Marine Le Pen valse avec l'extrême droite à Vienne
C’était son premier bal à Vienne, mais aussi l’occasion de resserrer ses contacts avec d’autres dirigeants de l’extrême droite européenne. La candidate du Front national (FN) à l’élection présidentielle française, Marine Le Pen, était l’hôte de marque, vendredi 27 janvier dans l’ancien palais impérial de la Hofburg, du fringant Heinz-Christian Strache, chef du Parti de la liberté (FPÖ), qui affiche son ambition de devenir chancelier d’Autriche.
Avant de valser avec les étudiants « combattants », adeptes de duels virils au sabre, la présidente du FN, en longue robe noire, a dû attendre que les forces de police aient éloigné des milliers de manifestants décidés à perturber la soirée, rapporte la correspondante du Monde à Vienne. Ceux-ci avaient répondu à l’appel de SOS Mitmensch (SOS Racisme), des Verts et d’organisations liées au Parti social-démocrate ou aux Eglises. M. Strache a dénoncé une « atteinte à la dignité humaine » des invités, parfois pris à partie dans la rue par les protestataires.
A Vienne Mme Le Pen a également retrouvé, au cours d’un dîner de travail, ses partenaires de l’Alliance européenne pour la liberté (AEL). Fondée fin 2010, cette plate-forme rassemble des formations eurosceptiques d’extrême droite, à l’image du FN, du FPÖ et du Vlaams Belang flamand, et des souverainistes de la droite conservatrice, comme l’UKIP britannique. Des nationalistes slovaques étaient également attendus à la réunion de Vienne, à laquelle participait le député Kent Ekeroth (Démocrates suédois). Le point de convergence de l’AEL, selon le chercheur français Jean-Yves Camus, est « une défiance envers l’islam ». Le Jobbik hongrois se rattache à un tout autre courant, marqué par de l’antisémitisme et une hostilité contre la minorité tzigane.
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Dans l'Air du Taon
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« Marine Le Pen valse à Vienne ».
Chacun son Strauss, chacun ses valseuses ...




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