« Gens normaux » 08/06/2012 à 19h10

Les candidats décroissants veulent juste « agiter les neurones »

Anne Lechvien | Rue89


Christian Ghiotti au métro Laumière, le 8 juin 2012, à Paris (Anne Lec’hvien/Rue89)

Jamais autant de candidats ne s’étaient mis sous la bannière de la décroissance à une élection française. Sous le « Parti pour la décroissance » ou du collectif « Objecteurs de croissance », on trouve des écolos radicaux, partisans d’une remise en question du PIB et de la croissance. Ils seront quarante à cinquante à se présenter ce dimanche.

En ordre dispersé, les candidats décroissants de 2012 défendent plusieurs idées principales :

Penseurs
A la fin des années 60, la décroissance a d’abord été théorisée par le Club de Rome, notamment avec le rapport Meadows, et le travail de Nicholas Georgescu-Roegen. Plus récemment, Paul Ariès et Serge Latouche sont des figures de ce mouvement.

Dans la myriade de collectifs, associations, réseaux qui composent cette mouvance, beaucoup ont du mal à faire campagne car ils défendent une position « anti-électoraliste » et ont peu de moyens.

« La décroissance, ça n’est pas la récession »

Christian Ghiotti, candidat dans la seizième circonscription de Paris, fait lui frénétiquement campagne avant la clôture légale du premier tour. Il affirme avoir distribué 2 400 tracts au cours des derniers jours. Ce psychologue de 53 ans dit avoir reçu un bon accueil :

« On est perçu plutôt comme des gentils, des réalistes mais en même temps des utopistes parce que ce qu’on propose est trop éloigné des habitudes et de l’imaginaire des gens. »

De réunions publiques en projections, il observe que la densité urbaine rend justement les gens plus sensible à son discours :

« La décroissance, ça n’est pas la récession, c’est un pas de coté. On n’est pas contre la technologie : moi par exemple j’ai un téléphone portable. On est dans un monde de croissance donc on ne peut pas rompre complètement. Notre slogan c’est moins de biens, plus de liens. [...] L’utopie ce sont les partis actuels, qui vont bientôt se rendre compte que l’argent ne se mange pas. »

La décroissance des moyens

Certains décroissants ont choisi de s’associer à d’autres partis. Thomas Couderette, candidat dans la troisième circonscription de Haute-Garonne, se présente avec le soutien du NPA, pour qui il avait fait campagne aux régionales de 2010. Quand on lui pose la question de la cohérence de ses idées avec ce parti, il répond :

« Avec le Front de Gauche et Lutte ouvrière, on a des divergences de fond. Mais le NPA a compris que la question n’était pas de produire plus, mais de mieux partager. Par exemple, ils seraient prêt à ralentir la vitesse sur les autoroutes. Ils sont acquis à l’antiproductivisme. »

Ce rapprochement politique lui permet d’être rattaché à l’association de financement du NPA. Les frais du matériel de campagne sont défiscalisés à 66%, mais il faut pouvoir avancer plusieurs milliers d’euros. Pour l’instant, il a dépensé 2 500 euros en tracts et affiches. Si 50 des candidats affiliés à cette association font 1% des voix, il pourra profiter d’une fraction des financements reversés.

Les autres décroissants n’ont pas réussi à s’unir pour obtenir un financement mais se sont simplement rassemblés sur une plate forme commune, avec un clip de campagne minimaliste.

Clip de campagne des décroissants

« Avant, on était des gens normaux »


Affiche des décroissants au Havre (Anne Lec’hvien/Rue89)

Les décroissants y mettent donc de leur poche, ou tentent de proposer des solutions alternatives. Certains demandent par exemple à leurs électeurs d’imprimer eux-même leur bulletin de vote.

Nathalie Perret, candidate dans la septième circonscription de Seine-Maritime, n’a carrément pas fait campagne, « par manque de temps et de moyens ». Pour elle, c’est surtout « histoire d’être là ». Elle dit « croire plus à la valeur de l’exemple ».

Comme beaucoup des candidats décroissants, elle applique la « simplicité volontaire » au quotidien. Cesser de faire ses courses au supermarché, supprimer la télé, le micro-onde, le portable, adopter les toilettes sèches... tout cela est une question de « cohérence ». Nathalie Perret :

« Il y a sept ans, on était à Paris dans le XVe. On était des gens normaux. On a complètement démissionné de la vie parisienne. On récupère pas mal de chose de seconde main, on échange. »

Impliquée dans les réseaux SEL, Villes en transition, elle dit « poser des jalons ». Pour elle, les législatives sont surtout une question de visibilité, de circulation des idées. Elle glisse, goguenarde :

« Avant, on disait : “Nathalie, reste dans ton coin avec ton fromage de chèvre.” »

Aujourd’hui on me demande ce que je propose politiquement. Je réponds :

« Moi ? Rien. Tu veux du fromage de chèvre ? »

La candidate a décidé de déménager dans les prochains mois avec sa famille pour gérer une exploitation rurale d’élevage caprin. Son mari et elle reconnaissent que c’est d’ailleurs un problème pour le mouvement : beaucoup de décroissants se retirent de la vie urbaine et disparaissent du même coup de la vie publique.

