Idées Land 24/05/2012 à 18h46

De quoi « l’égalité des territoires » de Duflot est-elle le cache-sexe ?

Mathieu Deslandes | Rédacteur en chef adjoint Rue89

Une révolution, ce ministère de l’Egalité des territoires ? Plutôt un artifice rhétorique destiné à ne pas désespérer le petit Blanc déclassé.

Un « ministère de l’Egalité des territoires ». C’est une des innovations du gouvernement Ayrault. Il a été attribué à Cécile Duflot. Qu’en penser ? On peut :

  • admirer son intitulé et se dire que la gauche a accompli une révolution conceptuelle ;
  • retracer son histoire et déchanter ;
  • observer la manière dont cette préoccupation s’est imposée dans la campagne et débusquer une entourloupe rhétorique destinée à rassurer « le petit Blanc ».

Des inégalités liées au lieu où l’on vit

Reprenons. Cet intitulé lyrique est d’abord un message politique. Pour le PS, pendant longtemps, seules les inégalités sociales ont compté. Puis il y a eu les inégalités hommes-femmes. Et les discriminations liées aux origines ethniques.

Le projet présidentiel préparé par le parti, puis la campagne, ont montré un changement de grille de lecture. Les socialistes ont enfin compris qu’il y avait aussi des inégalités simplement liées :

  • à la génération à laquelle on appartient – François Hollande a ainsi choisi de mettre l’accent sur la jeunesse – ;
  • au lieu où l’on vit.

« Fracture territoriale »


Cécile Duflot quitte l’Elysée, le 23 mai 2012 (Pierre Verdy/AFP)

Hollande a donc formulé plusieurs promesses – certes floues – pour tenter de rétablir une certaine équité entre les habitants de territoires plus ou moins bien lotis :

  • « Dans les zones où les prix sont excessifs, je proposerai d’encadrer par la loi les montants des loyers lors de la première location ou à la relocation. »
  • « J’augmenterai les moyens [pour les services publics], notamment scolaires, dans les zones qui en ont le plus besoin et je rétablirai une présence régulière des services de police au contact des habitants. »
  • « Je relancerai la politique des transports pour lutter contre la fracture territoriale qui exclut une partie des habitants de l’accès aux emplois et aux services publics. »
  • « Pour lutter contre les déserts médicaux, je favoriserai une meilleure répartition des médecins par la création de pôles de santé de proximité dans chaque territoire. Je fixerai un délai maximum d’une demi-heure pour accéder aux soins d’urgence. »

« Tarte à la crème »

Selon le sociologue Thomas Kirszbaum, chercheur associé à l’ISP de l’ENS Cachan, la question de l’égalité des territoires apparaît au début des années 90. « Le discours de Mitterrand, aux Assises de Banlieue 89 à Bron, y fait indirectement référence avec l’idée de remise à niveau des services publics. » Le terme n’est pas encore un mot d’ordre politique.

En 1994, le géographe Roger Brunet publie un énorme atlas qui présente la France comme un territoire dont les habitants souffrent de profondes inégalités selon l’endroit où ils vivent. Il rappelle :

« C’est devenu une tarte à la crème mais à l’époque, on n’avait pas conscience de vivre dans un pays avec de telles différences de salaires pour un poste équivalent, par exemple. »

Discrimination positive

Le sort des zones urbaines sensibles et des territoires ruraux sont envisagés comme une préoccupation commune dans la loi Pasqua de 1995 sur l’aménagement du territoire. « On y voit toute la logique de discrimination positive, c’est-à-dire de compensation des handicaps pour rétablir l’égalité », note Thomas Kirszbaum.

Depuis, pourtant, regrette Roger Brunet, « aucune politique sérieuse n’a été menée pour lutter contre ces inégalités, la droite a même organisé la compétition entre les régions, les hôpitaux, les universités et on a délaissé l’aménagement du territoire ».

Tout au long des années 2000, l’expression « égalité des territoires » est essentiellement utilisée par les défenseurs des services publics ruraux et des « petites » lignes de la SNCF.

