à lire sur bastamag.net 10/12/2012 à 19h08

L’agriculture biologique prise au piège de la grande distribution

Les produits biologiques ont envahi les rayons des supermarchés. Mais derrière l’étiquette « bio », on trouve aussi des gigantesques fermes, une main d’œuvre sous-payée et sans droits, des aliments importés de l’autre bout du monde. Les produits chimiques en moins, le label bio en plus. Des dérives de « l’industrie du bio » dénoncées par le journaliste Philippe Baqué dans son ouvrage La Bio entre business et projet de société. Entrez dans les coulisses du nouveau business mondial.

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    Europe ? SALOPE !
    • Posté à 19h53 le 10/12/2012
    • 182797
      Europe ? SALOPE !

    bon ben je commente pour pouvoir toper... Salut Spleen ! ^^

  • Karavi
    Karavi
    obsolescence programmée ((
    • Posté à 20h20 le 10/12/2012
    • Internaute 113192
      obsolescence programmée ((

    Le mieux est d’éviter les produits des supermarchés...Cultiver soi-même si c’est possible, sinon, acheter, échanger local...
    Vers chez moi les petits commerces d’agriculture biologique se multiplient, et c’est bien sympa...

    • Paul-Louis
      Paul-Louis répond à Karavi
      Hollandais
      • Posté à 18h36 le 11/12/2012
      • 183502
        Hollandais

      « Cultiver soi-même si c’est possible »... C’est vrai que la population citadine étant largement minoritaire en France, ça ne devrait pas être un énorme problème pour la majorité d’avoir son petit jardin et de vivre en autarcie . Bien qu’ayant la chance d’avoir un petit potager de 100 m2, je rêve en lisant ce type de stupidité

      • Karavi
        Karavi répond à Paul-Louis
        obsolescence programmée ((
        • Posté à 18h53 le 11/12/2012
        • Internaute 113192
          obsolescence programmée ((

        J’ai dit « si c’est possible » ; vous ne savez pas lire ?
        Sinon, on achète au commerce du coin ou au supermarché, je n’ai critiqué personne.

  • huutaa
    huutaa
    Même pas avec des pincettes.
    • Posté à 21h56 le 10/12/2012
    • 183774
      Même pas avec des pincettes.

    Désormais subventionnée et de moins en moins marginalisée, l’agriculture biologique n’est, pour beaucoup d’opportunistes, qu’une niche de marché, juteuse, à exploiter.

    en 2009, malgré la progression des conversions, seuls 2,46 % de la surface agricole utilisée étaient en bio. Pour satisfaire la demande des consommateurs, les acteurs dominant le marché ont donc choisi deux solutions : un appel massif aux importations et le développement d’une agriculture bio industrielle et intensive.

    Le label et la réglementation européenne ont permis de développer un marché international facilitant la libre circulation des produits, le commerce et la concurrence. Nous ne nous reconnaissons pas là-dedans. »
    Entrée en vigueur le 1er janvier 2009, une nouvelle réglementation européenne permet, entre autres, 0,9 % d’OGM dans les produits bio et des dérogations pour les traitements chimiques
    La nouvelle réglementation définit des standards et ne se soucie plus des pratiques agricoles. On est passé d’une obligation de moyens — quelle méthode de culture utilisée ? — à une obligation de résultat — quel résidu est décelable dans le produit fini ?

    En novembre 2008, trois cents tonnes de tourteaux de soja bio venus de Chine par l’intermédiaire d’une filiale de la coopérative Terrena étaient retirées du marché après qu’on y eut décelé un taux important de mélamine, produit très toxique. L’entreprise a depuis renoncé à son commerce avec le géant asiatique, mais, pour alimenter les volailles bio du Grand Ouest, elle s’approvisionne sur un marché international où les courtiers sont rois et ne font pas bon ménage avec la transparence.

    Le soja bio acheté en Italie — qui peut avoir été produit en Roumanie ou en Pologne — est en concurrence avec celui du Brésil. Celui-ci est cultivé par des petits producteurs de l’Etat du Paraná, dépendants de grandes sociétés d’exportation, et surtout du Mato Grosso, où les fazendas bio — dont les propriétaires refusent les visites de la presse — peuvent atteindre jusqu’à cinq mille hectares (5). Ce dernier Etat est le plus impliqué dans la destruction de la forêt amazonienne. Selon WWF-France, deux millions quatre cent mille hectares de forêt disparaissent chaque année en Amérique du Sud, directement ou indirectement à cause du soja

    L’Institut national des appellations d’origine (INAO), qui assure désormais l’application de la réglementation européenne en France, est dirigé par M. Michel Prugue, président de Maïsadour, qui commercialise plusieurs variétés de semences OGM.
    Ces coopératives, qui ne renient en rien l’usage des produits chimiques dans l’agriculture dite « conventionnelle », renforcent leurs liens avec les multinationales impliquées dans la recherche et la commercialisation des OGM. Quarante pour cent des parts de Maïsadour Semences, une filiale de Maïsadour, appartiennent à la société suisse Syngenta, héritière des activités agrochimiques de Novartis. Maïsadour Semences possède des usines de production sur une bonne partie de la planète

    Lien

  • plastic quidam of universe
    plastic quidam of universe
    J'en suis comme deux ronds de (...)
    • Posté à 22h50 le 10/12/2012
    • 183735
      J'en suis comme deux ronds de (...)

    « On peut tout à fait bouffer bio, vivre bio, penser bio, et ne rien changer au système d’exploitation du plus grand nombre par quelques uns »

    (Pierre rabhi - France, début du XXIème siècle)

  • Néant Moins
    Néant Moins
    Libre
    • Posté à 01h12 le 11/12/2012
    • Internaute 193419
      Libre

    Quel est le soucis, produire propre et faire de la valeur ! c’est un bon compromis

  • Michel-Petit
    Michel-Petit
    Retraité
    • Posté à 11h18 le 12/12/2012
    • Internaute 62964
      Retraité

    Wharf, faire du bio en culture hors-sol sous des tentes plastiques ça ressemble au merveilleux paysage du sud-est espagnol où les produits chimiques coulent à flot.

    Faut un minimum de bon sens, et acheter du bio au supermarché, déjà incapable de vendre des produits autres que verts et à distance respectable de la moindre maturité, c’est prendre des vessies pour des lanternes et tendre la fesse pour se faire fouetter.

    Et croire qu’on achète du vrai bio moins cher dans ces étals, c’est un peu comme espérer une visite du Père Noël le 14 juillet.

    Sans oublier que pour une bonne part de la population le traîneau n’est pas près de s’arrêter.

    Bon article en tout cas, que nos immenses politiciens redresseurs de tous bords devraient lire attentivement.