Stéphane Madelaine, son suppléant et ancien candidat aux cantonales (qui a réalisé 2,8 % aux cantonales de 2008, soit 168 voix), continuera, lui, de se présenter :

« Si j’étais totalement cohérent, je vivrais au fond des bois. Mais je dois accepter un certain seuil de contradictions. Je crois encore au pouvoir des urnes. Pas pour être élu, mais ça permet de nous faire connaître, de créer une émulation. On rentre dans la boîte aux lettres des gens, un peu malgré eux, on essaime des idées. »

« Faut pas se leurrer »

Les décroissants ne se font donc pas trop d’illusions. Marc Chinal, chef d’une entreprise d’édition de 42 ans, se présente dans la troisième circonscription du Rhône. Encore plus « extra-terrestre » que les autres objecteurs de croissance (de son propre aveu), il a de la bouteille : il a fait 1% aux cantonales de 1998, où il s’était présenté dans vingt-cinq cantons pour dénoncer le cumul des mandats. Il a aussi fait 3% aux municipales de 2001. Pour dimanche, selon lui :

« Faut pas se leurrer, avec l’abstention qu’il risque d’y avoir. Nous on est là pour créer un renouvellement, agiter un peu les neurones. »

Le candidat Alessandro Di Giuseppe mise quant à lui sur une autre stratégie. Fondateur de l’Eglise de la très sainte consommation de Lille, il prône « le travail, l’argent, l’obéissance ». En soutane et bandeau Nike, le candidat organise des prières dans les rues de Lille, entouré de fidèles bardés de marques et de colliers en forme de dollar.

Le concept existait ailleurs en France, mais c’est le premier homme de cette « église » candidat aux législatives. Selon le porte-parole du candidat, « Maxime Höm de Profy Junior » : « Quelque soit le score de dimanche, nous gagnons toujours à la fin. »

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  • Halimdor
    Halimdor
    Gaucho-anarcho-socialo-islamo- (...)
    • Posté à 19h26 le 08/06/2012
    • Internaute 186711
      Gaucho-anarcho-socialo-islamo- (...)

    Étant donné qu’il n’est pas possible d’avoir une croissance infinie dans un monde qui lui est bien fini et délimité, la décroissance c’est le bon sens, même si c’est encore trop tôt pour que l’on s’en rende compte ou que l’on y prête de l’importance.

    • Jy-38
      Jy-38 répond à Halimdor
      I'm not there I'm gone
      • Posté à 14h59 le 09/06/2012
      • Internaute 32433
        I'm not there I'm gone

      Mais non voyons, le futur c’est la croissance dématérialisée gnagnagni gnagnagna...

  • cactusun
    cactusun
    retraité
    • Posté à 21h12 le 08/06/2012
    • Internaute 50486
      retraité

    Décroissance du gâchis qui ne profite qu’à une minorité. Croissance de l’intelligence collective qui profite à tous.

    La décroissance, c’est souvent se donner le temps de réfléchir et de prendre du recul pour être plus efficace dans son quotidien.

  • çavapasser
    çavapasser
    toubib
    • Posté à 21h58 le 08/06/2012
    • Internaute 162231
      toubib

    Pour des occidentaux bien dodus, en bonne santé, bien protégés socialement une décroissance de 20 % est une coquetterie concevable pour quelques nantis qui s’ignorent, mais pour 80 % des habitants de cette terre si tu restreins de 10% leur ration alimentaire, ils sont morts.
    Faut de la marge pour jouer au pauvre sans peine.
    On peut bien sûr dire qu’on va partager... nos restes de gratin de nouilles.

    • Bobus Trucus Bidulus Maximus
      Bobus Trucus Bidulus Maximus répond à çavapasser
      Gros con de droite
      • Posté à 00h27 le 09/06/2012
      • Internaute 169879
        Gros con de droite

      « mais pour 80 % des habitants de cette terre si tu restreins de 10% leur ration alimentaire, ils sont morts. »

      Vous m’avez convaincu, j’adopte la décroissance. Si on supprime 80% de la population mondiale, on se retrouve avec une Terre à 1,5 milliard d’habitants, et tous les problèmes écologiques ont disparu.
      Bravo.

    • cousinmachin
      cousinmachin répond à çavapasser
      humaniste misanthrope
      • Posté à 01h06 le 09/06/2012
      • Internaute 166102
        humaniste misanthrope

      Bien sûr, la décroissance ne peut pas s’appliquer à ceux qui n’ont déjà rien, arrêtez de vous faire plus bête que vous ne l’êtes.

      • çavapasser
        çavapasser répond à cousinmachin
        toubib
        • Posté à 09h40 le 09/06/2012
        • Internaute 162231
          toubib

        « la décroissance ne peut pas s’appliquer à ceux qui n’ont déjà rien »
        c’est bien ce que je dis.
        donc l’idée de la décroissance n’est qu’une idée.
        Une idée ce n’est pas rien....je suis d’accord.

        Les idées font leur chemin :
        La majorité de la population française rigolait de l’écologie il y a 30-40 ans, La municipalité de Grenoble peignait les usines en vert !
        Aujourd’hui -au niveau individuel- dans la plupart des pays les gens font ça naturellement. Sous reserve d’avoir atteint un minimum éducatif et une survie alimentaire.

        « La croissance » économique mondiale de ces 50 derniéres années a sauvé de la famine des centaines de millions de gens dans le monde ; plus qu’elle n’en a tués par pollution, accidents industriels...
        Crois-tu qu’en Asie, en Afrique les populations cracheraient sur la poursuite de la croissance ?
        Je constate la mondialisation, économique et circulation de l’info.
        Le concept « décroissant » ne me plait pas car si en Occident (gras, pourri, gaté) il est associé au refus du gachis +++,
        pour la grande majorité des habitants de notre terre village global il signifie : « résignez-vous ! Pas de bras, pas de chocolat, pas de graisse, pas de cholesterol, pas d’IDM ! Vous ne connaissez pas votre bonheur ! un bol de riz, pas d’electricité, pas de bagnole, pas de télé, c’est bien vous les plus heureux ! “

        Ce qui est sympa, doux dingue à l’echelle d’une petite communauté serait dangereux si ça devait etre imposé au reste de l’humanité.
        Tant que les décroissants agitent des idées c’est bien, ça sensibilise. Je n’imagine pas qu’ils créent un mouvement armé et des kamikases coca-menthos !

