Entretien 31/03/2012 à 17h42

Fukushima : « Tout est fait pour qu’on ne quitte pas les zones contaminées »

Nadine et Thierry Ribault | Ecrivain et chercheur au CNRS


Capture d’écran de Wataru Iwata, lors d’une interview télé (Japan National Press Club)

Le 13 mars 2011, deux jours après le tremblement de terre du Tohoku, le raz-de-marée et l’accident nucléaire de Fukushima, le compositeur Wataru Iwata abandonne son studio de la banlieue de Tokyo pour se réfugier à Kyoto.

Il est parfaitement conscient, comme l’ensemble de la population désormais, qu’une catastrophe sans précédent – dont l’ampleur dépassera même de loin celle de Tchernobyl – vient d’avoir lieu. Après des nuits d’insomnie, Wataru Iwata, qui ne s’est jamais engagé dans aucun groupe activiste, humanitaire ou politique, décide de partir pour le département de Fukushima le 20 mars, dans un élan qu’il n’explique même pas.

Durant les trois mois qui suivent, il bâtit « Projet 47 », en référence aux 47 départements du Japon. Des fonds sont réunis pour organiser l’évacuation des sinistrés et acheter des appareils d’évaluation du rayonnement qui permettront de prendre des mesures et de les publier. Car il explique alors :

« La situation au Japon ressemble de plus en plus à celle d’une période de guerre : il est recommandé de porter à la télévision, dans les magazines et sur Internet, les bâillons de la restriction volontaire. »

Les observateurs de « Projet 47 » se rendent dans les fermes, les écoles, chez les gens, avec les radiomètres et les compteurs Geiger, prennent des mesures et les diffusent sur le site internet de l’association. Ils veulent provoquer ce qu’ils appellent « l’auto-évacuation » : les gens doivent décider à titre personnel d’évacuer la zone sinistrée, puisque l’Etat ne les contraint pas à le faire.

Wataru Iwata, « un entêté et un inquiéteur »

Face à l’infinie gestion du désastre, « il faut l’insoumission absolue », dit Wataru Iwata. L’indignation, tellement en vogue ces derniers temps, parce qu’elle est avant tout un aveu d’impuissance, ne suffit pas. En juin 2011, il résilie son bail à Tokyo et prend en location, dans la ville de Fukushima, un une-pièce où il vivra au milieu des instruments de mesure du rayonnement – matérialisant de la sorte et rendant effective, le 1er juillet 2011, l’existence de la première station autonome de mesure des radiations au Japon.

Cette station s’inscrit dans le cadre des actions menées par la nouvelle structure fondée par « Projet 47 » et baptisée « Laboratoire citoyen de mesure de la radioactivité » (CRMS pour « Citizen’s Radioactivity Measuring Station »). « Le jour de la mise en service du Whole Body Counter (WBC, l’appareil permettant d’effectuer des mesures anthropogammamétriques), dit Wataru Iwata, cent demandes ont été déposées en cinq minutes. Nous avons dû fermer. » Peu à peu, d’autres centres sont mis en service : à Kôriyama, Fukagawa, Nihonmatsu, Tamura. Le 14 décembre 2011, la première station citoyenne de mesure de la radioactivité du réseau CRMS ouvre ses portes à Tokyo.

Wataru Iwata n’appartient à aucune organisation hiérarchique et ne dépend de personne. C’est sa propre volonté qui l’a mis en mouvement au lendemain de la catastrophe de Fukushima. C’est un entêté et un inquiéteur.

Le 27 novembre 2011, lors d’un meeting d’information auprès de la population, organisé par le CRMS à Kyoto, il déclare qu’il se méfie du WBC dont l’usage a pour conséquence de déculpabiliser les gens qui ont décidé de ne pas bouger. Les gens de Fukushima ayant fui pour s’installer à Kyoto l’interrogent : comment prouver quoi que ce soir plus tard, en cas de maladie ? Wataru leur conseille de conserver les dents des enfants, leurs cheveux. Après le meeting, il nous avoue songer à changer de direction, qu’il veut mener une lutte plus franche contre les autorités, et contre tous les apathiques.


