Discours avant 20 heures : Royal contre-attaque sur Twitter
Pas de sanction pour Ségolène Royal et les chaînes de radio et de télévision qui ont retransmis son intervention avant 20 heures. Le CSA annonce ce mardi midi qu’« en raison des circonstances particulières », il ne compte pas poursuivre les médias qui ont violé le code électoral.
Ce mardi matin, sur son compte Twitter, la candidate malheureuse à la députation à La Rochelle s’insurgeait :
« Ça ressemble à quoi cet acharnement sur une femme politique honnête ? »
Ça ressemble à quoi cet acharnement sur une femme politique honnête ?
— Ségolène Royal (@RoyalSegolene) Juin 19, 2012
Un cri du cœur au moment où la presse soulignait que sa déclaration de défaite, prononcée (en dépit du code électoral) et diffusée (malgré l’embargo) avant 20 heures le dimanche 17 juin, jour du second tour des législatives, pouvait lui valoir 75 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité.
Pujadas : « Un cas de figure inédit »
A La Rochelle, dimanche dernier, Ségolène Royal avait pris la parole à 19h50. A sa mine déconfite, il n’était pas difficile, avant même ses premiers mots, de comprendre que son adversaire Olivier Falorni avait raflé la mise. Quelques secondes plus tard, elle reconnaissait sa défaite :
« Le candidat qui vient d’être élu avec le soutien de l’UMP a permis à la droite de réussir son tir de barrage contre la candidate de la gauche. Ce soir, c’est un député de droite qui est élu. »
Un peu décontenancées – ou trop contentes de l’aubaine –, les chaînes d’info retransmettent le discours en direct (seule BFM-TV respecte la loi électorale). Sur France 2, David Pujadas bafouille une phrase d’explication :
« Voila. C’est un cas de figure inédit puisqu’il nous est impossible de donner les résultats, nous, avant 20 heures. C’est la loi. Nous nous y conformons. Mais vous l’avez vu, c’est Ségolène Royal qui a choisi elle-même de s’exprimer publiquement sur le sujet. »
La faute des médias
C’est un article du Point.fr qui fait réagir la socialiste ce mardi matin. Le site de l’hebdomadaire annonce la réunion en séance plénière du CSA et évoque un « précédent fâcheux ». Sur Twitter toujours, Ségolène Royal – un brin hypocrite – explique avoir donné sa déclaration avant 20 heures sans imaginer que les médias allaient la retransmettre en direct :
« Bizarre article sur le point.fr et menaces du csa. J’ai donné une déclaration à enregistrer pour diffusion après 20 h au choix des médias. »
Bizarre article sur le point.fr et menaces du csa. J’ai donné une déclaration à enregistrer pour diffusion après 20 h au choix des médias.
— Ségolène Royal (@RoyalSegolene) Juin 19, 2012
Et de se dégager de toute responsabilité :
« Si certains médias l’ont diffusé avant c’est leur choix.Et le csa me condamnerait sans m’entendre ? Et le principe du contradictoire ? »
Si certains médias l’ont diffusé avant c’est leur choix.Et le csa me condamnerait sans m’entendre ? Et le principe du contradictoire ?
— Ségolène Royal (@RoyalSegolene) Juin 19, 2012
Dans son communiqué, le CSA souligne que le scrutin était clos dans la circonscription au moment de l’intervention de Ségolène Royal.
- 15799 visites
- 73 réactions










Ce champ sera visible par tous (...)
Ce champ sera visible par tous (...)
En un sens elle a raison, ce n’est pas elle qui diffuse des résultats avant 20h. Les médias avaient l’obligation de ne pas diffuser. Même s’ils peuvent arguer du fait de ne pas savoir en amont ce qu’elle pouvait dire, la soirée électorale commence à 20h et pas avant, ils n’avaient donc pas à faire du direct, si ce fut le cas.




Partager