Les « invisibles » et le lobby des maires

Si la notion est apparue dans la campagne présidentielle de 2012, c’est d’abord en raison d’un climat intellectuel. Plusieurs livres ont marqué la presse et les équipes des candidats. Notamment « Fractures françaises » (éd. Bourin), un essai du géographe Christophe Guilluy, « Plaidoyer pour une gauche populaire » (éd. Le Bord de l’eau), un ouvrage collectif auquel a participé le même Guilluy, et « Les Oubliés de la démocratie » (éd. Michalon), de François Miquet-Marty.

Ces textes parlent des habitants des zones périurbaines pavillonnaires qui se sentent abandonnés. Et qui sont tentés par le vote Front national.

« On retrouve les cartes des inégalités : à part quelques phénomènes particuliers comme la Provence, le vote FN correspond assez clairement aux espaces délaissés », grince Roger Brunet.

D’un seul coup, il n’y en a eu que pour eux : les « invisibles ».

C’est alors que l’expression « égalité des territoires » a refait surface, portée par Ville et banlieue, un lobby de maires de villes de banlieue (dont fait notamment partie Evry, la commune de Manuel Valls).

Le complexe du petit Blanc

Cette association s’est mise à réclamer un « grand ministère de l’Egalité des territoires », un ministère d’Etat rattaché au Premier ministre « en capacité de mobiliser l’ensemble des grands ministères : Emploi, Education, Santé, Logement, Sécurité, Justice », décrit Camille Vielhescaze, son délégué général.

Selon le sociologue Jacques Donzelot, maître de conférence à Paris X :

« Ces maires ont compris que pour continuer à bénéficier d’investissements des pouvoirs publics, il ne fallait surtout pas donner l’impression qu’on s’occupe plus d’une population que d’une autre.

Les “politiques de la ville” et les investissements qui ciblent les banlieues sont devenus trop impopulaires. Quand il entend ces mots, l’ouvrier petit Blanc effrayé par la mondialisation comprend que l’on s’occupe plus d’Arabes islamisants que de lui.

Le concept d’égalité des territoires est donc un cache-sexe. Un artifice rhétorique. »

Thomas Kirszbaum, lui aussi, voit dans cet intitulé « une entreprise assez classique consistant à essayer de masquer le fait qu’on conçoit des politiques destinées de facto à des minorités ethno-raciales ».

Hollande et la « construction humaine »

Derrière l’intitulé audacieux, ils redoutent le retour d’une simple « politique des quartiers » qui ne dit pas son nom. Une crainte renforcée à la lecture de l’architecture du gouvernement.

Dans un entretien accordé à Rue89 et la radio Générations, François Hollande avait expliqué que le titulaire de ce grand ministère « de la construction humaine, sociale, politique » devrait avoir « autorité sur la politique du logement et les services publics », « travailler en bonne intelligence avec le ministre de l’Education » et avec les collectivités locales « pour les transports, la petite enfance ».

Cécile Duflot est bien responsable du Logement, de la Ville (avec François Lamy, son ministre délégué) du Grand Paris et de l’Aménagement du Territoire. Pour le reste, il va falloir voir à l’usage.

Mais on peut considérer que si « l’égalité des territoires » était vraiment été une priorité politique, la Décentralisation (confiée à Marylise Lebranchu), les Outre-Mers (entre les mains de Victorin Lurel) ou la Réussite éducative (dossier de George Pau-Langevin), entre autres, auraient été rattachés au même responsable.

Infos pratiques
« Citoyens des villes, citoyens des champs »
De Alexandre Brugère, Jean Spiri et Elise Vouvet

Ed. Fayard, mai 2012.

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  • Fleetwood75
    Fleetwood75 répond à Appleseed
    Spirit of Ecstasy
    • Posté à 14h39 le 25/05/2012
    • 180917
      Spirit of Ecstasy

    Si les femmes Françaises pondaient plus de gosses on n’aurait pas ce problèmes, on ne peut pas tout de même laisser des écoles ouvertes pour 3 ou 4 gamins par niveaux, toutes ces écoles avaient une légitimité à l’époque où la population Française était plus rurale et avec un taux de natalité bien supérieur.

