Solidarité 02/01/2013 à 15h46

Quand des citadins écolos financent des fermiers bios

Sonia Reyne | Journaliste


Chantal nourrit des oies dans sa ferme (Sonia Reyne)

Anne-Laure et Michel viennent d’acheter une ferme. Enfin, 60 actions à 100 euros pièce de la ferme des Raux. Il en reste 1 900 à acquérir. Le jeune couple vit à Clermont-Ferrand, dans un immeuble flambant neuf au cœur de la ville. Ils attendent leur premier enfant pour janvier et viennent d’investir dans ce projet pour mettre leur argent au service de leurs convictions.

Avec Terre de liens, ils participent à la conservation d’une ceinture maraîchère autour de la ville. « Préserver des terres agricoles, c’est participer à la transition écologique », explique Michel.

Anne-Laure travaille sur les projets européens dans une collectivité locale, et Michel est cadre dans une entreprise de gestion et de récupération des déchets. Il s’est retrouvé avec un petit pécule après la vente de son appartement et s’est demandé quoi en faire :


Anne-Laure et Michel (Sonia Reyne)

« Nous pouvions consacrer cet argent à de la consommation immédiate, acheter une voiture plus grosse par exemple, ou alors le placer sur des produits bancaires, de la spéculation. »

L’argent qu’il a placé dans Terre de liens ne sera a priori pas rémunéré les premières années, et puis nul ne sait ce que sera La Foncière-Terre de liens dans dix ans. Tant pis. « Il en restera forcément quelque chose », se dit Michel.

Vingt ans pour rembourser le foncier


Chantal et Jean-Sébastien (Sonia Reyne)

La ferme des Raux, c’est chez Chantal et Jean-Sébastien Gascuel, la cinquantaine passée. Les 80 hectares sont une terre noire et grasse de Limagne. Le bourg de Gerzat fait partie de la communauté d’agglomération de Clermont-Ferrand.

Le couple s’est mis au bio en 2005. Ils produisent des céréales et élèvent des volailles qu’ils commercialisent en circuit court. L’exploitation est constituée à partir d’un groupement foncier agricole (GFA) familial.

Quand Chantal a repris la ferme, en 1984, après le décès de son père, l’exploitation était rentable. Elle se souvient :

« Aucun de mes frères et sœurs n’était intéressé. Jean-Sébastien et moi, nous étions tous les deux salariés dans l’Aveyron. Nous avons racheté la moitié de l’exploitation à mes frères et sœurs, et ma maman est restée propriétaire de l’autre moitié de la ferme et des terrains. Nous avons créé le GFA à ce moment. »

Ils termineront de payer l’emprunt pour le foncier vingt ans plus tard, en 2005. Ils ont dû mener tout de front, sans trop se poser de questions :

« Le travail sur l’exploitation, élever les quatre enfants, rembourser les emprunts... Nous étions en bonne santé. Et pour être agriculteur, il faut vraiment avoir la santé. »

Le passage à l’agriculture biologique, en 2005, est un peu un défi :

« Nous avions envie de démontrer que c’est possible et que l’on peut en vivre. »

A la retraite, les terres ne seront pas dispersées


Jean-Sébastien montre une poignée d’avoine (Sonia Reyne)

Lorsque la mère de Chantal décède en 2011 se pose le problème de la transmission de l’exploitation :

« La part dont héritent mes frères et sœurs vaut environ 90 000 euros pour chacun. Ils veulent la vendre car ils ont des projets. De notre côté, nous ne souhaitons pas racheter. Nous allons continuer à travailler comme maintenant, mais nous ne seront plus propriétaires du foncier. »

Militants à la Confédération paysanne, Chantal et Jean-Sébastien avaient logiquement adhéré aux valeurs de Terre de liens, et souhaitaient avant tout que leur ferme devienne un patrimoine collectif. Les 46 hectares du GFA et les bâtiments d’exploitation sont rachetés par La Foncière-Terre de liens.

Chantal et Jean-Sébastien sont persuadés qu’une fois qu’ils seront à la retraite, les 80 hectares peuvent faire vivre une, deux, trois ou quatre personnes :

« L’idée, c’est que la ferme ne soit pas vendue et que les terres ne soient pas dispersées entre plusieurs exploitations. Quand nous arrêterons, Terre de liens installera un ou plusieurs agriculteurs à notre place. Eux ne seront pas obligés d’acheter la terre. Ils signeront un bail environnemental et pourront vivre d’un bel outil de travail sans s’endetter lourdement. En maraîchage, en vergers ou en agroforesterie, comme avant le remembrement des années 1960. »

Préparer sa retraite de paysan

Pour une carrière complète, un exploitant retraité perçoit en moyenne 833 euros par mois en 2010 (retraite de base + retraite complémentaire). Donc pour assurer leurs vieux jours, ils achètent des terres tout au long de leur carrière, pour vendre le jour où ils arrêtent et s’assurer ainsi des revenus corrects.