         
        • cactusun
          cactusun répond à çavapasser
          retraité
          • Posté à 16h08 le 09/06/2012
          • Internaute 50486
            retraité

          Le concept « décroissant » ne me plait pas car si en Occident (gras, pourri, gaté) il est associé au refus du gachis +++,
          pour la grande majorité des habitants de notre terre village global il signifie : « résignez-vous ! Pas de bras, pas de chocolat, pas de graisse, pas de cholesterol, pas d’IDM ! Vous ne connaissez pas votre bonheur ! un bol de riz, pas d’electricité, pas de bagnole, pas de télé, c’est bien vous les plus heureux ! “
          Faudrait-il, selon vous, ignorer un concept, sous prétexte qu’il n’est pas compris. En gros, devions-nous nous défaire de l’héliocentrisme de Galilée, sous prétexte que les gens de l’époque ‘voyaient’ le Soleil tourner autour de la Terre ?

        • cousinmachin
          cousinmachin répond à çavapasser
          humaniste misanthrope
          • Posté à 20h37 le 09/06/2012
          • Internaute 166102
            humaniste misanthrope

          C’est dommage, alors que votre message commençait par une tentative d’argumentation (même légère), il se termine par un vil procès d’intention...

          Sur le fond, commencez par éteindre votre télé une semaine rien que pour vous rendre compte de la nocivité du bousin.

        • Karavi
          Karavi répond à çavapasser
          obsolescence programmée ((
          • Posté à 01h11 le 10/06/2012
          • Internaute 113192
            obsolescence programmée ((

          La décroissance n’est pas synonyme de privations.

          Je ne suis pas sûre des bienfaits que peut apporter votre croissance économique mondiale aux pays démunis...
          C’est même un peu cynique de dire qu’elle «  a sauvé de la famine des centaines de millions de gens dans le monde ; plus qu’elle n’en a tués par pollution, accidents industriels... ».
          C’est dire que vous reconnaissez les dégâts que « nous », pays riches, leur faisons subir, avec nos interventions esclavagistes déguisées en bienfaisance...

          Pour moi, la décroissance, c’est la contre-croissance,la lutte anti - industries polluantes, colonisation et possession de la planète et des biens communs.

          La vie décroissante au mode individuel, c’est bien joli, ça donne bonne conscience ; ça peut donner l’exemple et en faire réfléchir d’autres...Mais ça ne suffit pas...

          Je ne suis pas non plus pour la radicalisation extrême ; il faut laisser aux gens un minimum de liberté, il faudrait les éduquer à être moins égoïstes, à œuvrer pour la planète entière ...

          Mais, bon, je vous fais grâce de ma conclusion pessimiste... :)

        3 autres commentaires
    • Pili pili
      Pili pili répond à çavapasser
      Piment d'oisif
      • Posté à 10h49 le 09/06/2012
      • Internaute 188535
        Piment d'oisif

      Ce sont des décroissants au beurre.

  • cousinmachin
    cousinmachin
    humaniste misanthrope
    • Posté à 22h03 le 08/06/2012
    • Internaute 166102
      humaniste misanthrope

    J’aime bien les derniers, du Paul Lafargue dans le texte, très drôle et malheureusement très pertinent

  • Bobus Trucus Bidulus Maximus
    Bobus Trucus Bidulus Maximus
    Gros con de droite
    • Posté à 00h00 le 09/06/2012
    • Internaute 169879
      Gros con de droite

    La dotation inconditionnelle d’autonomie, ou revenu universel sans condition, c’est une mesure libérale de droite comme j’ai déjà eu l’occasion de l’expliquer ici sur rue89 : Lien
    et aussi : Lien

    • Pili pili
      Pili pili répond à Bobus Trucus Bidulus Maximus
      Piment d'oisif
      • Posté à 00h15 le 09/06/2012
      • Internaute 188535
        Piment d'oisif

      Ce sera de gauche quand ça existera ; o)

    • piflechien
      piflechien répond à Bobus Trucus Bidulus Maximus
      animal domestique
      • Posté à 10h34 le 09/06/2012
      • Internaute 42424
        animal domestique

      C’est une mesure libérale, mais ni de droite, ni de gauche. Et comme la droite française est aussi étatique que la gauche, il y bien peu de chance qu’elle soit appliquée. Retirer leur pouvoir à tout ceux dont la justification est la répartition des richesses, vous voulez la révolution ou quoi ?

    • MarxForEver
      MarxForEver répond à Bobus Trucus Bidulus Maximus
      L'argent n'existe pas
      • Posté à 10h49 le 09/06/2012
      • Internaute 124072
        L'argent n'existe pas

      J’ai lu les commentaires, que vous avez mis en lien. Vous y décrivez le système aurovillien qui fut mis en place dans les années 60 par des gens absolûment pas de droite et qui a très bien fonctionné depuis.

      Mais si vous êtes pour aussi, alors je ne peux que m’en réjouir.

      • Bobus Trucus Bidulus Maximus
        Bobus Trucus Bidulus Maximus répond à MarxForEver
        Gros con de droite
        • Posté à 14h23 le 09/06/2012
        • Internaute 169879
          Gros con de droite

        Vous avez mal lu. Rien à voir entre ce que je décris et le système d’Auroville. Dans mon système, une somme d’argent est allouée à chacun, qui peut gagner autant qu’il veut en plus. Il n’y a plus aucune aide sous condition de ressources, et chacun paye ses impôts et se débrouille pour vivre avec ce qu’il gagne.

