à lire sur Libération.fr 03/03/2012 à 17h21

Michel Rocard : « Il ne peut y avoir d'issue en Grèce qu'avec un pouvoir militaire »

« Personne ne le dit, mais il ne peut y avoir d’issue en Grèce qu’avec un pouvoir militaire. » Michel Rocard se lâche, dans une interview à Libération, avec, en particulier, cette petite phrase sur un pouvoir militaire en Grèce...

Pour l’ancien Premier ministre, soutien de François Hollande, les mesures d’austérité – « une décroissance forcée », dit-il – imposées à la Grèce posent la question démocratique dans ce pays :

« comment fait-on dans ce contexte pour maintenir des élections ? Il n’est pas possible de gouverner ce peuple en lui disant qu’il va perdre 25% de son revenu dans les dix ans si on tient à payer toutes les dettes. Personne ne le dit, mais il ne peut y avoir d’issue en Grèce qu’’vec un pouvoir militaire. »

Il ajoute :

« Il devient de plus en plus indispensable d’annuler partout une bonne partie de la dette non payable. Mais attention, la grande bulle qui menace, elle est privée ! Une éventuelle crise de la dette souveraine européenne ne serait qu’un petit détonateur. Nous sommes dans l’imbécillité politique collective. »

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  • Vaceslas
    Vaceslas
    Etudiant
    • Posté à 17h24 le 03/03/2012
    • Internaute 64382
      Etudiant

    Ils ont inventé la démocratie mais n’ont pas déposé le brevet semble-t-il.

    • Baracuda
      Baracuda répond à Vaceslas
      Dans les remous
      • Posté à 19h14 le 03/03/2012
      • Internaute 93411
        Dans les remous

      Ben en fait, ils ont vote PS entre temps !

      • tlaloc
        tlaloc répond à Baracuda
        Retraité
        • Posté à 20h27 le 03/03/2012
        • Internaute 47359
          Retraité

        moitié moitié droite et gauche deux familles Papaandreou et Caramanlis apprenez l’histoire !

         
        • Baracuda
          Baracuda répond à tlaloc
          Dans les remous
          • Posté à 20h31 le 03/03/2012
          • Internaute 93411
            Dans les remous

          L’histoire.... :)
          Et apprendre quoi ? ?
          Comment nos hommes politiques contemporains spolient égoïstement la masse ? ? Merci, j’ai bien compris, tout au moins assez pour ne plus être un adepte de la vaseline...

          Tu es Suisse pour défendre ainsi le PS Grec ? ?

          • zompti
            zompti répond à Baracuda
            futur « départ volontaire »
            • Posté à 22h19 le 03/03/2012
            • Internaute 71360
              futur « départ volontaire »

            Tu es Suisse pour défendre ainsi la droite grecque qui a truqué les compte du pays pour accéder à l’Euro ?

            • Wildleech
              Wildleech répond à zompti
              révolutionnaire en devenir
              • Posté à 12h26 le 04/03/2012
              • Internaute 81842
                révolutionnaire en devenir

              Ou il pense que le PS c’est déjà la droite et le libéralisme, et il a raison.

          • mat-34
            mat-34 répond à Baracuda
            • Posté à 08h46 le 04/03/2012
            • Internaute 39569

            Heureusement, nous sommes très nombreux à en avoir compris un peu plus que toi :
            - la vaseline, c’est beaucoup plus confortable que le gravier que nous fournit abondamment la droite sarkozyenne.

        4 autres commentaires
    • mamane
      mamane répond à Vaceslas
      le futur c'était mieux avant
      • Posté à 19h32 le 03/03/2012
      • Internaute 44657
        le futur c'était mieux avant

      bof ! y a d’autres forme de démocratie qui ont existé dans l’histoire du monde (monde qui ne se limite pas l’Europe, c’est tjs bon de le rappeler).

    • trouble fêtes
      trouble fêtes répond à Vaceslas
      aconforme
      • Posté à 20h44 le 03/03/2012
      • Internaute 156689
        aconforme

      Ils ont falsifié la démocratie et fait une fausse déposition pour un semblant de brevet.

    • OEUF
      OEUF répond à Vaceslas
      étudiant
      • Posté à 21h28 le 03/03/2012
      • Internaute 139068
        étudiant

      la démocratie a été vidée de sa substance...petit à petit...patiemment...avec détermination.
      Le temps arrive pour la FRANCE de nous ressaisir
      contre la Gréce « socialiste » à la France « libérale » même combat...un peuple, un pays, une nation !

