Chronique sans carbone 27/09/2012 à 18h46

J’ai campé au pied d’une éolienne géante (et j’ai dormi comme un bébé)

Antoine Sachs | journaliste naturiste

A l’origine du présent reportage, deux vidéos trouvées sur ce site anti-éoliennes, parlant d’engins installés à Estinnes, en Belgique, ont attiré l’attention de votre reporter naturiste disjoncté. Il s’agit tout simplement des éoliennes parmi les plus puissantes du monde.

Totalisant 198 m de haut pour une puissance maximale de 7,5 MW, ce sont de véritables monstres de technologie. Le parc de 11 unités est branché directement sur le réseau haute tension belge à 30 000 volts et peut alimenter l’équivalent de 50 000 foyers.

Il n’en fallait pas plus pour que j’enfourche mon vélo électrique, à la recherche de témoignages permettant de corroborer cette hypothèse selon laquelle les éoliennes seraient à l’origine de problèmes de santé, pour cause d’émission d’infrasons, ultrasons et autres nuisances.

En guise d’avant-propos, sachez que sur la route, alors que je suis encore en France, au beau milieu de la Picardie, un premier indice s’impose à moi dans un centre équestre/camping où j’échoue à la nuit tombante  : selon le propriétaire, il arrive fréquemment que les canassons (qui ne peuvent a priori être accusés d’avoir une approche partisane de la question) prennent peur quand ils approchent des nombreux engins d’environ 120 m de haut situés dans le coin, voire font carrément demi-tour.

On ne peut éliminer l’explication qui voudrait que ce sont les mouvements des éoliennes qui effraient nos amis à quatre pattes.

Qui craint le bruit des éoliennes ?

Une fois arrivé à Estinnes, les choses se compliquent. Après un repérage à base d’images satellite, je cherche la maison me paraissant la plus proche d’une éolienne. Je tombe sur un couple de retraités qui m’assure que je suis bien arrivé à destination. Leur maison est située à moins de 800 m d’un de ces machins géants (point A sur la photo satellite. NB  : les éoliennes dont on cause n’apparaissent pas encore sur la photo en question, prise en cours de construction du parc).


Capture d’écran des environs des éoliennes, Estinnes (Google Maps)

Manque de bol, mes interlocuteurs sont absolument pro-éolien et probablement un peu sourds  : je ne peux pas compter sur eux pour mon enquête.

De toute façon, je me trouve à l’ouest du parc, non loin de Vellereille-le-Sec. Hors, les vents dominants soufflant d’ouest en est, je me transbahute donc illico au nord-est de la zone, l’endroit le plus potentiellement impacté, selon mes calculs.

Mon calvaire commence

Commence alors un véritable calvaire  : toutes les personnes que je rencontre et qui habitent le long de la très bruyante route de Mons (point B sur la photo satellite), dont la brave dame qui m’offre de camper dans son jardin, ne signalent aucune nuisance sonore liée aux engins.

La route, en revanche, les énerve beaucoup. Pire, pas mal d’entre eux trouvent les éoliennes jolies et manifestent une sorte de fierté quand ils en parlent. La rue de Bray (point C sur la photo satellite) est placée sous le même signe de l’échec.

Ce n’est que le lendemain, après une nuit passée sous la tente au pied des éoliennes, que je trouve les premiers habitants se plaignant de nuisances sonores : des fermiers situés au nord de la zone.


Au pied de l’éolienne (Antoine Sachs)

Encore faut-il préciser que « ces gens-là » (comme dirait Jacques Brel) n’ont pas l’air d’aimer grand-chose, et surtout pas les reporters à vélo, vu la vitesse à laquelle ils se claquemurent une fois mes intentions filmographiques dévoilées.

Mon apparence hirsute et les kilos de boue récoltés par mon vélo, lors d’une nuit épouvantablement pluvieuse et venteuse, passée sous la tente en plein milieu du parc (point D comme dodo sur la photo satellite), effraient peut-être l’agriculteur local. Mais c’est pour la bonne cause.