         
        • MarxForEver
          MarxForEver répond à Bobus Trucus Bidulus Maximus
          L'argent n'existe pas
          • Posté à 14h52 le 09/06/2012
          • Internaute 124072
            L'argent n'existe pas

          Je suis moins ce qui se passa à Auroville maintenant, parce que peu intéressé par les délires spiritualistes. Mais le système initial était que tout habitant de la ville recevait un package comprenant : le RME+ un toit + accès à une cantine. Aucune autre alloc n’existe. Par contre pour dépasser le minimum vital, il est obligatoire de travailler dans une des entreprises de la ville. C’est bien le même système.

          • Cyprien Luraghi
            Cyprien Luraghi répond à MarxForEver
            ICYP.FR !
            • Posté à 18h49 le 09/06/2012
            • Internaute 101150
              ICYP.FR !

            Heu : quand j’y suis allé pour la première fois en 77, c’était déjà la guerre entre les communautés à Auroville, hein : faut pas rêver ; -)

            Je ne parle même pas des relations déplorables entre les Aurovilliens et les gens du cru : c’est pas tellement mieux qu’au Club Méd.

            • DiaboloSatanas
              DiaboloSatanas répond à Cyprien Luraghi
              Fou du volant
              • Posté à 19h28 le 09/06/2012
              • Internaute 79165
                Fou du volant

              En plus on ne construit pas une communauté , et encore moins une ville , dans un endroit désertique et hostile ou ça manque de tout et ou s’il n’ y avait rien avant, c’est qu’il y avait des raisons . N’importe quel môme de 12 ans qui joue a « Sim City » et à « Civilization » est capable de le comprendre.
              Auroville, c’est aussi crétin comme utopie que « Parly 2 » ou « Créteil Soleil », dans un autre genre : -)

              • Cyprien Luraghi
                Cyprien Luraghi répond à DiaboloSatanas
                ICYP.FR !
                • Posté à 19h33 le 09/06/2012
                • Internaute 101150
                  ICYP.FR !

                Une toute petite partie de l’idée de départ était intéressante... mais tout le reste était bon à jeter. Bon : si t’as suffisamment de pognon, ça vaut certainement le coup d’aller s’y installer pour la retraite : une de mes vieilles potesses ex guide de voyages a fait ça.

                • MarxForEver
                  MarxForEver répond à Cyprien Luraghi
                  L'argent n'existe pas
                  • Posté à 19h46 le 09/06/2012
                  • Internaute 124072
                    L'argent n'existe pas

                  C’est bien d’y être aller voir. Mais moi je ne veux pas refaire Auroville : les délires mystiques ne m’intéressent pas. C’est un revenu universel sans condition qui m’intéresse. Et je rappelais juste que ce n’est pas une idée d’origine libérale. Mais tant mieux si un libéral veut bien nous aider à la concrétiser (quoique je me demande quand même s’il ne faut pas craindre un coup-fourré).

                  • Cyprien Luraghi
                    Cyprien Luraghi répond à MarxForEver
                    ICYP.FR !
                    • Posté à 19h51 le 09/06/2012
                    • Internaute 101150
                      ICYP.FR !

                    J’avais 17 ans et y étais resté quelques mois : ça m’a définitivement vacciné contre le mysticisme débile ; -)

                    Hulk vous expliquera sans doute bien mieux que moi, indécrottable gauchiste, les raisons qu’ont les libéraux de désirer eux aussi, un revenu universel. Leurs motivations ne sont pas les nôtres, c’est certain, mais peu importe : l’idée est dans l’air et c’est tant mieux.

              • MarxForEver
                MarxForEver répond à DiaboloSatanas
                L'argent n'existe pas
                • Posté à 19h49 le 09/06/2012
                • Internaute 124072
                  L'argent n'existe pas

                Ce n’était pas au milieu de nul part. Le site ne fut pas choisi au hasard. C’était (si mes souvenirs sont exacts et Cyprien Luraghi me corrigera) dans le territoire de Pondichéry, avec pleins d’installations françaises aux alentours (je fus moi-même affilié à l’ENGREF de Pondichéry qui existe toujours).

                • Cyprien Luraghi
                  Cyprien Luraghi répond à MarxForEver
                  ICYP.FR !
                  • Posté à 20h06 le 09/06/2012
                  • Internaute 101150
                    ICYP.FR !

                  C’est exact : les terrains avaient été achetés à vil prix par l’ashram d’Aurobindo qui, une fois qu’ils eurent été mis en valeur par les Aurovilliens − la fameuse « Green belt » −, avait tenté de les récupérer : d’où cette guéguerre qui empoisonnait l’ambiance quand j’’y avais débarqué la première fois. Et ça se situe bien sur le territoire de Pondy.

            • MarxForEver
              MarxForEver répond à Cyprien Luraghi
              L'argent n'existe pas
              • Posté à 19h50 le 09/06/2012
              • Internaute 124072
                L'argent n'existe pas

              Et oui : aucune idée, aussi bonne fût-elle à l’origine n’a jamais empêché la connerie.

        • Youri Gagarine
          • Posté à 16h48 le 09/06/2012
          • Internaute 164345
            appesanti

          Baba cool !

        • Karavi
          Karavi répond à Bobus Trucus Bidulus Maximus
          obsolescence programmée ((
          • Posté à 11h17 le 10/06/2012
          • Internaute 113192
            obsolescence programmée ((

          Si j’ai bien compris, une sorte de RMI appliquée à tous...
          Je pense que c’est au moins aussi absurde que ne rien donner à personne...