      • yabon
        yabon répond à OEUF
        Cyborg marxien en service
        • Posté à 00h05 le 04/03/2012
        • Internaute 98602
          Cyborg marxien en service

        « contre la Gréce “ socialiste ” à la France “ libérale ” même combat...un peuple, un pays, une nation ! »

        Ben non, là, ça en fait deux.

      • Captain Konstadt
        Captain Konstadt répond à OEUF
        tribun courtois
        • Posté à 10h21 le 04/03/2012
        • 178678
          tribun courtois

        tiens dans l’entretien, Rocard dit un truc pas con et ça vous concerne l’Oeuf (entre autres) :

        « Quelles que soient l’intensité verbale, la vigueur des haines et la joie de vivre qu’auront les militants FN ou ceux de Sarkozy à voir les Français se refuser les uns les autres de vivre ensemble, ça ne changera rien et pourrira tout. L’essentiel reste l’effet de serre et le danger financier. Nous ne nous occupons pas de l’essentiel. »

         
        • fafdebase-
          fafdebase- répond à Captain Konstadt
          bobophage nationaliste (...)
          • Posté à 13h32 le 04/03/2012
          • 180859
            bobophage nationaliste (...)

          « le vivre-ensemble », une autre formule magique comme le « multiculturalisme », la « stigmatisation », la « haine de l’autre »....
          Psalmodiez un peu plus en dansant autour du feu, les dieux ne vont pas vous entendre...

        2 autres commentaires
  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 17h33 le 03/03/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Michel Rocard : « il ne peut y avoir d’issue en Grèce qu’avec un pouvoir militaire »
    Et des camps d’internement pendant qu’il y est........
    Remplacer la démocratie par la tyrannie, pauvres Grecs , allez on se reprend un Rocard heu non hip un Ricard....

    • A déménagé le 24-12-2012
      • Posté à 18h17 le 03/03/2012
      • Internaute 154051
        non connue

      N’oubliez pas que la démocratie en Grèce est très récente. En faite depuis son entrée dans l’union européenne.
      Et si vous pensez que les plans d’austérité imposés à la Grèce par les Allemands représentent la démocratie c’est que vous ne connaissez pas la définition exacte de ce mot. Même les marchés financiers reviennent sur leur position en expliquant que l’austérité va conduire la Grèce dans une récession durable qui sera contre productive non seulement pour elle mais aussi pour toute la zone euro.
      N’oubliez pas non plus que l’Allemagne a fait 3 fois défauts au cours du siècle dernier et que ces dettes ont été effacé. Tout comme la dette Française auprès des Etats-Unis d’Amérique.
      Pour ce qui est du pouvoir militaire je fais plus confiance à Michel Rocard au vu de son passé et de ses connaissances politiques qu’à vous mais si je respect votre point de vue.

      • BelleGunes
        BelleGunes répond à A déménagé le 24-12-2012
        methodique
        • Posté à 18h56 le 03/03/2012
        • 178918
          methodique

        « N’oubliez pas que la démocratie en Grèce est très récente »
        Elle date juste du VIme siècle avant J.C. ...
        Et ce sont même les grecs qui l’on inventée...

         
        • Baracuda
          Baracuda répond à BelleGunes
          Dans les remous
          • Posté à 19h11 le 03/03/2012
          • Internaute 93411
            Dans les remous

          Oui je m’en souviens, j’ai vu cela au lycée....
          Des gros lards en toge blanche qui passaient leur temps a discuter combien ils allaient taxer le peuple, et qui finissaient enivres a la cantine....
          Comme si c’était hier ! (voir demain...)

          • BelleGunes
            BelleGunes répond à Baracuda
            methodique
            • Posté à 19h54 le 03/03/2012
            • 178918
              methodique

            C’est tout simplement que vous étiez dans un lycée de con. Point.

            • Baracuda
              Baracuda répond à BelleGunes
              Dans les remous
              • Posté à 20h27 le 03/03/2012
              • Internaute 93411
                Dans les remous

              Rien a redire sur le lycée en fait, le con ça devait être moi...
              Je me suis toujours dis que ça pouvait fonctionner sans esclaves, ni guerre, ni inégalité une démocratie...
              Je suis con hein ! !

              • trouble fêtes
                trouble fêtes répond à Baracuda
                aconforme
                • Posté à 21h08 le 03/03/2012
                • Internaute 156689
                  aconforme

                Le but de la démocratie athénienne allait dans le sens d’abolir l’esclavage, que les citoyens pauvres puissent se protéger des abus des pouvoirs économiques et guerriers.
                L’esclavage de dette ayant été abolie en ce temps là par Solon : étonnante symbolique que de voir le peuple grecque comme bien d’autres (et à venir) s’y retrouver à nouveau enchaîné.

                Cela peut fonctionner sans esclave, ni guerre, ni inégalité une démocratie... aussi.
                *< ; o)))
                C’est con hein !