Nuit de rêve, entouré de faisans

Force est de constater, même si l’expérience n’a aucune valeur statistique, que je dors parfaitement au pied d’une éolienne (à 200 m «  au vent  » pour être précis, à cause de la crainte, à peine rationnelle, de me prendre une pale dans la tronche), de même que les nombreux faisans qui criaillent aux alentours. La seule catastrophe environnementale notoire du coin est l’absence quasi-totale d’insectes, pour cause d’utilisation massive de pesticides.

Le matin venu, c’est donc en pleine forme que je repars à la chasse au mécontent, avec, donc, un peu plus de succès que la veille. Je finis par interviewer une mère de famille installée à l’ouest de la zone, qui, sans économiser les «  on dit  », les «  il paraît  » et autres interjections peu scientifiques, achève de me convaincre que la résistance aux éoliennes est ici minoritaire.

Pas d’effet direct sur l’appareil auditif

A ce stade de mon enquête, quelques données concernant l’implantation d’éoliennes seront utiles à la compréhension des enjeux. Le cadre réglementaire wallon paraît à première vue moins souple qu’en France. Citons comme différence notoire, la distance minimale entre une éolienne de type industriel (plus de 2,5 MW) et une habitation  : 500 m en France, contre 700 m en Wallonie. Concernant le bruit, le niveau accepté en France est variable et tient compte du bruit ambiant, alors qu’il est fixé à 40 db(A) la nuit, en Wallonie.

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En France, des études menées successivement par l’Académie nationale de médecine, puis l’Afsset, montrent que les émissions sonores des éoliennes ne génèrent pas de conséquences sanitaires directes sur l’appareil auditif. Aucune donnée disponible ne permet d’observer des effets liés à l’exposition aux basses fréquences et aux ultrasons générés par ces machines.

Tout au plus est-il suggéré, au nom du principe de précaution, d’éloigner les machines des habitations à cause des potentielles conséquences pathologiques à long terme, liées à la chronicité du bruit. L’Académie de médecine évoquait une distance de 1 500 m, mais a vu ses ardeurs tempérées par l’Afsset.

Ainsi, avec ses moins de 40 db(A) à l’extérieur des habitations, le parc d’Estinnes est largement dans les clous puisque, pour vous donner une idée, c’est à mi-chemin entre le niveau sonore d’une discussion tranquille et celui d’un chuchotement. Autant dire qu’une fois dans la maison, même avec les vitres ouvertes, c’est inaudible.

Remplacer le nucléaire

Dans les faits, la France est à la traîne sur la question éolienne, et le lobby nucléaire y est pour beaucoup, comme le soulignait récemment cet excellent pavé dans la mare (écrit par ma consœur naturiste Sophie Verney-Caillat) qui n’a pas dû plaire à notre ministre du Redressement nucléaire, Arnaud Montebourg. Mentionnons par ailleurs une spécificité française, les zones de développement éolien (ZDE) qui plombe le développement de l’éolien.

Il faudrait donc, selon mes calculs inspirés par le site Manicore de Jean-Marc Jancovici, 1 066 éoliennes géantes pour remplacer une centrale nucléaire de 2 GW et 27 313 pour évacuer l’atome au niveau national.

Il y a en France 36 697 communes, ce qui veut dire qu’il faudrait 0,74 éolienne en moyenne par commune pour atteindre cet objectif. Ce chiffre correspond à l’énergie qui serait réellement produite par les éoliennes géantes, plus rentables que leurs petites soeurs, si elles étaient installées dans les zones bien venteuses (nombreuses en france). Il prend en compte les variations du vent mais pas la question du stockage de l’électricité pour amortir ces variations.

Il ne s’agit pas de conclure que le vent souffle en permanence et de la même façon partout en France, c’est plutôt pour donner un ordre de grandeur du total d’éoliennes géantes qu’il faudrait, dans l’absolu, pour produire sur un an la même quantité d’électricité que le parc nucléaire français.

