait devenu le « candidat du non »
Malgré les nombreux appels de Nicolas Sarkozy aux électeurs du non, ceux-ci se prononcent d’abord pour François Hollande (26%), ensuite pour Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen (environ 23%). François Bayrou ne recueille logiquement que peu de suffrages chez les partisans du non (7%). Nicolas Sarkozy réalise un score très faible chez ceux qui ont voté non en 2005 (15%). C’est parmi les partisans du oui que se trouvent ses réserves (41,5%).
A quelques jours du premier tour, tout serait joué
C’est plus complexe que cela pour le premier tour :
- il y a une grande incertitude sur le taux de participation ;
- entre 1/4 et 1/3 des électeurs disent encore que leur choix n’est pas définitif ;
- la mobilité reste forte à l’approche du premier tour : plus de 13% des électeurs ont changé d’avis dans les quinze derniers jours.
Pour le second tour, la stabilité est très forte :
- 85% des électeurs considèrent que leur choix est définitif ;
- de vague en vague, on observe qu’ils ne changent effectivement pas d’avis ou très peu (0,6%)/
« On peut en conclure que, s’il n’y a pas de surprise le 22 avril, il n’y aura pas de surprise le 6 mai. »
Sondage réalisé du 5 au 10 avril auprès 4 261 personnes inscrites sur les listes électorales constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Ces personnes ont déjà répondu à la septième vague de ce dispositif (du 23 au 27 mars 2012) et ont accepté d’être réinterrogées à intervalles réguliers jusqu’au second tour.
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Petit agité
Petit agité
A quelques jours du premier tour, tout serait joué
Plus les élections approchent et plus la victoire d’Hollande devient une réalité dans l’esprit d’électeurs de droite dégoûtés de Sarkozy et ayant prévu d’aller à la pêche au second tour, mais qui pourraient avoir un déclic, une montée d’angoisse, et aller voter utile pour éviter Hollande à tout prix .
Mais ça m’étonnerait que les classes populaires soient de la partie ce coup-ci et se déplacent en masse pour lui barrer la route. Donc à mon avis sa victoire ne sera pas aussi spectaculaire que le prévoient les sondages mais ça parait quand même mal barré pour Sarko. L’abstention est l’alliée du PS.




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