Bilan des années Sarkozy 12/03/2012 à 13h01

Les neuf coups qui ont plombé le moral des profs sous Sarkozy

Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89

Flicage des profs et des élèves, manque de formation des jeunes enseignants : en matière d’éducation, le bilan des attaques portées à l’école depuis 2007 est sévère.


Nicolas Sarkozy dans une classe de Périgueux, le 15 février 2008 (Regis Duvignau/Reuters)

Bilan
Rue89 entame un « bilan des années Sarkozy ». Avec des personnes rencontrées lors de précédents reportages, des figures qui ont fait l’actualité, des riverains auteurs de tribunes et de commentaires mémorables, nous revisitons les dossiers marquants du quinquennat. Deuxième volet : l’éducation.

Mardi 28 février, le candidat Nicolas Sarkozy annonçait à Montpellier ses propositions pour l’éducation. Son bilan est pourtant difficile à vendre. Nicolas Sarkozy n’avait pas de grand dessein pour l’Education nationale, ni de bienveillance particulière. Il y a vu une source d’économies potentielles, et le Président a détricoté des « choses » qui marchaient plutôt bien, sans cohérence.

Le résultat : une baisse de vocation. Il y avait, selon RTL, 92 000 candidats au Capes en 2004, il n’y en avait plus que 28 000 l’an dernier. Presque 900 postes n’ont pas été pourvus en 2011. Des enseignants manquent en lettres, maths, anglais ou allemand.

Cette liste des coups portés à l’école n’est pas exhaustive ; elle a notamment été réalisée en relisant les articles et témoignages publiés sur Rue89 depuis mai 2007.

1

Les établissements se vident de leurs profs

C’est quoi ? Le fil rouge du mandat de Nicolas Sarkozy qui prévoie le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Chaque année, les parents d’élèves se mobilisent contre les suppressions de postes dans des opérations « écoles mortes » (le Nord - Pas-de-Calais est très touché).

Selon nos calculs, cela fait près de 71 000 postes supprimés en cinq ans. En ajoutant les 8 701 suppressions de postes de la rentrée 2007, on arrive à un bilan de près de 80 000 sur l’intégralité du mandat – c’est le chiffre que tout le monde retient.

Pourquoi cela a plombé le moral des profs ? Classes surchargées, personnels déplacés ou qui partagent leur temps entre plusieurs établissements, embauche de contrats précaires...

En cinq ans, près d’un tiers de l’effectif total de Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) a aussi disparu. Un dispositif que la communauté éducative juge plus abouti que l’aide individuelle personnalisée (qui ignore les difficultés relationnelles ou sociales).

La suppression de postes se fait aussi au détriment de la scolarisation des moins de 3 ans – en forte baisse depuis dix ans.

Le gouvernement a-t-il corrigé ? Non. Dans un entretien donné aux Echos, le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, juge « possible » de continuer à réduire le nombre de postes dans l’éducation après 2012 et n’écarte pas de recourir « à un organisme indépendant » pour l’évaluation des élèves.

2

Les jeunes étudiants sont propulsés dans les classes

C’est quoi ? Avant, un postulant aux concours devait avoir au minimum un bac +3 pour le Capes, et bac +4 pour l’agrégation. Après le concours, il effectuait un an de stage (6 à 8 heures par semaine en classe, le reste du temps en cours théorique à l’IUFM).

Depuis la rentrée 2010, il faut un niveau master (bac +5) pour se présenter. Les nouveaux masters aménagés comportent une part de théorie. Les stages pratiques sont prévus pendant les deux années de master, alors que les étudiants n’ont pas encore réussi le concours. Post-examen, ceux qui ont réussi sont propulsés à temps plein dans les classes.

Pourquoi cela a plombé le moral des profs ? Les jeunes profs sont « balancés » dans leurs classes sans savoir comment parler à leurs élèves (ils manquent de pratique et ne bénéficient plus en alternance des conseils de l’IUFM).