Dans la pratique, la solution passe en réalité par une multiplication des sources d’énergie renouvelables, par la recherche concernant le stockage d’électricité sous forme d’hydrogène et par un réseau bien plus maillé que l’actuel, centré sur la distribution d’électricité nucléaire.

 

La musique de la Chronique Sans Carbone est signée Mathieu Lamboley

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  • Alternatifs
    Alternatifs
    Fournisseur de données (...)
    • Posté à 19h07 le 27/09/2012
    • Internaute 94116
      Fournisseur de données (...)

    Est-ce que les 27 313 éoliennes serai capable de fournir de l’électricité en permanence, sur une année ?

  • tArTeL¤RdRe
    tArTeL¤RdRe
    click toride
    • Posté à 19h20 le 27/09/2012
    • Internaute 192571
      click toride

    reporter « naturiste » ! ? faut pas s’étonner si vous arrivez à poil et boueux que les portes se fermes.

  • Boutauvent
    Boutauvent répond à barbamaman
    Testeur de temps libre
    • Posté à 19h56 le 27/09/2012
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Nous savons tous que c’est la combinaison de toutes les technologies exploitant les énergies renouvelables, associées aux économies d’énergie, qui permettront de rendre le nucléaire obsolète.
    Pour ma part, je ne demande pas à mon éolienne « de jardin » (bricolage à 150€) de subvenir en permanence à mes besoins, mais elle a été amortie en moins d’1 an et elle tourne souvent au moment des « pics de consommation » (froid + vent) ce qui fait qu’au minimum je déleste le réseau alors que je chauffe un peu plus que d’ordinaire du fait que mon proprio ne veut pas financer l’isolation de la maison.

  • J.Nimbusa
    J.Nimbusa répond à Alternatifs
    Voyageur
    • Posté à 20h05 le 27/09/2012
    • 184909
      Voyageur

    Ce n’est pas le problème.
    Le besoin énergétique n’est pas non plus constant toute la journée et toute l’année.
    Il s’agit de trouver un équilibre énergétique entre demande et production qui évolue en permanence, combinant différents moyens de production tel l’éolien, le photovoltaïque, l’hydraulique, etc.
    Pour pouvoir y arriver avec des énergies renouvelables ( et économique, le nucléaire est hors de prix si on prend en compte toutes les externalités, de plus il ne permet en aucun cas l’autonomie énergétique, vu que tout l’uranium est importé) il faut d’abord réduire de moitié notre consommation.
    Par ailleurs si on fait un bilan national de la production éolienne, celle-ci est assez stable ( voir graphique)
    Dans ses condition l’éolien peut ( et doit) devenir une de nos principale source d’énergie ( mais en aucun cas la seule) .
    Voir le travail de Négawatt la dessus.

  • verseau
    • Posté à 20h30 le 27/09/2012
    • Internaute 29808

    MERCI ! on entend tellement d’inepties sur ce sujet !
    Principalement : « c’est moche », ça c’est un à priori, venant de gens que ne troublent absolument pas les horribles lignes à haute tension qui barrent le paysage à perte de vue. Moi je les trouve plutôt élégantes ces grandes ailes.
    Dans l’Yonne, les lobbies anti-éoliens sont tellement puissants que chaque projet fait l’objet d’une campagne virulente de dénigrement et fini par être retoqué ... donc on n’a encore aucune éolienne !

  • rafioso
    rafioso répond à J.Nimbusa
    paysan
    • Posté à 22h45 le 27/09/2012
    • Internaute 145922
      paysan

    Le photovoltaïque aussi peut produire beaucoup. En Allemagne ils ont battu leur record ce printemps avec plus de 50 % de la consommation d’électricité solaire à un certain moment.
    Certes en creux de consommation et en luminosité maximale, mais n’empêche.
    En combinant toutes les renouvelables puisque il y a toujours du vent quelque part ou du soleil, mais aussi biogaz pour faire l’appoint, il est possible d’aller très loin.
    Le principal problème de l’éolien reste cependant sa composition en partie avec des métaux rares.