Wataru Iwata (deuxième à gauche) et l’équipe d’organisation de la Conférence internationale citoyens et scientifiques, à Tokyo le 12 octobre 2011 (Thierry Ribault)

Les mères n’avaient pas confiance

Nous avons rencontré Wataru Iwata le 12 février 2012, à Fukushima lors du symposium « Protéger la vie de l’irradiation ». Entretien.

Nadine et Thierry Ribault : Quel est votre bilan sept mois après la création de CRMS ?

Wataru Iwata : Les résidents de Fukushima se sont rapprochés de nous lorsque nous sommes arrivés avec nos appareils pour mesurer la radioactivité. Notre objectif n’était pas de pousser les gens à fuir, mais de leur donner l’information pour qu’ils soient en mesure de décider par, et pour eux mêmes.

Les gens ne pouvaient pas parler de radiations, ils ne pouvaient pas évoquer la centrale nucléaire. Les autorités centrales et locales ne faisaient aucune proposition pour lutter contre la contamination. En revanche, ils ont augmenté les seuils annuels tolérables de radiation.

Le mot d’ordre était « courage Fukushima ! » Et l’on incitait les gens, y compris les enfants dans les écoles, à consommer la nourriture de Fukushima. Les gens qui s’inquiétaient des risques liés aux radiations ont vite compris qu’il fallait se protéger de l’irradiation interne comme de l’irradiation externe. Les mères, inquiètes du régime alimentaire de leurs enfants, ont tiré la sonnette d’alarme.

Les mères n’avaient donc pas confiance ?


« Gare de Fukushima : le cheval du bonheur », le 25 mars 2012 (Thierry Ribault)

Non, ce qui était légitime. Les gens du gouvernement se souciaient peu de la santé et de la sécurité des gens. Il y avait un manque d’information précise. Les autorités m’ont avoué avoir sélectionné, par exemple, trois échantillons de riz avant de décréter que le riz était consommable puisque contaminé à moins de 5 000 becquerels par kilo. Or c’est beaucoup trop général, quand on sait que la contamination change tous les 100 m.

Un fossé énorme se creusait entre la réalité et la représentation de la réalité par les autorités. Leurs postes de contrôle des débits de dose externe étaient situés à 20 m du sol, conçus pour mesurer la radioactivité en cas de test d’armes nucléaires. Lorsque nous avons ouvert la première station à Fukushima, nous étions censés commencer à 13 heures et les gens faisaient déjà la queue à 11 heures. Je leur ai dit qu’on ne pouvait pas mesurer l’eau, alors que la plupart d’entre eux en apportaient.

Ils voulaient comprendre et savoir, y compris les producteurs. Au début, il y avait beaucoup de gens du monde de l’agriculture biologique. Ils se demandaient s’ls pouvaient cultiver puis vendre à la consommation. Les mesures sont nécessaires pour prendre des décisions.

« Les autorités se sont cyniquement excusées »

Quel type de relation avez-vous avec les autorités ?

Après avoir reçu les WBC, nous avons développé des relations avec les autorités sanitaires qui sont venues voir ce que nous faisions. Les gens leur avaient révélé les résultats obtenus chez nous. Ils se sont montrés amicaux et se sont cyniquement excusés du fait que ce type d’activité ne puisse être réalisé par eux-mêmes.

Les gens ne leur font plus confiance mais il y a, chez certains d’entre eux, une volonté de protéger. Reste qu’ils n’ont pas les appareils pour le faire. Ils ne cherchaient pas à le cacher, mais les gens ne les croyaient pas. A l’université de médecine de Fukushima, par exemple, les WBC étaient contaminés dès le début. Des résidents ont demandé à être mesurés et on le leur a refusé.

Les gens se tournent donc vers nous et nous avons fini par créer des relations de dépendance chez certains, qui ne dépendent plus des autorités… mais du CRMS. Certaines personnes n’ont plus aucune autonomie. Et quoi qu’il en soit, tout est fait, et continuera d’être fait, pour que les gens ne quittent pas les zones contaminées. Il n’est pas réaliste de penser que les gens vont tous partir. Or, tous ces gens qui restent là ont besoin de protection et de suivi médical.