          « Il n’y a plus aucune aide sous condition de ressources, »
          C’est à dire plus d’allocations au logement ou à la famille,ou aux handicapés, plus de bourses scolaires, etc...

          Les aides distribuées aux plus modestes, passeraient donc dans la poche des plus riches, et même des milliardaires qui n’en ont rien à faire ; cela ne profiterait qu’aux banques...

          C’est effectivement une idée très libérale, très très à droite, et tout simplement irréalisable dans le monde où nous vivons.

          • Bobus Trucus Bidulus Maximus
            Bobus Trucus Bidulus Maximus répond à Karavi
            Gros con de droite
            • Posté à 14h44 le 10/06/2012
            • Internaute 169879
              Gros con de droite

            Non, vous n’avez pas compris. On donne à tout le monde une allocation à vie de, par exemple, 800 euros par mois. Chacun est libre d’avoir des revenus supplémentaires, qui seront soumis à l’impôt sur le revenu dont les tranches démarrent au-delà de ces 800 euros.
            Il peut ensuite rester des prestations sociales, mais valables pour tous, sans conditions de ressources, et soumises à l’impôt sur le revenu (ce qui fait que plus on gagne bien sa vie, moins on bénéficie de ces prestations). Mais il n’y a plus aucune prestation qui se déclenche en dessous d’un certain niveau de ressources : c’est couvert par l’allocation de base.

            « cela ne profiterait qu’aux banques » C’est tellement crétin d’écrire cela que ça ne mérite aucune réponse.

            • Karavi
              Karavi répond à Bobus Trucus Bidulus Maximus
              obsolescence programmée ((
              • Posté à 15h39 le 10/06/2012
              • Internaute 113192
                obsolescence programmée ((

              Je ne suis pas d’accord avec les deux dernières lignes.
              Je parlais, bien entendu, des sommes qui seraient allouées inutilement aux gens les plus fortunés de la planète.

              Certains milliardaires ont tellement de biens qu’ils ne connaîtront jamais tout ce qu’ils possèdent...
              Le fric, ça aide bien, mais ils ne pourront pas profiter de tout, ni réaliser tous leur rêves à la fois...
              Et ils en veulent toujours plus...

              « Il y a des gens qui n’ont de leur fortune que la crainte de la perdre.

        13 autres commentaires
    • trouble fêtes
      • Posté à 16h32 le 09/06/2012
      • Internaute 156689
        aconforme

      De gauche, de droite : toujours le même archaïsme, mécaniste
      De Droite ? Vous n’expliquez rien ; vous affirmez qu’à l’aune de votre étendard ..., etc ....
      Qu’à l’ombre de divers fanions l’idée ai été récupérée, réformée, par l’école Chicago (impôt négatif sur le revenu de Milton Friedman) ou par les chrétiens de la doctrine sociale (Boutin et consort) et autres épiciers d’idéaux ne fait pas que l’idée de base ne les précédait pas (gauche et droite confondue) et qu’elle n’évolue pas depuis dans d’autres espaces et donc dans d’autres directions...
      Elle est apparue pour la première fois dans les utopies de la Renaissance, chez Thomas More (de droite ?).
      Le revenu de base est défini en 1797 par Thomas Paine théoricien de la révolution américaine, comme « revenu de compensation » pour ceux qui n’avaient pas de « lopin de terre » pour accéder à la liberté. Revenu de base, qui est aussi appelé revenu social garanti, allocation universelle, revenu de citoyenneté, revenu d’existence : autant d’expressions et de conceptions qui semblent recouvrir la même chose, alors qu’il existe aujourd’hui de profonds clivages entre les différents points de vue.
      Ces propositions peuvent être rangées en deux catégories : celles qui acceptent le système du capitalisme libéral actuel et celles qui le remettent en cause. … Trêve de confusion !

      « L’égalitarisme (le culte de l’égalité) à Gauche et l’élitisme (le culte de l’orgueil) à Droite rêvent, tous deux, d’une société “en ordre” (étatique et bureaucratique), le premier par uniformisation (un ordre entropique), le second par hiérarchisation (un ordre mécanique).
      La Gauche cadavérise le corps social, la Droite le robotise.
      L’individu autonome, la personne privée, les associations libres, les activités bénévoles ou spontanées n’y ont aucun crédit puisque suspectes, d’office, de désordonnance et de subversion.
      Face à cet immobilisme paranoïde, notre époque voit l’émergence d’ordres organiques, fondés sur des myriades de réseaux autonomes, protéiformes et vivaces, en constante interférence mutuelle, où les notions de Gauche et de Droite sont déjà relégués aux oubliettes, au titre de vestiges surannés et dérisoires de rudimentaires sociétés archaïques.
      Nous allons bientôt entrer dans la phase sociopolitique (après les phases financière et économique) de la mutation paradigmatique actuelle qui signe la fin de la Modernité et l’entrée dans l’ère noétique. (...) L’enjeu en sera le combat titanesque entre la vieille vision sociétale (Gauche et Droite réunies autour de la notion d’ordre mécanique et hiérarchique fondé sur la citoyenneté) et la nouvelle vision communautaire (autour de la notion d’ordre organique et réticulaire fondé sur l’autonomie).
      Aujourd’hui, l’Occident a épuisé la veine rationnelle entamée jadis (à la sortie du Moyen-Age), il y a un demi millénaire.
      Aujourd’hui, cette veine est tarie. L’Occident est dans l’impasse.
      Un nouveau choix s’impose entre s’obstiner à tourner en rond et se détruire en bon schizophrène patenté, ou se détacher à la rationalité et commencer à explorer les voies alternatives qui s’offraient à lui depuis toujours et qu’il n’a pas voulu voir, tout aveuglé qu’il était par sa propre raison raisonnante.
      Ce choix est crucial. Ce choix est vital.