  • Antoine Sachs
    Antoine Sachs répond à Alternatifs
    Auteur(e) de l'article journaliste naturiste
    • Posté à 23h16 le 27/09/2012
    • 185595
      journaliste naturiste

    Ce chiffre correspond à l’énergie réellement produite par les éoliennes géantes, plus rentables que leurs petites soueurs, il prend en compte les variations du vent.

    Mais il ne s’agit pas de conclure que le vent souffle en permanence et de la même façon partout en France, c’est plutôt pour donner un ordre de grandeur du total d’éoliennes géantes qu’il faudrait dans l’absolu pour produire la même quantité d’électricité que le parc nucléaire français.

    Dans la pratique, la solution passe en réalité par une multiplication des sources d’énergie renouvelables, par la recherche concernant le stockage d’électricité sous forme d’hydrogène et par un réseau bien plus maillé que l’actuel, centré sur la distribution d’électricité nucléaire.

  • Féline
    Féline
    fée
    • Posté à 00h22 le 28/09/2012
    • Internaute 111221
      fée

    « journaliste naturiste »

    Cela veut dire que l’auteur a écrit cet article le zizi à l’air ?

  • ceddec
    ceddec
    technicien
    • Posté à 05h38 le 28/09/2012
    • Internaute 48792
      technicien

    Bonjour,
    En fait, le seul danger de ces éoliennes, c’est un chemin que vous n’avez pas du prendre, où il y a plusieurs panneaux qui indiquent des risques de chutes de glaces en condition hivernal. Je précise quand même que j’habite à 15 km de ce champs d’éoliennes, et que lorsque je suis revenu vivre dans la région, j’ai aussi été dormir sous tente au pied des éoliennes (j’étais sur le chemin le long du cimetière). Les seul bruits qu’on entend c’est effectivement les faisans, les avions, et... l’onduleur. il faut vraiment être au pied d’une des éoliennes pour entendre le bruit des pales. Tant qu’a parler des vibrations dans le sol... comment dire, ca fait juste un siècle qu’ils ont été creusés, et dans ce cas, les tracteurs qui labourent les champs (vu la taille des engins), les 30 tonnes qui passent sur les routes doivent émettre plus de vibrations que les éoliènnes.
    Dans tout les cas, je ne connais personne ici qui se plait des ces engins, limite on en est presque fière.

  • Boutauvent
    Boutauvent répond à pemmore
    Testeur de temps libre
    • Posté à 09h26 le 28/09/2012
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Du fait que je ne suis pas très pointu en électricité, j’ai fait au plus simple (et économique) pour mon « prototype » : un rotor vertical en contreplaqué (h= 230cm), boulonné sur une jante/moyeu de voiture, qui fait tourner un alternateur 12v alimentant des batteries... et j’ai ajouté un « redresseur » de caravane (1200w) afin de disposer d’un peu de 220v alternatif pour le petit électroménager.

  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 09h31 le 28/09/2012
    • Internaute 70606
      Inquiet

    « selon le propriétaire, il arrive fréquemment que les canassons (qui ne peuvent a priori être accusés d’avoir une approche partisane de la question) prennent peur quand ils approchent des nombreux engins d’environ 120 m de haut situés dans le coin, voire font carrément demi-tour.

    On ne peut éliminer l’explication qui voudrait que ce sont les mouvements des éoliennes qui effraient nos amis à quatre pattes. »

    J’ai une réponse pour vous : en fait les chevaux sont incapables de faire la différence entre une ombre et un objet physique.
    Je me rappelle d’un parc éolien implanté à proximité d’un centre équestre où les chevaux étaient effrayés et ne pouvaient plus s’entrainer en fin de journée car à ce moment là les ombres des machines portaient sur le terrain équestre.
    La solution a vite été trouvée avec l’exploitant du parc : bridage des machines en fonction de la saison, de l’heure et des horaires d’entrainements des animaux.