                • BelleGunes
                  BelleGunes répond à trouble fêtes
                  methodique
                  • Posté à 21h17 le 03/03/2012
                  • 178918
                    methodique

                  Merci pour la référence à Solon.
                  Pour l’esclavage Aristote avait déploré la nécessité de son maintien en ses termes : « Lorsque les navettes (des métiers à coudre ndlr.) marcheront toutes seules, il n’y aura plus d’esclaves »
                  Et c’est Herbert Marcuse qui reprendra cette idée en signalant qu’avec les usines automatisées qui libèrent l’homme du travail et le rende disponible à la Skholè (au loisir cultivé) on devrait en principe voir les esclaves disparaître alors que l’on voit de fait naître de nouvelles formes d’esclavages auxquelles on demande même aux esclaves d’acquiescer.

              • BelleGunes
                BelleGunes répond à Baracuda
                methodique
                • Posté à 22h39 le 03/03/2012
                • 178918
                  methodique

                Oui.

              • Justice pour tous-
                Justice pour tous- répond à Baracuda
                Riverain dans Censure89
                • Posté à 09h49 le 04/03/2012
                • 182645
                  Riverain dans Censure89

                Oui mais c’est déjà bien de le voir...

          • tlaloc
            tlaloc répond à Baracuda
            Retraité
            • Posté à 20h28 le 03/03/2012
            • Internaute 47359
              Retraité

            nul

          • mat-34
            mat-34 répond à Baracuda
            • Posté à 08h51 le 04/03/2012
            • Internaute 39569

            En fait, rien n’a changé !
            C’est juste le « costard-cravatte qui a remplacé la toge blanche.

        • Phobos
          Phobos répond à BelleGunes
          sans
          • Posté à 19h24 le 03/03/2012
          • Internaute 106461
            sans

          La Grèce n’existait pas dans l’antiquité en tant qu’état.
          La Grèce a été un bout de l’empire romain, un bout de l’empire byzantin, un bout de l’empire ottoman, un bout de l’empire britannique, une dictature, une monarchie puis une junte militaire.
          C’est une démocratie depuis 1973.
          L’état a toujours été vu comme une entité oppressive dont le seul intérêt était les éventuelles subventions qu’on pouvait en tirer via l’union européenne. Cette dernière n’a jamais aidé l’état grec à se renforcer continuant d’inonder le pays de subventions débile généralisant la corruption.
          Le contexte social en Grèce est tel que la possibilité de mener à bien des élections parait pas si évidente que ça devrait l’être. Les militaires ont refusés de défiler laissant la foule s’emparer du cortège. Les policiers agissent de façon tellement désorganisé lors des émeutes qui suivent chaque manif que c’est à se demander s’ils ne le font pas exprès. Les revenus des fonctionnaires ont été amputé de 35% en moyenne. Le taux de suicide a plus que doublé depuis 2008.
          Quand on met tous ça bout à bout l’impression est qu’il reste deux options effacement significatif de l’ardoise pour leur permettre de repartir ou continuation dans cette politique absurde avec mise en place d’un pouvoir autoritaire pour tenir la population.

          • BelleGunes
            BelleGunes répond à Phobos
            methodique
            • Posté à 20h10 le 03/03/2012
            • 178918
              methodique

            Vous devriez commencer par apprendre à lire.
            Dans mon post, je ne parle pas de la Grèce mais des grecs et je répondais à un monsieur qui disait non que la démocratie grecque mais que la démocratie en Grèce était récente. Or, la démocratie en Grèce existe depuis la fondation de la démocratie athénienne.
            Maintenant pour ce qui est de votre histoire, la Grèce en tant que fédération de cités à d’abord été un empire en que telle. Elle possédait même de gros bouts de ce qui n’était pas encore ni l’empire byzantin, ni l’empire ottoman. Et pour autant que l’on peut considérer Alexandre le Grand comme un Grec - lui-même se considérait comme tel - elle a même été l’un des plus grands empire de l’Histoire.
            Et pour le reste je connais l’histoire de la Grèce récente également. Et vous auriez pu rajouter qu’on en est à la seconde voire à la troisième génération de terrorisme d’extrême-gauche la première gardant encore des références marxistes alors que les plus récentes se réclament plutôt du nihilisme et des blackblocks.
            Par contre, on ne peut que deviner ce que vous voulez dire dans votre paragraphe sur les flics et le défilé ainsi que dans votre dernier où vous annoncez deux options sans les distinguer.