      L’homme noétique (+ de 30% de la population française) n’est ni de droite ni de gauche, il est en avant  !
      Bye bye Descartes !

      • Bobus Trucus Bidulus Maximus
        Bobus Trucus Bidulus Maximus répond à trouble fêtes
        Gros con de droite
        • Posté à 16h38 le 09/06/2012
        • Internaute 169879
          Gros con de droite

        « Aujourd’hui, l’Occident a épuisé la veine rationnelle entamée jadis (à la sortie du Moyen-Age), il y a un demi millénaire. »

        On en lit des âneries sur ce site décidément. Cette phrase absurde cadre bien avec vos propos fumeux.

        Il est clair qu’en abdiquant l’usage de la raison, l’humanité va tout de suite aller mieux...

         
        • trouble fêtes
          • Posté à 20h09 le 09/06/2012
          • Internaute 156689
            aconforme

          Pour vous,« en avant » veut dire abdiquer et vous venez parler de raison ? Quel rationalité et cohérence dans votre diction du dictionnaire  !
          Il ne s’agit pas d’abdiquer mais de dépasser.... En avant.... Vous suivez ?
          Il faut être singulièrement ignorant pour croire encore en la rationalité du monde en général et de l’homme en particulier. Ignorant. Ou naïf (croire que le monde est assez simple pour que nos cerveaux débiles puissent l’enfermer dans quelques raisonnements « logiques »). Ou orgueilleux (pour croire l’homme assez puissant pour pouvoir ramener le monde à lui). Ou sécuritaire (pour se rassurer en balayant l’inconnu et l’inconnaissable d’un revers de quelques recettes logico-déductives - et de hi han absurde dans votre cas).
          La part rationnelle – c’est-à-dire rationalisable - est infime.
          Elle ne couvre que les quelques mécanismes de redondance et de récurrence que l’on observe çà et là ... Bien peu de chose en somme ...

          Vous dites énormément d’ânerie et ce, au lieu d’approfondir (donc de vous éduquer), tel « votre » revenu de base « de droite » partisan.
          Après être descendu de votre bouclier il faudra sortir définitivement de vos archaïsmes grégaires et de vos mésusages.
          Il est vrai que « l’humanité va bien » ( sic !) mais surtout que d’aller mieux elle veut Être simplement.
          « Le principe de rationalité repose sur la croyance en l’existence d’une Vérité absolue, immuable, définitive, éternelle que l’esprit humain pourrait atteindre et formuler. Or, cette notion de Vérité est plus que faible.
          Toute vérité n’est qu’apparence de plausibilité, quel que soit le critère de plausibilité utilisé : vérifiabilité expérimentale, “évidence” logique, bon sens, assentiment plus ou moins général, etc ...
          Toute “vérité” est subjective, liée au psychisme du sujet qui l’édicte ou la “démontre” à partir de postulats explicites ou implicites totalement indémontrables et purement arbitraires.
          Aucune vérité n’est objective.
          De plus et complémentairement, toute vérité est relative : à un sujet, à un lieu, à une époque, à un contexte.
          Il ne peut donc y avoir de “Vérité absolue, immuable, définitive, éternelle”. En conséquence, le principe de rationalité est simplement illusoire.
          Le rationalisme – avec tous ses sous-produits scientistes, matérialistes, mécanicistes, etc ... - est une illusion, un aveuglement, un fantasme, une impasse : il ne peut qu’aboutir à la haine, au refus, au rejet du Réel au profit d’un Idéal.
          Car c’est bien d’Idéal que l’on parle lorsque l’on parle de Rationalité, de Vérité, de Logique, d’Objectivité, etc ...
          Le rationalisme et le principe de rationalité sont des fuites – idéalistes – contre le Réel et ses complexités, et ses impermanences, et ses créativités.
          La rationalisation est toujours un appauvrissement. Par standardisation, par uniformisation, par tri et sélection, par unidimensionalité, par réductionnisme, par stérilisation, par castration, par emprisonnement, par régularisation.
          Et pourtant, l’Occident, surtout, s’obstine à tout vouloir rationaliser par souci de “vérité”, de “rigueur”, d’“efficacité”, etc ...
          Leurres et illusions que tout cela !
          La rationalité semble vraie, rigoureuse, efficace, mais elle ne l’est qu’en apparence.
          La vie est un voyage. La rationalité ne trace que des autoroutes artificielles, toutes droites, à travers tout, à côté de tout, comme s’il y avait une destination à rejoindre de toute urgence. Mais il n’y a aucune destination prédestinée.
          La vie authentique est tout ailleurs.
          Elle suit les méandres du monde.
          Elle se nourrit de toutes les rencontres avec le Réel.
          Elle bifurque sans cesse et se réoriente perpétuellement au gré des opportunités et des menaces.
          Elle n’est joie que sur les chemins de chevrier.
          La rationalité, avec le rationalisme qui l’institutionnalise, est une forme de schizophrénie, une sorte d’autisme : elle construit un monde imaginaire et fantasmatique, pleinement déconnecté du Réel qu’elle renie, qu’elle refuse, qu’elle rejette.
          Ce choix s’est posé à l’Occident au sortir du Moyen-Âge. Le choix de la rationalité rationaliste a été fait avec les dégâts immenses que l’on sait tant sur la Nature pillée, saccagée, appauvrie, que sur la santé mentale et spirituelle de l’homme “moderne” complètement déraciné, dénaturé, déshumanisé, désarticulé, désunifié.
          Il ne s’agit pas tant de combattre la rationalité – ce serait se combattre soi-même, ce serait combattre sa propre nature - que de la dépasser.
          Prendre conscience de ses limites, de ses faiblesses, de ses prémisses, de ses prérequis, de la faiblesse et de la pauvreté de ses postulats.
          Voir enfin qu’il existe en l’homme d’autres chemins de Connaissance, mieux adaptés à l’approche du Réel dans toute sa richesse, dans toute sa complexité, sans réductionnisme ni simplisme.
          Explorer ensuite ces chemins alternatifs sans en rejeter aucun et compléter peu à peu le bouquet commencé naguère avec la seule rationalité.
          Quels chemins ?