    • nicenice88
      nicenice88 répond à Fleetwood75
      fait des etudes entre autres
      • Posté à 10h48 le 27/05/2012
      • Internaute 186255
        fait des etudes entre autres

      « si les femmes pondaient plus de gosses », mais on n’est ni des poules pondeuses, ni des vaches à lait !
      Tapez-vous les neuf mois de grossesses, les soucis eventuels de santé qui vont avec et la double journée de travail pour certaines, après on en reparlera....
      Puis le soucis majeur, (comme vous l’avez souligné) c’est aussi qu’à l’époque à laquelle vous semblez vous referer, il y a avait plus d’habitants (et donc de familles en campagne). Et c’est peut-être d’abord ça qu’il faudrait voir en priorité. Sachez pour vôtre gouverne que les françaises ont un des taux de fécondité les plus hauts d’europe...

  • la choukette
    la choukette
    libre penseur si possible
    • Posté à 10h10 le 25/05/2012
    • Internaute 90914
      libre penseur si possible

    « Plutôt un artifice rhétorique destiné à ne pas désespérer le petit Blanc déclassé. »

    le « petit blanc » c’est le nouveau surnom que l’on donne à Duflot dans les médias ?

    parce que cela ressemble effectivement à un artifice rhétorique pour ne pas désespérer la Duflot déclassée ce ministère ...

  • viet anh
    • Posté à 10h13 le 25/05/2012
    • Internaute 115106

    Je ne comprends pas l’objet de cet article. Je ne comprends pas non plus ceci : « Les “politiques de la ville” et les investissements qui ciblent les banlieues sont devenus trop impopulaires. Quand il entend ces mots, l’ouvrier petit Blanc effrayé par la mondialisation comprend que l’on s’occupe plus d’Arabes islamisants que de lui. » Selon qui ces politiques sont impopulaires ? De quel « ouvrier petit blanc » et de quels « arabes islamisants » parle-t-on ? a-t-on fait des études, des enquêtes ? Depuis quand est-ce que les ouvriers ne sont que blancs et depuis quand les arabes sont-ils tous islamisants ? ? Qui donc a protesté pour justifier des propos pareils ? Qu’on veuille faire un ministère de l’Egalité des territoires pourquoi pas, après tout même si ça reste un feu de paille on aura au moins tenté ! Je trouve que les protestations contre ce ministère sont trop peu étoffées et bien mal argumentées. Et je trouve assez scandaleux qu’on nous serve des préjugés pareils sans aucune autre justification que le fait que ce soit « un sociologue » qui nous les sort.

    • doudou9174
      doudou9174 répond à viet anh
      mes deux phares dans la nuit
      • Posté à 14h06 le 25/05/2012
      • Internaute 140131
        mes deux phares dans la nuit

      >> pas mal ...... !

    • nicenice88
      nicenice88 répond à viet anh
      fait des etudes entre autres
      • Posté à 10h40 le 27/05/2012
      • Internaute 186255
        fait des etudes entre autres

      je crois comprendre ce que ce sociologue a voulu dire :
      Malheureusement, je connais personnellement certains « petits blancs », (pas forcément ouvriers) qui s’estiment plus mal lotis que les « petits arabes »...Et qui trouvent que l’on s’occupe mieux de ces derniers.
      Ces personnes, relativement de bonne foi, ont toutes vu des cas de « ptit étrangers qui profitent des allocs » .... Sans penser une seule seconde que ya aussi des « ptits français bien de chez nous“(j’en ai vu aussi, ça existe) qui tirent aussi sur la corde...Mais bon, on les voit moins, ou disons qu’on en parle moins...

  • Rivendell
    Rivendell
    Toléré par [censored] Guéant.
    • Posté à 10h22 le 25/05/2012
    • Internaute 102483
      Toléré par [censored] Guéant.