            • Phobos
              Phobos répond à BelleGunes
              sans
              • Posté à 21h08 le 03/03/2012
              • Internaute 106461
                sans

              Le sens du mot démocratie est ici à entendre comme état sous régime démocratique et celui n’existe en Grèce que depuis 1973, on peut donc le qualifier de récent.

              Une fédération de cité n’est pas un empire et de toute manière un empire n’est pas une démocratie...

              Rien capté à vos histoires de terroristes d’extrême gauche.

              Je veux bien reconnaitre qu’il y a un déficit de ponctuation dans mes propos mais il me semblait que le « ou » était suffisamment clair pour distinguer les deux options.

              • BelleGunes
                BelleGunes répond à Phobos
                methodique
                • Posté à 21h49 le 03/03/2012
                • 178918
                  methodique

                Vous pouvez donner le sens au mot démocratie que vous voulez en vous référent à tel ou tel sens du terme à telle ou telle époque.
                Simplement n’oubliez pas que vous réagissiez à un commentaire que je faisais du post d’elmkor sur un point précis où je signalais que la forme politique que l’on appelle démocratie était née en Grèce et j’ajouterais que les grecs sont très fiers de leur tradition en ce sens.
                Vous pouvez me répéter 100 fois que la démocratie moderne en Grèce entant qu’Etat moderne est née en 1974.Et je pourrais vous dire que l’Etat grec étant né en 1830 suite à la révolte contre l’empire ottoman, on pourrait qualifier la période de « La République » (1924-1935) comme la première naissance de la démocratie dans l’Histoire de l’Etat Grec.
                Mais tout cela ce sont des évidences que personne ne conteste et cela ne m’intéresse pas.
                Ce que je disais était simplement que la Grèce en tant que berceau de la civilisation occidentale a inventé cette forme politique que l’on appelle démocratie ( les cités grecques étant des cités-Etats d’ailleurs) et qu’il fallait avoir sans doute cela à l’esprit aussi quand on cherchait à comprendre la crise actuelle. C’est ce qu’à bien compris l’internaute qui me signale la manière dont Solon avait cherché à traiter la dette publique.
                En un mot les querelles nominalistes ne m’intéressent pas (surtout quand de plus, il n’y aucun différent véritable) Ce qui m’intéresse c’est la dialectique historique est philosophico-politique qui est à l’oeuvre dans cette question. Or, pour comprendre cette dialectique il faut remonter aux origines car la crise économique grecque est aussi le symptôme d’une crise plus large de civilisation.

                • Phobos
                  Phobos répond à BelleGunes
                  sans
                  • Posté à 23h28 le 03/03/2012
                  • Internaute 106461
                    sans

                  Je réagissais par rapport au fait que vous corrigiez un riverain qui faisait référence à la création de l’état démocratique grec en lui indiquant que la Grèce est considéré comme le berceau de la civilisation européenne n_n

                  • BelleGunes
                    BelleGunes répond à Phobos
                    methodique
                    • Posté à 01h50 le 04/03/2012
                    • 178918
                      methodique

                    Non ce n’est pas ce que j’ai écrit. C’est dans mon dernier post à vous adressé que j’ai parlé pour la première fois de la Grèce comme berceau de la civilisation. Vous ne pouvez donc pas réagir à une indication qui n’existait pas à ce moment-là. J’ai parlé des grecs comme inventeurs de la notion même de démocratie au Vième siècle avant JC, c’est tout. Pour le reste d’ailleurs je me trouve tout à fait d’accord avec le post d’elkmor, le riverain en question. Lequel n’a d’ailleurs pas répondu parce qu’il sait que j’ai raison. Et qu’il n’y a pas lieu de discuter là dessus.
                    Mais du coup c’est vous qui arrivez en reprenant juste une remarque en passant de ma part pour rectifier en précisant alors que vous rendez plus flou et d’ailleurs soit dit en passant engagez dans une direction qui n’a plus rien à voir ni avec le propos général de Rocard dans l’article de Libé qui n’est pas essentiellement la Grèce, ni avec ce que dit Rocard de la Grèce.
                    Vous dites que la démocratie commence en Grèce après la chute de la dictature des colonels en 74. Je vous dis que c’est à tout le moins réducteur étant donné que la Grèce en tant qu’Etat date de 1830 et qu’une première république naît dès 1822 au début de la guerre d’indépendance contre les ottomans et va durer jusqu’en 1832. Autrement dit durant la lutte d’indépendance s’établit déjà un régime qui se réclame de la démocratie mais qui ne dure que 2 ans l’indépendance en 1830. La deuxième république grecque,comme je l’ai déjà dit date de 1924 à 1935. Et enfin la troisième République est bien celle qui commence en 1974 après la dictature des colonels.
                    Dans l’histoire de la Grèce moderne, c’est-à-dire en tant qu’état indépendant il y a donc deux républiques avant celle que vous citez. De plus après la première monarchie absolutiste d’Othon 1er, celui-ci dut lui-même après le coup d’Etat de 1843 convoquer une assemblée constituante. Dès lors la monarchie grecque sera parlementaire un peu à la manière de la britannique. S’il est vrai que la monarchie est abolie de manière semble-t-il définitive en 1974, cette date ne constitue par pour autant le premier moment de la démocratie dans l’histoire de la Grèce. Voici pour le côté historique.