          Épilogue
          La Modernité est un barrage de béton construit en travers de la Vie pour tout accumuler. Il faut, pour le dépasser, redevenir fluide et s’écouler au-delà de lui.
          Toujours la même dialectique entre écoulement et accumulation. Entre l’eau et la pierre, entre le ruisseau et le caillou.
          Le monde moderne fut le parangon des logiques délétères d’accumulation. Gageons que l’ère nouvelle qui s’ouvre, sera celle du désencombrement radical, de la simplicité et de la frugalité. Celle de la fluidité retrouvée.

          • Jy-38
            Jy-38 répond à trouble fêtes
            I'm not there I'm gone
            • Posté à 21h33 le 09/06/2012
            • Internaute 32433
              I'm not there I'm gone

            Heuuuu...

            « Show me a cultural relativist at thirty thousand feet and I’ll show you a hypocrite. Airplanes are built according to scientific principals and they work. They stay aloft and they get you to a chosen destination. Airplanes built to tribal or mythological specifications such as the dummy planes of the Cargo cults in jungle clearings or the bees-waxed wings of Icaraus don’t. » Richard Dawkins, The Selfish Gene.

            J’viens pas défendre une chapelle, juste faudrait p’tet arrêter de tirer sur la science à tour de bras...

            La science, avant d’être cette industrie mortifère est belle et bien la moins imparfaite façon d’appréhender notre monde...
            Alors oui, la vérité évolue selon l’époque et le lieu (paradigme), oui la science est imparfaite, mais tirer à tout bout de champ sur la science en général c’est comment dire... ouvrir la porte à toutes les dérives (pseudo-sciences, dérives religieuses tel que le créationnisme...)

            Voilà, et je précise que je suis plutôt proche de vos idées, excepté ce mythe du bon sauvage...

            M’enfin, j’dis ça j’dis rien, la dernière fois que ce sujet a été abordé, un tocard se prenant pour Zorro a pris la mouche !

            • trouble fêtes
              trouble fêtes répond à Jy-38
              aconforme
              • Posté à 15h10 le 11/06/2012
              • Internaute 156689
                aconforme

              je vous ferait remarquer la même chose qu’à hulk et ken & co quant à la science, rationalisme et raison, il ne s’agit pas d’abandonner ni d’abdiquer ceux-là ou de tirer à tour de bras mais de dépasser, de transcender, de sublimer (au-delà de - mais non sans - ) :
              « Il ne s’agit pas tant de combattre la rationalité – ce serait se combattre soi-même, ce serait combattre sa propre nature - que de la dépasser.
              Prendre conscience de ses limites, de ses faiblesses, de ses prémisses, de ses prérequis, de la faiblesse et de la pauvreté de ses postulats.
              Voir enfin qu’il existe en l’homme d’autres chemins de Connaissance, mieux adaptés à l’approche du Réel dans toute sa richesse, dans toute sa complexité, sans réductionnisme ni simplisme.
              Explorer ensuite ces chemins alternatifs sans en rejeter aucun et compléter peu à peu le bouquet commencé naguère avec la seule rationalité. »
              La science ?
              Marc Halevy (l’auteur que je cite) est un scientifique (cv : Polytechnique, Ingénieur nucléaire, MBA, maîtrise en physique théorique, doctorat en sciences appliquées, diplôme en philosophie et histoire des religions).
              Il mène trois activités parallèles. Leur fil rouge : « La compréhension du Devenir »
              SYSTÉMIQUE : après avoir été doctorant et chercheur auprès d’Ilya Prigogine (Prix Nobel 1977) pendant près de 10 ans, il continue d’étudier les sciences de la complexité et à faire de la recherche théorique fondamentale sur la physique des processus.
              NOÉTIQUE : l’application de la physique des processus à l’évolution du monde humain et, spécialement, au changement de paradigme que que nous vivons actuellement, lui permet, en particulier, d’aborder toutes les facettes socio-économiques du passage de l’économie industrielle à l’économie de l’immatériel. C’est son activité de prospective.
              MYSTIQUE : la physique des processus et l’évolution humaine posent tous deux la question du « sens », de l’intention sous-jacente, ce qui connecte immédiatement sur le domaine de la spiritualité et de la mystique en particulier, au-delà de - mais non sans - la philosophie et la métaphysique. Il a étudié la philosophie et l’histoire des religions, et s’est spécialisé en Kabbale et Tao-chia (Lao-Tseu et Tchouang-Tseu).

              Où le mythe du bon sauvage... ? Comme pour d’autre celui de zorro & co ? Plus préconçu voire confus que prérequis ?

              La trilogie mythique infernale de l’homme actuel : un jour victime, le lendemain bourreau puis un autre sauveur (ad libitum ... ?) !