    Tout surpris de voir un article décortiquer avec un œil critique le PS sur rue89, il m’a fallu attendre le dernier paragraphe pour comprendre le but de l’article :

    « on peut considérer que si “ l’égalité des territoires ” était vraiment été une priorité politique, la Décentralisation (confiée à Marylise Lebranchu), les Outre-Mers (entre les mains de Victorin Lurel) ou la Réussite éducative (dossier de George Pau-Langevin), entre autres, auraient été rattachés au même responsable. »

    Au fait cet article milite pour que Duflot ait un ministère encore plus gros. Duflot qui, on le rappellera jamais assez ici, est une géographe pas foutu de savoir où se situe le Japon, une écolo qui part en avion se dorer la pilule sous le soleil des Seychelles, une membre d’EE-LV, parti ayant obtenu même pas 2.5% des voix à la présidentielle et pourtant entré au gouvernement et en passe d’obtenir une bonne partie de l’assemblée après une magouille électorale avec le PS.

    • doudou9174
      doudou9174 répond à Rivendell
      mes deux phares dans la nuit
      • Posté à 14h02 le 25/05/2012
      • Internaute 140131
        mes deux phares dans la nuit

      on peut pas lutter , contre la cuisse et le gouleyant !

  • Lictor
    Lictor
    informaticien
    • Posté à 11h16 le 25/05/2012
    • Internaute 68450
      informaticien

    « Thomas Kirszbaum, lui aussi, voit dans cet intitulé “ une entreprise assez classique consistant à essayer de masquer le fait qu’on conçoit des politiques destinées de facto à des minorités ethno-raciales ”. »

    Sauf qu’il ne s’agit pas d’une problématique ethno-raciale, mais bien d’une problématique géographique. Le petit blanc habitant Sarcelle sera lui aussi victime d’une discrimination.
    La Halde lors de ses testing via CV avait bien montré l’existance d’une discrimination géographique indépendante de l’origine ethnique. Ainsi, un français d’ethnie maghrébine domicilié dans le 16e aura plus de chance de voir son CV retenu qu’un français d’ethnie caucasienne mais habitant à Grigny.

    Et cette discrimination n’est pas uniquement liée à la connotation ethnique de certaines banlieue. Par exemple, je connais une entreprise qui refusent de recruter une secrétaire habitant au delà de la petite ceinture, parce qu’au delà la qualité des transports est telle que les retards se produisent plusieurs fois par mois voire par semaine et qu’ils sont problématiques pour ce type de poste.
    Il y a également des préjugés liés à la qualité de l’enseignement reçu dans telle ou telle banlieue.
    Preuve qu’il ne s’agit pas d’un simple problème ethnique, mais bien d’un problème global d’aménagement du territoire, d’éducation nationale...

  • Schrödinger
    Schrödinger
    Poli et gentil. Très rue89.
    • Posté à 11h52 le 25/05/2012
    • Internaute 41709
      Poli et gentil. Très rue89.

    Et si ? Je dis bien et si les inégalités territoriales étaient le fruit d’un modèle économique inadapté ?

    Quand toutes les boites se saignent pour avoir une adresse parisienne, que la politique ultra-libérale (conforme au droit naturel devrais-je dire) entérine chaque jour la désertification, que les maires se tirent la bourre pour rendre sexy leurs trois monuments historique et leurs super zones industrielles, que la ZAC est le seul mode d’aménagement connu, à base de défiscalisation de bureau HQE de merde fondés sur du vent et des fantasmes de développement infini...

    En gros l’aménagement du territoire ca se travaille, et ca suppose, n’en déplaise aux anarchistes du porte-monnaie, un peu de planification, et cela suppose de la solidarité territoriale au niveau national, et pas de la concurrence à tous prix entre villes et villages en voie de désertification... Cela suppose en gros que l’on cherche l’harmonie et l’équilibre et pas la guerre perpétuelle entre tout et tous.

    Et surtout cela suppose un service publique solide et des pouvoirs régaliens élargis. Donc un retour en arrière sévère en terme de gestion territoriale...

    En gros changer de mode économique et politique... A quand une 6ème république plus souveraine en somme.