                    Mais tout ceci ce sont des données historiques.
                    Donc vous ne pouvez pas dire que la démocratie a commencé en 74 puisque la préoccupation démocratique existait déjà au Vième siècle avant JC et que des régimes démocratiques existaient dès même avant l’indépendance. C’est même parce que la gauche avait gagné les élection dans le cadre de la monarchie parlementaire que les colonels ont pu avoir l’idée d’un coup d’Etat.
                    Phobos en tant que digne fils d’Aphrodite et d’Arès vous devriez être plus subtil...

                    IL n’est pas vrai que la population s’est toujours méfiée de l’Etat (surtout si vous en donnez la naissance en 74) puisqu’elle a même l’arrivée de la démocratie avec faveurs. De plus, l’économie grecque a connu depuis 1981 une croissance continue qui a plutôt renforcé la confiance qu’attisé la défiance.
                    Donc ne lisez par l’histoire à l’aune du film rétrospectif du présent e la réduisant à la seule perspective issue de ce présent ! ! !

          • tlaloc
            tlaloc répond à Phobos
            Retraité
            • Posté à 20h30 le 03/03/2012
            • Internaute 47359
              Retraité

            Les cités grecs ont existé avant Rome mais effectivement ce n’était pas un état centralisé était ce plus mal ?

          • blackbear-
            blackbear- répond à Phobos
            • Posté à 09h38 le 04/03/2012
            • Internaute 117716

            Houla vos références historiques sont plutôt....
            La Grèce a existé, brillé, a conquis la méditerrannée bien avant que les romains ne sortent de leurs huttes et cavernes.
            Seule la civilisation étrusque était contemporaine avec les grecs.
            Rome s’est élevée bien après et était considérée par les grecs comme un autre peuple barbare....

        • Vanderdecken
          Vanderdecken répond à BelleGunes
          Marin d eau forte
          • Posté à 20h12 le 03/03/2012
          • 182467
            Marin d eau forte

          Exact.
          Ils ont inventé un système dont sont exclus environ 80% de la population (les esclaves, les métèques, les enfants et les femmes) et ils tiraient au sort chaque matin celui qui allait présider au destinées de la cité.

          • BelleGunes
            BelleGunes répond à Vanderdecken
            methodique
            • Posté à 20h20 le 03/03/2012
            • 178918
              methodique

            Tout à fait exact. Personne ne l’ignorait.
            Et c’est pour cela que certains pensent que Spartes était dans le fond plus démocratique qu’Athènes.
            Pourtant la référence à cette démocratie athénienne lconvient très bien à certains bobo de gauche lorsqu’il s’agit de souligner qu’elle était plus ou moins directe.
            Tout à fait exact donc, mais faut-il évaluer une démocratie antique selon les principes de la démocratie moderne ? Et de plus si vous examinez les démocraties modernes le traitement des métèques, l’esclavagisme moderne des sans-papiers, le traitement des femmes jusqu’à une époque très récente, vous retrouvez des caractéristiques analogues.

            • tlaloc
              tlaloc répond à BelleGunes
              Retraité
              • Posté à 20h33 le 03/03/2012
              • Internaute 47359
                Retraité

              Parce que vous trouvez que nous sommes dans une démocratie ? Nous sommes dans une oligarchie et l’histoire le jugera comme telle.

              • BelleGunes
                BelleGunes répond à tlaloc
                methodique
                • Posté à 21h50 le 03/03/2012
                • 178918
                  methodique

                Nous sommes même dans plusieurs oligarchies qui se superposent : la nationale qui joue sous la coupe de l’internationale...