          • Bobus Trucus Bidulus Maximus
            Bobus Trucus Bidulus Maximus répond à trouble fêtes
            Gros con de droite
            • Posté à 21h28 le 09/06/2012
            • Internaute 169879
              Gros con de droite

            Tout à fait, et d’ailleurs « Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn » comme disait l’autre. La rationalité n’a pas cours dans les espaces extérieurs.

        5 autres commentaires
      • Ken.and.co
        • Posté à 22h39 le 09/06/2012
        • Internaute 68945

        Mais bien sur abandonnons la raison ! La vérité quel concept ridicule ! Ce n’est qu’une question de point de vue, abandonnons tout esprit critique et écoutons la parole du grand sage qui lui dit la vérité : c’est qu’il n y a pas de vérité ! (euh y a pas une espèce de contradictions dans la fond la ?)

        Vous devez être un partisan de la spontanéité, fini l’analyse rigoureuse, place à l’action direct. J’ai surtout l’impression que vous gobez tout ce qu’on vous racontes , la preuve vous ne pensez que par copie d’article et essayez de rallier les autres à votre cause.

        Mais au moins vous êtes cohérent avec vous même, un scientologue ferai de même.

        Votre digression en dit long sur la capacité de tout ce courant de pensé relativiste a écrire pendant des heures sur du vide et par finir par se contredire.

        Ça me fais penser aux mecs qui passe des heures à interpréter des tableaux de Yves Klein ou il n’y a rien.

        Quel imagination débordante mais si je puis me permettre, attention à la réalité, vous risquez de vous réveiller avec la gueule de bois.

         
        • trouble fêtes
          trouble fêtes répond à Ken.and.co
          aconforme
          • Posté à 14h22 le 11/06/2012
          • Internaute 156689
            aconforme

          je vous ferait remarquer la même chose qu’à hulk quant à la cohérence dans votre lecture, il ne s’agit pas d’abandonner la raison mais de dépasser la raison.... « Il ne s’agit pas tant de combattre la rationalité – ce serait se combattre soi-même, ce serait combattre sa propre nature - que de la dépasser.
          Prendre conscience de ses limites, de ses faiblesses, de ses prémisses, de ses prérequis, de la faiblesse et de la pauvreté de ses postulats.
          Voir enfin qu’il existe en l’homme d’autres chemins de Connaissance, mieux adaptés à l’approche du Réel dans toute sa richesse, dans toute sa complexité, sans réductionnisme ni simplisme.
          Explorer ensuite ces chemins alternatifs sans en rejeter aucun et compléter peu à peu le bouquet commencé naguère avec la seule rationalité. »
          En avant.... Vous suivez ?
          Quant à vos amalgames et digressions vers la scientologie, le vilain relativisme ((vous reniez donc Einstein, sinon point de cohérence !), etc.... C’est parce que ken & co le vaut bien ?
          Ça vous fait penser à... Tout est dit.

          • Ken.and.co
            • Posté à 20h29 le 11/06/2012
            • Internaute 68945

            C’est juste que j’aimerai bien savoir comment vous voulez dépasser la Rationalité, qui me parait vouloir dire tout et n’importe quoi. Dépasser dans quel sens ? Aller plus loin ? Et quand vous parler de la rationalité, vous parlez de quoi ? De la capacité de raisonner ? Avec toute les règles de la logique ?

            Et si il y a une connaissance meilleur que la capacité de raisonner, c’est laquelle ? L’intuition, mais on sait que l’intuition se trompe souvent... Alors que proposer vous, n’hésitez pas à en faire part aux scientifiques, vous avez la, l’idée du siècle !

            Pour revenir sur le relativisme, vous confondez relativisme épistémologique et théorie de la relativité, ce qui n’a rien à voir.

            Ce qui m’énerve juste un peu c’est ceux qui pensent pouvoir effacer (pardon dépasser) des siècles de réflexion sur la pensée, juste avec quelque belle phrase et des articles sans profondeur.

            N’est pas Nietzsche qui veux ...

        2 autres commentaires
    • Youri Gagarine
      • Posté à 16h50 le 09/06/2012
      • Internaute 164345
        appesanti

      C’est pour soulager la conscience des riches ? Alors non, merci bien !

  • AutistReading
    AutistReading
    Au snack elle prend pas de kebab
    • Posté à 00h13 le 09/06/2012
    • 184876
      Au snack elle prend pas de kebab

    A bas la rigueur !

    Vive la décroissance...

    C’te gruge...

  • Pili pili
    Pili pili
    Piment d'oisif
    • Posté à 00h29 le 09/06/2012
    • Internaute 188535
      Piment d'oisif

    La différence entre la décroissance et le chômage, c’est qu’on ne choisit pas le chômage..
    Décroitre en volume de production mais croitre en valeur de production, c’est déjà plus crédible.

  • Jakob
    • Posté à 00h32 le 09/06/2012
    • 184213

    Vive la décroissance !
    Lien

    • cricrac
      cricrac répond à Jakob
      rechercheur
      • Posté à 20h16 le 10/06/2012
      • Internaute 188211
        rechercheur

      A bas la decroissance ! Si la secu n’a plus de fric parce que les cotisations rentrent beaucoup moins ,j’espere que tu creveras de ta maladie

      • Jakob
        Jakob répond à cricrac
        • Posté à 20h29 le 10/06/2012
        • 184213

        Toi , c’est pas de courtoisie que tu crèveras ! Bonsoir gros.

         
        • cricrac
          cricrac répond à Jakob
          rechercheur
          • Posté à 19h16 le 11/06/2012
          • Internaute 188211
            rechercheur

          Quand on a aucun argument pour bloguer on le fait pas, on va jouer aux billes.

        1 autres commentaires
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