De ce point de vue, nous envisageons de travailler avec les autorités. On ne peut pas toujours se plaindre. Il faut agir en fonction de ce que veulent les résidents. Or, seulement 3% d’entre eux sont partis, seulement 10% des enfants. Les autres sont là. A ces « autres », les autorités qui se sont refusées de conseiller l’« évacuation », conseillent désormais de « partir en voyage de ressourcement », comme on incite les personnes âgées, en temps « normal », à le faire.

Quel type de relations avez-vous avec les scientifiques ?

Les examens médicaux menés dans le cadre de l’enquête de santé publique dirigée par l’équipe du professeur Yamashita sont gratuits. Mais le département de Fukushima a demandé au gouvernement central de pouvoir assurer la gratuité de l’entièreté des soins médicaux pour les moins de 18 ans. Et officiellement, cette requête a été passée sous silence le 28 janvier par Tatsuo Hirano, ministre d’Etat chargé de la Reconstruction.

Donc certains scientifiques ont une attitude pour le moins étrange. Des conflits se déclarent : ainsi le vice-président Yamashita, de Nagasaki, et le vice-président Kamiya, de Hiroshima, sont en conflit ouvert au sujet de l’enquête. Selon les médecins de Hiroshima, la non-distribution de pastilles d’iode au début du désastre est une faute, alors que pour les autres ce n’est pas le cas.

Bien qu’il soit difficile pour les médecins de faire un travail indépendant, du fait de la domination puissante des associations de médecins qui leur interdisent d’alarmer les gens au sujet des radiations, et bien que certains pédiatres blâment les mères qui s’inquiètent de la santé de leurs enfants, beaucoup d’entre eux, originaires de Fukushima, veulent fournir une protection et une aide à la population. Nous sommes donc en train d’établir des liens de travail avec certains d’entre eux ainsi qu’avec certains chercheurs.

« L’université de médecine est devenue le château de Dracula »

Le CRMS est-il un lieu de vérité ?

Le CRMS doit établir une forme de confiance. Cela se fait peu à peu. Les gens ont été fortement exposés et on ne sait pas ce qui va arriver dans les années à venir. Des histoires circulent : des fœtus morts dans le ventre des mères, des malformations… mais on ne peut affirmer actuellement que ce soit à cause des radiations.

L’enfant du président de la radio de Koriyama vient de naître avec une malformation au cœur, telle qu’en ont présentée les enfants de Tchernobyl. Les journalistes en profitent pour répandre la terreur avec ces histoires, alors qu’aucune conclusion n’est encore possible.

Ce qui est certain, en revanche, c’est que les gens doivent être suivis. Il faut leur faire subir des examens et les traiter sitôt qu’on trouvera des choses à traiter. Il faut les contrôler, car les possibilités de développer une maladie s’accroissent. Or, comme nous venons de le dire, le gouvernement refuse de rendre gratuits les frais médicaux pour les moins de 18 ans dans le département de Fukushima à l’exception de la prise en charge des examens menés dans le cadre de l’enquête de « gestions sanitaire ». Les frais médicaux devraient y être gratuits, mais il faut aussi être conscients que, si une telle loi passait, les gens ne pourraient plus choisir de ne pas fournir leurs données personnelles aux autorités.

Les gens seraient examinés à Fukushima et les résultats des examens resteraient « collés » à leur identité tels des casiers judiciaires. Les gens n’ont d’ailleurs été que 20% à répondre à l’enquête lancée par l’université de médecine de Fukushima.

Pour beaucoup, l’université de médecine de Fukushima est devenue le château de Dracula. C’est pourtant à cette université qu’il revient en priorité de s’occuper des gens, mais pour le faire correctement les responsables doivent changer de politique. Ils doivent discuter avec les résidents et les citoyens, tenir compte de leur opinion et de leurs demandes, dans la manière, par exemple, de mener l’enquête. Il faut être proche des gens. Il faut agir en tenant compte d’une situation précise. On ne sait jamais, une fois prise, si la décision sera la bonne.