Chantal Gascuel se souvient : « Un agriculteur se retrouve désormais en fin de carrière à la tête d’une ferme de 200 hectares. Seulement, quel jeune a les moyens d’acheter 200 hectares pour s’installer ? Quand nous nous sommes installés en 1984 avec Jean-Sébastien, la taille moyenne d’une exploitation, c’était 25 hectares. »

Lorsqu’un enfant de paysan souhaite reprendre l’exploitation, elle a un tel prix qu’il doit s’endetter lourdement et travailler toute sa vie pour rembourser ses frères et sœurs. Souvent, les bâtiments sont vendus pour devenir des maisons individuelles et les terrains sont rachetés par des exploitations voisines souhaitant s’agrandir.

Lorsqu’ils prendront leur retraite, dans cinq ou dix ans, ils seront libres de construire leur avenir sans cette charge.

Jean-Sébastien et Chantal investissent aussi dans La Foncière-Terre de liens. Ils ont acheté la moitié des parts mises en vente. Eux aussi deviennent « actionnaires » de la ferme, comme nos deux urbains (mais ces derniers à hauteur de 3%). « Nos enfants hériteront de parts de Terre de liens dont ils feront ce qu’ils souhaitent », explique Chantal.

Audrey Vigignol, la présidente (bénévole) de Terre de Liens Auvergne, est plutôt satisfaite :

« Nous avons récolté 38 000 euros les quinze premiers jours, dont 90% d’engagement à moins de 500 euros. »

L’acquisition du GFA nécessite de réunir 378 617 euros. Il reste donc 196 159 euros à collecter. Les fonds placés sont directement affectés au domaine des Raux. Les paysans signent un bail rural environnemental, et leur production doit être en bio.

Cette alliance entre citadins écolos et paysans bio permet d’éviter l’artificialisation des terres, dont la ministre Cécile Duflot a fixé l’objectif à zéro en 2025.

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  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 16h17 le 02/01/2013
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    Ruée sur les terres africaines Lien

    Après les minerais ou le pétrole, les terres africaines suscitent les convoitises étrangères. Des millions d’hectares cultivables ont déjà été cédés, dans la plus grande opacité, par les autorités du continent. A l’initiative de multinationales de l’agroalimentaire et d’Etats, notamment du Proche-Orient et d’Asie, de nombreux projets sont à l’étude qui, s’ils vont à leur terme, mettront en danger les sociétés, les équilibres naturels et l’agriculture locale.

    Think global act local, avec Anne-Laure et Michel c’est le retour du fermage et la colonisation par l’intérieur, un vrai progrès.

    • huutaa
      huutaa répond à huutaa
      Même pas avec des pincettes.
      • Posté à 16h47 le 02/01/2013
      • 183774
        Même pas avec des pincettes.

      Fermage précarité .

      FERMAGE n. m.
      Le petit fermier, quoi qu’il fasse, ne peut être qu’écrasé en régime capitaliste ou tout s’achète avec de l’argent. La Révolution française, en distribuant la terre, n’a pas aboli la propriété, et il était inévitable qu’à la longue cette terre retournât aux possédants de la richesse sociale. Le « fermage », tel qu’il s’exerce dans nos pays démocratiques, démontre qu’une révolution qui repose sur le principe de la propriété et qui laisse subsister après elle la puissance d’argent, est une révolution incomplète, puisqu’elle laisse la possibilité d’acquérir et de reconstituer ce qu’elle entendait détruire. Le fermage : c’est la féodalité, et l’affermateur est un véritable seigneur qui ne fait rien et qui n’a d’autres soucis que d’encaisser le produit du travail des autres.

      Le fermier peut se comparer au tâcheron, avec cette différence qu’il a beaucoup plus de risques que celui-ci. En effet, un tâcheron accepte de faire à la tâche un travail déterminé, alors que bien souvent dans les contrats de fermage, le fermier s’engage à verser à son propriétaire, soit en argent soit en nature, une valeur supérieure à ce que la terre et sa ferme lui rapporteront. Il est à la merci d’une bonne ou d’une mauvaise récolte et, ayant toutes les charges de la ferme, il n’en a pas les bénéfices. Le fermage, qui, au lendemain de la Révolution française, devait s’éteindre par suite de la répartition de la terre entre les petits paysans, s’étend aujourd’hui de plus en plus. La terre devient une industrie comme l’automobile ou l’aviation, et est exploitée par des puissances d’argent qui en tirent des ressources incalculables. D’autre part, les descendants de la vieille aristocratie française achètent à prix d’or toute la terre qui se trouve à vendre et la grosse bourgeoisie ne dédaigne pas non plus cette catégorie de revenus. Cependant, ni la bourgeoisie, ni l’aristocratie ne consentent à abandonner la ville pour la campagne ; ils afferment donc leurs propriétés agricoles pour une somme déterminée, à charge pour l’affermataire, s’il veut réaliser des bénéfices, de fournir un rendement, une production supérieure à la valeur du fermage.