La réforme ne tient pas compte du rythme des étudiants, qui doivent valider leur dernière année de master, préparer les concours d’enseignants et faire des stages en même temps.

Le gouvernement a-t-il corrigé ? Oui, mais en pire. Nicolas Sarkozy a reconnu, en janvier 2011, la nécessité d’« améliorer notre système » :

Aucune précision sur les conditions d’encadrement, Luc Chatel est soupçonné de vouloir recruter de la main d’œuvre à bas coût.

3

Les profs et les élèves se sentent fliqués

C’est quoi ? Jusqu’à présent, tous les enseignants étaient tenus de renseigner un cahier de textes papier mis à la disposition des élèves. Désormais, dès la rentrée 2011, à chaque cours, il faut remplir un cahier de textes numérique très complet, qui doit comporter les documents utilisés pour les cours.

Les élèves sont eux répertoriés depuis 2009 dans Base-élèves, des fichiers qui enregistrent des informations variées sur un élève pour l’ensemble de sa scolarité (état civil, adresse, responsable légal...).

Pourquoi cela a plombé le moral des profs ? Le cahier de textes numérique apparaît, pour certains, comme une volonté politique de surveillance. Il donne à l’administration un pouvoir sur les enseignants.

Pour les profs, il s’agit d’une augmentation de leur charge de travail sans compensation financière.

Contre les fichiers Base-élèves, des enseignants, chefs d’établissement, parents d’élèves, réunis dans un collectif estiment que ces fichiers ne respectent pas le droit à la vie privée, et craignent qu’ils soient utilisés par la police. Qualifiés de « désobéisseurs », les enseignants qui refusent de les remplir ont été déplacés ou sanctionnés.

Le gouvernement a-t-il corrigé ? En grande partie. Au départ, les fichiers Base-élèves comportaient des données intrusives et sensibles.

Face aux critiques, Xavier Darcos, alors ministre de l’Education nationale, a revu deux fois les fichiers, en les expurgeant de données à caractère personnel en 2007 (critères ethniques) puis en 2008 (profession et catégorie sociale des parents, situation familiale, absentéisme signalé).

Le Conseil d’Etat a demandé que d’autres modifications soient apportées : la durée actuelle de conservation des données de 35 ans a par exemple été jugée trop longue.

4

Les écarts se creusent entre les lycées

C’est quoi ? C’est le résultat de la réforme Chatel, avec l’introduction, de la seconde à la terminale, d’un accompagnement personnalisé de deux heures hebdomadaires (groupes de quinze à vingt élèves). Pour compenser, le ministre a décidé de couper un peu partout. L’histoire-géo passe en option pour les filières S.

Par ailleurs, une plus grande autonomie est donnée aux établissements pour gérer les heures « de dédoublement » qui permettent un travail en petit groupe. Auparavant réparties par discipline au niveau national, ces heures (10 heures en moyenne) sont désormais à la libre disposition des établissements.

Pourquoi cela a plombé le moral des profs ? Les élèves scientifiques sont pénalisés : ils perdent des heures d’histoire. Mais surtout, on reproche à cette réforme de creuser l’écart entre les lycées. La formation proposée change d’un établissement à l’autre, en fonction de l’usage qui est fait du volume d’heures laissé au libre arbitre du chef d’établissement.

Dans les meilleurs établissements, les heures d’accompagnement personnalisé se transforment en une heure de mathématiques en plus.

Le gouvernement a-t-il corrigé ? Non.

5

Les chefs d’établissement sont les nouveaux patrons

C’est quoi ? La loi LRU datant d’août 2007 concentre les pouvoirs entre les mains des présidents d’université et de leur conseil d’administration. Ils ont le pouvoir de recruter les enseignants qu’ils désirent et de lever des fonds privés via des fondations. Le statut des enseignants-chercheurs est plus encadré. Le prolongement à l’école ? C’est le projet de la mise en place de l’évaluation des profs par les chefs d’établissement dès la rentrée 2012.