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  • michel007
    michel007 répond à Shamash
    aaa ah ah
    • Posté à 20h06 le 02/04/2012
    • 179121
      aaa ah ah

    « Fukushima n’a pas fait de mort par irradiation et n’en fera pas, vu la faiblesse des débits de doses mesurés, inférieurs à 20 mSv/an dans les zones de dépôts les plus “ chaudes”.

    Merci à l’auteur de l’article de supprimer cette affirmation plus que mensongère et dangereuse pour l’histoire.
    La négation est un précepte qui amène a tant de dérives que de lire ces mots venant d’un individu qui est en pleine capacité de ses moyens, est une insulte au genre humain.

    “ce sont 573 décès qui ont été plus ou moins reliés aux conséquences de l’accident nucléaire Japonais”

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    Ces chiffres viennent du gouvernement japonais.
    Chaque cas a abouti à un certificat de décès de la conséquence DIRECTE de Fukushima...

    • Shamash
      Shamash répond à michel007
      Ingénieur agro
      • Posté à 23h46 le 03/04/2012
      • Internaute 37818
        Ingénieur agro

      Je vais vous la refaire, je sens que vous aimez ça : « Fukushima n’a pas fait de mort par irradiation et n’en fera pas, vu la faiblesse des débits de doses mesurés, inférieurs à 20 mSv/an dans les zones de dépôts les plus “ chaudes”.

      En fait, c’est plus proche de *1* mSv pour plus de 60% des 1600 personnes les plus irradiée dans les populations environnante.

      Vous pouvez tapez du pieds par terre, la réalité est que c’est totalement dérisoire. En plus il faudrait s’en réjouir. D’où vient cette fatale disgrâce à voir le pire envers et contre tout ?

      Par contre, oui, il est évident que l’évacuation a crée un stress social global qui LUI a fait des mort. Et les 573 décès sont liés à ça, pas aux radiations. (dans l’article source je lis : “Un certificat de décès en cas de catastrophe liée est émis lorsque la mort n’est pas directement causée par une tragédie, mais par la fatigue ou l’aggravation d’une maladie chronique due à la catastrophe. ‘).

      C’est bien pour ça que je dénonce le fait dévacuer les populations avant au minimum un risque sérieux d’irradiation au delà de 50 mSv. Là on était à même pas 10 c’est grotesque.

      a+

  • plastic quidam of universe
    plastic quidam of universe
    J'en suis comme deux ronds de (...)
    • Posté à 00h29 le 01/04/2012
    • 183735
      J'en suis comme deux ronds de (...)

    Ah, ah, ah. Rions 3 fois. Paracelse ne connaissait pas les éléments transuraniens = parce qu’il n’avaient pas encore été créés par l’homme à son époque renaissante faute de centrales nucléaires dans les cantons suisses. Or, la situation a changé. Pas quantitativement mais essentiellement.

    Vous êtes donc ingénieur. Tant mieux ! Pouvez m’expliquer l’augmentation du taux de cancers rares et souvent mortels, car détectés trop tard ( Parce que rares), chez les ouvriers, intérimaires surtout, chargés de la maintenance et de l’entretien de dispositifs de type radioactifs ? Sauriez-vous nous convaincre de ce qu’une contamination même « supportable » au départ à une très nette tendance à se focaliser et s’augmenter au gré des chaînes biotiques et singulièrement l’alimentaire ? Allez-vous nous rétorquer comme le gros enflé d’Allégrorique que « de toutes façons » nous sommes radioactifs de naissance, d’essence et de caractères » ? ? Donc pas de soucis. C’est une farce. Je ne me sens pas militant anti-nucléaire, pas plus que ça en tous cas. La recherche dans le domaine me paraît absolument indispensable, par exemple.

    Mais la conservation au-delà des limites imparties d’un parc de production d’énergie nucléaire tel que le nôtre : de plus en plus coûteux, susceptible un jour ou l’autre de connaître un accident majeur, le tout couvert par une machinerie du secret et de l’intransparence qui nous grève et n’est pas démocratique, c’est de la folie !