            • trouble fêtes
              trouble fêtes répond à BelleGunes
              aconforme
              • Posté à 21h15 le 03/03/2012
              • Internaute 156689
                aconforme

              « Les démocraties contemporaines sont issues d’une forme de gouvernement que ses fondateurs opposaient à la démocratie. L’usage nomme “démocraties représentatives” les régimes démocratiques actuels. Cette expression, qui distingue la démocratie représentative de la démocratie directe, fait apparaître l’une et l’autre comme des formes de la démocratie. Toutefois, ce que l’on désigne aujourd’hui sous le nom de démocratie représentative trouve ses origines dans les institutions qui se sont progressivement établies et imposées en Occident à la suite des trois évolutions modernes, les révolutions anglaise, américaine et française. Or, ces institutions n’ont nullement été perçues, à leurs débuts, comme une variété de la démocratie ou une forme de gouvernement par le peuple. Rousseau condamnait la représentation politique par des formules péremptoires qui sont demeurées célèbres. Il dépeignait le régime anglais du XVIIIe siècle comme une forme de servitude ponctuée par de brefs instants de liberté. Rousseau voyait une immense distance entre un peuple libre se donnant à lui-même sa loi et un peuple élisant des représentants pour faire la loi à sa place. Mais il faut noter que les partisans de la représentation, même s’ils faisaient un choix opposé à celui de Rousseau, apercevaient également une différence fondamentale entre la démocratie et le régime qu’ils défendaient, régime qu’ils nommaient “gouvernement représentatif” ou encore “république”. Deux acteurs dont le rôle a été décisif dans l’établissement de la représentation politique moderne, Madison et Sieyès, soulignaient ainsi en des termes très proches le contraste entre le gouvernement représentatif ou républicain et la démocratie. (...) » (La suite est passionnante.)
              « Principes du gouvernement représentatif » de Bernard Manin (Champs Flammarion)

              • BelleGunes
                BelleGunes répond à trouble fêtes
                methodique
                • Posté à 22h38 le 03/03/2012
                • 178918
                  methodique

                Merci pour le copier-coller.
                La plupart des gens ne font pas la différence entre démocratie et république alors qu’il peut très bien y avoir des républiques qui ne sont pas démocratiques
                Pour Rousseau il faudrait approfondir par la différence entre volonté générale et volonté de tous (de la majorité)

            • Vanderdecken
              Vanderdecken répond à BelleGunes
              Marin d eau forte
              • Posté à 11h14 le 04/03/2012
              • 182467
                Marin d eau forte

              Et plus exactement, c’est pour ça que tous les pays du monde (à l’exception du Vatican, de Monaco et de quelques autres) sont des démocraties. Aussi bien les Etats Unis que la France, l’Iran, la Syrie et même la Corée : dans tous les pays du monde, le pouvoir exécute la volonté du peuple, exprimée plus ou moins indirectement par des délégués plus ou moins représentatifs.
              Ce que vous appelez les principes de la démocratie moderne n’est qu’une foutaise inventée par des puissances impérialistes pour asservir des voisins au mépris du droit international.
              La France, puisque nous sommes Français, est une démocratie ; c’est surtout une République. Ca signifie que par rapport à beaucoup d’autres démocraties, comme par exemple les Etats Unis et la Suisse, la France ne se caractérise pas par son seul caractère démocratique (l’intérêt du plus grand nombre au détriment du plus petit nombre) mais par rapport à ses valeurs appliquées à tous (intérêt général), dans la Liberté, dans l’Egalité et dans la Fraternité.

              • BelleGunes
                BelleGunes répond à Vanderdecken
                methodique
                • Posté à 12h36 le 04/03/2012
                • 178918
                  methodique

                Enfin moi je n’appelle pas : -)
                Et tout en état d’accord avec vous sur l’essentiel, permettez-moi juste quand même de souligner que pour Rousseau la volonté générale n’est pas du domaine du quantitatif mais du qualitatif.
                Comme disait mon vieux prof de Philo : « une erreur commise en commun n’en reste pas moins une erreur.
                C’est en ce sens que pour Socrate la démocratie tombe comme tout autre forme de gouvernement sous le coup de l’examen et de la critique philosophique. Socrate était certes un républicain. Il n’était pas vraiment un démocrate. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a été mis à mort par les plus intransigeants de la démocratie : les bobos de l’époque... ; -)
                Il est vrai que la France cherche à concilier au mieux la République et la Démocratie et se trouve être un des rares pays à le faire.

                • Vanderdecken
                  Vanderdecken répond à BelleGunes
                  Marin d eau forte
                  • Posté à 14h48 le 04/03/2012
                  • 182467
                    Marin d eau forte