Pourquoi cela a plombé le moral des profs ? L’autonomie des universités suscite toujours des critiques : des universitaires continuent de réclamer son retrait, dénonçant la toute-puissance des présidents, la privatisation et la mise en concurrence des universités.

Concernant l’évaluation par les chefs d’établissement, les profs se posent des dizaines de questions. Par exemple : quelle légitimité a un ancien prof de techno devenu proviseur pour évaluer un prof de français ?

Le gouvernement a-t-il corrigé ? Partiellement. Modifié dans le cadre de la loi LRU, le statut des enseignants-chercheurs a été revu par Valérie Pécresse.

6

La mise en concurrence des établissements

C’est quoi ? C’est une des mesures phares du quinquennat Sarkozy. En 2007, le président de la République décide « d’assouplir » la carte scolaire en autorisant les dérogations. Les élèves sont toujours affectés à l’établissement de leur quartier, mais peuvent obtenir une dérogation, notamment s’ils sont boursiers. « Une manière de favoriser l’égalité des chances et la diversité sociale. »

Pourquoi cela plombé le moral des profs ? Selon Philippe Tournier, secrétaire général du syndicat, cité dans Libération en 2010, les établissements les plus fragiles qui sont les plus touchés : 30% des collèges et lycées classés ZEP-RAR (zone d’éducation prioritaire-réseau ambition réussite) jugent que la libéralisation de la carte scolaire a eu un impact négatif.

Le gouvernement a-t-il corrigé ? Non.

7

L’absentéisme scolaire provoque la fin des allocs

C’est quoi ? C’est un retour en arrière, puisque la suppression des allocations familiales pour absentéisme scolaire a été mise en place en 1946 (jusqu’en 2004). Un décret de janvier 2011 rétablit cette pratique.

Un an après, il y a eu 161 suspensions (chiffres arrêtés à octobre 2011), les départements des Vosges et du Cher en tête. Les familles touchées étaient « très majoritairement » suivies par les services des conseils généraux. Les gens du voyage sont aussi touchés, selon un cadre de la CAF.

Pourquoi cela plombé le moral des profs ? Les profs n’ont pas réagi massivement. Il n’y a pas eu de mouvement national sur le sujet.

Le gouvernement a-t-il corrigé ? Non, au contraire. C’est une source de fierté pour Luc Chatel qui a présenté ces chiffres en décembre dernier.

8

Les remarques clownesques des ministres

C’est quoi ? Il y a au moins deux épisodes ridicules marquants. La phrase de Xavier Darcos, en juillet 2009 :

« Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? »

Et puis, il y a eu la sortie com à l’Intermarché du tout nouveau ministre Luc Chatel en août 2009 : devant les caméras, des fausses mères de famille (en réalité des sympathisantes/élues UMP) disent tout le bien qu’elles pensent de l’action du ministre. La mise en scène est démasquée : Intermarché protège Chatel en affirmant que les interviewés sont des salariés de l’enseigne.

Pourquoi cela a plombé le moral des profs ? Sans commentaire.

Le gouvernement a-t-il corrigé ? Partiellement. Xavier Darcos a présenté ses excuses lors du débat sur le budget de l’Education nationale au Sénat.

Dans des lettres à trois médias (France Inter, France Info et Libération), Luc Chatel ministre a « condamné fermement » le « procédé » d’Intermarché invitant des salariés à « faire figuration ».

9

La chasse aux femmes voilées

C’est quoi ? Luc Chatel, ministre de l’Education, propose au printemps 2011 que les personnes accompagnant les élèves lors de sorties scolaires respectent le « principe de neutralité et laïcité » de l’école, et donc d’interdire les signes ostentatoires (en premier lieu le voile).

Pourquoi cela a plombé le moral des profs ? Les profs sont loin d’être unanimes là-desus, mais certains ont souffert du fait que l’école soit instrumentalisée dans ce débat.

Le gouvernement a-t-il corrigé ? Oui. Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a conclu qu’il était impossible de trancher et de légiférer. Il a proposé plutôt de préparer des « instructions », recommandant le recours à des mères non voilées, et de laisser les chefs d’établissement décider sur le terrain.