      Il est évident que l’affermateur cherche à retirer de son exploitation le plus large revenu possible, et le fermier qui ne possède ni terre, ni bétail est contraint d’accepter toutes les conditions, aussi onéreuses soient-elles, qui lui sont imposées. Il en résulte que, la plupart du temps, le fermier ne travaille uniquement que pour son propriétaire, car une fois qu’il a payé son fermage, il ne lui reste plus rien. Et c’est ainsi que, toute son existence, il arrachera des richesses à la terre, sans jamais en profiter, sans jamais avoir à lui un petit lopin. Lien

      • jva
        jva répond à huutaa
        • Posté à 18h44 le 02/01/2013
        • Internaute 159786

        Fuck les commentaires faits de copier-coller.

      • regard bovin
        regard bovin répond à huutaa
        assis
        • Posté à 21h31 le 03/01/2013
        • Internaute 196842
          assis

        A propos du fermage :
        -> j’aime bien Faure, mais c’est que depuis il y a eu la loi de 1946. Avec celle là, les proprio on peut leur en faire voir de toutes les couleurs, il sont plus vraiment à leur aises dans leur baskets si tu as les « accès » pour faire valoir tes droits devant la justice (bourgeoise certes).

    • Bernardo Z
      Bernardo Z répond à huutaa
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
      • Posté à 17h44 le 02/01/2013
      • Internaute 196411
        Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

      Philippines, terres à l’encan

      « Avec l’envol des prix alimentaires, la terre est de plus en plus convoitée. Aux Philippines, des zones utiles pour les paysans ont été classées comme “ improductives ” et cédées à des investisseurs saoudiens, taïwanais... »

      • huutaa
        huutaa répond à Bernardo Z
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 17h59 le 02/01/2013
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        Bonne année a toi Bernardo.
        Le lien sur la definition du fermage vient de
        l’Encyclopédie anarchiste de Sébastien Faure
        .Ce remarquable ouvrage de 2893 pages est la plus importante contribution au mouvement libertaire en France. Initialement prévue en cinq volumes, seul le premier volume (lui-même composé de 4 tomes) fut achevé (lire la préface pour plus de détails).
        Jusqu’ici extrêmement rare à l’achat comme à la consultation, la voici enfin, depuis 2010, numérisée dans son intégralité.
        Lien

         
        • Man_Dong
          Man_Dong répond à huutaa
          étudiant
          • Posté à 19h00 le 02/01/2013
          • Internaute 141559
            étudiant

          Malheureusement pour toi huutaa, cette définiton est complètement extrême... Elle ne représente que des cas marginaux.
          Beaucoup de paysans pratiquent le fermage et y trouvent leur compte. Pas d’impôt foncier, des beaux de 25 ans...
          Les propriétaires ne sont pas tous des rentiers sans pitié...
          En France en tout cas. Et c’est le cas de l’article. En France.

          • huutaa
            huutaa répond à Man_Dong
            Même pas avec des pincettes.
            • Posté à 19h25 le 02/01/2013
            • 183774
              Même pas avec des pincettes.

            Le cas de l’article parle d’investissement par le biais de ce qui ressemble bien a un fond de pension sur un domaine qui est hors de toute législation sociale et ou toute protection est inexistante.
            Je compati au malheur et ce que tu dis est juste, un paysan y trouve son comte selon le bon plaisir de son bailleur et seigneur.
            Si tu as des stats je suis demandeur, plus que le fait de me jeter la marginalité du cas ou le beaucoup de paysans.
            Pour finir l’article ne dit rien, c’est une jolie fable qui cumule les cliches sur ce brave couple actionnaire terrien.

            Lien

          • Tremolos
            Tremolos répond à Man_Dong
            Branleur censuré (2)
            • Posté à 08h12 le 03/01/2013
            • Internaute 192528
              Branleur censuré (2)

            Effectivement, parfois le possedant est genereux.... il a inventé la charité pour le montrer.

            Ici y’a que deux options dans notre cadre economique : soit l’agriculteur trime pour que le rendement financier soit a la hauteur de ce qui est attendu.... soit l’actionnaire est genereux et fait « don de soi », bref assume le manque a gagner ou autrement dit une perte.
            inutile de preciser que ceux aptes a donner dans ce cadre ne sont pas majoritaire.... et que la « plupart du temps » ces ressources leurs viennent d’un systeme exploitant d’autres.... en ayant au passage souvent bien rempli leurs panses...

            C’est toute la magie de la charité, la generosité sauvant un quidam mais dont les ressources viennent d’un systeme qui ecrase la plupart.

            La geste de la bonté individuelle dans toute sa splendeur, et un neant de la pensée politique.

            Ce qui est genial ici, c’est que l’habillage ne vise pas que l’humain reduit a la misere, mais la nature, l’environnement, le futur etc.... l’humain ca chie c’est sale, c’est parfois ingrat.... alors qu’une abstraction fractionné en action accessible pour tout urbain en mal d’un fantasme champetre dont l’agriculteur remplace le gentil sauvage des imageries des philosophiquement corects d’antan, c’est le nec plus ultra de l’ersatz d’utopie, un univers projeté a une dimension de « part social ».... c’est beau...