    Pertes de production minimes et tout est aussitôt rentré dans l’ordre.
    Ce phénomène peut donc aussi se produire en cas de randonnée équestre à proximité (moins de 1km) d’un parc éolien en fonctionnement par temps clair.

  • super_lapin
    super_lapin répond à Boutauvent
    couillon de la classe moyenne
    • Posté à 10h04 le 28/09/2012
    • Internaute 135884
      couillon de la classe moyenne

    quelques photos et quelques détails, tu peux proposer un article à Rue89.
    Ca me parait très intéressant tout ça !

  • Tassin
    Tassin répond à PaulTron
    Inquiet
    • Posté à 10h39 le 28/09/2012
    • Internaute 70606
      Inquiet

    La consommation d’un vélo électrique est 20 fois inférieure à celle d’une voiture électrique. (1kWh/100km vs 20kWh/100km).

  • Tassin
    Tassin répond à Nelan
    Inquiet
    • Posté à 10h48 le 28/09/2012
    • Internaute 70606
      Inquiet

    Je plussoie mais vais y ajouter un peu plus d’optimisme et de chiffres.

    Part minoritaire certes, ça dépend ce qu’on appelle minoritaire. Un objectif de 30% d’éolien dans le mix énergétique est totalement réaliste et loin d’être minoritaire

    En Espagne par exemple il s’agit quand même de 20% de la production annuelle prévue en 2012, passant surement pour la 1ère fois devant le nucléaire sur une année complète.
    C’était déjà le cas en mars 2011 par exemple : Lien
    Et la semaine dernière les Espagnols ont encore battu leur record historique instantané avec 64% d’éolien.
    Lien
    Lien

  • Windu
    Windu
    Sur ma chaise
    • Posté à 11h37 le 28/09/2012
    • Internaute 115557
      Sur ma chaise

    Google Maps n’a pas de photos suffisamment récente, mais OpenStreetMap a déjà les éoliennes indiquées !  : -)

    (ceci était un message pour la promotion de ce projet de cartographie libre et gratuit, que je recommande à tous)

  • James Brown
    James Brown
    Géniteur irresponsable d'Arnold (...)
    • Posté à 12h55 le 28/09/2012
    • 182894
      Géniteur irresponsable d'Arnold (...)

    Voici une belle solution alternative que je lègue à l’humanité :
    En comptant le nombre de gros culs que l’on rencontre dans toutes les administrations et autres taches excessivement tertiaires, je propose des parcs de vélos d’intérieur et autre appareils de remise en forme qui accumuleraient l’énergie, déployée pour maigrir, el la redistribuée
    OOOOOOoooooooh, je me réveille, j’ai fais un rêve.
    Un rêve dans lequel, il n’y a plus weight watchers, ni magazine féminin, ni voisine du dessus en talon pour affiner sa ligne.
    On pourrait aussi auto alimenter nos ordi avec la force récupérée à chaque touche de nos claviers.
    Il y plein d’astuce dans le genre, mais c’est François Hollande le président, on n’en verra donc jamais la couleur.

  • Tabac
    Tabac
    De passage
    • Posté à 13h11 le 28/09/2012
    • 177241
      De passage

    Je tope dans la bonne humeur cette vidéo truculente avec une mention spéciale pour 08 : 00 :
    « On a mis des micros dans notre chambre pendant deux nuits.
    Résultat : mon mari ronfle ».

  • Tassin
    Tassin répond à rafioso
    Inquiet
    • Posté à 13h26 le 28/09/2012
    • Internaute 70606
      Inquiet

    Pas de métaux rares dans les éoliennes. Pure légende urbaine. Ce n’est que ferraille et béton à 90%. Quelques tonnes de fibre de verre pour les pales également.

    Vous voulez surement parler des quelques dizaines de grammes de terre rares présents dans les aimants permanents de la génératrice asynchrone (et encore, certaines éoliennes ont des machines synchrones sans aimants permanents).
    Mais ce n’est pas spécifique à l’éolien. Toutes les génératrices et moteurs asynchrones possèdent ce genre d’aimants. Centrales nucléaires et barrages compris.