Vous avez en tête d’autres mesures du quinquennat de Sarkozy qui ont mis les profs en colère ? Réagissez dans les commentaires, nous ajouterons vos contributions à l’article.

Mis à jour le 13/03/2012 à 15h : les stages (observation et responsabilité) en master ne sont plus facultatifs. Ils l’étaient, dans un premier temps.

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  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 13h39 le 12/03/2012
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    J’ai un peu survolé sans regarder tous les liens, mais il me semble que ces 9 mesures soient un bon résumé de ce qui se passe dans les écoles publiques, mais aussi privées dont les enseignants ont participé aux dernières grèves.

    Il n’y a pas que « base élèves » pour les primaires, il y a aussi « sconet » pour les collèges et lycées. La nouveauté est que les fichiers sont maintenant interconnectés. Lire sur le site retrait base élèves
    Le notes d’évaluation des CM2 passent directement au collège. Les enseignants sont contre ce flicage par fichage interposé.

  • le mur
    • Posté à 13h43 le 12/03/2012
    • Internaute 40005

    Le cahier de texte numérique pose d’autres problèmes que les crânes d’oeuf n’ont pas pris en compte.
    Je ne suis pas hostile à cet outil très utile pour les élèves quand ils le consultent..
    Cependant, deux problèmes majeurs
    1) Les serveurs géniaux qui hébergent le cahier sont des dinosaures. Celui que nous utilisons n’acceptent pas les documents de plus de 400 ko. Un peu embêtant quand les fichiers excèdent en moyenne 2 Mo.
    2) Se pose aussi, et c’est le problème majeur, la question des droits d’auteur. Je m’explique. Nous avons le droit de photocopier et de diffuser des documents puisque les établissements scolaires paient des droits. En revanche, ce n’est pas le cas de documents numériques publiés sur le net. J’en déduis que le ministère nous incite à enfreindre les lois...
    Je passe sur la question du respect des droits d’auteur du professeur puisque les documents sont régulièrement pillés par des officines de cours privés..
    Je passe sur le reste ou plutôt non
    1) un accompagnement personnalisé qui n’a rien de personnalisé puisqu’il se fait en classe entière.
    2) des classes de plus en plus surchargées, notamment en zep puisque la réforme du lycée a permis de faire sauter la barre des 30 élèves par classe au maximum.
    3) la suppression de l’’histoire en terminale S qui a aboutit à la mise au point de programmes qui oblige à gaver les élèves comme des oies.
    4) Une réforme qui ne sert en fait qu’à faire des économies.

    En dépit de ces inconvénients, heureusement qu’il reste les élèves et le plaisir de transmettre, !

  • e-citoyen
    • Posté à 13h56 le 12/03/2012
    • Internaute 13111

    La baisse des moyens alloués à l’Education nationale ne s’est pas uniquement matérialisée par le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Les dotations horaires globales (DHG ou DGH) n’ont cessé de diminuer durant le quinquennat (même si cela avait déjà été initié avant). Cette baisse de moyens horaires se traduit certes par une réduction du taux d’encadrement des élèves et la multiplication des postes partagés entre plusieurs établissements, mais aussi par l’augmentation des effectifs par classe et la suppression de très nombreux projets interdisciplinaires ou transversaux, ainsi que le soutien (totalement transféré sur l’accompagnement éducatif des élèves volontaires par les profs volontaires après l’école). Ces projets, souvent novateurs et utiles pour la prise en compte de l’hétérogénéité des classes, ont souvent été de fait des variables d’ajustement. C’est au final l’offre éducative qui s’est considérablement réduite.

  • YAJ
    YAJ
    enseignante retraitée, non (...)
    • Posté à 14h19 le 12/03/2012
    • Expert 3231
      enseignante retraitée, non (...)