            Pourquoi affronter le systeme qui est ? alors qu’on peut s’acheter une conscience et des petits morceaux de reves.
            Y’a pas a dire le capitalisme, c’est genial, ca premache toute reflexion sociale/politique.
            L’individu décervelé politiquement..... vivement la suite....

            • Guillaume_75
              Guillaume_75 répond à Tremolos
              Globalement plutôt de droite (...)
              • Posté à 12h20 le 03/01/2013
              • Internaute 164411
                Globalement plutôt de droite (...)

              Juste un petit rappel qui biaise votre raisonnement, le propriétaire ne décide pas du montant des fermages, c’est pas un appart hein,
              le montant des fermages est fixé par l’état... et donc calculé pour être vivable, même si les aléas du métier compliquent la donne

              (mais plus non que dans d’autres job, où l’on peut se faire virer, etc...)

              • Tremolos
                Tremolos répond à Guillaume_75
                Branleur censuré (2)
                • Posté à 04h40 le 04/01/2013
                • Internaute 192528
                  Branleur censuré (2)

                Je sais que le fermage rapporte que dalle en france... et tant mieux.
                sauf ce que je disais ne concernait pas que le fermage.... si la recherche de capital chez un agriculteur ne se situait qu’au niveau du foncier cultivable.... ils seraient au paradis des « entrepreneurs »....

                Ca rend d’autant plus perplexe cette initiative dont on sent bien la portée limitée....

        5 autres commentaires
  • Pili pili
    Pili pili
    Piment d'oisif
    • Posté à 16h05 le 02/01/2013
    • Internaute 188535
      Piment d'oisif

    « Et pour être agriculteur, il faut vraiment avoir la santé. »

    Alors que pour nettoyer les sanitaires de la Défense, faire la manutention chez carouf ou poser de la laine de verre, c’est plus facile avec un pied-bot. Et puis on peut se reposer pendant les 3 heures de RER...

    • Denard
      Denard répond à Pili pili
      Consutologue
      • Posté à 21h32 le 02/01/2013
      • Internaute 143905
        Consutologue

      Sauf qu’un agriculteur n’a pas ses 5 semaines de vacances garanties voir des rtt ou une participation si la boite remplie les conditions, en plus c’est 7 jours sur 7.

      En plus les jolies subventions de PAC vont le plus souvent aux pauvres céréaliers qui font un fric dingue au lieu d’aller aux petits qui bien souvent ne touchent que peu d’aide car ils ne savent même pas à quoi ils ont droit et sont parfois dépassé par la paperasse.

      • simla
        simla répond à Denard
        desperate housewife
        • Posté à 00h25 le 03/01/2013
        • Internaute 164811
          desperate housewife

        C’est exact !

        Et, en plus, ils sont à la merci d’intempéries qui peuvent anéantir tous leurs efforts....

        Néanmoins, travailler en ville avec des heures de transport en plus, n’est pas une sinécure non plus....et souvent pour un travail inintéressant...

  • Waldeck
    Waldeck
    Le désenchantement, c'est (...)
    • Posté à 16h17 le 02/01/2013
    • Internaute 36864
      Le désenchantement, c'est (...)

    -« Quand des citadins écolos financent des fermiers bios »

    C’est quant même mieux que :

    -« Quand des actionnaires de Monsanto financent des céréaliers productivistes »

    Non ?

    • huutaa
      huutaa répond à Waldeck
      Même pas avec des pincettes.
      • Posté à 16h23 le 02/01/2013
      • 183774
        Même pas avec des pincettes.

      Quand tu vois le statut du fermage c’est oui pour l’élément écologique, apres réactualiser l’esclavage rural j’ai un doute.
      Au final une différence de moyens

  • Moorice
    Moorice
    assis
    • Posté à 16h37 le 02/01/2013
    • Internaute 112628
      assis

    encore un miracle du capitalisme

    • solo yahn
      solo yahn répond à Moorice
      ça va ça va, bof bof, mais bien (...)
      • Posté à 20h59 le 05/01/2013
      • Internaute 196921
        ça va ça va, bof bof, mais bien (...)

      Lien

      ça vous concerne que peu, enfin, vous comprenez rien, certainement ( et ça peut sembler HS, j’en conviens ) mais faites tourner, si vous pouvez ( moi j’ai pas un père astrophysicien ou quelque chose dans le genre ( et je suis pas Juif ( ça aurait pu aider, au niveau de mon audience, etc ))

      • Moorice
        Moorice répond à solo yahn
        assis
        • Posté à 08h09 le 06/01/2013
        • Internaute 112628
          assis

        toc toc toc ?

        je comprends aussi peu votre commentaire judeo-astrophysique que vous l’ironie

  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 16h39 le 02/01/2013
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    Les caractères originaux de l’histoire rurale de la Révolution française

    Par Florence Gauthier, ICT-Université Paris Diderot-Paris 7

    La Révolution française, révolution des droits de l’homme et du citoyen, abolit le régime féodal et l’esclavage dans les colonies, deux des piliers de l’oppression des peuples. Cette double abolition se réalisa en faveur de l’humanité opprimée. Le bonnet rouge de la liberté exprima le lien entre ces deux grandes conquêtes de la liberté civile et politique de portée mondiale.