    • Matanapari
      Matanapari répond à plastic quidam of universe
      Woman inside
      • Posté à 13h49 le 01/04/2012
      • 182966
        Woman inside

      Un schéma des effets des radiations :

      D’ailleurs les Japonais sont tellement content du nucléaire qu’ils sont prêt à tout les sacrifices sur leur confort pour en sortir...
      Le Japon sort du nucléaire

      • Shamash
        Shamash répond à Matanapari
        Ingénieur agro
        • Posté à 14h46 le 01/04/2012
        • Internaute 37818
          Ingénieur agro

        Un schéma des effets des radiations :

        –-

        Lisez donc les chiffres à droite. 1 sievert par heure !

        Pour les population alentours les plus exposées on parle de *1 millième* de sievert reçu *au total* depuis le début de la crise soit plus d’un an.
        ––
        Rapport de IRSN :
        la première (etude) porte sur l’évaluation de la dose externe reçue par les 2 millions d’habitants de la préfecture de Fukushima grâce à un logiciel qui permet de calculer la dose reçue en fonction de la localisation des personnes. La dose a déjà été calculée pour 1.600 habitants des villages les plus exposés. Pour 62,1% d’entre eux, la dose est inférieure à 1 milli Sievert (mSv). Mais pour une personne 14,5 mSv ont été calculée
        –-
        a+

  • Tuxy
    Tuxy
    victime de la ploutocratie
    • Posté à 09h06 le 01/04/2012
    • 178477
      victime de la ploutocratie

    Bravo Wataru Iwata !
    Il a fait ce qu’il fallait faire et car il pouvait le faire. Cette initiative à fédéré d’autres personnes et moyens. On voit bien combien la population malgré le drame n’a pas été évacué et maintenu dans l’ignorance. Je me souviendrais toujours de ces familles qui, après le raz de marée, attendaient dans la neige et le froid, des mois après, des secours !

    Pendant que les industries du spectacle vendent des millions de sitcom de policiers ... ou sont les secours ! Il aurait fallu une BIEN plus grande action/solidarité/mobilisation/actions !

    - un petit mot pour le khmer vert jyden, qui en commentaire critique les écolos... quel paradoxe de choisiri khmer vert alors comme sous titre. ça sent le troll bien velu, venu pourrir la discussion. Les écolos ne « profitent » pas de Fukushima. Fukushima est un fait, une réalité. S’appuyer sur un fait tel que celui-ci est légitime, que ce soit de la mémoire collective aux échantillons analysés en laboratoire ! Il vous faut quoi de plus mr le khmer vert pour faire bouger les politiques et les industriels ? au lieu de casser du vert... vous devriez vous tourner vers les vrais coupables : Total, Veolia...
    ceux sont eux qui nous imposent leur modèle depuis plus de 50 ans !

  • A déménagé le 13 juillet 2012
    • Posté à 10h44 le 02/04/2012
    • Internaute 2907

    Comme le lobby de l’amiante (qui a cyniquement dissimulé la nocivité de l’amiante pendant 80 ans), le lobby du nucléaire fait très cyniquement le pari qu’on ne peut rien prouver puisque c’est seulement dans 20 ans que Fukushima provoquera une flambée de cancers chez les adultes et de malformations chez les nouveaux-nés

    En France, le lobby du nucléaire assassine très tranquillement en sous-traitant l’entretien des centrales à des PME : résultat, aucun suivi sérieux à long terme des doses subies par les travailleurs

    • Shamash
      Shamash répond à A déménagé le 13 juillet 2012
      Ingénieur agro
      • Posté à 00h28 le 04/04/2012
      • Internaute 37818
        Ingénieur agro

      Non, on dispose de stat sur plus de 60 ans sur les populations très fortement irradiée d’Hiroshima-Nagasaki, sur tous les irradiés pour raisons médicales, sur les populations subissant naturellement des doses naturelles supérieures à la moyennes et j’en passe.

      Le résultat c’est : au dela de 100 mSv, on compte +5% de mortalité par Sv reçu, et pas d’incidence notable en terme de malformation chez les nouveaux nés (même pour des gens ayant reçu plus de 500 mSv comme à Hiroshima-Nagasaki),.

      On ne peut plus mener le débat sous la banière de l’ignorance en prétendant que ok y’a pas de morts, mais y’en aura.

      a+

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