    Un dixième point qui a mis les profs en colère c’est le blocage de leurs salaires comme d’ailleurs celui des autres fonctionnaires. Un enseignant à bac + 5 qui commence avec un salaire net de 1350 € passant dans l’année à 1600 € pour les titulaires du CAPES Public. Ensuite les augmentations ralentissent et arrivent autour de 1800€ au bout de 10 ans c’est à dire à 1/3 de la carrière.
    On s’étonne après de la crise des « vocations » vu aussi les conditions de travail.

  • Bernard_J
    Bernard_J
    auteur, traducteur
    • Posté à 15h12 le 12/03/2012
    • Internaute 108845
      auteur, traducteur

    J’ai un dixième coup à proposer, arrivé à ma fille prof de maths à Amiens, titulaire du Capes, il y a quelques semaines : C’est quand le rectorat la licencie pour un motif futile - un problème d’autorité avec les élève alors qu’elle manque d’expérience - mais laisse entendre de façon officieuse qu’il accepterait qu’elle reprenne un emploi en tant que vacataire sous-payée.

  • Ssand
    Ssand
    A 14 jours du changement!
    • Posté à 16h26 le 12/03/2012
    • Internaute 157021
      A 14 jours du changement!

    Dans la rubrique « les chefs d’établissements sont les nouveaux patrons », je dénonce ces petits chefs hargneux qui mettent la pression aux profs sur les notes obtenues au bac par leurs élèves, l’émargement systématique lors des réunions, conseils de classe etc (bonjour l’infantilisation- perso je refuse de signer... mais ça c’est mon côté rebelle), la stagnation des notes administratives pour les « éléments“-dont je suis- qui refusent de faire partie de la ‘cour’ du chef, les proviseurs qui se mêlent de plus en plus de la pédagogie alors qu’il n’en n’ont pas les compétences.
    Ce qui intéresse les chefs d’établissement, ce n’est plus qu’un prof se dévoue à la réussite de ses élèves, c’est qu’il s’investisse dans des commissions, des réunions, qu’il monte des ‘projets’ (dixit mon chef d’établissement) .Moi mon projet c’est d’essayer de faire progresser et réussir mes élèves, mais apparemment tout le monde s’en fout. Bref il faut se montrer et brasser de l’air.
    Je dénonce également l’instauration des groupes de compétence en langue, qui, outre leur inutilité, multiplie le nombre de groupes pour chaque prof.
    Je dénonce la baisse continue des horaires en langue dans toutes les filières, ce qui conduit aussi à une augmentation du nombre de classe/ prof.
    Personnellement j’ai 7 classes et 160 élèves. L’an prochain je devrais sans doute prendre 8 classes au moins (je n’ai pas d’heure sup). Je ne fais plus de la qualité, je fais de l’abattage.
    Sur ce je vous laisse, j’ai conseil de classe justement. D’ailleurs, faudra que je vous parle des conseils de classe ‘nouvelle génération’ à l’occasion, où tout est décidé à l’avance par le prof principal et le chef d’établissement. L’avis des profs ? on s’en fout ! (mais ça, c’est pas nouveau). Les souhaits des enfants et de leurs parents ? on s’en fout aussi ! eh oui, c’est ça l’Education Nationale de Luc Chatel !

  • Superfafa
    Superfafa répond à emiboot
    etudiante
    • Posté à 12h24 le 13/03/2012
    • 183148
      etudiante

    Le master ? Très difficilement. Actuellement je me retrouve à : travailler mon mémoire, 8 oraux pour me préparer aux oraux du Capes, une épreuve sur table pour l’UE « Agir en fonctionnaire éthique et responsable », trois dossiers à rendre, mais cela pour les prochains mois, je vous évite la masse de travail avec les stages/rapports de stage, devoirs etc effectués les mois derniers. Nous avons cours pratiquement tous les jours et toute la journée. Les oraux ont lieu dès mi-juin.
    Ah oui, accessoirement j’ai un job que je ne peux quitter faute d’avoir papa/maman derrière et qui me prend mes weeks ends.
    Donc les masters MEF ; c’est de la merde.

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