    Nous nous intéresserons ici au mouvement paysan qui imposa son rythme à la Révolution et dont l’objectif n’était pas seulement de se libérer du régime féodal. En effet, des rapports d’un type nouveau se développaient depuis la fin du Moyen-Âge. On pouvait voir dans les campagnes du Royaume de France, les progrès de la concentration de la propriété foncière par l’expropriation d’une partie grandissante de la paysannerie de ses tenures héritables, mais aussi ceux de la concentration de l’exploitation agricole aux mains d’une étroite couche de fermiers capitalistes entrepreneurs de culture (1), qui pratiquaient la réunion des fermes en rassemblant dans leurs mains les différents marchés de terre en location. On voyait encore la formation d’un marché privé des subsistances grâce à la spéculation à la hausse des prix des grains à une époque où les céréales représentaient la base de l’alimentation du petit peuple des villes et de l’immense population des paysans pauvres et sans terre. Ici, le pouvoir économique transformait le besoin social de se nourrir en arme alimentaire, ou guerre du blé, qui tuait, comme nous le savons, sous forme de disettes factices (2).

    La Révolution en France fut aussi l’expression de la résistance populaire à ces formes capitalistes désignées par l’expression précise d’économie publique tyrannique à laquelle répondirent la revendication et l’élaboration d’une économie politique populaire (3). Un débat exemplaire s’ouvrait ici.
    Lien

    • Bernardo Z
      Bernardo Z répond à huutaa
      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
      • Posté à 17h56 le 02/01/2013
      • Internaute 196411
        Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

      Oui ça sent l’escroquerie le truc là, on est toujours dans la politique du moins pire alors qu’il faudrait immédiatement se diriger vers la meilleure.

      Les citadins, les bourgeois donc, financeraient les terres exploitant les gens qui y travaillent dessus, au début on peut être sûr que tout sera presque parfait, au début...

      Merci parce que ça m’avait échappé mais vu la débauche de mauvaise foi dont rue89 vient de nous faire bénéficier, il faut encore plus se méfier. « si on te traite de parano, demande toi si tu l’es assez » franchement je ne pensais pas que P. K. Dick serait aussi incroyablement pertinent.

      Enfin ils nous démontrent tous qu’il vaut mieux remplacer nos peurs par de la paranoïa qui au final trouve toujours justification dans ce monde qui tuerait père et mère pour un peu de fric, de pouvoir, de gloire...

      • huutaa
        huutaa répond à Bernardo Z
        Même pas avec des pincettes.
        • Posté à 18h10 le 02/01/2013
        • 183774
          Même pas avec des pincettes.

        Oui mais c’est tellement bien emballe, jeune couple enfant, nature et écologie. C’est beau comme l’antique non ?
        lus que deux rapaces reproductibles en captivité et qui investissent dans la prédation foncière par le biais du travail non rémunéré.
        Les deux ignobles représentent le cœur de cible du groupe NO.

        Ares l’immobilier c’est la terre qui se transforme en parts sociales

        Verbes thématiques .avoir et mettre.

         
        • Bernardo Z
          Bernardo Z répond à huutaa
          Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
          • Posté à 18h22 le 02/01/2013
          • Internaute 196411
            Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

          on va pouvoir les compter sur les doigts les articles progressistes dans la rue... Par contre des tentatives d’escroquerie il va y en avoir encore plus, c’est bien ça affûte l’esprit et nous prépare à la merde générale à laquelle on peut s’attendre...

          Ils n’ont pas encore compris que l’argent abruti les esprits et les empêchera sans arrêt d’être efficace dans ce qu’ils font ? Qu’ils auront sans cesse un niveau de retard sur ceux qui sont réellement libres... Je parle de mecs comme perdriel bien entendu, tout ces pourrisseurs de Mondes.

          « j’en envahi le monde que je ne connais pas, peu importe j’en parle peu importe je sais... »

          • huutaa
            huutaa répond à Bernardo Z
            Même pas avec des pincettes.
            • Posté à 18h44 le 02/01/2013
            • 183774
              Même pas avec des pincettes.