                  Votre vieux prof de philo n’était-il pas un peu nanard sur les bords ? Quoi qu’il en soit, nous sommes absolument sur la même longueur d’ondes et j’ai par exemple été ravi d’entendre la semaine dernière M. Le Maire - rédacteur du programme de notre président sortant - annoncer tout de go à M. Bourdin qu’il était d’accord avec nous.
                  Pour être honnête, il ne l’a pas dit comme ça mais il a dit qu’il considérait que « notamment en raison de son programme relatif à l’accueil des étrangers (métèques) en France, le Front national ne pouvait pas être considéré comme républicain ».
                  Et le piquant de cette prise de position intéressante, c’est qu’elle reprenait une déclaration, faite la veille, par M. Guéant, ministre de l’Intérieur et des cultes qu’on sait par ailleurs être l’instigateur et le chaud prosélyte du programme envisagé par la Droite populaire au sujet - justement - de l’accueil des mêmes étrangers en France.
                  La ligne de fracture entre les républicains et ceux qui ne le sont pas a effectivement bougé dans notre pays depuis les 5 ans écoulés. Elle se situe aujourd’hui au beau milieu du parti qui soutient et cherche à faire réélire le président sortant ...
                  Une sorte d’anti-Socrate, démocrate mais pas républicain !
                  Une petite remarque sur un de vos autres commentaires : il me semble que le Christ, contrairement à Paul (le premier des Gentils) n’était pas citoyen romain. Si il l’avait été, il n’aurait pas été crucifié mais décapité.

          • Cataphractaire
            Cataphractaire répond à Vanderdecken
            Keodedour ar bed
            • Posté à 21h47 le 03/03/2012
            • Internaute 58787
              Keodedour ar bed

            Les métèques sont aussi exclu en France actuellement. Métèque signifiant étranger à la cité, sans connotation péjorative. Cela pouvait être un corinthien, un thébain, un perse ou un maure.
            Cela n’avait aucune signification ethnique.

            • BelleGunes
              BelleGunes répond à Cataphractaire
              methodique
              • Posté à 12h42 le 04/03/2012
              • 178918
                methodique

              Et il pouvait y avoir un marchand extrêmement riche qui par ailleurs avait ses esclaves, ses propriétés et même les autels de ses dieux chez lui...

            • Vanderdecken
              Vanderdecken répond à Cataphractaire
              Marin d eau forte
              • Posté à 11h23 le 04/03/2012
              • 182467
                Marin d eau forte

              cf ma réponse ci-dessus.

        • blackbear-
          blackbear- répond à BelleGunes
          • Posté à 09h33 le 04/03/2012
          • Internaute 117716

          Arretons la confusion des genres.
          La démocratie à la grecque du temps de Platon était uniquement réservée à la classe dominante. Seuls eux, et même pas leurs femmes pouvaient mettre le cailloux soit noir soit blanc dans l’Urne.
          En plus cela se passait à Athènes où le peuple avait tout juste le droit d’exister, et de la fermer. Le reste de la Grèce était formé de plusieurs -états gouvernées par des tyrans.
          Alors appellez ça démocratie si vous voulez !
          C’est comme la République Romaine, La Res Publica ou « chose publique »...une définition de la politique, rien à voir avec la République telle qu’on la connait.
          Les termes Démocratie et République ne sont que des formules totalement étrangères à nos principes actuels et effectivement récents.

          • BelleGunes
            BelleGunes répond à blackbear-
            methodique
            • Posté à 11h54 le 04/03/2012
            • 178918
              methodique

            Merci de m’apprendre l’histoire de la Grèce antique.

            Mais la confusion des genres c’est vous qui jugez des institutions politiques à l’aune de critères contemporains - en plus extrêmement vagues - qui y êtes à donf !

            Où avez-vous lu chez moi que je donnais la démocratie grecque comme exemple ?
            Je considère simplement qu’un peu de culture politique et une certaine dose de connaissance de l’Histoire des Institutions n’est pas superflue pour une bonne compréhension des évènements contemporains.

            De plus il n’y a chez moi aucun jugement de valeur. Les jugements de valeur je laisse cela aux bobos de droite comme de gauche.

            Et celle là est excellente !
            « Les termes Démocratie et République ne sont que des formules totalement étrangères à nos principes actuels et effectivement récents »

            D’abord ce ne sont pas des formules mais des concepts et pour comprendre un concept il faut connaître et tenir compte de son histoire à défaut de rester enfermé dans un nominalisme sans intérêt.
            D’autres part ces concepts ont évolué et on ne peut comprendre leur forme actuelle que si l’on s’intéresse à la logique de leur évolution. Vous devriez lire Hegel.

            De plus ce que vous appelez nos principes actuels ne sont pas si récents que cela et si coupés de toute influence.

            D’abord la République n’est pas une définition de la politique en général mais le nom qui définit une forme très précise d’organisation politique où le souci du bien public prime sur tout autre chose. Et là vous devriez lire Montesquieu.