  • taLuFt
    taLuFt
    La Rue Meurt
    • Posté à 12h15 le 25/05/2012
    • 185429
      La Rue Meurt

    Ce constat de l’inégalité des territoire est vieux, il suffit de lire le livre de Jean-François Gravier « Paris et le désert français » qui soulignait, justement, la macrocéphalie parisienne et qui a amené le gouvernement d’après guerre a engagé une politique d’aménagement du territoire nationale ; selon une logique « top-down » (du haut vers le bas), centralisé càd que les décisions émanaient seulement de l’Etat et les collectivités étaient exécutrices.

    Cependant, avec les lois de décentralisation, le pouvoir de décision en matière d’aménagement du territoire revient de plus en plus aux collectivités territoriales. Comment garantir l’égalité alors que, « naturellement », les territoires se livrent à une concurrence sans merci (mais non avouée) pour attirer acteurs économiques, services privés ou publics, etc. Est-ce que l’Etat a toujours le pouvoir de garantir une égalité des territoires ? Certainnement pas. Qu’il commence déjà par rétablir la TPU, là se jouait la péréquation entre les communes faisant parties d’un même EPCI et c’était un bon moyen de mutualisation des ressources pour porter des projets et favoriser l’équité entre la commune centre et son « arrière pays »..

    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 14h30 le 25/05/2012
      • Internaute 134590

      une des pistes résiderait dans une véritable décentralisation intelligemment faite, pas une déconcentration fiscale à peine mâtinée d’un semblant de gouvernance locale.

      Parce qu’en France, les décisions locales sont encore malheureusement largement pilotées par le haut. Notre beau pays fonctionnant souvent sous le mantra « faites ce que je dis, pas ce que je fais », on arrive au constat ue vous faites. La dichotomie entre le « vide » et le « plein » de notre pays s’est encore creusée depuis le bouquin de Gravier.

  • fannymjv
    fannymjv
    Urbaniste photographe
    • Posté à 12h58 le 25/05/2012
    • Internaute 186381
      Urbaniste photographe
  • totor101
    totor101
    em...deur
    • Posté à 13h03 le 25/05/2012
    • Internaute 124415
      em...deur

    les habitants ruraux paient globalement plus d’impôts pour moins de services, qu’ils soient publics ou privés.
    C’EST VRAI ! !
    Mais ils ne brulent pas les voitures des voisins, ne manifestent pas et surtout ne sont pas protégés par « la bonne conscience » des BOBOS

    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 14h27 le 25/05/2012
      • Internaute 134590

      Vous savez qu’il ne suffit pas de mettre des majuscules partout pour que votre charabia veuille dire quelque chose, hein...

    • Lictor
      Lictor répond à totor101
      informaticien
      • Posté à 15h11 le 25/05/2012
      • Internaute 68450
        informaticien

      En même temps, l’unité de service coûte plus cher chez vous. Quand vous bénéficiez d’un service, vous ne bénéficiez pas d’une service que vous avez acheté avec vos impôts, qui seraient insuffisants pour le payer, mais bien de la solidarité nationale.
      Solidarité qu’on vous donne avec plaisir, mais prenez garde à ne pas mordre la main qui vous nourrit...

  • bousoufi
    bousoufi
    retraité
    • Posté à 13h03 le 25/05/2012
    • Internaute 164638
      retraité

    L égalité des territoires , le chomage devra se développer également dans les régions ou il est inférieur a la moyenne nationale, pour que tous se sentent également défavorisés, ainsi que les vols, les incendies de voitures, les violences conre les personnes .

  • bousoufi
    bousoufi
    retraité
    • Posté à 13h14 le 25/05/2012
    • Internaute 164638
      retraité

    Egalité territoriale : Le chômage devra augmenter dans toutes les zones ou il est inférieur a la moyenne nationale, ainsi que les attentats contre les personnes, les incendies de voitures, les vols a main armées, a fin que nul ne se sentent défavorisé . Je fais confiance au gouvernement socialiste pour atteindre ces objectifs , les Français ont sont dignes .