            Karl Kraus,et « la liberté de la presse est l’ange exterminateur de la liberté. », en ce qu’elle consisterait à donner aux journalistes l’impunité totale pour « crier depuis les toits de la chose imprimée n’importe quelle polissonnerie qui dans les échanges normaux serait pourvue d’une muselière », et à soustraire à toute protection légale « la vie privée, la moralité, la santé et la sécurité économique, et pour finir l’honneur. »

            « les bienfaits apportés par la liberté de la presse sont inférieurs aux méfaits qu’elle entraîne, pour cette raison “ que le droit d’informer ne peut être dissocié de l’obligation corrélative de le faire honnêtement et que l’on a aucun moyen réel de faire respecter celle-ci, puisque les journaux démontrent à chaque instant qu’ils peuvent l’ignorer en toute impunité. ”
            La liberté de la presse contre la liberté

            • Bernardo Z
              Bernardo Z répond à huutaa
              Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
              • Posté à 18h49 le 02/01/2013
              • Internaute 196411
                Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

              ça a déjà commencé je sais, l’oligarchie va mettre toute ses forces dans la bataille et on sait qu’elle en a énormément de moyens... -_-

              Bon sinon tu m’as interrompu pendant que je faisais un edit pour te souhaiter la bonne année à toi aussi te précisant que c’était pas mon truc le souhaitage de bonne année ! : -)

              • huutaa
                huutaa répond à Bernardo Z
                Même pas avec des pincettes.
                • Posté à 18h56 le 02/01/2013
                • 183774
                  Même pas avec des pincettes.

                Je ne le referai plus c’est promis ^^

                • Bernardo Z
                  Bernardo Z répond à huutaa
                  Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
                  • Posté à 19h21 le 02/01/2013
                  • Internaute 196411
                    Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

                  d’autant qu’on sait tous que l’année ne pourra pas être bonne sous le régime Goldman Sachs... : -)

                  Mais ya la santé aussi non t’as raison, mon anti conformisme est parfois un peu trop poussé... ^^

                  • huutaa
                    huutaa répond à Bernardo Z
                    Même pas avec des pincettes.
                    • Posté à 19h32 le 02/01/2013
                    • 183774
                      Même pas avec des pincettes.

                    Ah putain, vivement l’année prochaine, on sera eut etre sous standard and poor avec un peu de chance....

                    • Bernardo Z
                      Bernardo Z répond à huutaa
                      Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
                      • Posté à 20h41 le 02/01/2013
                      • Internaute 196411
                        Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

                      j’espère que tu as calculé la quantité maximal de marge bénéficiare que tu peux dégager hein ! : -)

                      Marrant d’ailleurs tout ces baromètres de performances diverses et variées que l’oligarchie nous impose sans jamais se demander si il ne serait pas temps qu’elle se l’aplique à elle même... Bref...

                      • huutaa
                        huutaa répond à Bernardo Z
                        Même pas avec des pincettes.
                        • Posté à 20h59 le 02/01/2013
                        • 183774
                          Même pas avec des pincettes.

                        Oui c’est fait ))
                        Vivement l’année prochaine hein ?
                        C’est une question qui se pose, j’ai eu plusieurs fois envie de la poser a mon patron du moment.
                        Tu sais comment sont les gens.

                        • Bernardo Z
                          Bernardo Z répond à huutaa
                          Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
                          • Posté à 11h42 le 03/01/2013
                          • Internaute 196411
                            Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

                          T’as un patron ? Putain mais t’es fou ? Tu vois pas ce que ça donne ! ?
                           : -)

                          • huutaa
                            huutaa répond à Bernardo Z
                            Même pas avec des pincettes.
                            • Posté à 12h38 le 03/01/2013
                            • 183774
                              Même pas avec des pincettes.

                            J’ai eu attention hein. C’est pour ça que je dis bien que j’ai eu envie. Passe compose, voire décomposé pour le coup.

                            • Bernardo Z
                              Bernardo Z répond à huutaa
                              Europe ? Salope ! Tu t'es (...)
                              • Posté à 12h56 le 03/01/2013
                              • Internaute 196411
                                Europe ? Salope ! Tu t'es (...)

                              Vu les patates qui nous gouvernent s’ils devaient appliquer tout ces test ils les foireraient à tous les coups, la fin de notre société est peut-être du à ce fait naturel, à force de placer des fils à papa et autres du genre à tous les postes de responsabilités bien payés nous n’avons plus que des abrutis qui font couler l’économie ne pensant qu’à accroître bêtement leurs marges bénéficiares...

        11 autres commentaires
  • Lionel06
    Lionel06
    Dessoucheur
    • Posté à 18h20 le 02/01/2013
    • Internaute 30683
      Dessoucheur

    A ce propos, il faut écouter « Là-bas si j’y suis » qui a consacré hier une émission sur les terres de l’Andalousie vendues aux enchères à des spéculateurs (notamment des fonds de pensions américains) qui récupèrent ainsi des subventions européennes (chaque hectare de terre agricole est subventionnée, même si rien n’est produit dessus) : Tierra y libertad !

    En réaction, des journaliers agricoles occupent des terres à Somonte pour survivre, eux et leurs familles.

