« Bisbilles » 28/06/2012 à 10h15

Comment les Verts redécouvrent l’art de la langue de bois

François Krug | Journaliste Rue89

Une ministre de l’Ecologie victime du lobby pétrolier ? Une commission de l’Assemblée nationale promise aux Verts et finalement attribuée au PS ? Les écologistes n’ont visiblement rien remarqué, à entendre le sénateur Jean-Vincent Placé.

Mercredi sur Rue89, Nicolas Hulot estimait que les débuts du gouvernement Ayrault n’étaient « pas très encourageants ». L’ancien candidat à la primaire écologiste, rappelons-le, avait préféré voter Jean-Luc Mélenchon plutôt qu’Eva Joly à la présidentielle.

Promis, tout va très bien

Ce jeudi sur France Inter, le sénateur vert Jean-Vincent Placé a offert une analyse résolument inverse : entre Europe Ecologie - Les Verts et les socialistes, promis, tout va très bien. Et ce, malgré les évidences.

Jean-Vincent Placé sur France Inter

Les écologistes n’auraient donc rien à dire, ou presque, sur l’éviction de Nicole Bricq, ministre de l’Ecologie pendant un petit mois, après son refus d’accorder des permis de forage au pétrolier Shell au large de la Guyane.

C’est « un signal plutôt négatif », admet Jean-Vincent Placé. Mais encore ?

« Ah, mais je ne suis pas un commentateur de la vie politique [...]. »

« Des bisbilles très secondaires »

On l’avait pourtant connu plus bavard et offensif – avant la présidentielle, l’entrée des écologistes au gouvernement et la constitution de leur groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.

A l’Assemblée, justement, les écologistes ont dû se soumettre aux socialistes : ils n’ont finalement pas obtenu la présidence de la commission du Développement durable, et devront se consoler avec celle de la commission des Affaires européennes. Et alors ?

« On pourrait parler du sommet européen qui vient, on pourrait parler du discours de politique générale du Premier ministre, mais si vous voulez absolument parler de bisbilles qui à mon avis sont très secondaires... »

Tellement « secondaires » qu’en signe de protestation, les députés EELV avaient choisi de voter blanc lors de l’élection du socialiste Claude Bartolone à la présidence de l’Assemblée...

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  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working class bléro
    • Posté à 10h41 le 28/06/2012
    • Internaute 164574
      Working class bléro

    Les verts, ces nouveaux centristes de la gauche parlementaire. Force d’appoint. Point de force.
    Au final, ça donne du boulot à quelques professionnels de la politique qui auraient choisi une autre écurie si EELV n’existait pas.

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 10h45 le 28/06/2012
    • 49273
      Petit agité

    les Verts redécouvrent l’art de la langue de bois

    Ça et l’impression en vain de millions de bulletins Eva Joly...Décidément les écolos auront fait beaucoup de mal à nos forêts cette année.

  • pablico
    pablico répond à Collectiste
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 11h35 le 28/06/2012
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    l’écologie politique devrait infiltrer tous les partis et ne pas être un parti...

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 14h13 le 28/06/2012
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Un parti, pour exister, doit posséder 3 choses essentielles
    1) Son « trésor » : Une idéologie qui lui sert de boussole à chaque fois qu’il s’égare dans les méandres de la société et qu’il doit retrouver le port d’attache, c’est à dire ses fondamentaux
    2) Une stratégie pour conquérir et développer les moyens qui lui seront utiles pour faire fructifier le « trésor »
    3) Des personnalités politiques qui savent vanter les mérites de l’idéologie du parti et ainsi participer à son rayonnement.
    EELV ne possède rien à vendre, la ligne de l’écologie politique est un échec total. Par contre ils ont une stratégie politique d’une efficacité redoutable que le Front de Gauche aurait dû leur envier. Avoir 1 groupe parlementaire, 2 ministres, 1 vice présidence de l’AN, une présidence de commission, en ayant fait 2.35% à la présidentielle relève du miracle ou de la naïveté des membres du PS qui ont négocié le « contrat de mandature 2012-2017 »

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