Echirolles : Lionnel Luca (UMP) invente le crime anti-assimilés
Lionnel Luca n’a pas attendu la fin des auditions des principaux suspects de la rixe mortelle d’Echirolles, il sait lui que :
« Les 2 jeunes ne sont pas morts pour un regard mais pour être trop français, trop assimilés aux yeux des nouveaux barbares antifrançais. »
Il l’a « tweeté » en ce début de dimanche après-midi sur son compte (@lionnelluca2012).
Echirolles : Les 2jeunes ne sont pas morts pour un regard mais pour être trop français,trop assimilés aux yeux des nouveaux barbares antifrncs
— Lionnel Luca 2012 (@lionnelluca2012) October 7, 2012
Le député de la Droite populaire (UMP) des Alpes-Maritimes n’a pas pu embrayer sur la voie « du racisme antiblanc » de Jean-François Copé, les deux victimes n’étant pas « blanches ».
« Sans doute eux aussi des victimes »
Il invente là une nouvelle thématique, le racisme « anti-assimilés ». Les mots aussi ont leur sens, ’assimilés’ qui fleure bon l’époque coloniale étant préféré à ’intègrés’. Quant à l’appellation ’nouveaux barbares antifrançais’, elle fait, au choix, référence à un film d’anticipation italien ou au ’Gang des barbares’ reconnu coupable d’un crime antisémite. Soit aux deux, pour donner encore plus peur.
Les réponses à son tweet sont parties sans tarder :
« Ils ont été tués parce qu’ils mangeaient des pains au chocolat, j’ai les mêmes sources que vous, le café du commerce. »
.@lionnelluca2012Ils ont été tués parce qu’ils mangeaient des pains au chocolat, j’ai les mêmes sources que vous, le café du commerce.
— Thédel (@ThedelGreen) Octobre 7, 2012
Dans Le Parisien de ce dimanche (édition en ligne payante), la mère de Kevin, l’une des deux victimes mortes la semaine dernière, dit qu’elle ressent « plutôt de la pitié » pour les assassins de son fils. « Ils sont sans doute eux aussi des victimes », ajoute cette pédiatre née au Cameroun.
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Si j'aurais su, j'aurais po lu.
Si j'aurais su, j'aurais po lu.
la mère de Kevin, l’une des deux victimes mortes la semaine dernière, dit qu’elle ressent « plutôt de la pitié » pour les assassins de son fils. « Ils sont sans doute eux aussi des victimes », ajoute cette pédiatre née au Cameroun.
C’est ce que je retiens, les mots de la maman. Pas les mots d’une « assimilée », non, universels les mots.




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