            En ce sens une république n’est pas forcément démocratique, c’est à dire soumise à la souveraineté d’un demos. Voyez la République romaine. Voyez l’intérêt qu’ont trouvé certains Etats à juxtaposer les deux termes (République démocratique du Congo, DDR-RDA,etc...)
            Et en ce sens la République française répond bien à la définition de la notion de République puisque le souci dominant y est ,du point de vue des principes constitutionnels tout du moins, celui du bien public. Même si les représentants de cette République oublient parfois les principes qu’ils sont censés incarner. Et là vous devriez vraiment lire Montesquieu qui distingue des formes de gouvernement (trois en fait - monarchie / république / despotisme en fonction du « principe » du gouvernement, c’est-à-dire le sentiment commun qui anime les hommes vivant sous un tel régime et qui considère que la corruption d’une forme de gouvernement se joue en fonction de la corruption ou des fluctuations du principe qui l’anime. Ainsi le despotisme basé sur la crainte entre-t-il en décadence lorsque la crainte petit à petit disparaît.
            On notera toutefois - et c’est intéressant - qu’il place l’aristocratie avec la démocratie dans la forme de la République et non dans la Monarchie (qu’il voit époque oblige, absolutiste)
            Et qu’il considère l’aristocratie comme étant soumise au principe de la modération alors qu’il voit la démocratie soumis au principe de la Vertu.
            Et cela n’est pas si lointain que cela du tout puisque la Révolution Française s’inspirant du modèle romain instaure le consulat comme une forme de gouvernement possible .

            Il est donc absolument faux de prétendre que la République française contemporaine n’ a rien à voir avec la république romaine. Vous devriez à ce propos lire Pierre Legendre spécialiste en droit administratif et prof à l’ENA qui montre comment on peut toujours retrouver dans les textes de notre droit actuel les sources de droit canon et de droit romain qui l’inspire. Ne pas voir le rapport c’est tout simplement le fait d’une inculture crasse en matière d’histoire des institutions...

            Tout comme il est faux de prétendre que toutes les autres cités à part Athènes sont des tyrannies. D’abord Sparte est une monarchie bicéphale et d’autres cités fonctionnent sur des principes aussi divers que l’oligarchie, la démocratie, l’aristocratie et tout cela souvent en de très particuliers mélanges. De plus, cela varie en fonction des époques.

            Ce que vous dites d’Athènes est également faux.
            Car si la notion de peuple signifie ici demos, le demos est l’ensemble des citoyens grecs ayant des droits politiques.
            Cette notion est bien entendu à Athènes très limitative.
            Donc par pitié plutôt que la confusion des genres en un amalgame vague, entraînez-vous plutôt à la distinction pertinente et intellectuellement féconde !

            Mais elle ne l’est pas moins dans nos démocraties modernes que seuls des bobos peuvent idéaliser aveuglément. Le droit de vote des femmes en France est extrêmement récent.Devinez de quand il date ! 1944 ! A souligner une chose intéressante : le droit de vote des femmes existait dans le royaume de France depuis le XII ème siècle pour des élections municipales et certaines élections locales. Il a été aboli en 1791 par les Révolutionnaires ! Pourquoi à votre avis ?
            Parce que les révolutionnaires pensaient que les femmes étaient trop sous la coupe des curés et que leur vote serait forcément réactionnaire. Ce qui n’est pas faux puisque depuis le XII ème siècle c’est souvent le dimanche à l’église que les consignes de vote étaient données.

            Celui des résidents étrangers (les métèques d’Athènes) est encore attendu.
            Et je ne parle pas de ces esclaves modernes que sont les sans-papiers qui constituent un pourcentage non négligeable du monde du travail plus ou moins visibles en fonction qu’ils occupent ou non des églises ou La Mutualité...
            Puisqu’ils ne sont pas citoyens

            A signaler que le Christ lui était citoyen romain et donc avait le droit de vote
            En principe il aurait pu faire une carrière politique qui aurait pu le conduire jusqu’aux marches du Sénat .
            De même que Sénèque homme d’Etat romain et homme le plus riche de Rome à un moment donné était espagnol même s’il a voulu faire croire que sa famille était originaire d’Italie du Nord. Le plus proche conseiller de Poutine, que l’on salue au passage en ce si radieux dimanche, Sourkov est bien tchétchène de par son père et s’appelle en fait Doudaïev. Cela ne l’empêchera pas d’être nommé par Medvedev à la modernisation du pays et que dès ce soir ou demain Poutine donnera le feu vert aux projets prévus.

            Donc avant de reprocher à quelqu’un la « confusion des genres », je vous conseille vivement de vous constituer une petit base de culture politique ( tenez « Les grandes oeuvres politiques de Gérard Mairet en livre de poche constitue une bonne initiation : il commence avec les grecs et Protagoras) ainsi qu’un minimum en matière 1/ d’histoire des institutions 2/ de droit constitutionnel.

            Après vous pourrez répondre à mon post.

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