  • bousoufi
    bousoufi
    retraité
    • Posté à 13h20 le 25/05/2012
    • Internaute 164638
      retraité

    « Si “ l égalité des territoires ” était vraiment été une “ Mathieu, pourriez vous m expliquer ce que cela veut dire, merci .

  • doudou9174
    doudou9174
    mes deux phares dans la nuit
    • Posté à 13h54 le 25/05/2012
    • Internaute 140131
      mes deux phares dans la nuit

    en tout cas Cécile Duflot occuppez vous bien comme promis des Gens de Bonne Volonté , j’espére que ce message vous parviendra .

  • soutenable lourdeur du néant
    • Posté à 14h26 le 25/05/2012
    • Internaute 134590

    Que retenir ? Ce qui gène l’auteur de ce papier serait-il le mot égalité ou le mot territoire ?
    Si le premier terme est fort susceptible de participer au discours que vous dénoncez ici, le second est une question trop longtemps mise à la marge de l’action politique française : en effet, il est plus que temps de cesser de fantasmer un territoire français et commencer à voir et à investir les nombreux territoires qui conforment la France.

    Et c’est bien ici que le mot égalité fait figure d’élément de langage un peu creux. Car il est très urgent d’introduire une vraie perspective territoriale dans le rôle de l’État.

    Et, non pas dans la tradition de Brunet mais plus dans celle des Raffestin ou des DiMeo, tenter de repenser le territoire comme un formidable système spatial cohérent et localisé, dans lequel la démocratie participative et l’action communautaire ne seraient plus des vains mots.

  • jlord
    jlord
    interimaire
    • Posté à 14h36 le 25/05/2012
    • Internaute 187851
      interimaire

    Bien sûr vous avez raison, il vaut mieux se taire et faire comme si tout allait bien ! Vous vous voilez la face et je ne sais pas pour quelle raison, ça vous regarde mais ne me jugez pas ! Moi ça fait 40ans que je vis en banlieue parisienne avec des étrangers, vivant dans le même immeuble, à travailler à leur contact et à les aider. Je ne vous permets pas de penser à ma place et de vous imaginer pour qui je peux voter ! Vous êtes une petite personne, qui a besoin de redescendre sur terre. Je ne vous salue pas !

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 14h58 le 25/05/2012
    • Internaute 121073
      geek

    Enfin si on pouvait gagner quelques petits avantages comme une ligne de bus dans l’axe de toutes les anciennes nationales des réouvertures de postes ,la fibre optique ,ça serait mieux que rien.

  • angath1
    angath1
    Riche héritier exilé
    • Posté à 15h54 le 25/05/2012
    • Internaute 123769
      Riche héritier exilé

    Quand on sait qu’une grande parti des banlieues ont voté PS, faut pas rêver, ils vont rien faire.
    Ben oui ils ont voté pour le PS parce qu’ils sont dans la merde, pourquoi les en sortir au risque de perdre des électeurs ;))))

  • vivivivi
    vivivivi
    indépendant
    • Posté à 17h38 le 25/05/2012
    • Internaute 123431
      indépendant

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=QmpDsZ8wig0

    s’occuperont -ils de ce cas ainsi que de tant d’autres ?

    tant que nous laisserons des professionnels de la politique et de l’industrie gérer notre vie à notre place il y aura toujours des dérives graves jusqu’à la mort de l’humanité.
    trop de pouvoir rend fou, il faut impérativement que le peuple reprenne sa vie et son destin en main. il y a une solution audacieuse mais elle s’arrachera à la force du peuple et dans la révolte, il n’y a malheureusement pas d’autre issue.
    voir le tirage au sort d’Etienne Chouard

  • beaulande
    beaulande
    Des nuées de sens
    • Posté à 19h14 le 25/05/2012
    • Internaute 115981
      Des nuées de sens

    Après avoir lu jusqu’à la nausée les commentaires haineux de « ocia », la seule chose qui me vient à l’esprit est que ce mec se trompe de combat, se trompe de cible. C’est triste.