  • nono le simplet
    nono le simplet répond à Rivendell
    gauchiste placide
    • Posté à 13h46 le 28/09/2012
    • Internaute 9767
      gauchiste placide

    l’Allemagne a produit 30 TWh en 2011 avec 22 000 éoliennes terrestres de 1.2 MWh de puissance nominale en moyenne et un FC de 22 % en moyenne ...
    et ce n’est pas une extrapolation, ce sont de vrais chiffres ...
    300 000 éoliennes pour faire 500 TWh c’est avec de petites éoliennes avec un FC très bas ... et ça c’est le passé et depuis pas mal de temps ... il suffit de multiplier la PN par 5 et le FC par 2 pour obtenir un facteur 10 de production ...
    et ça on sait le faire ...
    rajout :
    en plus, dans ma promptitude, comme me l’a fait remarqué Tassin, je me suis trompé d’un facteur de 3, il ne « faudrait » que 5000 à 6000 éoliennes de 15 MW off shore pour arriver à 400 TWh ...
    le chiffre devient ridicule :))

  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 11h08 le 29/09/2012
    • Internaute 70606
      Inquiet

    Petite remarque à l’auteur en passant.

    « Il faudrait donc, selon mes calculs inspirés par le site Manicore de Jean-Marc Jancovici, 1 066 éoliennes géantes pour remplacer une centrale nucléaire de 2 GW et 27 313 pour évacuer l’atome au niveau national. »

    Ça c’est en supposant d’implanter des machines Enercon E126 7.5MW (le modèles sous lesquelles vous avez passé la nuit). Ce sont des machines destinées au zones de vent classées IEC I. Avec un rotor de 126m, ces machines peuvent atteindre des taux de charge de 27% (soit 2365h) seulement dans ces zones là qui sont assez rares en France (probablement 1 quart du territoire grand maximum). Pour atteindre un tel taux de charge dans toute la France (principalement constitué de sites de classe IEC II et III) avec un rotor de 126m, il faudrait par exemple mettre une génératrice au maximum de l’ordre de la moitié de cette puissance, soit 3.75MW.
    Ce qui conduit à sous-estimer l’ordre de grandeur du nombre de machines d’un facteur 2. Plus probablement de l’ordre de 55 000 donc.

    On reste dans des calculs théoriques de coin de table de toutes façons, il n’a jamais été envisager de produire l’ensemble de l’électricité Française à partir de l’éolien. Je voulais juste faire remarquer qu’on ne peut pas installer une Enercon E126 dans toute la France. Par contre Vestas vient d’annoncer la sortie de sa machine V126 3MW. Pour un même diamètre vous allez atteindre des taux de charge très élevés même dans des sites difficilement exploitables ces 5 dernières années.

  • nono le simplet
    nono le simplet répond à sissa
    gauchiste placide
    • Posté à 07h51 le 30/09/2012
    • Internaute 9767
      gauchiste placide

    bon, j’argumente, en vain sûrement :))
    le FC à 44% n’est pas de la science fiction
    le FC peut être amélioré de diverses manières ...
    - augmenter la hauteur du mât car plus on est haut plus il y a de vent ...
    - améliorer les performances des machines, pâles mobiles, etc ...
    - et aussi aller chercher le vent en mer où il est plus constant

    il faut juste comprendre que les machines installées le sont, pour la plupart, depuis 5 à 10 ans et que, si on ajoute le temps de mise en place du projet, leur technologie est vieille de 10 à 15 ans ...
    il ne faut donc pas raisonner avec ces « vieilles » éoliennes mais avec la génération en cours d’installation, voire, avec celles du futur très proche ... 2020 c’est demain ...

    et comme, même Areva se lance dans l’aventure à grande échelle, il devient extrêmement risible de dire que c’est de la science fiction ou une lubie d’écolos bobos :))

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