  • fabulien
    fabulien
    Rien
    • Posté à 18h20 le 02/01/2013
    • Internaute 136541
      Rien

    A mon avis, il manque deux éléments-clés dans l’article pour mieux comprendre l’intérêt de la démarche de Terre de liens : c’est l’encadrement du montant des baux ruraux par les pouvoirs publics, et la sécurité du statut de locataire sur terre agricole.
    Sans ça, effectivement, rien ne nous indique l’intérêt de ce truc pour le producteur.

    • huutaa
      huutaa répond à fabulien
      Même pas avec des pincettes.
      • Posté à 18h28 le 02/01/2013
      • 183774
        Même pas avec des pincettes.

      C’est facile, dans les deux cas il n’y a rien.

      • Guillaume_75
        Guillaume_75 répond à huutaa
        Globalement plutôt de droite (...)
        • Posté à 10h01 le 03/01/2013
        • Internaute 164411
          Globalement plutôt de droite (...)

        Rien ? ? Vous prétendez dans tous les liens au dessus que ça va être de l’esclavage,

        Mais savez comment fonctionne un bail agricole ? L’agriculteur est ultra protégé, dans la très longue durée, 25 ans ici ce qui permet de voir venir, les loyers sont encadrés par la loi. Et vous vous dites rien ?

        En l’occurrence le propriétaire est une foncière, le GFA qui fonctionne avec des règles d’éthiques de Terre de Lien qui justement sont là pour protéger cet exploitant... et les actionnaires de la foncière ont accepté le pacte d’actionnaire qui stipule que leur capital ne serait pas rémunéré par le biais de dividendes ou de fermages.

        Que voudriez vous de plus, je vois pas mal de vos post où vous critiquez dans de longue diatribes, peu dans lesquels vous faites la moindre proposition ?

        Ce scénario me semble quand même infiniment plus favorable plutôt que cette exploitation soit vendue car ces agriculteurs ne peuvent racheter les part de leur frères et soeurs. La vente signifiant généralement l’extension des exploitations voisines, avec plus d’endettement et donc souvent une agriculture plus productiviste.

        Bref avez vous une meilleure alternative et en quoi cette solution n’est pas intéressante ?

         
        • huutaa
          huutaa répond à Guillaume_75
          Même pas avec des pincettes.
          • Posté à 10h07 le 03/01/2013
          • 183774
            Même pas avec des pincettes.

          Comme les belles âmes qui se pâment devant les statuts de max avelard quand ils achètent leur café chez carrouf.
          Mon dieu que d’éthiques dans tout ça.

          • Guillaume_75
            Guillaume_75 répond à huutaa
            Globalement plutôt de droite (...)
            • Posté à 10h44 le 03/01/2013
            • Internaute 164411
              Globalement plutôt de droite (...)

            Je vous parle pas de Max Avelard et de Carrouf, fumisterie je vous l’accorde, je vous parle du sujet de l’article...

            • huutaa
              huutaa répond à Guillaume_75
              Même pas avec des pincettes.
              • Posté à 10h54 le 03/01/2013
              • 183774
                Même pas avec des pincettes.

              Je pense que la fumisterie est reproductible et je pose la question. Si vous pensez que mes arguments sur le statut de fermage sont faux je suis preneur si vous les démontez.
              Il me semble que la méfiance est de mise.

              bail de 25 ans :

              La résiliation

              Différents cas de figure :

              Résiliation amiable

              Faute du preneur (non respect de vos engagements) : défaut de paiement des fermages, agissement de nature à compromettre la bonne exploitation du fonds

              Pour changement de la destination agricole (en lien avec des documents d’urbanismes et des PLU - Plans Locaux d’Urbanisme)

              Le non-renouvellement

              - Non-respect de vos engagements en tant que fermier

              - Autres raisons (âge du fermier, etc)

              • Guillaume_75
                Guillaume_75 répond à huutaa
                Globalement plutôt de droite (...)
                • Posté à 11h30 le 03/01/2013
                • Internaute 164411
                  Globalement plutôt de droite (...)

                Ben pour dire vrai je ne vois pas trop vos arguments sur le fermage. Vous affirmez plus haut que :

                - la plupart du temps, le fermier ne travaille uniquement que pour son propriétaire, car une fois qu’il a payé son fermage, il ne lui reste plus rien
                entre autres

                Il se trouve que les fermages sont indiqués dans le baux, sont consentis entre le locataire et le propriétaires et sont fixés par la le ministère de l’agriculture.

                Et ne vous déplaise le fermage est inférieur aux revenus fournis par l’exploitation,
                Bien sur il y a les coups durs, les mauvaises récoltes, etc, mais la situation est drôlement moins précaire que quand vous êtes en situation de surendettement auprès d’une banque car vous remboursez des terres achetées à prix d’or compte tenu de la spéculation foncière dont vous parlez, à raison, par ailleurs.

                En outre comme vous l’écrivez plus haut, le fermier peut cesser son activité et résiliant son bail quand il le souhaite...ce qui est autrement plus souple que quand vous X centaines de milliers au Crédit patate

                Enfin le propriétaire, ici Terre de Liens, favorise une exploitation respectueuse de l’environnement, s’engage à transmettre (relouer) les terres à des agriculteurs, en les sélectionnant sur leur éthique et leur méthode de production.