  • Cestclair
    Cestclair
    Il ya un loup
    • Posté à 07h46 le 26/05/2012
    • Internaute 186981
      Il ya un loup

    Le plus amusant avec Duflot, c’est le flot de conneries qu’elle est capable de raconter juste pour se faire mousser !

    Le cas du « grand Paris » est exemplaire...
    Ce projet, grandiose, complexe, a finalement été l’objet d’un accord l’Etat et le conseil régional socialiste fin 2011, et prévoit notamment de très lourds investissements dans les transports (réfection des RER, nouveaux moyens de transports, etc.). En tout, plus de 32 milliards d’euros d’investissements qui vont agrandir et dynamiser l’économie de la région qui en a bien besoin.
    Qu’à dit Duflot ? Que c’est un scandale, une vision du développement des années 70, que patati et patata ce projet n’avait pas lieu d’être.
    Aujourd’hui, Duflot Ministre est en charge du grand Paris et dit qu’elle regardera le dossier « sans a priori » !
    Ben voyons...
    Alors Duflot, on baisse sa culotte, ou on fait plier les socialistes et l’on met en place une décroissance dont les écolos ont le secret ?

  • Specht
    Specht
    Commentateur
    • Posté à 17h13 le 26/05/2012
    • 185722
      Commentateur

    Cet intitulé de ministère tient en effet du cache-sexe, quoique n’étant pas particulièrement pudibond je parlerais plutôt de cache-ride ou de fond-de-teint. D’abord parce que la plupart des politiques chargées de pacifier (c’est le terme utilisé dans les préfectures et les conseils municipaux) les banlieues ne comprennent pas oublient que le problème a déjà dépassé le cadre de l’effet d’environnement, ensuite parce qu’on ne règle pas la question de la délinquance, du sous-emploi et de la concentration communautaire d’un quartier en continuant de construire çà et là d’autres quartiers certes moins hauts mais toujours concentrationnaires : les fameux logements sociaux de la mixité sociale qui ne tiennent jamais compte de données psychologiques et culturelles.

    Dans ma ville, le maire a rasé un parc et une petite forêt pour y installer, en plein centre-ville, de nouveaux bâtiments résidentiels dits logements sociaux, selon la théorie de la mixité sociale. Ces logements se situent à proximité immédiate et idéale du cinéma du centre-ville, des commerces, des restaurants, du tram, de la salle de spectacle, de la médiathèque, des médecins, etc. Leur rez-de-chaussée est constitué de commerces divers (fromagerie, boucherie, librairie, vêtements, salon d’esthétique, cafés, fleuriste, restaurants...) ouverts assez tard. Bref, une vie animée comme en rêverait tout banlieusard des cités.

    Mais si ce projet partait d’un bon sentiment, partagé par tous, le résultat a malheureusement été un désastre. Les services sociaux placèrent dans ces logements une population digne des plus beaux cas d’école en sciences sociales, en espérant que ce nouvel environnement les épanouisse : enfants délinquants, parents dépassés, mères ne parlant pas français, père non valorisé, et autres facteurs dont tout sociologue est friand pour expliquer le mal-être des banlieues. Mais au lieu de sauter de joie, de se calmer, de profiter d’une vie normale, comme ce devait être prévu par la théorie de la mixité sociale, les « jeunes d’ex-banlieue » appliquèrent de plus bel leurs comportements de souffrance à ce nouvel environnement paisible. En l’espace de six mois est apparu un climat qui n’avait encore jamais été vu dans la ville. Les entrées toutes neuves se voient décorées des plus belles poésies du rap, taguées en monochrome (nik machin... ) ; la station du tram située sur la place est devenue une plate-forme du commerce de cannabis ; les commerces subissent régulièrement vols et dégradations diverses ; les citoyens fréquentent de moins en moins le cinéma le soir, à cause de l’insécurité ; le collège est désormais surveillé par une présence policière permanente parce que les nouveaux cassent la figure aux « Gaulois » ; le mobilier urbain est dégradé ; les voitures se mettent à brûler d’elles-mêmes ; il ne se passe désormais pas une semaine sans qu’intervienne la BAC et autres volatiles jadis invisibles.
    Comble de malheur, et en dépit des bonnes volontés, les femmes restent enfermées chez elles parce que les commerçants ne parlent pas un mot d’arabe et qu’ils ne proposent pas les bons produits. Qu’une voisine de palier, « petite Blanche complexée » comme dirait l’article, se propose d’accompagner ces femmes au marché ou ailleurs, et c’est la porte qui se ferme illico avec les insultes du grand frère. Le maire a donc sollicité à raison l’accueil d’un boucher halal et d’une épicerie moins connotée européenne, mais ces commerces ne sont fréquentés que par les nouveaux arrivants, amplifiant ainsi sans le vouloir un effet communautaire et affaiblissant le principe de la mixité.

