Bye bye 24/07/2012 à 14h59

Ambassadeurs : la dernière cuvée Sarkozy reste à la maison

Camille Polloni | Journaliste Rue89


Nicolas Sarkozy et Damien Loras lors d’une vidéoconférence avec Barack Obama à l’Elysée, le 12 avril 2012 (ERIC FEFERBERG/POOL/AFP)

Les nominations à des postes d’ambassadeurs de Damien Loras en Thaïlande et Bertrand Lortholary en Indonésie ont été annulées lundi par le Conseil d’Etat, comme l’écrit Acteurs public. Ces deux membres de la cellule diplomatique de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy affrontaient l’opposition de la CFDT du ministère des Affaires étrangères (CFDT-MAE).

Le syndicat (majoritaire) contestait la régularité de leur nomination comme ambassadeurs, compte tenu de leur manque d’expérience à des postes de direction.

Devant le Conseil d’Etat, la CFDT-MAE mettait en avant le statut diplomatique et consulaire, réformé par Bernard Kouchner en 2009, qui exige trois conditions pour occuper un poste d’ambassadeur :

  • dix ans d’ancienneté ;
  • avoir servi à l’étranger ;
  • avoir exercé des fonctions d’encadrement.
Voir le document

(Fichier PDF)

Le Conseil d’Etat lui a donné raison (voir document ci-contre), en estimant que chacun des deux ambassadeurs « n’a exercé au cours de sa carrière aucune fonction lui conférant une autorité hiérarchique sur un service ou sur une partie de service ».

Nicolas Sarkozy avait recasé ses anciens conseillers peu avant l’élection présidentielle – en février pour Lortholary, le 4 mai pour Loras (auparavant pressenti au Brésil). Damien Loras n’était pas encore parti à Bangkok, en attente de la décision du Conseil d’Etat, tandis que Bertrand Lortholary devra revenir de Jakarta.

« Cette décision était attendue », commente Thierry Duboc, secrétaire général de la CFDT-MAE à l’origine du recours. Le syndicat avait déjà fait annuler la nomination d’Yves Marek, passé du Sénat à l’ambassade de Monaco. « C’était la fin de comète », conclut Thierry Duboc. Les diplomates malheureux devraient trouver des postes en consulats ou en administrations centrales.

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  • Berlingo
    Berlingo
    Etudiant
    • Posté à 15h18 le 24/07/2012
    • Internaute 186768
      Etudiant

    L’ambassade de Monaco ? Ouaoh, niveau retraite dorée... ! Y a peut-être moyen de faire des économies sur ce genre d’ambassades (pays de l’UE+Vatican/Monaco) ?

  • Etudianty
    Etudianty
    Etudiant émergent
    • Posté à 15h23 le 24/07/2012
    • Internaute 189903
      Etudiant émergent

    Nul moyen de douter que cette décision a été prise en grande partie sur des critères d’appartenance politique des deux protagonistes.
    Évidemment, je ne me permettrais pas de qualifier cette attitude de « chasse aux sorcières », cela serait ridicule car excessif. Néanmoins, force est de constater que les têtes « sarkozystes » tombent plus rapidement que ne tombèrent les têtes « chiraquiennes » ou « mitterandiennes ».
    Par ailleurs, je pense que le conservatisme malsain qui règne dans les milieux diplomatiques n’est pas étranger à ce genre de décisions.
    Mon opinion est que l’introduction de personnalités ayant eu de véritables responsabilités dans le secteur privé, et en particulier dans des entreprises permettrait d’insuffler une nouvelle dynamique dans les ambassades qui considèrent que représenter la France suffit à leur prestige et les exonère de tout effort, notamment en matière économique et commerciale.

  • Rivendell
    Rivendell
    Toléré par [censored] Guéant.
    • Posté à 15h38 le 24/07/2012
    • Internaute 102483
      Toléré par [censored] Guéant.

    « Les diplomates malheureux devraient trouver des postes en consulats ou en administrations centrales. »

    Ouf ! j’ai cru pendant un petit instant qu’ils connaitraient les horreurs du chômage, tout comme toute autre personne voyant son CV plombé après avoir été déchu d’un poste. Mais c’est bon, ils retrouveront des postes de haut fonctionnaires, ils pourront attendre patiemment, bien au chaud dans un petit bureau d’une administration quelconque le retour de cieux politiques plus cléments pour leurs carrières.

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