                Tout cela me semble beaucoup plus favorable, à l’agriculteur, à la nature, au consommateur et à l’investisseur, que des terres vendues, spéculées, qui poussent à la concentration des exploitations, au surendettement, et in fine à une agriculture extensive dont on connait les dégâts qu’elle provoque

                Notez que ce ce n’est pas moi qui le dit mais ces fermiers affirme pouvoir vivre de leur exploitation avec 4 enfants, ils le savent mieux que moi je crois ?

        • Eskarina
          Eskarina répond à Guillaume_75
          Faut voir
          • Posté à 12h19 le 03/01/2013
          • 173050
            Faut voir

          En effet, vu l’endroit où sont situées ces terres, elles auraient toutes les chances d’être :
          - bétonnées/goudronnées pour étendre l’une des zones industrielles et commerciales du coin, ou bien pour faire une route ;
          - vendues à un exploiteur agricole intensif qui se ferait un plaisir d’y faire du maïs, éventuellement OGM (on est dans le fief de Limagrain...) ;
          - bâties pour un nième lotissement hideux.

          À l’heure où, en l’espace de 7 ans, la SAU d’un département français disparaît sous le béton et le goudron, on peut fare semblant de croire que les agriculteurs, en particulier bio, et non héritiers de papa-maman n’ont pas de problème pour accéder au foncier agricole, on peut faire semblant de croire que les terres ne sont ni rares ni chères, que les gros exploitants ne deviennent pas encore plus gros... mais dans ce cas, on a peu de chances d’être pris au sérieux.

          • Guillaume_75
            Guillaume_75 répond à Eskarina
            Globalement plutôt de droite (...)
            • Posté à 12h22 le 03/01/2013
            • Internaute 164411
              Globalement plutôt de droite (...)

            Merci ! J’avais en tête 7 ans pour la disparition d’un département... ça s’accélère si vous dites vrai...

          • huutaa
            huutaa répond à Eskarina
            Même pas avec des pincettes.
            • Posté à 15h10 le 03/01/2013
            • 183774
              Même pas avec des pincettes.

            Dans l’absurde vous vous êtes fait une place de choix.
            renseignez vous sur le statut des terres agricoles avant d’étaler vos poncifs.

            • Eskarina
              Eskarina répond à huutaa
              Faut voir
              • Posté à 15h54 le 03/01/2013
              • 173050
                Faut voir

              Et à part agresser les gens en racontant n’importe quoi, vous avez d’autres occupations, dans la vie ? J’ai bien l’impression que non, pour un peu, j’aurais pitié de vous...

              • huutaa
                huutaa répond à Eskarina
                Même pas avec des pincettes.
                • Posté à 18h32 le 03/01/2013
                • 183774
                  Même pas avec des pincettes.

                Vous essaye d’être désagréable.

        • pikichante
          pikichante répond à Guillaume_75
          bergère
          • Posté à 14h02 le 03/01/2013
          • Internaute 147011
            bergère

          Cette solution est très intéressante comme vous le soulignez.
          Les agriculteurs qui ont été sous le statut du « fermage » sont très protégés par les baux et n’ont pas un investissement colossal à réaliser. Le prix du fermage est souvent très bas, de ce que j’en connais, et de plus c’est le propriétaire qui paie les impôts fonciers.

          J’avais étudié la solution du GFA avec ma famille lors de la succession de nos parents (agriculteur) qui me semblait très intéressante pour celui qui s’installait sur l’exploitation. Il n’a pas fait ce choix, il le regrette aujourd’hui car la partie disponible ne va que pour les remboursements de ses emprunts. Son taux d’endettement est énorme. Un autre s’est installé sous le statut du fermage avec un bail de 25 ans. Leur situation est très différente et lui n’a aucun regret bien au contraire.

          • Guillaume_75
            Guillaume_75 répond à pikichante
            Globalement plutôt de droite (...)
            • Posté à 14h05 le 03/01/2013
            • Internaute 164411
              Globalement plutôt de droite (...)

            Concernant le foncier c’est certes le propriétaire qui le paie, m’enfin il est ajouté au montant du fermage, donc bon c’est un peu un jeu à somme nulle ?

            • pikichante
              pikichante répond à Guillaume_75
              bergère
              • Posté à 14h27 le 03/01/2013
              • Internaute 147011
                bergère

              C - Obligation aux charges
              Le paiement des primes d’assurance contre l’incendie et de l’impôt foncier est à la charge exclusive du propriétaire : toute clause imposant cette charge au fermier est nulle.
              Cependant, le preneur doit rembourser au bailleur une fraction de ces charges. Cette fraction s’établit ainsi :
              - un cinquième de la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties ;
              - la moitié de la taxe pour frais de chambre d’agriculture.

              (Une répartition différente peut être opérée dès lors que la totalité de la charge n’incombe pas au fermier).

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