    Les habitants avaient alors eu l’idée de profiter de la Fête des Voisins pour faciliter l’intégration de ces familles, en proposant aux femmes de réaliser des plats de leur culture, et aux enfants de monter un spectacle de... rap et danse de rue. Mais quand d’autres ont apporté du vin rouge et des spécialités locales, ça a failli tourner au drame de l’incompréhension culturelle. Nous avons même désormais un militant salafiste qui souhaite porter plainte parce que l’église de la place sonne les heures et que ça lui frise ses saintes oreilles, et qu’en plus elle sonne aussi le samedi des mariages, le dimanche des baptêmes, le mardi des enterrements et le dimanche matin de la messe (six ou sept âgés).

    Alors de plus en plus de « petits Blancs complexés » capitulent et déménagent vers des lotissements en carton-pâte hors du centre-ville, quitte à devoir prendre désormais la voiture pour toutes les tâches du quotidien. Et le budget entretien de la mairie qui a explosé ne sait plus suivre le rythme des dégradations, de sorte que la ville va sans doute peu à peu prendre le visage d’un « quartier sensible ». Et des sociologues viendront nous expliquer que le mal-être des habitants vient de l’environnement moche et peu entretenu, de la ghettoïsation et du chômage. Et une Cécile Duflot viendra nous faire la leçon de l’égalité avec son collier Van Cleef.

    Tout cela pour dire qu’il ne suffit pas de mixer des populations pour faire disparaître les problèmes comme par enchantement. Beaucoup d’aspects doivent être pris en compte, comme la culture, le degré d’ouverture d’esprit de chacun, la compatibilité des pratiques, le degré de souffrance sociale, etc.

  • nicenice88
    nicenice88
    fait des etudes entre autres
    • Posté à 10h25 le 27/05/2012
    • Internaute 186255
      fait des etudes entre autres

    Personnellement, je trouve que ce ministère (si il se bouge réellement le cul) est une bonne chose. Relier les villages qui sont (pardonnez-moi l’expression) dans « le trou du cul du monde » aux autres villages et au reste de « la civilisation », ça peut être bien pour pas mal de personnes, et qui sait, peut-être donner envie à des personnes de s’installer dans ces petits villages en train de s’éteindre.
    Pour autant, il ne faut oublier les banlieues, elles aussi ont besoins de structures. Si on veut que les d’jeunes et ados arrêtent de trainer dehors et faire dieu sait quoi, faudrait peut-être qu’ils aient autre chose à faire dans le coin (centre-aérés et garderies ou animations sportives pour les plus grands)...

    • Specht
      Specht répond à nicenice88
      Commentateur
      • Posté à 15h02 le 27/05/2012
      • 185722
        Commentateur

      Mauvaise pioche, les politiques de réaménagement des banlieues ont depuis plus de dix ans multiplié les centres sportifs, les salles de danse, de théâtre, de musique, les studios de rap et de court-métrages, les excursions hivernales au ski. Mais rien n’y a fait, les « jeunes » continuent de traîner dehors et de rêver au statut de caïd.

      Quant aux villages, la solution et toute bête et tient en un seul mot : communication. Cela demande de développer les transports en communs reliant les villages, et de favoriser le réseau numérique pour faciliter les tâches médicales, etc.

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